‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1036 sur 1225 · h. Mine de houille · texte numérisé non relu

h. Mine de houille

Hekelgbem, comm.

de Belgique (Brabant, arr.

de Bruxelles) ; 2.560 h. Huileries.

Hel, déesse ou géante de la mort, dans la mythologie Scandinave.

bélamys [mfssj n. m.

Genre de rongeurs du Cap, voisins des gerboises, bélarctos [farfe-loss]

n. m. Sous-genre d'ours de la Malaisie, désigné plus souvent sous le nom d’ours des cocotiers. (L’hélarctos est le plus petit des ours ; il est brun et porte un croissant de poils jaunâtres sur la poitrine.)

bêlas ! [fnss] (de hé, et las) interj. de plainte : hélas / quel malheur l N. m. Fam. : Faire de grands hélas!

Helcbin, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Courtrai), sur l’Escaut; 1.330 h.

belcologie [j{] n. f. (du gr. helkos, ulcère, et logos, traité). Traité des ulcères.

bclcOU n. m. Genre d'insectes hyménoptères térébrants. comprenant une douzaine d’espèces de 1 hémisphère boréal, parasites deslarvesdediverslongicornes. beleose [kô-ze] n. f. ulcération, belcosol [zol] n. m. Pyrogallate de bismuth, employé comme antiseptique.

Helder [dér] (Le), v. forte des Pays-Bas (Hollande- Septentrionale), sur la mer du Nord ; 30.000 h. Port militaire ; grands établissements maritimes. Tanneries, brasseries. C’est en face de la côte du Helder qu’eut lieu, le 21 août 1673, une bataille navale restée indécise, entre la flotte franco-anglaise de d’Estrées et l’escadre hollandaise de Tromp et Ruyter. Pris par les Anglais en 1799, Le Helder fut repris par le général Brune.

Heldergem, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. d’Alost) ; 1.350 h.

Helena, v. des Etats-Unis, capit. de l’Etat de Montana ; 14.000 h. Scieries.

Hélène, princesse grecque, célèbre par sa beauté. Fille de Léda, sœur de Clytemneslre, de Castor et de Pollux, épouse de Ménélas, elle fut enlevée par Paris, ce qui détermina l’expédition des Grecs contre 'Troie. Après la mort de Pâris, elle

HÉL

HÉL

épousa le frère de ce dernier, Deïphobe, qu’elle livra aux Grecs lors de la prise de Troie. Elle fut reprise par Ménélas, qui la ramena à Sparte.

Hélène {Enlèvement d'), chef-d’œuvre du Guide (Louvre). Ce tableau a été célébré en vers, en prose et en plusieurs langues par une foule d’écrivains contemporains du Guide. (’V. p. 1097.)

Hélène, tragédie d’Euripide, dans laquelle le poète s'écarte beaucouç de la légende homérique. Il suit une autre tradition d’après laquelle la véritable Hélène serait demeui'ée cachée en Egypte, tandis que Pâris n’aurait enlevé qu'un simulacre d’Hélène (412 av. J.-C.).

Hélène (sainte), femme de Constance Chlore et mère du grand Constantin, née vers 247, morte à Rome en 327. Elle contribua pour une grande part à la conversion de son fils ; elle entreprit à Jérusalem les fouilles qui aboutirent à la découverte de la vraie croix. Fête le 18 août.

Hélène, princesse de Monténégro, reine d’Italie, née à Cettigné en 1873, mariée en 1896 à 'Victor- Emmanuel III.

tlélénie [ni] n. f. Genre de composées hélianthées, originaires d'Amérique, et que l’on cultive dans les jar dins d’Europe comme ornementales.

hélénine n. f. sorte de camphre, que Ton retire de la racine d’aunée.

Syn. ALANTOLACTONE.

Hélénus [nuss], habile devin troyen, fils de Priam et d’IIécube. Devenu Teselave de Pyrrhus, il hérita à sa mort du royaume d’Epire et épousa Andromaque.

héléoplancton [kton] n. m. (du gr. heleos, marais, et de lanct on) .

lancton des étangs, des mares et , en général, des pièces d’eau sans profondeur.

hélépole n. f. (du gr.

helein , prendre, et polis, ville). Tour de siège des anciens, inventée par Démétrius Poliorcète, et que Ton avan- Hélépole.

