JASPE SANGUIN
— Encycl. Phys. Héliotrope de Gauss. Une lunette OL est dirigée vers la station X, d'où le signal doit être aperçu et fixée dans cette position. On amène alors un système de s ''
deux miroirs \ j.
plans exacte- '
ment rectangulaires eittre eux, de façon que les rayons solaires réfléchis par Tun d'eux AB arri-
à loc't" Héliotrope,
laire de la lunette en suivant la direction de son axe optique, et qu'en même temps Tarête A d'intersection des faces des deux miroirs soit perpendiculaire au plan OLS. On est alors certain que les rayons solaires tomberont sur l'autre miroir AC et iront, après réflexion se rendre à la station d'où le signal doit être vu. héliotropie n. f. Bot. Syn. de héliotropisme. héliotropine n. f. Corps composé, d'une odeur analogue à celle de l'héliotrope, qui fond à 37», bout à 263», et que Ton prépare en partant de l'essence de sassafras. (On l'appelle aussi pipéronal n. m.)
héliotropique adj. Qui a rapporta Théliotropisme ; mouvement héliotropique.
héliotropisme [pi.s-me] n. m. Phénomène de mouvement et de direction des plantes sous Tinfluence des rayons solaires,
— Encycl. L'héliolropisme s'explique par l'allongement des plantes plus lent du côté éclaire que du côté placé à l'obscurité. La tige s'incline par suite du côté de la lumière.
héliotypie [pfl n. f. (du gr. hèlios, soleil, et tupos, caractère). Techn. Syn. de puototypie. \.
PHOTOCOLLOGRAPHIE.
hélium lli-om') n. m. Corps simple gazeux, trouvé dans les gaz extraits d'un minerai d'urane, la clévéite.
— Encycl. Chim. L'hélium est un gaz très léger, ayant pour densité 0,13 ; il est difficilement liquéfiable et bout à — 268»,7. Sa formule chimique est Ile: il est monoatomique, peu soluble dans Teau et possède peu d'affinités chimiques. Pendant longtemps, on a appelé hélium un élément hypothétique correspondant à une raie du spectre obtenu par Janssen en 1808, lors d'une observation d’une éclipse de soleil aux Indes. Il fut découvert plus tard par Ramsay dans un minerai rare trouvé en Norvège, la clévéite ou clévite. Cette découverte a été annoncée par Berthelet à l’Académie des sciences le 25 mars 1895. Ramsay montra également que l’hélium existe dans Tair dans
la proportion de — î - . L’émanation du radium se
détruit avec disparition de la radioactivité en donnant de l’hélium. L'actinium produit le même résultat. L’hélium existe dans tous les minerais uranifères et, comme Ta montré Moureu, dans toutes les eaux minérales. L'hélium est un gaz non inflammable et, comme sa densité est à peine double de celle do l'hydrogène, on a pensé vers la fin de la Grande Guerre, à l’utiliser pour le gonflement des ballons. Au moment de l’armistice, les Américains avaient déjà obtenu 5.000 m> d'hélium extraits des gaz naturels des pétroles. Ils utilisaient un puits de Petrolia CTexas), dont les gaz contiennent 0,9 p. 100 d'hélium.
hélix [fiàs] n. m. (gr. hélix). Repli que forme le tour de l’oreille externe. Zool. 'V. hélice.
Hella OU Hilla, V. de l'Asie antérieure (Mésopotamie (Irak-Arabih sur TEuphrate inférieur : 20.000 h. La ville a été en grande partie construite avec les briques provenant des ruines de Babylone, qui se trouvent au voisinage.
Hellade, nom primitif de la Grèce. (Hab. Hellènes.)
HellanicOS [àoss], historien grec du v» siècle, né à Mitylène, un des derniers et des plus célèbres logographes.
hellauodlce [èl-la] n. m. (gr. hellên, grec, et dike. jugement). Juge aux jeux Olympiques.
Helle (chenal de la), passe entre Tîle d'Ouessant et la côte.
Hellé, fille d’Athamas, roi de Béotie. Pour échapper à la haine de sa belle-mère, elle s’enfuit avec son frère Phryxus et monta sur un bélier à toison d'or, qui devait la conduire en Colchide. Mais en traversant le détroit qui sépare de la Troade la Chersonèse de Thrace, elle tomba dans les flots et se noya, et son nom fut donné à ce bras de mer [V Hellespont). (Myth.)
helleboréine n. f. Glucoside que l’on trouve dans les racines d'ellébore. Syn. elléboréine.
