‹ Laon-guide. Histoire-monuments-environsChapitre 7 sur 7 · BIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

BIOGRAPHIE

Si nous nous occupions du département de l'Aisne nous aurions, dans ce chapitre, à citer plus d'un nom illustre dont notre beau pays s'énorgueillit. Château-Thierry n'estil pas la patrie de Jean La Fontaine, l'immortel auteur des Fables et des Contes ?

La Ferté-Milon, à 7 lieues de Château-Thierry, n'a-t-il pas vu naître Jean Racine, le 22 décembre 1639 ? Cette ville possède la statue en marbre du grand poète dont elle se glorifie d'être la patrie. La Ferté-Milon est une ville très curieuse, soit dit en passant, située en amphithéâtre sur un côteau peu élevé et traversée par la rivière de YOurcq. On y voit les ruines remarquables d'un ancien château fort bâti au xne siècle. A Guise, à six lieues de Vervins, où se trouve un château construit par Claude de Lorraine, en 1549, naquit Camille Desmoulins, avocat et homme de lettres, député de l'Aisne à la Convention nationale, décapité à Paris en 1794. Ribemont, à trois lieues de Saint-Quentin, compte parmi ses enfants l'illustre Condorcety membre de l'Académie française, député de l'Aisne à la Convention nationale, mort à Bourg-la-Reine, en 1794, où il était emprisonné. Il avala le poison contenu dans le chaton d'une bague qu'il tenait de son beau-frère Cabanis.

Mais il faut nous borner à citer seulement les noms de

personnages laonnois, proprement dits. Et encore ne les

nommerons-nous pas tous, et ne mentionnerons-nous que

les plus marquants.

Parmi les princes et princesses nés à Laon, mettons en

première ligne : Bertbe, ou Berlrade qui devint reine de France, mariée à Pépin-le-Bref ; Louis IV ou d'Outremer ; Lothaire y roi de France ; Louis V, fils du précédent ; et Charles de France.

Au nombre des saints et dignitaires ecclésiastiques figurent saint Remi, l'apôtre des Français, qui naquit à Laon, dans le courant du v° siècle Ce vénérable prélat, mourut, selon l'opinion commune, le 13 janvier 533, à l'âge d'environ 95 ans, et ses reliques déposées dans une église de Reims, furent en 1099 transférées dans l'ancienne abbaye de cette ville, placée sous l'invocation de ceglorieux apôtre ; Guy, de Laon, Chancelier de Paris ; Henri de Vaux-souS'Laoit, abbé de Thenailles, en 1273 ; Guy de Laon y trésorier de la Sainte-Chapelle, fondateur du Collège de Laon à Paris, en 131 3 ; Jean de la Selve, abbé de Saint- Vincent de Laon en 1398.

Parmi les Magistrats, Jurisconsultes et Avocats, nommons Guillaume de Laon, fameux jurisconsulte du xiv c siècle ; de Flavigny (Guillaume) conseiller au siège présidial de Laon au xvi* siècle ; Laurent Jovet, auteur de la 'Bibliothèque désunis (1667) ; le baron Uriere de Surgy, né en 1753 rçu* remit en ordre les finances de l'Etat et dressa le plan sur lequel fut établie la Cour des Comptes actuelle, dont il devint président de Chambre. Il mourut à Paris en 1829 ; il était commandeur de la Légion d'honneur.

c Dequin (Louis-Henri-René), né le 8 novembre 1762. Entra comme conseiller à la Cour d'Amiens, lors de la création de cette dernière. Magistrat laborieux et distingué il prit de suite une excellente situation parmi ses collègues. En l'an iv, il avait fait partie du Conseil des Cinq Cents. Dequin avait un autre talent connu de ses seuls amis, celui de faire avec facilité de très agréables vers. On en peut lire

un échantillon au tome second de la Justice criminelle à Ldon pendant la révolution, par A. Combier, page 311. Ce magistrat mourut le 17 ma/s 1 821. Nous ajoutons volontiers que son petit-neveu, M. Eugéne-Amand Dequin, à 96 ans de distance, occupe actuellement à cette même Cour d'Amiens la place de Président de Chambre, continuant, sur ce siège, les traditions de son parent et prédécesseur. M. A. Dequin, est né à Ardon-sous-Laon, le 3 novembre 1829. Il est chevalier de la Légion d'honneur.