çait jusqu’au

pied des remparts des villes que Ton assiégeait.

héler [U] v. a. (de Tangl. to hall, appeler. — Se conj. comme accélérer.) Appeler, interroger un navire, une embarcation. Appeler de loin en général : héler un cocher. ,

Helesmes, comm. du Nord, aiT. et à 15 kil. de Valenciennes ; 1.660 h. Ch. de f. N.

HelfentSWil, comm. de Suisse (cant. de Saint- Gall) ; 1.250 h. Broderies, agriculture, fromageries.

HelgSiUd, moine et historien français de Fleury, m. après 1042 ; auteur d’un Abrégé de la vie du roi Robert le Pieux, son contemporain.

Helgoland [héi-gho-land] ou Héligoland fé, lan], île allemande, dans la mer du Nord; 2.350 h. Magnifiques falaises calcaires, que la mer ronge incessamment. Danoise en 1714, elle passa en 1807 à l'Angleterre, qui la céda à l’empire allemand en 1890. Combat naval du 28 àoût 1914 entre les flottes anglaise et allemande, au désavantage des Allemands. Le traité de Versailles du 28 juin 1919 laisse Helgoland à l'Allemagne, mais Tobiige à la démanteler complètement. C’est ce qui a été fait sous la surveillance d'une mission militaire et navale interalliée.

Héli, juge et grand prêtre des Juifs. H éleva le jeune Samuel et mourut de douleur en apprenant la prise de Tarche par les Philistins (xii® s. av. J.-C.).

HéliadeS (les), fllles du Soleil et sœurs de Phaéton, changées toutes trois en peupliers après la mort de leur frère.

hélianthe n. m. (du gr. hélios, soleil, et anikos, fleur). Bot. Genre de composées radiées, à grands capitules jaunes.

— Encycl. On en connaît une cinquantaine d’espèces, la plupart de l’Amérique du Nord. On cultive en France l'hélianthe tubéreux ou topinambour, l'hélianthi {hélianthe doronicolde), très voisins, et l'hélianthe annuel, appelé communément grand soleil ou tournesol.

hélianthées [té] n, f.

pl. Bot. Groupe de la famille des composées, dont le genre hélianthe est le type. S.

une hélianthée.

hélianthème n. m.

(du gr. hélios, soleil, et anthéma, fleur). Genre de plantes voisines des cistes, à fleurs d'un beau jaune d’or, cultivées pour la décoration des rocailles.

hélianthénine n. f.

Glucoside qui se trouve dans les tubercules dû topinambour, de Taunée et du dahlia.

hélianthi n. m. Plante vivace du genre hélianthe, originaire d’Améi-ique, très voisine du topinambour, cultivée comme alimentaire pour Thomme et les animaux.

hélianthine n. f. Matière colorante, qui prend une coloration orange sous l’influence des alcalis et une coloration rouge sous Tinlluonce des acides ; Thélianthine sert d'indicateur chimique. Syn. mé-

Héléue d’Italie.

TUYLORANGE, ORANGE III, TROPÉOLINE II, DIMÉTHYLA- NILINORANGE.

héliaque adj. (du gr.

hélios, soleil). Se dit du lever ou du coucher d’un astre, par rapport au lever ou au coucher du soleil :

calendrier héliaque.

héliaquement [keman] adv. En même temps que le lever ou le coucher du soleil.

héliaste [as-ïe] n. m.

(gr. hêliastés ; de Ûèliaia, dérivé de hêlios, soleil).

Membre d’un célèbre tribunal athénien, composé de citoyens qui tenaient ses séances en plein air, au lever du soleil.

