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HAR
■était employée jadis par les policiers allemands ■pour appréhender les étudiants tapageurs. *liappe-lapill ha-pe] n. ni. Gourmand, fripon. *liappelourde [ha jie\ n.r. ;dc happer, et lourd, éans le sens de attrape-nigaud}. Pierre fausse ayant l'apparence d'une pierre précieuse. Cheval de belle apparence, mais sans vigueur. Personne qui n’a que l'apparence.
*liappeilleilt[/ia-pe-man] n. m. Action de happer. Adhérence de certains objets sur la langue.
*liapper [ha-pé] v. a. (du holl. happen, mordre). Saisir en ouvrant et refermant brusquement la bott- ■che, la gueule, le bec. Fig. Saisir brusquement. V.n. S'attacher à : l'argile sèche happe à la langue.
*liappe'Ur {ha-peur] n. m. Instrument pour maintenir réunies des notes, des lettres, etc.
liaptodèrG n. m. Genre d'insectes coléoptères ■carnivores, comprenant une quinzaine d'espèces des régions montagneuses boisées.
*liaC[Ue n. f. Plantoir pour la vigne. Harengs é la hague, harengs salés et préparés pour servir é’appâts.
♦haquebute ou hacquebute [ha-ke] n. f.
Arquebuse primitive, arme de rempart à croc. *liaquebutier [ha-ke-bu-ti-é] n. m. Homme de guerre armé de la haquebute.
*liaquené6 [ke-né] n. f. Jument qui va l’amble, monture de dame autrefois. (’Vx.) Pop. Femme dégingandée.
*liaquet [kè] n. m. Charrette étroite, longue et sans ridelles.
— Encycl. Econ. rur. On emploie le haqnet poulie transport des tonneaux. Ce véhicule, dont la caisse est à claire-voie, a de longs brancards solidaires l'un.
Haquet.
de l'autre et reliés aux limons par un axe transversal autour duquel peuvent pivoter ces pièces. L'arrière de la voiture s'incline ainsi jusqu’à terre, ce qui permet de monter ou de descendre les tonneaux en enroulant ou déroulant une corde double autour d'un treuil à main.
*baquetier [ke-ti-é] n. m. Conducteur d'un haquet.
*iiara-lî.iri n. m. (m. japonais). Mode de suicide propre au Japon et qui consiste à s'ouvrir le ventre.
— Enoycl. Le hara-kiri, sous sa forme obligatoire, a été jusqu’en 1868 un privilège réservé aux samouraïs passibles de la peine capitale. Le hara-kiri volontaire que se donne un Japonais par désespoir, pour venger son honneur, pour accompagner dans la mort un chef aimé, est à peu près abandonné. Pourtant, en 1912, le maréchal Nogi et sa femme ont fait hara-kiri le jour des funérailles de l’empereur Mutsu-Hito.
Harald, nom de plusieurs rois de Danemark, de Suède et de Norvège. Le plus fameux, le roi de Danemark Harald VI, dit BÎatann (à la dent bleue) (9i 0-987), fut l'allié des Normands ; il envoya dans le bassin de la Seine, en 963, une expédition qui commit de terribles déprédations. — Harald III de Norvège, dit Hardrade (sévère) [1015-1066], échoua dans sa tentative pour conquérir l’Angleterre avec Tostig, et fut vaincu et tué par Harold à Stamford Bridge.
*liaram [ram"] n. m. Voile dont les femmes mauresques se couvrent la figure.
*liarailgue [ran-ghe\ n. f. (de l’anc. h. allem. hring, assemblée). Discours prononcé devant une assemblée, des troupes, etc. : la tribune aux harangues d'Athènes s'appelait le Pnyx. Fam. Discours ennuyeux, réprimande fatigante.
^Haranguer [ghé] v. a. Adresser une harangue à quelqu’un : haranguer une assemblée, ^liaranguet n. m. v. harenguet, *harangueur, euse [gheur, eu-ze] n. Qui harangue. (Se dit généralement en mauv. part.) *tiaras fî'a] n. m. (del’ar. faraz, cheval). Etablissement où iW entretient des étalons et des juments, pour propager et améliorer la race.