Helleniines-Lille, comm. du Nord, arr. et à 4 kil. de LiUe ; 11.000 h. Ch. de f. N. Filatures, tissus.
Hellène, fils de Deucalion et de Pyrrha, ancêtre et héros éponyme de la race grecque.
Hellène, habitant ou originaire de THellade ou Grèce : les Hellènes. Adj. Qui concerne THellade ou Grèce ancienne : les tribus hellènes. (On dit mieux hellénique.) Se dit aussi de la Grèce moderne.
hellénique [èl-lé] adj. (gr. hellênikos ; de hellên, grec). Des Hellènes, de la Grèce ancienne : langue hellénique.
HeUéniques ou Histoire de la Grèce, par Xénophon, continuation de l’ouvrage de Thucydide, récit agréable, mais incomplet, et où l’auteur montre une partialité excessive en faveur de Sparte. Les Helléniques vont jusqu'à la bataille de Mantinée (iv® s. av. J.-C.).
hellénisant \èl-lé-ni-zan) n. m. ,Tuif idolâtre qui avait adopté le culte des Grecs. Qui s'occupe d études grecques.
hellénisation [èl-U-ni-za-si-on) n. f. Action de donner le caractère hellénique : la conquête de la Grèce par Rome fut suivie d'une hellénisation des vainqueurs.
helléniser {èl-lé-ni-zé] v. a. Donner le caractère grec : la conquête d'A lexandre hellénisa une partie de l'Orient. V. n. Etudier le grec. Suivre les opinions des Grecs.
hellénisme [èl-lé-nis-mé] n. m. Expression, tour de phrasç particuliers à la langue grecque. « J’admirais si Mathan, etc. >• (Racine) est un hellénisme. Civilisation grecque : l'hellénisme modifia profondément la culture romaine. Spécialem. Civilisation qui s’est développée hors de Grèce, sous Tinfluence des idées grecques. Esprit grec.
— Encycl. On désigna sous le nom d'hellénisme l'ensemble de la civilisation grecque. Au sens plus restreint du mot, l’hellénisme est l'histoire des civilisations complexes, et un peu hétéroclites, qui se sont développées hors de Grèce, sous l'influence des idées grecques. Ce genre d'hellénisme apparaît déjà avec la colonisation grecque, qui eut pour effet de créer sur toutes les côtes de la Méditerranée autant de petites Grèces. 11 a joué surtout un grand rôle dans tout l’Orient, pendant la période dite hellénique, qui va de la conquête d'Alexandre à la conquête romaine. L’historien allemand Droysen a consacré à cette période une Histoire de l’hellénisme (1806-1843). — A mesure que grandit le christianisme, l'hellénisme représenta, de plus en plus, l'esprit païen dans sa résistance contre la religion nouvelle. Sous l'empereur Julien, il devint une véritable religion. A la Renaissance, il conquit tous les esprits distingués, et, de nos jours encore, il a conservé de fidèles disciples.
helléniste [èl-lé- nis-te] n. savant versé dans la langue grecque : Paul-Louis Courier fut un helléniste distingué. Antiq. jud. Juif partisan ou imitateur des Grées.
hellénistique [èl-lé-nis-ti-ke] adj. Se dit de la langue grecque, à partir du iii® s. av. J.-C. (Syn. langue COMMUNE.) Se dit de la période historique qui va de la conquête d’Alexandre à la conquête romaine.
Hellequin [èl-le-kin] (la Maisnie), c’est-à dire le Cortège d' Hellequin. Au moyen âge, bande d'esprits malins ou d'âmes en peine, qui menaient grand bruit pendant la nuit et parfois ravageaient tout. Hellequin (de Tano. germ. hel ou helle, enfer, et et chunig ou kuning, roi) est primitivement un prince des démons, qui par une étrange transformation est devenu Arlequin.
HEL
HÉM
*lieller [hè-lir'\ n. m. Ancienne mesure de poids d'Allemagne, Monnaie divisionnaire d’Autriche- Hongrie. CV. les tableaux des mon.naies.)
Heller istephane). pianiste et compositeur hongrois, né à Pest, m. à Paris (1813-1888). Ses œuvres pour le piano sont pleines d'originalité et de poésie.
Hellespont [é-lès-pon], nom ancien du détroit des Dardanelles.