— Enoyol. Les héliastes étaient les juges de l'Héiiée ou tribunal du peuple, composé de citoyens tirés

Hélices : 1. Hélice à trois à deux branches ; 3,

au sort, probablement

sur une liste de candidats volontaires. Ils étaient partagés en dix tribunaux et, selon la gravité du procès, on exigeait la présence d’une ou plusieurs de ces sections. Les héliastes jugeaient surtout les procès civils ou ceux ayant un caractère politique. Les juges touchaient un salaire de trois oboles par réunion.

hélice n. f. (gr. hélix; de helissein, enrouler), Géom. Ligne courbe qui s’obtient par l’enroulement d’une ligne droite, dans des conditions géométriques déterminées, sur la surface d’un cylindre de révolution. Appareil de propulsion, formé d'un ou de plusieurs segments d'hélice ; les bateaux à hélice ont presque partout remplacé les bateaux à roues.

— Encycl. Géom. Considérons le cylindre abcd et soit cbeh le rectangle qué Ton obtient en développant la surface du cylindre sur un plan (cette surface ayant été sectionnée sui- pf vant la génératrice ci). Si Ton Tl divise la génératrice cb en un certain nombre W de parties égales, que Ton trace par les points ^ de division les pj droites j f, i g, parallèles aie, lorsqu on enroulera le rectangle sur le cylindre, les diagonales b f, j g, ih des rectangles partiels se transformeront en une courbe continue bvjminc, qui est une hélice. Les arcs consécutifsbv j,j mi, inc sont les spires de Thélice ; l’intervalle constant bj, qui est la distance d’un point de Thélice à un autre situé sur la même génératrice et sur la spire voisine, est le pas de l'hélice.

— Aviat. Les hélices qui servent à transformer le mouvement de rotation du moteur en un mouvement propulsif (hélice placée derrière les ailes) ou tractif (hélice placée à Tavant de l’avion) n’ont ordinairement que deux pales. Leur profil est celui d’une aile épaisse et gauche, et la largeur des pales est en général égale au dixième du diamètre de Thélice. Quant à leur forme, elle est variable et déterminée expérimentalement par les constructeurs suivant le moteur et l’appareil ; les unes sont à bords parallèles (hélices normales), d autres sont élargies et arrondies à leurs extrémités (hélices intégrales) ; les unes et les autres ont des angles et des bords d’attaque arrondis, pour éviter les vibrations. Elles sont faites de bois, soit d’un bloc taillé, soit plus souvent de planchettes assemblées à la colle forte. La vitesse de rotation atteint parfois 1.300 tours à la minute.

— Mar. L’hélice propulsive est formée de surfaces gauches dérivant de la vis, agissant dans le même sens qu’une vis dans son écrou. Les hélices sont à trois ou quatre branches. Les branches sont le plus souvent rapportées et clavetées. Les hélices marines sont en fonte ou en acier moulé, ou mieux en bronze très résistant. Elles sont au nombre de trois sur les grands navires modernes, une centrale et deux latérales. La vitesse moyenne de rotation des grandes hélices varie de 65 à 85 tours à la minute, mais, sur les navires modernes à hélices jumelles, on arrive à 125 et même 150 tours et, sur les petits navires à marche rapide, on obtient aisément 350 et 400 tours. Les roulis influencent peu la régularité de la rotation, mais le tangage détermine des entraînements très dangereux pour l’appareil moteur ; on dit alors que Thélice s’affole, et la vitesse du navire se trouve considérablement réduite.

héliC6 n. f. ou hélix [lîte] n. m. Genre de mollusques, connus vulgairement sous le nom d’escargots et de colimaçons, et dont on connaît plus de 3.5130 espèces.

h.élielirysum [Ari-som’] n. m. ou héliclirySd \kri~zé\ n. f. Bot. Nom scientifique du genre immortelle.

héliciculteur n. m. Celui qui élève des escargots, qui s’occupe d’héliciculture.

héliciculture n. f. (du lat. hélix, icis, escargot, et de culture). Elevage des escargots.

helicidés [déj n. m. pl. Famille de mollusques gastéropodes, dont l’escargot {hélix) est le type. S. un hélicidé.

hélicien, enne [si-iu, è-ne] adj. Anat. Qui appartient à Thélix : muscle hélicien.

héliciforme adj. Qui ala forme d’une coquille d hélice.

helicin, e adj. Contourné en hélice.

héliciue n. f. Genre de mollusques propres aux régions chaudes du globe. Chim. Combinaison glvcosique de Thydrure Je salicyle, résultant de l’action de l’acide azotique faible sur la salicine. Nom donné quelquefois au sirop d’escargot.

helicitc n. m. Membre d’une association du VII® siècle, qui glorifiait Dieu par des danses et des chants, à l'exemple de Moïse et de sa sœur Marie.

hélicoïdal, e, aux \ko-i] adj. En forme d’hélice : engrenage hélicoïdal.

hélicoïde [ko-i-dé] adj. En forme d’hélice.

