ER, PS
biliaire avec vésieule dilatée (voy. Languette hépatique et cancer).
La constatation de la présence d’une languette hépatique ne peut pas égarer le diagnostic entre lithiase et cancer car il s'impose pendant l’examen qui révèle l’ictère foncé, le mauvais état général et le signe de Courvoisier-Terrier découvert par MM. Bard et Pic en 1888 (1).
Ayant ainsi mis en relief les caractères différentiels de la languette hépatique, nous nous permettons d’insister sur un point: il faut éviter l’erreur consistant à prendre la languette pour une vésicule dilatée dans les cas où l’on soupçonne la lithiase du cholédoque, puisque, dans ce dernier cas, suivant la loi de Courvoisier- Terrier, la vésicule n’est pas dilatée, mais ratatinée. C’est ce qui à fait dire à M. Gérard Marchant que le prolongement hépatique qu’on sent dans l’hypochondre droit ne fait qu'égarer le diagnostic.
Voici, d’ailleurs, ses mots :
« TI faudra ne jamais oublier la coexistence possible d’ un. appendice linguiforme du foie avec les calculs du cholédoque. On évitera ainsi de confondre cette disposition du foie avec une vésicule biliaire distendue, qui éloignerait du diagnostic, au lieu de le favoriser. » Me
Or, ce qui nous a frappé en parcourant nos observations, c’est la coexistence très fréquente des deux processus, ce qui confère à la languette sa véritable valeur diagnostique dans la lifhiase des voies biliaires, comme nous en avons donné des exemples, La languette hépatique facilement reconape aDie dans les cas de distension vésiculaire deviendrait cienne si on ne tenait compte Fa signe de ont rosier- Terrier.
(1) Cancer primitif du pancréas. Rev, de Médecine, t. NII, p. 257, 1888-