‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1001 sur 1225 · MAC · texte numérisé non relu

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pas au plus fort, elle est au plus habile. Br. Apte, ayant le droit de ; habile à tester. Substantiv. Qui a de l'habileté. Intrigant : les habiles exploitent les naifs. Ant. Inhabile, maladroit.

nabilement [man] adv. Avec habileté, d’une façon habile : se tirer habilement d'un mauvais pas. Promptement. CVx.)

habileté n. f. Qualité de celui ou de ce qui est habile : la plus grande habileté consiste souvent à n'en pas montrer. (V. habilité.) Ant. Inhabileté.

habilitant [tan], e adj. Qui rend capable de faire un acte.

habilitation [si-on] n. f Action d’habiliter. En Allemagne, acquisition du droit de professer dans les universités.

habilité n. f. Dr. Aptitude légale : Vhabilité à succéder cesse après le douzième degré de parenté.

habiliter [té] v. a. (du- lat. habilitare). Rendre capable, apte au point de vue légal ; habiliter un mineur, un incapable. Accorder l’habilitation : habiliter un professeur. ■

habillable [ll mil.] adj. Que l’on peut habiller ; à qui l’on peut faire des vêtements convenables.

habillage [ll mil.] n. m. Aetion d’habiller. Apprêt d’un animal pour le faire cuire : l'habillage d'une perdrix. Disposition d’un texte typographique autour d’une illustration : l'habillage des gravures. Arboric. Action de débarrasser un végétal qu’on veut transplanter des racines ou des rameaux qui sont endommagés, ou pourraient nuire à la réussite de la reprise ; l'habillage a pour résultat de favoriser le développement du sujet. Indust. Dans l'industrie des vins mousseux, suite des opérations au cours desquelles les bouteilles sont revêtues de leur coiffe de papier métallique, étiquetées, etc.

— Encyol. Arboric. L'habillage s’effectue en général sur les grosses racines ; on supprime presque toujours le pivot ; il en résulte que le système radiculaire superficiel se développe plus rapidement, et que la plante profite mieux des arrosages et des engrais. Dans l’habillage, on tâche de couper racines ''U rameaux de manière que les eaux de pluie ou les eaux d'infiltration ne puissent séjourner sur les sections. L’habillage des racines entraîne l’émondage de quelques branehes pour établir l’équilibre dans la circulation de la sève. En horticulture, on habille des jeunes plants d’artichauts, poireaux, céleri, etc., en raccourcissant une partie de leurs racines et en rognant le haut de la tige.

habillant [bi, ll mil., an], e adj. Qui habille bien, qui sied ; robe très habillante.

habillé, e [il mil.] partie, pass. 'Vêtu : officier anglais habillé de rouge. Costume, habit habillé, vêtement de grande toilette. N. m. Pop, Babillé de soie, le cochon.

habillement [6i, ll mil., e-man] n. m. Action d'habiller ou de pourvoir d’habits : l'habillement des troupes. Ensemble des habits dont on est vêtu ; l'habillement reflète le caractère des époques et des individus.

habiller [M, il mil., é| v. a. (de habile, influencé par habit). 'Vêtir ; habiller un enfant. Faire des habits : tailleur qui habille bien. Aller plus ou moins bien, être seyant : corsage gui habille bien. Pourvoir d’habits : habiller une famille pauvre. Couvrir de paille, d’une housse, etc. : habiller une plante délicate. Préparer une volaille, une viande, un gibier, etc., pour les faire cuire. Entourer une illustration avec du texte. Fig. Parer, orner : habiller de belles phrases une pensée creuse. Habiller quelqu'un, l'habiller de toutes pièces, dire beaucoup de mal de lui. S'habiller v. pr. Se vêtir. Faire confectionner des vêtements : s'habiller chez un bon tailleur. Ant. Déshabiller, dévêtir.

habilleur, euse [6i, il mil., eu-ze] n. Qui aide les acteurs, les actrices à s’habiller.

habillot [6i, Il mil., o] n. m. Morceau de bois employé pour accoupler les coupons d’un train de bois flotté.

habillure [il mil.] n. f. Point de jonction des bouts des fils d’un treillage.

