TABLEAU COMPARATIF DES PRINCIPAUX
Le PartWnon.
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Panthéon de Rn
A l'aide de ce tableau, où les édifices ont été tous reproduits à la même échelle, le lecteur pourra se rendre compte des différentes méthodes de composition employées aux diverses périodes de l'architecture.
On verra comment, après s'être laissé éblouir par la beauté des lignes créées par les Grecs dans la réalisation des temples, on s'est ingénié à les reproduire sans tenir compte de la concordance que ceux-ci avaient mise entre la structure et la forme.
Les Grecs avaient procédé logiquement en prenant pour point de départ le système de construction adopté, tandis que les imitateurs sont partis de la forme déjà créée qui les séduisait et l'ont appliquée à 1 aide de moyens d'exécution en flagrante contradiction avec les apparences. C est ainsi que les Romains, cependant très habiles constructeurs, ont dénature la bel e simplicité des ordres grecs pour marier la plate-bande a l are et qu us ont superposé les ordonnances par étages, comme au théâtre de Mar-
""Tn'est donc plus question pour eux que d'une disposition décorative dont l'œuvre n'a nul besoin pour sa solidité. ,in(.laues Lorsqu'après la période gothique, la Renaissance, à part quelques
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Sainte-Sophie >]•
Constantinople,
Saint-Front de Pérïgueux.
exceptions comme le dô ramener l'architecture -
de Florence et le palais de Venise, prétendit le sentiment de la beauté, les architectes, iennent à l'imitation des ordres et les appliquent sans aucune préoccupation de structure et en contradiction avec les nécessités des distributions intérieures.
En France au xvifl siècle on se laissa également séduire par reflet, mais, encore sous l'influence du moyen âge, c'est avec une liberté et un esprit d'invention très marqués qu'on utilisa le passé pour produire des œuvres originales qui toutefoisne s'appuient plus que vaguement sur les principes nets et dirigeants.
Aussi les architectes détournés de la vraie voie, ne purent-ils résister aux volontés souveraines, qui aux xvu" et xvni0 siècles, les ont entraînés vers l'emploi des ordres qu'on voit dès lors s'étaler partout.
L'architecture ne vit plus que d'emprunts appliqués sans raisons autres que celles d'une affirmation somptueuse de lignes et de formes qui constituent le bagage académique . C'est ainsi qu'on exploite les dispositions de la façade principale du temple grec dont la simple et si belle silhouette se détachait sur le ciel pour la plaquer contre des murailles couronnées de terrasses où le fronton est dépourvu de toute signification, c'est ainsi que par-