Helleu (Paul), peintre-gi'aveur français, né à Vannes en 1859. 11 a tracé, à la sanguine, aux deux crayons, en pointe sèche, d'élégantes et fines silhouettes de femmes.
Hellin, v. d Espagne (prov. d’Albacète), près du Mundo ; 14.000 h. Soufre.
helliot [é-Zi-o] adj. Faisan /ieZZZoZ, beau faisan chinois, très rare.
Hello (Ernest), écrivain français, né et m. à Lorient (1828-1885) ; écrivain mystique, au talent satirique et original ; l'Homme^ Contes extraordinaires.
Hellot [é-Zo] (Jean), chimiste français, né et m. à Paris (1685-1786). Membre de l'Académie des sciences, il a laissé des travaux sur le zinc, le phosphore et l'exploitation des mines.
Helmend [hèl-mén' d’]. fleuve de l’Afghanistan, qui se jette dans le lac Hamoun ; cours 1.100 kit.
Helmlioltz (Hermann de), physiologiste et physicien allemand, né à Potsdam, m. à Charlottenbourg 11821-1894) ; auteur de travaux sur l'optique, l’électricité et l'acoustique.
ll6llllilltll£lgOgue adj. (du gr. helmins, inthos, ver, et aijoi/os, qui emporte). Se dit d'un médicament vermifuge.
helmintlie [èZ] n. m. (du gr. helmins, inthos, ver). Ver intestinal.
— Enoycl. On groupe sous ce nom les vers parasites de l'homme et des animaux, vers qui, pour la plupart, vivent dans le tube digestif de leur hôte (intestin), mais aussi dans le foie, les reins, les muscles et même le cerveau. Plusieurs espèces sont remarquables par des métamorphoses assez compliquées, dont chaque stade s’efl’ectue chez un hôte différent. C'est le plus souvent avec les aliments que les helminthes sont introduits dans le corps' de leur hôte ; mais parfois ils sont inoculés par la piqûre d'insectes servant de véhicule.
Citons, parmi ces parasites ; les ténias, la bilhar- (jic.la douve du foie (plathelminthes ou vers plats) ; les ascarides, oxyures, ankylostomes, trichine, syngames, filaires, strongles, anguillules {némathelminihes ou vers ronds).
belUlilltlliase [éZ, a-ze] n. f. Maladie causée par la présence des helminthes.
lielmintllicide adj. (du gr. helmins, inthos, ver, et du lat. cædere, tuer). Qui a la propriété de tuer les helminthes ; poudre helminthicide.
helminthique [èZJ adj. Se dit des médicaments employés contre les vers intestinaux. (On dit mieux anthelminthique.) N. m. ; un helminthique.
helminttiochorton [èZ, kor-ton] n. m. Nom pharmaceutique de la mousse de Corse.
lielllliutlioïdo fèZ] adj. Qui ressemble àun ver. tielmintliologie [èl,jî] n. f. (du gr. helmins, inthos, ver, et logos, traité). Science qui a pour
objet l’étude des helminthes.
lielmintliologique [éZ] adj. Qui a trait à rhelminthologie.
helminthologiste
[jis-te] adj. et n. Celui qui s'occupe d'helminthologie.
Helmond, v. des Pays- • Bas (Bi'abant-Septentrional), sur l’Aa ; 14.800 h. Fabriques de linge de table.
Helmont [mon] (Jean- Baptiste Van), médecin belge, né à Bruxelles, m. à Vilvorde (1577-1644) ; il découvi’it le sue gastrique. Sa physiologie était fondée sur l’existence d'archées ou âmes secondaires. — Son
fils, François-Mercure, né à Vilvorde, m. à Berlin (1618-1699), fut théosophe et alchimiste.
(Holmstcdt [allem. hèlm'-chtét’],v. d’Allemagne (Brunswick) ; 16.000 h. Houille, industrie du coton.
*hélOde n. m. Genre d’insectes coléoptères, communs en France, où ils vivent au bord des eaux.
héloderme [dér-me] n.m. Genre de reptiles sauriens fissi-
lingues, dont onneconnait qu'une espèce, qui est le seul exemple d’un saurien venimeux. (L'héloderme atteint 1 mètre
de long ; on le trouve dans les montagnes du Mexique.)