Victor Suin, né à Laon, le 27 octobre 1797, occupa au barreau de cette ville une place considérable, fut nommé en 1849, avocat général à la Cour de Paris où sa parole s'éleva à la hauteur des grands procès qui se débattaient là dans de solennelles audiences ; devint Conseiller d'Etat en 1852, sénateur en 1863 ; Il mourut à Chatou le 17 décembre 1877. Son cercueil suivi d'amis fidèles parmi lesquels MM. Félix Le Sérurier, conseiller honoraire à la Cour de Cassation ; Gastambide, président de Chambre à la Cour de Cassation ; Raoul Duval, premier président honoraire à la Cour de Bordeaux, et Desmaze, conseiller à la Cour de Paris, tous anciens magistrats à Amiens et à Laon, fut ramené à Laon où il repose dans le caveau des familles Pourrier et Suin. Victor Suin était grand officier de la Légion d'honneur. Il est certainement un des hommes qui, par l'intégrité de son caractère et l'honorabilité de toute sa vie si bie'n remplie, font le plus grand honneur au pays. Son fils M. Ernest Suin est inscrit au barreau de Paris depuis de longues années. L'aménité de son caractère et le charme de son esprit lui ont fait prendre parmi ses confrères une place des plus honorables.

Alfred Pourrier, né à Laon, le 12 novembre 181 1, décédé à Amiens, le y octobre 1872. Il était conseiller à la

Cour d'appel d'Amiens, après avoir pendant de longues années rempli les fonctions de juge d'instruction prés le Tribunal de Laon. Son frère, M. Jules-Nicolas Pourrier, né à Laon, le 6 décembre 1810, encore existant au moment où nous publions cet ouvrage, n'a jamais cessé d'habiter notre ville, où il a pendant plus de tente ans, exercé les fonctions de secrétaire général de la Préfecture de l'Aisne et de vice-président du Conseil de Préfecture. Les cadres de la Légion d'honneur renferment les deux noms de MM. Jules et Alfred Pourrier, ainsi que celui de leur père, Pourrier (Quentin), ancien avoué à Laon et juge de paix de cette ville et du canton pendant plus de trente années.

Au nombre des Hommes de guerre illustres plaçons en tête: deBimont, dit le capitaine Lalande (Eustache), tué à Saint-Dizier, le 13 juillet 1544, par un boulet, au moment où il rentrait dans sa maison située derrière le rempart. Son corps rapporté à Laon, fut inhumé dans la Cathédrale. Il fut reçu avec de grands honneurs par le clergé et la population, et enterré au milieu de la nef de la Cathédrale où le capitaine Lalande est représenté sur sa pierre tombale dans l'accoutrement de guerre de l'époque. Son épitaphe est ainsi conçue : Cy-giU le belliqueux chevalier Eustache de Hymont. seigneur de Lalande, maistre d'hôtel du roi, gentilhomme de la maison de Monseigneur le duc d'Orléans ; capitaine de mil hommes de la légion de Ticardie ; qui trespassa à Saint-Didier, le 1} juillet IJ44- Priez Dieu pour lui.

Letnarchant de Cambronne, né à Laon vers la fin du xvii c siècle, mort en 1720. Lieutenant-colonel d'infanterie, il se distingua à la bataille d'Oudenarde.

Sérurier (Mathieu-Philbert, comte), né à Laon, le 8 septembre 1742, décédé le 21 décembre 18 19 a l'âge de 77 ans. Pendant la campagne de Hanovre, en 1760,

Sérurier eut la mâchoire fracassée. Il fit ensuite les campagnes de Pologne et de Corse.

En 1792 il était promu colonel et envoyé à l'armée du Var ; mais à la suite d'une dénonciation on le raya des cadres. Au lieu d'émigrer, Sérurier demanda à servir comme soldat et peu après il était réintégré à la tête de son régiment. Sa brillante conduite à l'affaire d'Utello (28 février 1793), lui valut le grade de général de brigade. Promu général de division en 1795, il contribua le' 23 novembre de la même année à la défaite des autrichiens à Loano, se distingua successivement à Batifola, Nocetto, Saint-Michel, prit une part des plus actives au succès des batailles de Mondovi et de Castiglione, continua le siège de Mantoue qui capitula en février 1797 et, après avoir assisté à la bataille de Tagliamento, il s'empara de Gorizia. Ce fut lui, après la signature des préliminaires de paix de Léoben, que Bonaparte envoya à Paris pour porter au Directoire vingt-deux drapeaux pris à l'ennemi. A son retour en Italie, Sérurier reçut le gouvernement de Venise. En 1788, il exerça un commandement sous les ordres de Joubert. Le commandement de l'armée revenait cependant à Sérurier par droit d'ancienneté. Ce fut encore pour lui l'occasion nouvelle de montrer une grandeur d'âme peu commune en acceptant d'être en sous-ordre sous ce jeune général. Sérurier passa ensuite à l'armée de Schérer et se distingua de nouveau pendant la campagne qui fut désastreuse pour nos armes. Schérer venait d'être remplacé par Moreau, lorsque les Russes sous les ordres de Souvaro,f attaquèrent l'armée. Arrivé à Verderio le 18 avril 1799, Sérurier se vit tout à coup cerné par 17.000 autrichiens, auxquels il avait à peine 2.500 hommes à opposer. 11 se battit néanmoins, fit 1.500 prisonniers et prit 6 pièces de