— Encycl. Le mot haras désignait primitivement les troupeaux d'étalons et de cavales qu’on laisse se reproduire en liberté, comme en Arabie, dans rukraine et le Turkestan. Par extension, le mot s’applique encore à tout domaine ou étendue de pâturages que l’on consacre uniquement à l'élevage du cheval.
On distingue les haras sauvages, les haras parqués, et les liaras privés, suivantJe degré de liberté laissée aux animaux. En France, il existe des haras privés pour l’élevage du pur sang de course ; dans ces haras stationnent des étalons de grande valeur ; mais l’Etat entretient des haras pour l'amélioration des races chevalines.
Les haras nationaux, sauf celui de Pompadoiir, qui renferme des étalons et des poulinières, sont à proprement parler des dépôts d'étalons. Ils sont au nombre de vingt- quatre, groupés en six arrondissements d'inspection générale.
Arrondissements d'inspection 1er arr. (Rouen). Dépôts d’étalons d’Angers, Le Pin et Saint- Lô.
2« arr. (Bourges). Dépôts d’étalons d’Annecy, Besançon, Blois, CUiny.
30 arr. (Nantes). Dépôts d'étalons d'Henn^ont, Lamballe, Saintes, La Roche-sur- Yoh.
4e arr. (Agen). Dépôts d’étalons de Libourne, Pau, Tarbes, Villeneuve-sur-Lot.
5e arr. (Clermont-Ferrand 1. Haras de Pompadour et dépôts d'étalons d'Aurillac. de Rodez, de Perpignan : stations permanentes d'Ajaccio ; Algérie et Tunisie.
6c arr. (Châlons-sur-Marne . Dépôts d’étalons de Compïègne, Montier-en-Der, Rosières-aux- Salines, Strasbourg.
Dans ces établissements sont élevés des étalons qu’à l'époque de la monte on répartit dans un certain nombre de stations, où ils sont, moyennant redevance. à la disposition des éleveurs.
La jumenterie de Pompadour élève des juments exclusivement consaci'ées à la production du cheval de sang arabe et anglo-arabe.
L’administration des haras forme une des directions du ministère de l'agriculture.
Le conseil supérieur des haras donne son avis dans les questions importantes du service sur lesquelles il est consulté.
Le personnel comprend un directeur-inspecteur général, des inspecteurs généraux (un à la tête de chaque arrondissement), des directeurs de dépôts d’étalons, des sous-directeurs agents comptables, des surveillants, des vétérinaires (tous ces agents, à l'exception des vétérinaires, sont recrutés à l’école nationale des haras du Pin), des brigadiers-chefs, des brigadiers, palefreniers et élèves palefreniers (ce personnel subalterne se recrute parmi les anciens militaires retraités ou réformés n" 2).
*liarassailt [ra-smij. e adj. Qui cause des fatigues continuelles et excessives.
*liarasse [?'fl-se] n. f. Cage en osier ou caisse à claire-voie, servant à emballer le verre, la porcelaine.
^liarassement \rase-man] n. m. Fatigue extrême.
^Harasser [ra-sè] v. a-
Lasser, fatiguer à l’excès-
Haraucourt (Edmond). romancier et poète français, né à Bourmont (Haute -Marne ). en 1857 ; conservateur du musée de Cluny, auteur des recueils lyriques : l'Ame nue. Seul, du drame la Passion, etc.
Son Bondel de V Adieu est souvent cité. Haraucourt.
Harbonnières ,
comm. de la ^omme, arr. et à 27 kil. de Montdidier; 1.690 h. Ch. de f. Fromages. Partiellement détruite au cours de la Grande Guerre.
Harbourg [bour], v. d'Allemagne (Hanovre), sur l'Elbe ; 67.000 h. Métallurgie, machines, produits chimiques.
’^h.arCClage n. m. Action de hai’celer.
*liarcelant [lan], eadj. Qui harcèle.