Hélicon.

branches, face et profil ; 2. Avant d’un avion, avec son hélice , Arrière d’un navire à deux hélices à trois branches.

N. m. Surface engendrée par un rayon de cylindre qui se déplacerait en s’appuyant constamment sur une hélice tracée sur la sm-face du cylindre et en restant parallèle au plan de base du cylindre sur lequel est tracée Thélice : la surface d'une vis à filet carré, celle de l'intrados, d'un escalier à cage cylindrique sont des hélicoîdes.

On désigne aussi sous le nom d'hélicolde la surface formée par les tangentes aux différents points de Thélice ; c’est l' hélicoïde développable.

hélicoîdes n. m. pl.

Sous-ordre de mollusques gastéropodes pulmonés, comprenant les hélices, les limaces et formes voisines.

S. un hélicoïde.

hélicomêtre n. m.(du gr. hélix, hélice, et metron.

mesure). Appareil destiné à mesurer la puissance effective d’une hélice.

hélicon h. m. Instrument de musique en cuivre, à vent et à pistons, de forme circulaire.

— Encycl. L’hélicon est d’origine autrichienne ; sa

forme circulaire permet de le porter autour du corps, reposant sur une épaule. Il est destiné aux parties de basses et de contre-basses ; il est généralement en mi [7 ou en si (7- Son registre est celui des saxhorns.

Hélicon, mont de la Grèce, aux confins de la Béotie et de la Phocide (1.760 m.), sur les flancs duquel s’élevait un sanctuaire des Muses ; auj. Palæo- Vouno. Les poètes l’invoquent au même titre que le Pinde ou le Parnasse.

héliconien, enne \ni-in, é-ne] adj. Qui appartient à THélicon.

héUcoptère n. m. (du gr. hélix, ikos, hélice, et pteron, aile). Appareil d’aviation utilisant, seulement pour l’ascension, une héHce à pales larges qui sert de surface de sustentation.

— Encycl. L’hélicoptère, qui n’était d’abord qu’un jouet d'enfant, a fait l’objet de remarquables études depuis la guerre. L’intérêt que présente un tel appareH est qu’il peut atterrir ou s’envoler sur place, sans vitesse horizontale, de sorte que la recherche Hélicoptère, des vastes emplacements pour l’atterrissage estinutile. Les appareils essayés jusqu’ici sont composés de sustentateurs rotatifs à axe vertical, supportés par un fuselage spécial ; ces sustentateurs, qui sont

Hélicoptère, système Pescara.

des hélices, sont disposés par paires et, actionnés par un moteur, tournent en sens inverse pour annuler l'effort propulseur.

hélicostègue [kos-tè-ghe] adj. (du gr. hélix, hélice, et stégè, toit). Se dit des foraminifères dont la coquille est en spirale.

héliCO'trème n. m. (du gr. hélix, hélice, et tréma, trou). Orifice situé au sommet du limaçon de Toreille interne.

hélictiS [ii’/c-tiss] n. m. Genre de mammifères carnassiers, de la famille des mustélidés, propres à l'Asie orientale et à ses îles.

hélicule n. f. Petit vaisseau, disposé en spirale.

Hélie (Faustin), jurisconsulte et célèbre criminaliste français, né à Nantes, m. à Paris (1799-1884).

Héliée, tribunal populaire d’Athènes, qui siégeait sur une place publique voisine de TAgora, et dont les membres (héliastes) étaient tirés au sort parmi les citoyens. V. héliaste.

Héligoland. Géogr. V. Helgoland.