canons. Trouvant cej^ndant ses munitions épuisées et se voyant sans espoir d'être secouru il assembla ses officiers et leur proposa de se faire un passage à travers l'armée ennemie, l'épée à la main. Mais il dût se rendre à l'avis du plus grand nombre qui opina pour une capitulation. Remis en liberté sur parole peu de temps après, Sérurier se rendit à Paris et il s'y trouvait depuis quelques mois quand Bonaparte revint d'Egypte. Il fut l'un des généraux qui concoururent le plus efficacement à l'élévation de Napoléon dansla journée du 18 Brumaire. Aussi fut-il nommé sénateur le 24 décembre suivant, au moment de la création de ce corps politique ; gouverneur des Invalides et maréchal de France en 1804, grand cordon de la Légion d'honneur en 1805, comte en 1808, commandant la garde nationale parisienne en 1809, il ne fit aucune campagne sous l'Empire. Lors de l'invasion de 1814, Sérurier voyant les troupes alliées sur le point d'entrer à Paris, voulut soustraire à une spoliation qu'il prévoyait, les nobles trophées confiés à sa garde. Le 30 mars, à 9 heures du soir, il fit brûler devant les vétérans assemblés dans la grande cour de l'hôtel des Invalides et auquels cette exécution arrachait des larmes, 1.417 drapeaux et étendards pris sur l'ennemi, en même temps que l'épée et les décorations du grand Frédéric.

A la Restauration, Sérurier fut nommé par le Roi, commandeur de Saint-Louis et pair de France. Bonaparte lui confirma cette dernière dignité après son retour de l'île d'Elbe. Destitué au début de la seconde Restauration, il vécut alors dans une profonde retraite.

Il désirait venir finir ses jours dans sa ville natale, mais la maladie ne le lui permit pas. Ses concitoyens donnèrent son nom à la rue dans l'une des maisons de laquelle il était né. Madame la maréchale Sérurier a fait don à la ville

du portrait en pied de son mari et de son bâton de Maréchal de France. Son portrait orne le cabinet du Maire de Laon, son bâton de Maréchal est déposé au Musée. Enfin, en 1864, la ville de Laon, érigea à cet illustre enfant du pays, une statue qui se voit sur la place de l'Hôtel-de-Ville. Elle est due à l'habile ciseau d'un autre enfant du pays, M. Amédée Doublemart, grand prix de Rome, et auteur de plusieurs très remarquables oeuvres-d'art. Ce fut M. Victor Suin, Conseiller d'Etat qui prononça l'éloge du Maréchal Sérurier chez lequel, enfant, il se rendait souvent à Paris.

Le désintéressement du Maréchal Sérurier lui avait valu en 1798, le singulier mais caractéristique surnom de Vierge d'Italie. Le maréchal Soult et d'autres officiers de notre époque ne pourraient pas être baptisés de la sorte.

Hédouviîle (Gabriel-Marie-Théodore-Joseph, comte d') général et diplomate, pacificateur de la Vendée, né à Laon en 1755, mort en 1825. Entre au service en 1773, en 1793 il devint général de brigade, se distingua à Kayserslautern, fût arrêté comme noble mais rendu à la liberté après le 9 Thermidor, prit part à la première pacification de la Vendée en qualité de chef d'état-major de Hoche. Il reçut ensuite du Directoire le gouvernement de Saint-Domingue, mais dût abandonner cette colonie après avoir vainement combattu Toussaint-Louverture. Au mois d'octobre 1799, d'Hédouville fut investi du commandement en chef de l'armée de l'Ouest, et parvint, par d'habiles négociations, à pacifier de nouveau la Vendée et la Bretagne. Nommé sénateur après le 18 brumaire, le général d'Hédouville fut envoyé comme ministre plénipotentiaire en Russie (1 801-1804). Rappelé à Paris, l'Empereur le créa comte, grand officier de la Légion d'honneur et

ministre plénipotentiaire prés la confédération du Rhin. En 1806, il le fît chambellan de son frère Jérôme et d'Hédouville accompagna ce nouveau roi de Westphatie comme chef d'état-major, dans la campagne de Silésie. Il fut du nombre des Sénateurs qui votèrent la déchéance de Napoléon en 18 14. Louis XVIII l'élevaà la dignité de la pairie ; depuis d'Hédouville vécut dans la retraite et s'éteignit le 31 mars 1825, dans sa terre de Lafontaine, prés d'Arpajon.