habiu n. m. Dans les carrières de pleine meulière, enfant qui emporte la terre dans des hottes, lorsque l’emploi de la brouette est trop difficile.

habit [M] n. m. (du lat. habitus, manière d’être). Ensemble des pièces qui composent un vêtement : habit complet; ôter ses habits. Absolum. Vêtement d homme, en drap ordinairement noir, et dont les basques, échancrées sur les hanches, sont pendantes par derrière : l'habit constitue la toilette officielle. Vêtement de religieux, de religieuse. Prendre l'habit, entrer en religion. Habit à la française, habit qui consistait, sous Louis XIV, en une tunique à collet droit avec manches à parements. (Plus tard on releva les basques sur le côté, puis on les supprima, et le collet renversé remplaça le collet droit.) Habit vert, habit d'académicien et, par ext. académicien. Habit à brevet, habit brodé d'or et d’argent que . Louis XIV distribuait à ceux de ses courtisans qu’il voulait autoriser à le suivre dans tous ses voyages. Prov. ; L’habit ne fait pas le moine, ce n’est pas par l’extérieur qu'il faut juger les moeurs, le caractère.

Habit vert (L’), comédie en quatre actes de R. de Fiers et G. -A. de Caillavet (1912). L’amusanle aventure du comte Hubert de Latour-Latour, poussé à l’Académie malgré lui, à la suite d’une intrigue galante, et reçu sous la coupole par le mari même qu’il a trompé, sert de prétexte à une satire sans âpreté des mondes académique et politique.

habitabilité n. f. Qualité de ce qui est habitable : l’habitabilité de la planète Mars.

habitable adj. Qui peut être habité : les régions polaires sont difficilement habitables. Ant. Inhabitable. /

habitacle n. m. (lat. habitaculum). Demeure [poét.] : l'habitacle du Très-Haut. Mar. Boîte cylindrique, recouverte d’un capot en cuivre, où l’on renferme la boussole, les compensateurs, les fanaux d’éclaii-age, etc.

habitant [tan], e n. (de habiter). Qui réside habituellement en un lieu. Aux Antilles, planteur. Les habitants de l'air, les oiseaux ; des eaux, les poissons; des bois, les bêtes sauvages.

Habits : 1. Louis XIV; 2. Louis XV; 3. Louis XVI; 4. En 1793; 5. Directoire; 6. Empire; 7. Eu 1824 ; 8. En 1848; 9. De clieval; 10. De cérémonie, actuel; 11. D’académicien.

habitat ;(n]nm.

Ensemble des conditions physiques etgéographiques dans lesquelles vivent les espèces animales : les plaines de l'.isie furent le premier habitat du cheval.

habitat eur

n. m. Celui qui habite.

habitat ion

[si-on] n. f. (lat. habitatio). Lieu où l’on habite ; domicile, demeure, logement, maison: habitations l'ustique, de plaisance; les traces d'habitations lacustres sont fréquentes au bord des lacs suisses. Aux colonies, propriété rurale.

— ENCYCL.ElAnopr.

L’habitation Corres pond au degré de civilisation de ceux qui l’habitent. Les premières habitations des hommes ont été de grossiers abris de branchages, des demeures construites sur pilotis au bord des rivières et des lacs, ou bien des grottes ou des cavernes creusées naturellement au flanc des rochers. Aujourd’lmi’encore, on retrouve ces différentes sortes d’habitations primitives. C’est ainsi que les habitants de quelques régions sibériennes n’ont pour s’abriter que des huttes bâties avec des perches assemblées par le sommet et couvertes d’écoi’ces d' arbres et de mottes de gazon. La hutte d'hiver est creusée en terre et couverte de gazon. Quelquefois même, elle est faite de blocs de glace et de neige tassée. Les populations nomades vivent dans des habitations primitives (gourbis des Arabes, tentes des Fuégiens, huttes des Indiens). Chez les sauvages de la Nouvelle-Guinée, il existe encore des habitations lacustres pt, en certaines régions on rencontre même des habitations troglodytiques. En Orient, les relations sociales, à cause de la polygamie surtout, furent et sont encore souvent restreintes dans d’étroites limites. D’où les dispositions des maisons. C’est sur une cour intérieure que les appartements prennent l'air et la lumière. A l’extérieur, une seule porte d’entrée, et de rares ouvertures, soigneusement grUlées.

