‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1002 sur 1225 · HAD · texte numérisé non relu

HAD

Haceldama (en h6br. Champ du sanfi], champ situé aux environs de Jérusalem, acheté, suivant la légende, avec le prix de la trahison de Judas. Il sert de lieu de sépulture pour les étrangers.

''‘liacliage n. m. Action de hacher. Son résultat ; le hachage des feuilles de tabac.

*liacliard [char] n. m.

Cisailles à couper le fer.

*liaclie n. f. (bas ail. hache).

Instrument tranchant, qui sert à fendre, à couper, à façonner grossièrement le bois, etc. :

Charles d'Angleterre périt par la hache. Hache d'armes, hache dont se servaient autrefois les gens de guerre ; hache dont on se servait dans les combats à l'abordage. Fait, Hachards ; 1, 2. De serrutaillè à coups de hache, fait rierj 3. De zingueur, grossièrement. Allus. hist. Ne

touchez pas à la hache, paroles par lesquelles Charles I»r interrompit le discours qu’il prononçait sur l’échafaud, en voyant s’approcher quelqu’un de la hache du bourreau. (On les rappelle à propos d’un objet, d’une Institution, etc., qu’il faut entourer d’un respect sacré.) ’V. Ténés.

— Encycl. Archéol. La hache a été l’un des premiers outils et l’une des premières armes dont l’homme ait fait usage. Aux temps préhistoriques, les haches étaient de pierre éclatée ou grossièrement taillée. A ces instruments primitifs succédèrent des haches de bronze. Chez les Grecs et les Romains, la hache était à la fois un outil et une arme. La hache d’armes est une arme de main, sorte de cognée à fer simple ou à deux ailes, qui fut en usage à la guerre depuis les temps les plus reculés jusqu’au xvii« siècle, et dont l’usage se continue encore en certaines régions indo-persanes. A partir

Haches d'armes : 1. De silex ; 2. De licteur romain ; 3. Gauloise bipenne ; 4. Franque ; 5. Danoise (xiii” s.) ; 6. Du XIV” siècle ; 7. De pierre (des sauvages du Pacifique) ; 8. De sapeur. — Haches (techn.) : 9. De bûcheron ; 10. A fendre ; 11. De tourneur ; 12. Marinière ; 13. D’élagueur ; 14. D’incendie ; 15. De maçon ; 16. Herminette.

du XV” siècle, les haches ne sont plus employées que par les hommes d’armes ; ce sont des armes d’arçon, à manche court et léger. Les dernières haches dont on s'est servi à la guerre sont celles des sapeurs et des marins ; dites TiacAes d'abordage, ont remplacé les anciens coutelas des gabièrs.

*liacllé, e adj. Coupé en menus morceaux : donner de la viande hachée à un malade. Déchiqueté. Fig. Style haché, en phrases coupées très coui-tes. Couvert de hachures ; dessin haché.

*liaclie-bacllé, e adj. Se dit d’une broderie où les plis et les ombres sont imités par de longs poils de soie.

*liaclie-éCOree n. m. invar. Outil de tanneur, qui sert à couper en petits fragments l’écorce des chênes. Machine servant au même usage.

— Encycl. Techn. Cette machine, destinée à hacher l'écorce de chêne pour l'obtention du tan, est constituée par un tambour cylindrique tourn.ant horizontalement à une grande vitesse et garni suivant ses génératrices de lames tranchantes. Il coupe l’écorce placée sur une table métallique.

Deux cylindres cannelés, doués aussi d'un mouvement de rotation, pressent et amènent progressivement l’écorce contre les couteaux.

*liache-fourrage n. m.

inv. Instrument employé pour Hache-légumes : 1. A mohacher menu le fourrage des- lettes ; 2. .A couteau, tinè aux animaux malades.

*liaclie-légunies n. m. invar. Instrument pour couper menu les légumes.

*liaclie-mais n. m. invar. Instrument pour hacher le maïs vert.

— Encycl. On fait usage de cet instrument pour débiter les tiges de maïs en menus fragments, quand il s'agit de les ensiler. Construit à peu près sur les mêmes données que le hache-paille, le hache-maïs est souvent pourvu d'une trémie qui forme élévateur centrifuge, et permet de pi'ojeter les fragments cou¬

pés jusque dans le silo, où on les répartit en couches uniformes.

*liacliemeilt [man] n. m. Action de hacher. Blas. Syn. de lambrequin.