'Dulauloy (Charles-François, comte Randon), né à Laon, le 9 décembre 1764. Elève de l'école d'artillerie il devint capitaine en 1788 et colonel en 1793. La bravoure et le talent dont il fit preuve en Vendée dans les combats d'Angers et de Savigny, où il fut blessé, puis aux sièges d'Ypres, de Nieuport, de Bois-le-Duc, etc , lui méritèrent le grade de général de brigade (1794). Après avoir été chef d'artillerie aux armées du Nord, de Sambre-et-Meusc, et de l'Ouest, il fut chargé de l'organisation de l'école d'artillerie de Metz. Il fut ensuite nommé général de division et commandant l'artillerie de l'armée d'Italie et de celle de Naples. En 1806, il commanda l'artillerie du 4 e corps de la grande armée et en 1808 l'artillerie du 2 0 corps de l'armée d'Espagne. En 1809, il fut appelé au commandement de l'artillerie du 2 e corps de la grande armée et fît partie de l'expédition de Russie en 1812. Il prit une part glorieuse aux batailles de Lutzen, de Dresde et de Leipzig. Comte de l'Empire en 1808, il fut nommé en 181 3, conseiller d'Etat et chambellan de l'Empereur. La Restauration l'employa à diverses inspections générales. Au retour de l'ile d'Elbe, Napoléon l'appela à la pairie et lui confia le commandement de la ville de Lyon. Mis à la retraite après la bataille de Waterloo, le général Dulauloy resta dans cette position

jusqu'en 1831, époque où il fut placé dans le cadre de réserve. Admis de nouveau à la retraite au mois de mai 1832, il mourut quelque temps après à l'âge de 68 ans.

Wimpjfen (Emmanuel-Félix de) naquit à Laon rue Saint- Martin, dans la maison en face de la rue des Échos, le 13 septembre 181 1, mourut à Paris le 25 février 1884, à l'âge de 72 ans. Elève de l'école de Saint-Cyr, il servit dans l'infanterie ; fut promu capitaine en 1840, chef de bataillon aux tirailleurs algériens en 1847 et colonel de ce régiment en 1853. De Wimpffen se conduisit brillamment à la tète de ses tirailleurs pendant la guerre d'Orient, et donna sous les murs de Sébastopol plus d'une vigoureuse attaque aux défenses du général Totteleben. Nommé général de brigade en 1855, il reçut un commandement dans la garde impériale. Pendant la guerre d'Italie (1859), il se distingua d'une façon toute particulière, en disputant pendant plusieurs heures, l'épée à la main, une position aux Autrichiens à l'attaque de BufTalora. Cette brillante conduite lui valut le grade de général de division et la croix d'officier de la Légion d'honneur. Après avoir commandé une division d'infanterie à Lyon, il reçut le commandement de la province d'Alger, puis en 1869 celui de la province d'Oran. En mars 1870, une insurrection ayant éclaté sur la frontière du Maroc, le général Wimpffen la réprima pendant une glorieuse expédition. A la déclaration de guerre du 15 juillet 1870, cet officier sollicita, sans pouvoir l'obtenir, un commandement à l'armée du Rhin. Après nos premiers revers le général Palikao, ministre de la guerre, appela Wimpffen à Paris, le 24 août II y arriva le 28. Il fut chargé de se rendre immédiatement à l'armée de Mac-Mahon pour y remplacer à la tête du 5 e corps le général de Failly. Il était en outre porteur d'un ordre écrit

qui lui conférait le commandement en chef de l'armée dans le cas où le maréchal de Mac-Mahon serait mis hors de combat. Le général Wimpften partit de suite, traversant le département de l'Aisne en adressant à ses habitants une énergique proclamation. Il arriva à Sedan dans la nuit du 30 août. Le 1 r septembre au matin, le maréchal de Mac- Mahon ayant été blessé, le général Ducrot prit le commandement en chef de l'armée. Informé de ce qui se passait, le général de Wimpflfen, produisit Tordre qui le nommait commandant en chef et prit de nouvelles dispositions pour se faire jour sur Carigna.i. Hélas, tout tourna mal dans cette déplorable affaire, et le général WimpfFen après avoir, le I er septembre à deux heures, demandé à l'Empereur un acte d'héroïsme consistant à venir se mettre au milieu des troupes pour forcer les lignes ennemies, eut la douleur de se trouver en face de l'ordre impérial d'avoir à cesser le feu, et, devant le drapeau, blanc arboré, il reçut de Napoléon III l'injonction de signer une des capitulations les plus honteuses dont l'histoire fasse mention. Il suivit l'armée en Allemagne et fut interné à Stuttgard d'où il adressa son rapport au ministre de la Guerre. De retour en France, après les préliminaires de paix, il demanda vainement d'être traduit devant un Conseil de guerre pour exposer sa conduite à Sedan ; il réclama sa retraite et alla vivre à Alger en simple particulier.

La figure militaire du général Wimpflfen reste intacte malgré l'ombre néfaste qui l'a enveloppée en 1870. Ce soldat ferme, énergique, indépendant, glorieux à son temps, ne saurait être atteint par le dernier acte de son épopée militaire. Outre des études sur des sujets militaires publiées dans le XIX e Siècle, on lui doit : Sedan ( 187 1 ,

in-8°.) et la Situation de la France et les réformes nécessaires (1873, in-8°.)i ouvrage remarquable dans lequel il indique le programme de tout ce qui est indispensable pour que la France se relève de ses désastres.