*liarcèl6IIieilt [man] n. m. Action de harceler. ^Harceler [lé] v. a. (de herser. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette : il harcèle.) Importuner, provoquer : harceler quelqu'un de demandes. Fatiguer par des attaques réitérées : les guérillas harcelaient les Français pendant V expédition d'Espagne,
^tiarcèleriô n. f. Action, habitude de harceler. *liarCGl6ur, euse [eu-ze] adj. et n. Qui harcèle : des doutes harceleurs. (Peu us.)
Harebies, comm. de Belgique (Hainaut, arr. d’Ath), sur l’Haine; 1.800 h. Carrières.
Harcourt [kour] (Henri de Loriiaine, comte d’i, dit Cadet là Perle, célèbre capitaine français, qui se distingua en Italie et en Catalogne (1601-1666).
Harcourt [kour] td’), célèbre famille française, comprenant les deux branches de Montgomery et de Beuvron. A cette dernière appartient Henri, maréchal de France, qui se distingua à Nerwinden, puis comme ambassadeur à Madrid, où il amena Charles II à donner son héritage au duc d’Anjou (1654-1718).
Harcourt (slr William), homme politique anglais, né à York, m. à Nuneham Park (1827-1904) ; collaborateur de Gladstone et de Rosebery, leader du parli libérai de 1893 à 1898.
Harcourt (Eugène, comte d’), chef d'orchestre français, né à Paris, m. à Locarno (1855-1918).
Hardanger-fjord, un des plus remarquables •fjords de la côte méridionale de la Norvège ; 140 kil. de développement dans l'intérieur des terres. *harde n. f. (goth. hairda). Troupe de bêtes fauves, d’oiseaux de proie : une harde de cerfs.
■•■harde n. f. (de harl). Lien avec lequel on attache les chiens quatre à quatre ou six à six. Harde de chiens, réunion de plusieurs couples de chiens.
*hardéadj. m. iorig. inconnue). Œuf hardé, ceuf pondu sans coquille.
*hardcau [dd] n. m. Corde qui sert à manoeuvrer le frein d'un moulin.
IlardCCOUrt-aux-Bois, comm. delà Somme, arr. et à 13 kilom. de Péronne. non loin de la Somme canalisée ; 290 hab. (en 1914). Les Allemands, arrivés à lîardecourt en septembre 1914, en ont été chassés le 8 juillet 1916 par les Français. Repris en mars 1918 par les Allemands. Hardecourtaux-Bois, situé tout près du bois des Trônes, a été reconquis par les Alliés le 28 août. Ce village n'exisle plus.
*hardécs [dé] n. f. pl. Petites branches des taillis que les cerfs, etc., brisent avec leurs bois en allant vlander,
*hardolée [lé] n. f. Paquet attaché au bout d'une corde qui sert à le porter.
*hardeUe [dè-ie] n. f. Yéner. Mauvaises hardes de chiens courants.
Harden (Isidore WiTKOwsKi, dit Maximilien), journaliste juif allemand, né à Berlin en 1861, fondateur de la Zukunft, où il a attaque violemment Guillaume II et son entourage.
Hardenbsrg ' dèn-hèrgh] (prince Charles-Au. guste de;, diplomate, né à Easenroda (Hanovre),
m. à Gênes (1750-1822i, au service de la-Prusse, qu’il représenta au Congrès de Vienne. Il réforma profondément les institutions prussiennes.
Hardenberg (Frédéric, baron de). V. Novalis.
^barder [dé] v. a. (de harde et hart). Attacher les chiens par quatre ou par six, a\’ec la harde, liarder les peaux, les adoucir en les faisant passer dans un hart.
*hardes n. f. pi. (anc.
fr. fardes). Ensemble des effets, de l'habillement servant à l'usage ordinaire.
*hardi, e adj, (du goth.
hardus, dur). Qui n'est point arrêté par le péril ; auda- Hardenberg.
deux, courageux, intrépide :
le grand Condé était un capitaine hardi. Effronté : page hardi. Qui dénote l'assurance : contenance nardie. Conçu, exécuté avec audace : projet hardi. Pensée hardie, pensée heureuse, quoique en dehors d» la règle commune. Blas. Attribut du coq représenté avec une patte levée, le bec ouvert et les plumes hérissées. Ant. Timide, pusillanime, *hardi n. m. Ancienne monnaie qui valait trois deniers.