HÉL

HEL

héliocentrique 'san-tri-ké\ adj. Qui a le centre du soleil pour point de départ : la distance héliocentriinie des planètes.

héliocnromie [kro-mt] n. f. (du gr. hèlios, soleil, et khrôma, couleur). Terme impropre pour désigner la photographie des couleurs.

héliocliroinique [/rro-7ni-/ie] adj. Qui a rapport à l’héliochromie.

héliocopris [pms] n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, comprenant une vingtaine d'espèces des régions tropicales de l ancien monde.

— Encycl. Les héliocopris sont les plus grands des bousiers ; ils vivent parmi les excréments des bœufs et des buffles, creusant en terre de vastes trous cylindriques ; ils font de grosses boules, où se métamorphosent leurs larves.

Héllodore, romancier grec, né à Emèse (iii' s.), auteur d'un des meilleurs romans grecs : les Ethioyiques ou Théagène et Chariclée.

Uéliodore, ministre de Seleucus l'V Philtmator, roi de Syrie (ii® s. av. J.-C.). Le Livre des Macchabées raconte qu’au moment où il tentait d'enlever les trésors du temple de Jérusalem, il en fut empêché par l'intervention de trois anges et n'échappa à la mort que sur la prière du grand prêtre Onias.

Héllodore chassé du Temple, fresque de Raphaël, au Vatican [Chambres] ; — peinture murale de Delacroix, à l'église Saint Sulpice (Paris) (V. p. 1097 ).

héliodynamique n. f. (gr. hèlios, soleil, et dunamis, force). Partie de la physique qui v pour but l'utilisation de la chaleur solaire.

lléliofug^e adj. Qui fuit le soleil.

Héliogabale ou Elagabale (Varius Avitus Bassianus ) , empereur romain, d'origine syrienne, né à Antioche en 204 ; il régna de 218 à 222. Il est resté célèbre par ses folies, ses cruautés et seS débauches. Il fut massacré à Rome par les prétoriens révoltés.

héliogène adj. Qui engendre la lumière : un appareil héliogène. N. m. : un héliogcne.

héliographe n. m. (du gr. hèlios, soleil, et graphein, écrire). Appareil télégraphique optique, où l'on utilise les rayons du soleil. (On l'appelle Héliogabale.

souvent nÉi.iosxAT.) Appai’cil

destiné à mesurer la puissance calorifique du soleil.

— Encycl. Pour mesurer la puissance calorifique du soleil, on utilise aujourd'hui des procédés photographiques. L'un des plus récents héliographes est celui de Eiffel, qui constitue en réalité un enregistreur photo graphique de l'intensité solaire. Il se compose d'un tambour cylindrique mobile dont Taxe est dirigé suivant Taxe du monde, et qui est actionné par un mouvement d'horlogerie, de façon à faire un tour complet en 24 heures. Une ouverture disposée suivant une des génératrices de ce cylindre est orientée pour Héliogi'aphe photographique Eiffel, laisser penetrer

les rayons solaires. Un second cylindre inférieur qui porte la plaque sensible est animé d'un mouvement de translation parallèle à Taxe. Cette plaque se trouve impressionnée suivant une ligne hélicoïdale.

héliographie [fîj n. f. (de héliographe). Description du soleil. Àrt de graver par l'effet des rayons solaires.

héliographique adj. Qui a rapport à Théliographie.

héliograveur n. m. Celui qui fait de l'hélio¬

gravure.

héliogravure n. f. (du gr. hèlios, soleil, et de gravure). Procède de photogravure en creux, qui se tire comme la gravure en taille-douce. (On dit aussi héliographie cl photogravure.) V. gravure.

héliomètre n. m. (du gr. hèlios, soleil, et metron, mesure). Lunette dont on se sert pour mesurer le diamètre apparent du soleil et des planètes et les petites distances apparentes entre ces corps.

héliométrique adj. Qui a rapport à Théliomètre.

héliophane n. m. Genre d'araignées des régions chaudes, comprenant de jolies araignées sauteuses, qui font la chasse aux petits insectes en plein soleil sur les plantes.