Les professeurs, philosophes, théologiens et prédicateurs comptent à Laon plusieurs personnages distingués. Nous mettrons au premier rang, Ans'hne^ qui naquit dans les premières années du xn e siècle de pauvres cultivateurs, et qui devint illustre dans l'interprétation de l'écriture sainte. Ses vertus, sa science et sa modestie l'ont fait chérir de sesconcitoyens.il mourut le 15 juillet 11 17 \ Levoirier ', 'Delarbre, célèbres théologiens, eurent pour successeur Valérien de Flavigny, qui fut professeur de langue hébraïque au Collège de France et l'un des plus ardents controversistes du xvn e siècle.

Parmi les missionnaires, un nom qu'on ne saurait passer sous silence, est celui de Marquette (Jacques), né à Laon vers 1637. Entré de bonne heure chez les Jésuites, il se voua à la prédication de l'Évangile. 11 passa en Amérique et il parcourut le Canada. C'est au cours de ces voyages, qu'il entreprit en 1673, de concert avec un habitant de Québec, nommé Jolyet, et cinq autres Français, d'aller reconnaître de quel côté le grand fleuve Mississipi dirigeait son cours. Les explorateurs descendirent ce fleuve depuis le 33 e jusqu'au 42* degré de latitude nord et ils auraient eu la gloire d'en découvrir l'embouchure si le manque de vivres ne les avait forcé de rétrograder. Jolyet regagna Québec et le R. P. Marquette s'arrêta sur sur bords du lac Michigan pour répandre l'Évangile chez les tribus voisines. Mais sa santé altérée par les fatigues, devint bientôt inquiétante et, le 18 mai 1675, il s'éteignait doucement entre les bras de ses compagnons qui

l'ensevelirent sur le lieu même de sa mort et élevèrent une croix sur sa tombe. L'année suivante, une troupe nombreuse de sauvages conduits par le hasard dans ces lieux déserts, découvrirent son tombeau et résolurent de transporter ses dépouilles mortelles au chef-lieu de la mission ; touchant hommage de reconnaissance envers celui qui avait répandu sur ces incivilisés les lumières et les bienfaits de l'Évangile. Le 8 juin 1676, on vit arriver à Massilimakinac 30 canots qui escortaient le corps du R. P. Marquette auquel on donna la sépulture dans l'église de cet endroit. Le nom du Père Marquette a été donné à la rivière près de laquelle il a fini ses jours. La meilleure relation de ses voyages est celle insérée dans le Recueil des voyages de Tbévenot.

Au nombre des historiens et chroniqueurs figurent Richard (Antoine), contrôleur en l'élection de Laon qui a laissé un volumineux journal des événements qui se sont passés de son temps, en cette ville. La Société académique de Laon a publié, en 1869, ces mémoires sur la ligue dans le Laonnois, 1 vol. in-8°, avec portrait.

l.eleu ^Claude), docteur de Sorbonne ; Jovet (Nicolas), auteur d'une histoire de la maison de Coucy et de l'histoire de toutes les religions du monde ; Fillette (Nicolas- Etienne), auteur de l'histoire miraculeuse de Notre-Damede-Liesse ; 'Bugnialre (Nicolas-Claude), né le 5 février 1676, qui a laissé de volumineux recueils de recherches et de notes sur les écritures, la philosophie, les belles-lettres, la poésie, etc. Devisme (Jacques-François-Laurent), né en 1749. Fut député aux Êtats-généraux par le bailliage du Vermandois. Appelé de nouveau aux fonctions législatives en 1800, Devisme présida l'assemblée et obtint la croix de la Légion d'honneur En 1806, il fut nommé procureur

général, puis procureur ciiminel prés la Cour d'Assises du département de l'Aisne. Elu, en 1815, membre de la Chambre des représentants pour le département de l'Aisne, il rentra, lors de la seconde Restauration, dans la vie privée. Devisme occupait sesloisirs à des travaux littéraires. Il fit paraître une traduction en vers des odes d'Horace. Il s'occupa avec un zélé infatigable pendant vingt années de réunir les nombreux matériaux de l'Histoire de Laon qu'il publia en deux volumes in-8° et qu'il fit suivre quelque temps après du Manuel historique du département de l'Aisne. Devisme donnant constamment ses soins à enrichir la bibliothèque communale d'une foule d'ouvrages importants et d'autographes rares et curieux. Il professa toujours un religieux attachement pour sa ville natale qui ne doit pas l'oublier, mais garder le précieux souvenir de celui qui Ta honorée par ses talents et ses vertus,

SkCelkvilk (Maximilien), né à Laon, le 28 avail 1807, décédé à Paris, le 9 juillet 1872. Etait fils de Maximilien Melleville, imprimeur en cette ville. Lui aussi s'occupa de bonne heure de tout ce qui concernait son pays Après de laborieuses recherches il fit paraître une Histoire de Laon en deux volumes in-8°, puis un Manuel historique du département. Il publia également une histoire de CoucyAe- Château, et de nombreuses monographies diverses. Melkville, malgré l'originalité de son caractère, mérite d'être classé parmi les hommes distingués du pays.