Hardie (James Keir), homme politique travailliste anglais, né dans le Lanarkshire (1856-1915), ancien mineur, fondateur de ïlndependent Labour Parti/, en 1893.
*hardier [di-é] n. m. En Alsace et en Lorraine, pâtre, berger.
*hardiesse [di-é-se] n. f. Nature d'une personne ou d'une chose hardie. Fig. Exécution hardie ; hardiesse de pinceau. Elévation des pensées, du style. Intrépidité, effronterie, indécence. Ant. Timidité. *hardillier [il mil., é] n. m. Crochet de fer dont dont on se sert dans la tapisserie de haute lisse.
^hardiment [man] adv. Avec hardiesse : s'élancer hardiment au danger. Ant. Timidement.
Harding (Warren), président des Etats-Unis, né à Blooming Grove (Oliio), m. à San-I'T-ancisco (1865-1923): candidat des républicains ; élu en 1920, en remplacement de Wilson.
Hardinge dePensburst (sir Charles, vicomte), diplomate anglais, né en 1858, vice-roi des Indes en 1910, ambassadeur à Paris en 1920 .
*bard labour [Aard’-
lè-beur] n. m. (angl. Aard, dur, et labour, travail).
En Angleterre, peine afflictive qui consiste dans l'accomplissement forcé des Hardintr.
travaux les plus pénibles. ®
*bardoiS [doi] n. m. pl. Petites^bi’anches d'arbre que le cerf froisse avec son bois.
Hardouin (Jean), savant jésuite, né à Quimper, m. à Paris (1646-1729) ; auteur d’une Collection des conciles.
Hardouin (Jacques), historien et érudit français, né à Tours, m. à Versailles (1686-1766;, précepteur des filles de Louis XV.
Hardouin (Jules), v. Mansart.
Hardt, massif boisé de la Bavière-Rhénane. qui prolonge les Vosges au N. (680 m. d’alt. maximum). Riches vignobles sur le versant rhénan.
Hardtvar [ou-ar], v. de TInde anglaise tprov. du Nord-Ouest), sur le Gange ; 30.000 h. Célèbre pèlerinage.
Hardy (Alexandre), poète dramatique français, né à Paris (1570-163iU II composa près de sept cents pièces assez médiocres ; mais, en supprimant les chœurs, en fortifiant l’action, il contribua à fixer la forme de la tragédie classique. Citons de lui : Didon, Mariamne, etc.
Hardy (Auguste-François), botaniste et horticulteur français, né à Paris, m. à Versailles (1824- 1891Ï. Premier directeur de Técole nationale d'horticult\ire de Versailles (1873).
Hardy (Thomas), romancier et poète anglais, né à L'pper Bockhampton, près de Dorchester, en 18-10, auteur de : Loin de la foule insensée, de Tess of lhe d'Urbervilles. de Jude l'Obscur, etc., œuvres pessimistes et puissantes, d une grande vérité d'observation, qui le placent au premier rang des romanciers anglais de son temps.
*ïiare interj, et n. m.
Cri que pousse le valet de limier pour exciter son chien.
*barem [rê?»’] u. m.
(de l'ar. haram, chose saci'êe). Appartement des femmes, chez les musulmans, et, par ext., le palais du Grand Seigneur. Ensemble des femmes qui habitent le harem.
— Encycl. Dans le harem, les femmes vivent dans la ch'iustration la plus absolue, sous la garde d'eunuques : elles ne sortent guère que pour aller faire visite aux femmes d'un autre harem, ou pour se rendre aux bains ; encore ne peuvent-elles le faire que le visage recouvert d'un voile épais et accompagnées d'un ou plusieurs eunuques. Elles passent leur temps à se parer, fumer le narghileh et surtout à jouer avec leur.s enfants comme avec des poupées: encore leur retire-t-on les garçons de bonne heure. Le harem du Grand Seigneur était na^'uère l'un des plus considérables qui aient jamais existé. Le sultan pouvait avoir de quatre à sept femmes légitimes ikadin et un nombre indéfini de concubines ’odalik]. I.a kadin dont le fils monte sur lè trône devient validèh sultane (sultane mère).
Th. Hardy.