Héloïse, nièce du chanoine Fulbert, née à Paris, célèbre par son amour pour Abélard, son précepteur, dont elle eut un fils, et qu’elle épousa secrètement ; morte au Paraclet, dont elle était devenue abbesse '1101-1164). Héloïse survécut vingtdeux ans à son amant, honorée des grands dignitaires ecclésiastiques et des papes. Ses restes furent réunis à ceux d'Abélard, dont le corps avait été secrètement transporté au Paraclet en 1142. La Correspondance (en latin) d’Héloïse et Abélard est un mélange extraordinaire de piété, de passion et de scolastique pédantesque. (V. Abélard.)
Hélo’ise et Abélard, opérette bouffe en trois actes, paroles de Clairville et William Busnach, musique de H. Litolff (1872). Dans le livret, les héros, tout modernes, n'ont que le nom de commun avec les personnages de l'histoire; partition élégante et gracieii'se.
Héloïse (la Nouvelle). V. Julie.
héloiliopsiS[p issjn.m. Genre de liliacées, comprenant des herbes a rhizome court, à feuilles pétiolées radicales, à fleurs solitaires, à fruits capsulaires.
hélophilâ n. m. Genre d'insectes diptères brachycères, comprenant des mouches robustes, brunes, variées de jaune, qui volent sur les fleurs en été. (Leurs larves sont dites vers à queue de rat et vivent dans les eaux croupies.)
J. -B. Van Helmont.
Héloderme,
Helsiûgfors.
helophore n. m. Genre d'insectes coléoptères, dont on connaît un grand nombre d’espèces, qui vivent parmi les plantes aquatiques.
hélops [Zopss] n.m. Genre d'insectes coléoptères, comprenant des formes de taille moyenne. (Deux espèces sont françaises et abondent dans la mousse.)
hélore n. m. Genre d'insectes hyménoptères térébrants, de l’hémisphère boréal. (Ce sont de minuscules parasites.)
HélOS [Zoss], V. de l’ancienne Laconie ; ses habitants (Hélotes ou Ilotes) furent réduits en esclavage par les Spartiates.
hélotarse n. m. Genre de rapaces, de la famille des falconidés, répandus dans l’Afrique tropicale. (On les appelle aussi aigles bateleurs.)
Helsingborg [sin'gh-borgh], v. maritime de la Suède (prov. de Malmôhus) , à l’entrée du Sund ; 45.000 h.
Hel singfor S [sin’gh-forss], v. capit. de la Finlande, sur le golfe de Finlande ; 187.500 h.
Ateliers mécaniques, docks et chantiers maritimes importants. Grand commerce de bois et pâte de bois (auj. Helsinki).
Helst ( Barthélemy Van der). peintre hollandais, né à llaarlem, m. à Amsterdam (1611 ou 1612- 1678). H s’adonna surtout au portrait, isolé ou en groupe, qu'il a traité avec un art supérieur. Ses chefs-d'oeuvi’e sont : le Banquet de la garde civique; le Jugement du prix de l'arc, etc.
helvelle [éZ-uè-Zej n. f. Genre de champignons de l'ordre des ascomycètes, qui croissent au bord des routes et dans les bois, de mai à novembre. (On en connaît plusieurs espèces, toutes comestibles, mais peu estimées.]
Helyete, habitant ou originaire de l’Helvétie ; les Helvètes. Adjectiv. ; la nation helvète.
— Encycl. Peuplade gauloise qui, vers le milieu du isr siècle avant notre ère, occupait à peu près le territoire de la Suisse moderne, les Helvètes, pressés à plusieurs reprises par les Germains, tentèrent de s’établir en Gaule, particulièrement en 59. Refoulés deux fois et subjugués par César, ils firent partie successivement de la Gaule Celtique, puis de la Belgique, enfin de la Germanie supérieure.
Helvétie [si], province orientale de la Gaule, comprenant à peu près le territoire occupé aujourd'hui par la Suisse. Par ext., et en style poétique, la Suisse moderne. (Hab. Helvètes ou Helvetiens.)
Helvélien, enne [èl-vé-si-in, è-ne], habitant ou originaire de l’Helvétie, de la Suisse : les Helvétiens. (On dit mieux Helvètes.) Adj. : monnaie helvétienne.
Helvelle.
Vau der Helst.
Helvétique (confédération). V. Suisse.
Helvétique (république), gouvernement établi en Suisse par le Directoire en 1798 et dont lesiège était à Lucerne. H fut aboli par Napoléon pr en 1803.
helvétique fèZi adj.