Les savants, les érudits et les journalistes comptent des hommes éminents parmi les Laonnois. Antoine Hellotle, doyen du Chapitre de la cathédrale, vicaire général du diocèse et connu par d' érudits commentaires sur les rites et usages de l'église de Laon. — Pierre Fromage né à Laon, le 12 mai 1678 est un des jésuites les plus distingués

de l'époque. Il fut général supérieur des missions du Levant. Il établit une imprimerie arabe dans le monastère de Saint-Jean-Baptiste, prés d'Antura village de l'Antiliban. Il traduisit en arabe de nombreux ouvrages de théologie. Il mourut en décembre 1740.

Roussel (Jean) historien, de Latacbe, littérateur, doivent ici trouver leur place. L'abbé Hennecart, né à Laon en 1762, émigra en 1790 et se retira à Francfort où il rédigea le Journal de Francfort.

Fleury (Husson dit Fleury, Victor-Edouard), né à Laon, le 8 septembre 181 5, décédé à Vorges, le 4 juillet 1883. Travailleur infatigable, doué merveilleusement d'une activité et d'une opiniâtreté sans pareille, il produisit une foule d'écrits très remarquables. Etudes révolutionnaires. Histoires locales, Monuments et antiquités du département de Vjlisne, Manuscrits à miniatures des Bibliothèques de Soissons, de Laon. Etudes sur Saint- Just, sur Camille Desmoulins, etc., etc. Fleury a laissé d'innombrables travaux. Pendant de longues années, président de la Société académique de Laon, il contribua à sa prospérité et fut un de ses membres les plus laborieux. Comme journaliste il fut à la tête du Journal de l'Aisne pendant plus de trente années et il sut donner à cette feuille une impulsion et une autorité très grandes. Fleury était chevalier de la Légion d'honneur et officier de l'Instruction publique. Il est de ces hommes qu'un pays ne saurait oublier.

Les littérateurs et les poètes tiennent une très honorable place parmi les Laonnois. En première ligne nommons 'Beffroy de Reigny (Louis-Abel) surnommé le Cousin Jacques, né à Laon, le 6 novembre 1757. Il occupa de bonne heure une chaire d'éloquence à Douai ; fit paraître successivement les Petites maisons du Parnasse, puis un ouvrage périodique

sous le titre de Zw.rà Al Cousin Jacques. Les Planètes suivirent de prés les Lunes et furent accueillies avec faveur. Entre temps, le Cousin Jacques remportaient des succès au théâtre avec : Nicodème dans la Lune ; le Club des "Bonnes Gens, la 'Petite Nanette, les Charbonniers. Beflroy de Reigny fit paraître beaucoup d'autres ouvrages : Histoire de France pendant trois mois, le Testament d'un électeur (curieux opuscule), le Chansonnier bourgeois. Il mourut le 17 décembre 18 u. Un long et intéressant article lui est consacré par Ch. Monselet dans son ouvrage : Les Oubliés et les 'Dédaignés.

'Derbigny, Maillard et Gouge, celui-ci auteur de Y Art d'aimer et des Georgiques françaises^ méritent une mention spéciale.

Champfleury {Husson dit Fleury, Jules-François-Félix), né à Laon, le 17 septembre 182 1, décédé à Sèvres, le 6 décembre 1890. Il était frère de Fleury dont nous avons parlé plus haut. Cet écrivain, ce littérateur aurait droit à une longue et détaillée notice. Mais le cadre de cette ■ brochure ne nous permet pas d'entrer dans de grands détails. Disons seulement que dans le monde des lettres et des arts, Champfleury s'y est assuré une excellente place. Auteur d'une quantité de romans, d'articles de critique d'art, il a recueilli plus d'un succès mérité ; les "Bourgeois de Molinchart, les Souffrances du professeur Delteil, la Succession Le Camus, ouvrages où les personnages sont presque tous du pays, sont entre les mains de beaucoup de personnes et dans presque toutes les Bibliothèques. Champfleury, collectionnait les faïences et tout ce qui concernait l'œuvre des frères Lenain. Il a été conservateur du Musée de Sèvres, et c'est là qu'il mourut en 1890. Il était chevalier de la Légion d'honneur.

Parmi les savants, citons le célèbre astronome Mêchain (Pierre-André), né à Laon, le 16 août 1744, décédé le 20 septembre 1805.

Les peintres peuvent à Laon revendiquer les trois célèbres frères Lenain. Nous n'indiquerons pas les dates exactes de leur naissance. Il y a controverse sur ce point. Disons seulement que ces peintres fort remarquables sont de la fin du xvi' siècle, que le Musée du Louvre possède un tableau d'un de ces peintres, et que plusieurs collections particulières et Musées de province ont également de leurs œuvres.

Berthélemiy né à Laon, le 5 mars 1743, mort le l« mars 181 1 ; grand-prix de Rome, il devint membre de l'Académie de peinture et professeur de l'école spécial de dessin. Laon possède plusieurs de ses peintures. (Voir Musée, Hôtel- Dieu et Cathédrale.)

