‹ LaocoonChapitre 63 sur 91 · Iliade, I, v. 528 ; Valer. Max., lib. III, cap. vu · texte numérisé non relu

Iliade, I, v. 528 ; Valer. Max., lib. III, cap. vu

de vie 1 » se montre en eux. Peut-être fut-il porté aussi à donner plus de soin à la chevelure pour rendre, en quelque sorte, ce qu'Homère appelle une chevelure d'ambroisie. Car il est certain que les artistes anciens avant Phidias entendaient peu la valeur de l'expression de la physionomie, et, en outre, négligeaient beaucoup la chevelure. Myron encore était à reprendre sur ces deux points , comme Pline le remarque 23 et, d'après le même auteur, Pythagore de Léontium fut le premier qui se fit remarquer par le soin avec lequel il traita les cheveux 3. Ce que Phidias apprit dans Homère, les autres artistes l'apprirent dans les œuvres de Phidias.

Je citerai un autre exemple du même genre qui m'a toujours paru concluant. Que l'on se rappelle l'observation de Hogarth sur l'Apollon du Belvédère 4 : « Cet Apollon, dit-il, et l'Antinous se trouvent à Rome dans le même palais. Mais si l'Antinous remplit le spectateur d'admiration, l'Apollon le plonge dans la stupéfaction ; et cela, selon l'expression des voyageurs, par un aspect plus qu'humain que la plupart d'entre eux ne seraient pas en état de décrire. Et cet effet, disent-ils, est d'autant

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