héliophile adj. (du gr. hèlios, soleil, et philost ami). Qui aime la lumière ; plante héliophile. N. f. Genre de crucifères, comprenant des plantes herbacées à fleurs blanches, jaunes, roses ou bleues. (On en connaît 40 espèces, originaires du Cap et cultivées dans les jardins d'Europe.)

héliophobie [/'o-6f] n. f. (du gr. hèlios, soleil, et phobos, crainte). Peur pathologique de la lumière.

héliophotomètre n. m. instrument destiné à mesurer approximativement l'intensité de la lumière solaire.

hélioplastie [plas-ti] n. f. (du gr. hélios, soleil, et plastés, qui façonne). Procédé de gravure photographique, avec lequel on obtient des planches gravées en creux ou en relief. Syn. photoolyptie. Héliopolis. Géogr. V. Balbek.

Héliopolis ou On, ville de la basse Egypte, auj. ruinée, près du Caire. Le sultan Sélim y défit les mameluks en 1517 ; Kléber, avec 10.000 Français, y mit en déi'oute une armée turque de 70.000 hommes (1800). (llab. Héliopolitains.)

Héliopolis, comm. d'Algérie (dép. de Constantine, arr. de Guelma) ; 3.220 h. Eaux minérales carbonatées calciques.

héliornis [niss] n. m. Genre d'oiseaux échassiers, dits aussi grebifoulgues, dont on connaît une seule espèce, des régions chaudes de l’Amérique.

Hélios, divinité grecque, personnification du soleil et de la lumière, souvent confondue avec Phœbus ou Apollon.

hélioscope [U-os-ko-pe] n. m. (du gr. hélios, soleil, et skopein, examiner). Lunette h verre fumé ou coloré, pour observer le soleil.

hélioscopie [li-os-ko-pî] n. f. (de hélioscope). Observation du soleil.

hélioscopique [li-os-ko-pi-ké\ adj. Qui se rapporte à Thélioscopie.

héliostat [ii-os-fa] n. m. (du gr. hèlios, soleil, et statos, arrêté). Instrument qui permet de projeter les rayons du soleil en un point fixe, malgré le mouvemen t de la terre.

Télégr. Syn.

de HÉLIOGRA- PUE.

— Encycl.

Phys. On a construit divei-s héliostats, mais les plus usités sont ceux de Silberman n et de Foucault. A l'aide d'un mouvement d'horlogerie, on donne au mi- Héliostat de Silbermann : R, rayon réroir qui réfié- fléchi de direction constante ; S, rayon chit les rayons solaire ; A, axe de l’appareil,

solaires un

mouvement tel que le plan contenant la direction invariable du rayon réfléchi et la normale à la surface au point d'incidence passe constamment par le soleil.

héliostatique [U-os-ta] adj. Qui a rapport à Théliostat : appareil héliostatique.

héliothérapie fpf] n. f. (dp gr. hèlios, soleil, et therapeuein, guérir). Traitement des maladies par la lumière solaire. (L'héliothérapie donne surtout de très beaux résultats dans les tuberculoses chirurgicales et pour la cicatrisation des plaies.)

héliothérapique adj. Relatif à l'héliothérapie.

héliothis [ffss] n. f. Genre d'insectes lépidoptères, comprenant des noctuelles à ailes tachetées, dont les chenilles vivent sur les plantes basses.

héliothrips [fWpss] n. ra. Genre d'insectes orthoptères pseudo - névro pfères, comprenant de petits thrips qui vivent sur diverses plantes et occasionnent souvent des dégâts. (Ou les combat avec du soufre en poudre, des pulvérisations de nicotine diluée.')

héliotrope n. m. (du

gr. hèlios, soleil, et treein, tourner). Genre de orraginacées , généralement intertropicales, mais dont quelques espèces, à fleurs odorantes, habitent les pays tempérés. ( On donne aussi ce nom à toutes les plantes dont la fleur se tourne vers le soleil, comme le tournesol.)

héliotrope n. m. (même étym. que précéd.). Physiq. Instrument propre à renvoyer les rayons solaires à grande distance et utilisé pour faire des signaux, minér. 'Variété de calcédoine qui présente des taches rouge sang sur une pâte verte. Syn.

Héliotrope ; a, flem'.

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