Au nombre des musiciens et compositeurs mentionnons les noms de :

Carlier, célèbre facteur d'orgues du xvi* siècle, fut un des premiers qui monta à l'abbaye de Saint-Denis un orgue qui surpassait tout ce qui avait été fait jusqu'alors en ce genre.

Bègue (Nicolas), compositeur habile et distingué, il excellait à jouer de l'orgue, mourut le 6 juillet 1707.

De la Brelesche (Joseph), né à Laon, le 26 février 181 1, décédé le 4 mars 1881, ne saurait être oublié ici. Aveugle, presque dés naissance, La Bretesche, qui appartenait à une famille de vieille noblesse fut certainement un des musiciens les mieux doués et les plus remarquables de son temps. D'une mémoire prodigieuse, cet admirable violoniste, à l'archet si sentimental et si sympathique, connaissait à peu prés complètement toutes les œuvres de Beethoven, Mozart,

Haydn, Boccherini, etc., comme musique de chambre, (trios, quatuors, quintettes). La Bretesche joua pour ainsi dire en entier le répertoire de Bériot, d'Allard, et de Vieuxtemps. Il fit partie, pendant de longues années, du fameux quatuor de Baillot, ce maître du violon. Enfin, et il faut l'ajouter, La Bretesche fut pour tous ceux qui le connurent un homme charmant, dévoué et bon. Celui qui écrit ces lignes lui rend, du fond du cœur, cet hommage et ce souvenir, et n'oubliera jamais les charmantes heures qu'il lui a dues, pendant plus de trente années 1

Renseignements divers.

Chemins de fer. — Voitures. — Hôtels.

La gare de Laon, bien qu'elle relève par son personnel, sa direction, son budget, de la Compagnie des chemins de fer du Nord, appartient, en réalité, au réseau du Nord et au réseau de l'Est. Elle représente assez exactement le centre d'une étoile, dont les branches s'irradieraient dans autant de directions qu'on y compte de lignes s'en échappant ou venant y aboutir.

Si l'on examine la carte, on verra que deux de ces lignes, les principales, se coupent à Laon môme, à peu prés à angles droits, l'une dans la direction du Sud au Nord

(c'est celle de Paris-Laon-Hirson) ; l'autre dans la direction de l'Est à l'Ouest, (c'est celle de Reims-Laon-Amiens).

Entre les branches de cette grande croix, se placent les lignes complémentaires, Laon-Chauny, Laon-Guise, Laon- Liart, sur chacune desquelles nous allons entrer, en aussi peu de mots que possible, dans les détails strictement nécessaires.

De Laon, le voyageur peut à son gré se diriger :

i° Sur Soissons et Paris, grâce à des trains extra-rapides qui, l'un le matin 8 heures 25 et l'autre le soir 6 heures 50, font ce trajet de 140 kilomètres en deux heures, avec les seuls arrêts d'Anizy-le-Châféàu et de Soissons. Pendant la journée, la même ligne est desservie par sept autres trains moins rapides, s'arrêtant aux stations intermédiaires, et donnant, dans le département de l'Aisne, la correspondance savoir : à <Jnizy-le-Cbâteau t pour Coucy et Chauny ; à Soissons, pour Compiégne et Pierrefonds ; à Villers- Cotterêts pour Neuilly-Saint-Front et Château-Thierry.

2 0 Sur Hirson et la Belgique, par deux trains extrarapides et les mêmes sept trains ordinaires qui sont la continuation de ceux que nous avons signalés tout-à-l'heure entre Laon et Paris. Sur cette ligne d'Hirson-Belgique, on rencontre les importantes localités de Marie et Vervins dont les noms sont historiques ; mais le touriste n'a guère aujourd'hui d'intérêt à s'y arrêter.

3 0 Sur Reims et l'Est. Ici nous sommes sur le réseau de la Compagnie des chemins de fer de l'Est. La ligne Laon-Ufims dessert les stations de Coucy-les-Eppes, où se trouve le château de l'ancienne famille de Saint-Vallier ;

de Saint- Er me par où l'on gagne facilement c H J otre- c Dame de Liesse et Marchais, résidence favorite des princes de Monaco.

4° Sur Tergniek-Amiens, le Nord et l'Ouest. Cette ligne passe à La Fére, petite ville fortifiée, centre d'un vaste camp retranché auquel elle donne son nom, et ayant un peu elle même l'aspect et les allures d'un camp avec son école d'artillerie, ses casernes, ses arsenaux, ses longs quais d'embarquement. A Tergnier, on rejoint la grande ligne Paris Tergttier-Saint-Quentin-Bmxelîes. En continuant sur Amiens, on y rencontre la ligne Paris-^4tniens-Boulogtie et Calais et l'on rejoint, par Rouen, le réseau de l'Ouest.