*haclie-paille n. m. invar. Instrument servant à hacher la paille, le fourrage.

— Encycl. Les hache-paille sont constitués par une gouttière- horizontale, dont le fond est une toile sans fin glissant sur un double tambour. On dispose dans cette gouttière les pailles, foins, sarments, etc. que l'on veut débiter, et la toile les entraîne lentement. A l'exu'émité de cette gouttière , tourne un volant, dont les rayons sont munis de lames qui rognent régulièrement ce qui dépasse de paille. Le maniement de ces machines réclame une attention soutenue, en raison des chances d’accident possibles :

le manœuvre qui guide la paille vers les couteaux peut être distrait, et sa main s’engageant trop loin, être mutilée. Aussi les hache-paille les plus récents, fout au moins les plus rationnellement construits, sont-ils munis d'un dispositif qui empêche l’ouvrier d’être victime d’accidents de ce genre.

’^’liaclier [ché] v. a. (de hache). Couper en petits morceaux ; hacher de la viande. Découper maladroitement : hacher un rôti. Endommager en déchiquetant : la grêle hache les vignes. Couvrir de hachures : hacher un dessin. Fig. et fam. Hacher de la paille, parler allemand ; parler avec la prononciation allemande. Se faire hacher, se faire tuer jusqu’au dernier. Fig. 'Tout braver, tout subir, plutôt que de céder. *hacliereau [rô] ou haclieron n. m. Petite hache en forme de marteau, munie d’un tranchant d'un côté. Petite cognée.

*h.aclie-sarnient ou bacbe-sarments

n. m. Machine pour hacher les sarments.

, *bacbette [chè-te] n. f. Petite hache. Ichtyol.

Hache-paille,

Hachettes : 1. A cales ; 2. Forme cognée ; 3. De tourneur ; 4. De boiseur ; 5. De forestier ; 6. De fumiste ; 7. De campement ; 8. De paveur en bois.

Nom vulgaire d'une ablette. Enlomol. Papillon du groupe bombyx.

Hacbette (Jeanne Laisné, dite Jeanne), héroïne française, née à Beauvais vers 1464 .Elle est célèbre par la part qu’elle prit à la défense de sa ville natale, assiégée par Charles le Téméraire en 1472 ; elle renversa d’un coup de hachette (d’où son nom) le porte-étendard bourguignon.

Une statue en bronze, œuvre du sculpteur Debay, lui a été élevée à Beauvais.

Hacbette

( Louis - Christophe - François ) , libraire éditeur français, né à Rethel, m. à Paris (1800-1864).

Hacbette (Jean- Nicolas-Pierre), géomètre français , né à Mézières, m. à Paris (1769-1834). Mem- Statue de Jeanne Hachette, bre de l’Académie à Beauvais,

des sciences (1831).

*bacbeur n. m. Ouvrier qui prépare les laines pour être employées aux tapisseries.

*baebe-viaiide n. m. invar.

Instrument pour diviser la viande en menus fragments.

*bacbis [cAi] n.m. Mets fait de viande hachée.

*bacbiscb, basebiseb ou

baebicb[cAtcA’J Hache-viande,

n. m. (m. arabe).

Chanvre. Composition qui se tire du chanvre indien et jouit de propriétés excitantes, enivrantes et narcotiques : les Arabes fument, mâchent le hachisch.

— Encycl. Très anciennement connu des Orientaux, et encore actuellement absorbé (fumé ou mâché) par certaines populations musulmanes, le hachisch jouit de propriétés stimulantes et inébriantes ; il provoque une torpeur et des sensations agréables, avec, parfois, des haliucinations et. plus rarement, le délire furieux. Son usage habituel conduit, du reste, à la folie. Les Arabes en font un ex¬

trait gras, avec lequel ils préparent certaines compositions où entrent aussi la pistache, la cannelle, le poivre, la muscade, le sucre, etc. C’est le dawamesk, connu dans tout l’Orient. Les propriétés du hachisch sont dues à un alcaloïde, la cannabine. La médecine actueUe l'emploie encore dans certaines affections (asthme, hystérie, chorée, tétanos, etc.), ♦baebisebin

[cAt-cAm] n. m. (m.

arabe dont ou a fait assassin. [V. c e mot .)) Fanatique soumis au Vieux de la montagne.

Homme qui consomme du hachisch.