Qui a rapport à l’Helvétie, à la Suisse ; la Constitution helvétique.
helvétisme [iZs me]
n. m. Façon de parler propre aux habitants de la Suisse française.
Helvétius [sZ-uss]
(Claude-Arien), fermier gé-
Ph“?- Helvétius,
sophe fr., né et m. a Pans
(1715-1771) ; auteur du livre De l'esprit, où, disciple de Locke, il défend le sensualisme absolu (1758). —
Sa femme, Anne-Catherine Lignivii.le u'AutricouRT, née à Ligniville (Lorraine) [1719-1800], fonda la première société d’Auteuil, réunion des plus grands esprits du temps.
Helvidius Priseus, stoïcien, né à Terracine, m. vers l'an 75 apr. J.-C., gendre de Thraséas. Vespasien le fit mettre à mort.
helvine n. f. silicate suli’ui-ii'ère naturel de glucinium, fer et manganèse.
*hem [èm'] interj. pour appeler, pour attirer l’attention, pour exprimer un doute moqueur. N. m. invar. Action de faire hem ; appeler l'attention par des hem 1
Hem, comm. du Nord, arr. et à 10 kil. de Lille ; 4.820 h. Ch. de f. N.
hémadynamique n. f. Physioi. syn. de
hémodynamique.
hémagogue [gho-ghe]a.di. (du gr. haima, sang, et agôgê, action d’ainenér). Se disait des substances propres à provoquer les menstrues ou le flux hémorroïdaire.
hémal, e,
aux adj. (du gr.
haima, sang). Qui se rapporte au système vasculaire ou circulatoire.
hémalopie
[pZ] n. f. (du gr.
haima, sang, et 6ps, œil). Epanchement de sang dans l’œil.
hémanthe
n. m. Genre d'amaryllidacées , comprenant des plantes à bulbe tuniqué, à Hémanthe.
fleurs en ombelles,
d’un rouge vif, originaires du Cap et cultivées dans les jardins d'Europe.
hémaphéine n. f. Matière rouge brune, provenant de la décomposition de l'hémaline du sang.
hémaphéiC[U6 adj Qui a rapport à l'hémaphéine : ictère hémaphéique.
hémaphéisma [fé-U-me] n. m. (du gr. haima, sang, et phaios, brun). Phénomène qui s’observe dans les cas de destruction des globules rouges (empoisonnement, fièvres graves, hémorragies), et qui provoque presque toujours de l'ictère.
hémapophyS6 [ /î-ze] n. f. Chacun des deux arcs inférieurs d une vertèbre entourant par leur réunion les troncs vasculaires sanguins.
hémarthrose [trû-ze] n. f. (du gr. haima, sang, et arthron, articulation). Hémorragie dans une articulation.
hémastatiquG [mas-ta] n. f. Partie de la physiologie qui traite des lois de l’équilibre du sang dans les vaisseaux.
hématéine n. f. Substance obtenue pai’ l'action de l'ammoniaque sur l'hématine.
hématémès6 [mè-ze] n. f. (du gr. haima, atos, sang, et emesis, vomissement). Vomissement de sang.
— Encycl. Le sang qui vient de l'estomac est rejeté soit par le vomissement, soit par les selles ; dans ce dernier cas. il constitue le melcœna. Le sang de l'hématémèse est le plus souvent rouge, plus rarement noirâtre. C’est en général un symptôme de l’ulcère rond et du cancer.
hématémétique adj. Qui a rapport à l'hématémèse.
hémateux, euse \teû, eu-ze] adj. Relatif au sang : dermatose hémaieuse.
llémsitîdroSÔ [drô-zé\ n. f. (du gr. haima, atos^ sang, et idrôs, sueur). Ecoulement d'une sueur rosée. lléni3«tÎ6 [îî] n. f. Globule rouge du sang. lléniâ.tiiuètre n.m. (du gr. haima, atos, sang, et metron, mesure). Instrument destiné au dénombrement des globules rouges.
— Encycl. L'hématimètre se compose essentiellement d'une petite cuve dans laquelle on met une solution sanguine à un titre déterminé. Une lame de verre mince se place sur la cuve ; un système de lentilles projette sur cette lame un quadrillage très fin. En examinant la préparation au microscope, on voit
Hamlet (Delacroix), v. p. 1080,
Henri III et le duc de Guise (Comte), v. p. 1102.
Ilcrculanum (Hector Leroux), v. p. IlOo.