C'est par cette ligne Calais-Amiens-Laon-Reims, etc , que se fait le grand service international extra-rapide connu sous le nom de Calais-Bâie, qui comprend chaque jour deux trains réguliers stationnant à Laon, l'un vers Calais et l'Angleterre, l'autre vers Bàle et la Suisse.

5° Sur Chauny. Cette ligne se confond jusqu'à Anizyle-Château avec la grande ligne Laon-Paris. A Anizy, où le voyageur trouve l'ancien château du cardinal de La Rochefoucauld, aujourd'hui propriété de la famille d'Aramon, et où surtout il s'anétera avec fruit pour visiter le magnifique domaine de Pinon, à la famille de Courval, se produit une bifurcation • tandis que la grande ligne se prolonge sur Soissons et Paris, une autre, à voie unique, se dirige vers Chauny, dessert : i° Coucy-le-Château avec son merveilleux donjon et ses ruines imposantes ; 2° Folembray avec sa verrerie dirigée par le Comte de Brigode ; 3 0 Saint-Gobain avec sa grande et célèbre manufacture de glaces. A Chauny, où se trouve les grands

établissements de polissage et d'étamage des glaces, elle se soude à celle de TariS'Tergmer'Saint-Quentin'Bruxelles.

6° Sur Guise. C'est l'amorce d'une ligne importante qui mettra en communication directe Laon avec le réseau Paris-tÀrras-Lille et le Mord. Pour le moment cette ligne s'arrête à Guise, où s'élève un fort d'arrêt établi dans l'enceinte de l'ancien château historique.

7° Sur Liart et les Ardennes. C'est encore l'amorce d'une grande ligne stratégique qui forme jonction entre la ligne des Ardennes-Paris (Compagnie de l'Est), par Sedan- Méziéres-Reims, et la ligne Hirson-Paris (Compagnie du Nord), par Laon et Soissons. La construction n'est faite que jusqu'à Liart. De Laon à Liart, cette ligne dessert Notre Dame-de-Liesse et son sanctuaire vénéré, Marchais et son château seigneurial, où l'on peut également se rendre (nous l'avons dit tout-à-l'heure) par la ligne Laon- Reims, station de Saint-Erme.

Voitures.

On voit par ce qui précède que Laon et le Laonnois sont admirablement desservis par les voies ferrées dont le réseau s'étend sur tout le pays, et qui favorisent autant l'excursionniste qu'elles servent au développement du commerce et de l'industrie.

Mais ce ne sont pas les seules ressources que la ville offre aux voyageurs qui désireraient voir moins vite et demeurer plus absolument maîtres de leur temps.

A ceux-là — dont nous serions volontiers — quatre grands entrepreneurs de services publics offrent des voitures à la course, à l'heure, à la journée.

Ces voitures stationnent en assez grand nombre à la gare même. Elle font le service, en concurrence avec les omnibus, de la gare à la ville, moyennant le prix de i fr. la course pour deux voyageurs, et avec un supplément de o fr. 35 par chaque voyageur en plus. Les gros bagages comptés en dehors bien entendu.

A l'heure, le tarif est, en ville, de i fr. 50, de 2 fr. si Ton sort des limites de l'octroi, jusqu'à la distance de six kilomètres autour de la ville.

Pour les excursions qui demandent plus de temps, les entrepreneurs des services traitent de gré à gré. Pour une demi journée le prix moyen est de 12 fr. Pour la journée et suivant les distances, il s'élève de 1 5 à 20 fr. M. Roger, l'un de ces entrepreneurs, possède en outre deux voitures de dimensions exceptionnelles, pouvant contenir jusqu'à 30 voyageurs.

Il nous reste à parler des hôtels de Laon. — On peut les classer en deux séries, suivant que le voyageur voudra s'installer aux environs de la gare, ou qu'il prendra logement sur le plateau.

Autour de la gare, il aura le choix entre trois hôtels, à peu prés de même ordre, situés sur le terre-plein de la place : Hôtel de la Gare, Hôtel du Nord, Hôtel du Commerce.

Dans le cas où il voudrait faire de la gare même le centre de toutes ses opérations, il aurait la ressource de

Hôtels

s'installer, dans des conditions de très bon confortable, au Buffet-Hôtel de la gare Hôtel très bien tenu et Buffet qui jouit à juste titre d'une excellente réputation.

Sur le plateau, trois hôtels encore ; l'Écu de France, la 'Bannière, la Hure.

VÉcu de France est de très ancienne date : il a été longtemps renommé pour son excellente table.

La 'Bannière reçoit surtout les cultivateurs des environs.

La Hure, sous une nouvelle et intelligente direction, paraît aujourd'hui reconquérir une faveur qui s'était momentanément déplacée. Malgré son nom assez rébarbatif, et la mauvaise humeur que Victor Hugo y exhala certain jour, on peut-être assuré aujourd'hui d'y rencontrer, avec le confortable moderne, le meilleur accueil.

Laon. — Imprimerie du Journal de l'Aisne.

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