*bacbiscbisnie [cAi-cAis-nie ] Hachoirs : 1. De charcutier; 2. De n. m. Intoxication boucher,

par le hachisch.

*bacboir n. m. Table sur laquelle on hache les viandes. Couperet pour hacher.

*bacbot [cAo] n. m. Petite hache.

*bacbotte [cAo-te] n. f. Outil de tonnelier, pour tailler les douves ; de couvreur, pour taülerles lattes et les ardoises.

*bacburateur n. m. instrument de dessin, servant à tracer les hachures équidistantes.

*bacbure n. f. Traits qui, dans le dessin et la gravure, marquent les ombres, les demi-teintes.

— Encycl. Topogr. Les hachures, en topographie, ont pour objet de figurer la forme du terrain, et de donner sur les pentes des notions approximatives.

L'espacement des hachures est en raison inverse delà rapidité des pentes, et égal au quart de la distance prise entre deux courbes consécutives (loi du quart). Cette règle, particulièrement dans la carte d’état - major au 1/80.000”, n’est d’ailleurs pas toujours appli- Hachures : 1. Linéaires-; 2. A main levée; quée stricte- 3^ topographie,

ment , et on

s'attache à donner un figuré expressif, plutôt qu’exact, du terrain.

Hacby, oomm. de Belgique (Luxembourg, arr. d’Arlon), près de la Semois ; 1.840 h.

bacieuda [si-in] n. f. (m. espagn.). Dans l’Amérique espagnole, habitation accompagnée d’une exploitation rurale.

*back [hak] n. m. (m. angl., abrév. de hacknexj)- Turf. Cheval de service, dont les propriétaires d'écuries de chevaux de courses et les entraîneurs se servent pour surveiller le travail de leurs chevaux à l’entrainement. (Les hacks sont des métis, dont l’un des parents est un pur sang.)

*bacliery n. m. sorte de charrette traînée par des bœufs, en usage dans TInde, surtout au Bengale.

Hacklsender [lèn-dèr] (Frédérie-GuiUaume), romancier allemand, né à Burtscheid, m. à Léoni jl816- 1877).Onluidoitdevivants Tableauxde lavie militaire entemps depaix, -dearomsais : leJHomentdubonheur, etc.

backney [né] n. m. (m. angl., tiré du franç. haquenée). En Angleterre, cheval de trait léger et, par ext., cheval de louage.

HaCQUe'V’ille, hameau de la comm. de Saint- Nicolas (Manche), à 2 kil. de Granville. Petite plage pittoresque.

Hadamar (Jacques), mathématicien français.né à Versailles en 1863. On lui doit de remarquables travaux sur la théorie des nombres et les différentes branches de l’analyse. Membre de l’Académie des sciences (1912).

HaddiU^OIL [din'-gton'], v. d’Ecosse, ch.-l. du comté d’Haddington, sur la Tyne ; 6.000 h. Distillerie ♦baddoeb ou badot n. m. (m. ançl.). Poisson de la famille des morues (gadus æglefinus), qui se consomme le plus souvent fumé. (Le finnan haddock, provenant de Finnan, dans le Kincardlneshire, est le plus estimé.)

*badela interj. Manèg.

Cri par lequel on avertit le cheval de se ranger à droite ou à gauche.

HadeU (Francis Seymour), chirurgien et graveur anglais, né à Londres 1818-1910) ; un des rénovaeurs delagravureoriginale en Angleterre.

badèue n. f. Genre de lépidoptères, comprenant des noctuelles dont on connaît une soixantaine d'espèces européennes : les hadènes vivent sur les plantes fourragères et potagères.

Hadès ou Adès [dèss], dieu grec des Enfers, époux de Perséphone. Séjour des Morts ; les Enfers.

Hadès fut identifié plus tard avec le Pluton des Romains. (V. Pluton.)

Hadîn^ (Jeanne - Alfrédine Tréfourf.t. dite Jane), actrice française, née à Marseille en 1869. Elle conrnte parmi ses plus célèbres créations ; le Maitre de Forges, Sapho, la Comtesse Sarah, etc.

*badit [dit'] n. m. Série des traditions relatives à la conduite de Mahomet. (Les hadits constituent la seconde source de la législation coranique après le Coran, qu’ils complètent. Au ni” siècle de Thégire, deux savants, Moshin et Bokhari, les rangèrent d'après les sources d’où ils proviennent.)

Hadès (villa Borghèse, à Rome).

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