Iléliodore chassé du Temple (Delacroix), v. p. 1095.
L Hnlêvemcnt d'Hélène (le Guide), v. p. 1094. l.All. UMV., i V. — T. I.
Une Halte de chasse C. Van Loo). v. p. 1079.
Jean Hus devant le concile de Constance (Brozik), v. p. 1140. Hippocrate refusant les présents d'Artaxerxès (Girodet), v. p. 1115.
HÉM
HÉM
Frise de l’Hémicycle de l’Ecole des Ueaux-Arls, d'après Delaroche.
les globules sanguins et l'image du quadrillage. On compte les globules situés dans chaque maille du quadrillage : leur somme donne le nombre de globules contenus dans 1/5® de millimètre cube. Une simple multiplication donne la richesse du sang en globules roujes.
hématimétrie [tri] n. f. Numération des globules du sang.
hématine ou hématosine [si-nej n. f.
Pigment ferrugineux, dérivant du sang, hématique adj. Qui a rapport au sang, hématite n. f. Peroxyde naturel de fer, de couleur rouge ou brune : i hématite est un minerai de fer.
hématoblaste [blas te] n. m. (du gr. haima, sang, et blastos, rameau). Petit corpuscule du sang, que certains auteurs considèrent comme le premier stade de la formation du globule rouge.
hématocarpe adj. Bot. Dont les fruits portent des taches rouges : phaséole hématocarpe.
hématocausie [kâ-zi] n. f. (du gr. haima, sang, et kausis, combustion). Combustion, oxydation du sang dans l'organisme.
hématocèle n. f. (du gr. haima, atos, sang, et kélé, tumeur). Tumeur produite par un épanchement de sang dans le tissu cellulaire.
— Encycl. Ce nom n’est guère employé que pour certains épanchements sanguins enkystés des organes ènitaux de l’homme [hématocèle scrotale) ou du assin de la femme (hématocèle rétro-utérine). hématocolpos n. m. (du gr. haima, sang, et colpos, vagin). Tumeur formée par l'accumulation dans le vagin du sang menstruel qu'une imperfection de l’hymen ou une atrésie de l’organe empêche de trouver une issue vers l’extérieur. (Le débridement de l'obstacle est nécessaire.)
hématOCOUite n. f. Variété de marbre rouge sang.
hématocrite n. m. (du gr. haima, atos, sang, et ftrineiu, juger). Petite pipette graduée, qui permet de mesurer, par un volume donné de sang, le volume des globules séparés par centrifugation.
hématOCySte >is-te] n. m. (du gr. haima, atos, sang, et kustis, vésicule). Kyste sanguin.
hématode n. m. Genre de coléoptères de l’Amérique du Sud, qui vivent sur les cadavres. Anat. Variété de cancer mou, caractérisé par son apparence fongueuse et de fréquentes hémorragies.
hématogonie /nf] n. f. (du gr. haima, atos, sang, et gonos, origine). Histol. Forme première des globules rouges, provenant des cellules géantes du placenta chez divers mammifères.
hématographe n. m. Auteur d’une hématographie.
hématographie [fî] n. f. 'du gr. haima, atos, sang, et graphein, décrire) ou hématologie [jî] n. f. (du gr. haima, atos, sang, et logos, discours). Description du sang.
hématoïde adj. (du gr. haima, atos, sang, et eidos, aspect). Qui a une couleur analogue à celle du sang : roche hématoïde.
hématoïdiue n. f. Matière colorante, que l’on rencontre dans les vieux foyers hémorragiques.
hématologique ou hématographique
adj. Qui a rapport à l’hématologie.
hématologue [lo-ghe] n. m. Savant qui se livre à l'étude du sang.
hématolyse n. f. v. hémolyse.
hématome n. m. (du gr. haima, sang, et du suffixe orne, indiquant l'enflure). Tumeur sanguine, provenant d'une rupture de vaisseaux.