Au moyen âge, les demeures seigneuriales sont des châteaux forts (v. ce mot) ; les guerres incessantes obligent les cités ù se fortifier ; mais faute de terrain dans l’intérieur des fortifications, on se trouva forcé d’accroître la hauteur des maisons. Le rez-de-chaussée fut bâti en pierre, les étages supérieurs le furent en bois et s'avancèrent souvent en encorbellement sur la rue. A partir du xvins siècle, l’influence de plus en plus prépondérante de la classe bourgeoise dans la société éloigna les préoccupations d’art des demeures particulières au profit du confortable. De nos jours, c’est surtout au développement du bien-être et du confort intérieurs, jusque-là un peu délaissés, que les architectes se sont attachés, sans négliger d’aUleurs l’aspect artistique des con,struotions. V. maison.

— Dr. Le droit d'habilation n’est autre chose que le droit d’usage appliqué à l'habitation ; il s’établit, comme l’usufruit, par la loi ou par la volonté de l'homme. L’article 1370 du Code civil contient un exemple d’habitation légale au profit de la veuve, qui peut exiger l’habitation durant l’année à partir de la mort de son mari. Lorsqu’il procède de la volonté de l’homme, c’est par acte entre vifs ou testamentaire que le droit d’habitation est établi.

Un régime de faveur a été institué pour les habitations ouvrières ou à bon marché.

'L'habitation d bon marché est, au sens légal, la maison construite par un particulier ou une société pour être livrée ou vendue à des personnes n’étant propriétaires d’aucune maison, notamment à des ouvriers ou employés vivant principalement de leur travail ou de leur salaire. C’est aussi celle qu’a construite l’intéressé lui-même pour son usage personnel. L’habitation individuelle comprend le jardin qui en est l'annexe; l’habitation collective oa rurale comprend l’enclos y attenant, à l’exclusion des terres de culture. Les principaux moyens mis en œuvre sont les suivants ; 1“ organisation de comités locaux et d' un conseil supérieur des habitations à bon marché ; 2» fondation favorisée de sociétés spéciales ayant pour but les opérations relatives aux habitations à bon marché ; 3° ressources assurant les capitaux nécessaires aux opérations ; 4» accession et transmission de la propriété facilitées, en prémunissant l’ouvrier contre les risques de la vie par l’assurance et en conservant, en cas de mort du père, l'habitation à la famille ; B“ avantages fiscaux.

Un Conseil supérieur des habitations à bon marché est institué auprès du ministre du commerce, de l’industrie et du travail, auquel doivent être soumis tous les règlements à élaborer en exécution de la loi et, d’une façon générale, toutes les questions concernant les logements économiques.

Les comités de patronage des départements lui adressent chaque année, dans le courant de janvier, un rapport détaillé sur leurs travaux.

habitati'Vité n. f. Phrénol. Bosse située au milieu de l’occiput, et qui serait l’indice de l'amour du home, de la vie sédentaire et du pays natal.

habiter [té] v. a. et n. (lat. habitare). Faire sa demeure en un lieu ; demeurer ; habiter une jolie maison, dans une jolie maison. V. n. Fig. Exister de façon constante : le fanatisme et l'équité n'habitent pas ensemble. Bibl. Habiter avec, vivre conjugalement : Abraham habita avec .igar.

habituable adj. Que l’on peut habituer.

habituation [sf-on] n. f. Action d'habituer.

habitude n. f. (lat. habitude). Manière d'être usuelle. Coutume, usage. Disposition acquise par

des actes réitérés : contracter de bonnes habitudes, Pathol. Aspect, état habituel du corps. Loc. adv. : D'habitude, ordinairement. Prov. : L’habitude est une seconde nature, la force de l’habitude est irrésistible au point de nous faire agir malgré nous, comme le font nos instincts naturels.