— Encycl. Cette dénomination s'étend à toutes les affections ayant pour caractère l'épanchement sanguin. Tels sont ; 1 hématome céphalique se formant sur la tête de l'enfant pendant l'accouchement, les tumeurs variqueuses et les bosses sanguines, etc. En général, les hématomes disparaissent d'euxmêmes.
hématométrie [twi n. f. (du gr. haima, sang, et métra, matrice). Accumulation de sang menstruel dans l'utérus, causée par un rétrécissement du col de cet organe.
hématomphale n. f. (du gr. haima, atos, sang, et omphalos, nombril). Hernie ombilicale compliquée d'un épanchement.
hématomyelie 'Zf] n.f. (du gr. haima, atos, sang, et muelos, moelle). Hémorragie de la moelle épinière, déterminant la paralysie des sphincters, la paraplégie et une mort rapide'.
hématophage [fa-je] adj. (du gr. haima, atos, sang, et phagein, manger). Qui se nourrit du sang dos animaux vivants : les sangsues sont hématophages.
hématophobeadj.idu gr. haima, atos. sang, et phobus, crainte,!. Malade atteint d'hématophobie. Qui répugne aux opérations sanglantes : médecin hématophobe. (On dit aussi hémapuobe et hémopuobe.)
hématophobie [6f] n. f. (de hématophobe). Peur morbide du sang. ^On dit aussi hémaphobie et IIÉ.MOPHOBIE.)
hématophylle adj. (du gr. haima, atos. sang, et phullon, feuille). Dont les feuilles sont rouge sang.
bématopinus '7iu.<!.s] n. m. Genre de parasites cutanés, comprenant un grand nombre d'espèces vivant sur les animaux domestiques et sauvages. (On en débarrasse facilement les animaux par des frictions d'une décoction huileuse de tabac en feuilles.)
hématopoïèse [è-ze] n. f. (du gr. haima, atos, sang, et poiein, faire). Fonction de la formation des globules rouges du sang.
hématopoïétique adj. Qui se rapporte à l'hématopoïèse.
hématopote n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, comprenant des taons de l’hémisphère boréal, qui attaquent les animaux et les hommes, surtout quand le temps est orageux.
hématorrachis [to-rn-c/tiss] n. m. (du gr. haima. atos, sang, et de rachis). Hémorragie intrarachidienne.
hématOSalpinx \pinks] n. m. (du gr. haima. atos, sang, et salpinx, trompe). Epanchement de sang dans la ti'ompe utérine.
hématoseope [tos-ko-pe] n. m. (du gr. haima, atos, sang, et sknpein, examiner). Appareil pour mesiu’er la quantité d'hémoglobine contenue dans le sang.
— Encycl. Cet appareil se compose de deux lames
de verre se touchant par un seul cdté de leurs bords. L'instrument se place sur une plaque de porcelaine, munie de divisions. Pour faire une mesure, on pique le doigt du sujet et l’on introduit le sang qui s é- Hématoseope.
coule entre
les deux lames de verre : la dernière division de la plaque de porcelaine qui reste visible après l'introduction du sang donne la teneur du sang en hémoglobine.
hématoscopie [tos-ko-pî] n.f.fde hématoseope). Observation du sang.
hématose [tô-ze] n. f. (gr. haimatosis). Transformation du sang veineux en sang artériel.
hématosé [to-zé], e adj. Qui a subi l'hématose ; sang hématosé.
hématoser (s’) [sé-ma-to-zé] v. pr. Subir l'hématose.
hématOSique [zi-ke] adj. Qui a rapport à l'hématose.
hématosperme [tos-pèr-me] adj. (du gr.
haima, atos, sang, et sperma, semence). Dont les graines ou les sporules sont couleur de sang.
hématoxyle [to/c-sZ-Ze] n.m. Genre de plantes auquel appartient comme unique espèce l'arbre (hematoxylon Campechianum) qui fournit le bois de carapêche.
hématoxyline [Zofc-sZ] n. f. Syn. de hématine. hématozoaire [zo-è-re] n. m. (du gr. haima, atos, sang, et zâon, animal). Animal parasite, qui vit dans les vaisseaux sanguins d’un autre animal.
— Encycl. Les principaux hématozoaires sont les filaires, certains vers nématodes, la douve du sang, le parasite de la fièvre paludéenne.
hématOZOÏde n. m. (de hématozoaire, et dugr. eidos, forme). Corpuscule vivant, qu’on trouve dans les vers à soie atteints de la pébrine.
hématurie [rZ] n. f. (du gr. haima, atos, sang, et ouron, urine). Emission de sang par les voies urinaires.
— Encycl. Pathol. L’hématurie se reconnaît àla coloration de l'urine, qui varie du rouge clair au rouge sombre ; quelquefois, il y a aussi élimination de caillots. Dans les régions tempérées, l'hématurie est le signe d'une lésion de l'appareil urinaire ; dans les pays chauds, elle indique souvent la présence dans le rein d'hématozoaires.