— Encycl. Philos. L'habitude est une disposition durable et acquise à accomplir certains actes, à subir certaines influences ; on distingue en effet des habitudes actives (marcher, danser) et des habitudes passives (fumer, boire). L’habitude naît avec le premier acte ou la première influence subie. L’habitude crée un besoin. Le rôle de l’habitude est considérable, tant au point de vue individuel qu’au point de vue social. Si l’habitude n’économisait pas la dépense d’énergie musculaire et nerveuse, les actes les plus simples, s’habiller, marcher, absorberaient tout notre temps. L’habitude est un admirable instrument de conservation et de progrès. Sous le rapport psychologique, l’habitude émousse les facultés passives (sensibilité) et fortifie les facultés actives (intelligence, volonté). L’instinct a été regardé parfois comme une habitude héréditaire.

habitudinaire [nè-re] n. Théol. Celui qui commet habituellement les mêmes péchés.

habitué, e n. Qui fréquente habituellement un tieu : les habitués des courses, d’un café.

habituel, elle [tu-èl, è-le] adj. Qui est passé en habitude : inconduite habituelle. Ant. Inaccoutumé, inusité, exceptionnel, normal.

habituellemeut [è-le-man] adv. Par habitude. Fréquemment, à l’ordinaire.

habituer [tu-é\ v. a. Accoutumer, faire prendre l’habitude : habituer un cheval au bruit. S’habituer V. pr. Contracter l’habitude ; se familiariser avec une chose : s'habituer au bruit. Ant. Déshabituer, désaccoutumer.

habitus [£mss]’ n. m. fm. lat.). Aspect extérieur, manière d’être habituelle du corps.

*hàbler [blé] v. n. (de l’esp. hablar, parler). Pai> 1er beaucoup, avec vanterie, exagération.

^hâblerie [rî] n. f. (de hâbler]. Discours plein de vanterie, d’exagération : les hâbleries des chasseurs.

*hâbleur, euse [eu-zé\ adj. et n. Qui a l'habitude de hâbler, de se vanter.

*habous ou habbous [6otts.s] adj. et n. m. Institution de di-oit musulman, d’après laquelle le propriétaire d’un bien le rend inaliénable pour en affecter la jouissance au profit d’une oeuvre pieuse ou d’utilité générale. Syn. wakouf.

— Encycl. Le produit des habous, qui sont de véritables biens de mainmorte, est généralement affecté à l’entretien des mosquées, aux besoins de l'enseignement , à la rémunération des magistrats, etc. C’est ainsi que les trois quarts des immeubles de Turquie appartiennent encore aux mosquées. En Algérie, les biens habous ont été rattachés au Domaine, qui s’est chargé d’assurer les besoins auxquels les habous étaient affectés.

habOUSant [zan] n. m. Celui qui jouit d’un habous.

haboUsé [aê], © adj. Constitué sous forme de habous.

Habra (oued), rivière d’Algérie (prov.d’Oran),qui se joint au Sig pour former la Macta ; cours 240 kU. Sur les bords de l’Habra, le maréchal Clausel battit Abd-el-Kader (1833).

habrocère n. m. Genre d’insectes coléoptères brachélytrcs, comprenant de petites formes courtes, dont on connaît deux espèces. (L’une d’elles vit en France, sous les mousses.)

Habsbourg [bour] (maison de), ancienne famille d’Allemagne, ori^naire de la Souabe, qui a eu une fortune prodigieuse. Elle tire son nom d’un château fort de Suisse, dans le canton d’Argovie, conquit avec Albert le Riche (1183) des territoires considérables en Suisse et en Alsace, et parvint au trône impérial avec Rodolphe de Habsbourg, dont les descendants ont occupé le trône impérial d’Allemagne, les royautés de Bohême, de Hongrie, d'Espagne, les domaines autrichiens, les Pays-Bas, une partie de l’Italie, le Nouveau-Monde, et en dernier lieu avec le titre d'empereur d'Autriche, la monarchie austro-hongroise.

Ha<bsheim ’^ha-im'], comm. du Haut-Rhin, arr. de Mulhouse ; 2.024 h. Ch. de f.

HacCOUrt, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège) ; 2. 230 h.

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