— Art vétér. L’hématurie se constate chez les ruminants, ainsi que chez le cheval et le chien ; elle est souvent due à l’alimentation.
hématurique adj. Qui a rapport à l'hématurie. Hemberg, comm. de Suisse (cant. de Saint- Gall) ; 1.350 h. Prairies, élève de bétail ; broderies. Station climatique (950 m. d’alt.).
hémélytre ou hémiélytre n. m. Aile supérieure des insectes hémiptères hétéroptères.
héméralope n. Personne atteinte d'héméralopie.
héméralopie [pî] n. f. (du gr. hêmera, jour, et 6ps, vue). Vision normale dans le jour, mais presque nulle à un faible éclaii-age.
— Encycl. L’héméralopie est souvent due à des altérations des milieux transparents de l’œil. Q\iand il n’y a point de lésion, elle guérit par un séjour dans l’obscurité.
héméralopique adj. Qui a rapport à l’hémé-
ralopie.
hémérobe n. m. Genre d'insectes névroptères, comprenant de nombreuses espèces répandues sur tout le globe ; l'hémérobe perle fait la chasse aux pucerons.
hémérocalle [Aa-Ze] n. f. Genre de liliacées bulbeuses, dont on connaît cinq espèces de l’Europe centrale et de l’Asie tempérée. (La plus connue est 1 hémérocalle jaune ou lis jaune, cultivée comme ornementale.)
bémérologe n. m. (de hémérologie). Ti’aité sur la correspondance des calendriers.
bémérologie [jî] n. f. :du gr. hêynera, jour, et Zoyos, discours). Art de composer des calendriers.
hémérologique adj. Qui concerne 1 hémérologie : science hérnerologique.
hémérologue [lo-ghe]n.m. (de hémérologie). Auteur d'un calendrier.
hémérosphère 'ros-fè-re] n. m. Petit appareil utilisé pour faire connaître l’heure du lever et du coucher du soleil.
hémérothèque [tè-ké] n. f. (du gr. hfmera, jour, eithèkê, armoire). Local destiné àconserver les journaux et périodiques.
hémi (du gr. hèmi, à demi), préfixe qui entre dans la composition de certains mots et qui signifie demi.
hémiachromatopsie [kro-mn-top-si] n. f.
Achromatopsie dans une moitié du champ visuel, avec persistance de la vision des formes dans toute l'étendue du champ visuel.
hémialbumOSe [mô-zé\ n. f. Peptone que l'on trouve dans un grand nombre d'aliments, dans l'estomac, dans le foie, le. rein, le poumon, etc., et que l’on prépare par la digestion pepsique de la fibrine.
hémialgie [/f] n.f.{dupréf. hémi, et du gr. algos, douleur). Douleur ressentie dans une moitié du corps seulement.
hémianesthésie [nès-té-zî] n.f. (du préf. hèmi, et de anesthésie). Anesthésie portant sur une moitié latérale du corps.
hémianopsie [psf] n. f. (du gr. hémi, à demi, a priv., et opsis, vision). Diminution ou perte de la vision dans la moitié du champ visuel d’un œil ou des deux yeux.
hémianosmie [mf] n. f. (du gr. hèmi, à demi, a priv., et osmê, odorat). Perte de l’odorat d’un côté.
hémiatrophie [fî] n. f. (du préf. hémi, et de atrophie]. Atrophie portant sur la moitié seulement du corps ou d’un organe.
hémichorée [ko-ré] n. f. Chorée qui n'affecte qu'une moitié du corps.
hémicirculaire [Zé-rel adj. Qui a la forme d'un demi-cercle : surface hémicirculaire.
hémicranie [ni] n. f. (du préf. hèmî, et de crâne). Synonyme et origine du mot migraine.
hémicycle n. m. (du préf. Zie'mZ, et du gr. Auklos, cercle). Tout espace qui a la forme d’un demicercle . Spécialem . , lieu demi-circulaire, muni de gradins pour recevoir les spectateurs.
Hémicycle du palais des Beaux-Arts, salle demi -circulaire du palais des Beaux-Arts , à Paris, ornée d’une peinture murale de Paul Delaroche (1837). Cette composition, le chef-d’œuvre de l'auteur, représente les trois grands arts personnifiés par Ictinus, Phidias et Apellc, siégeant à une sorte de tribunal souverain, devant lequel se tiennent debout les quatre figures allégoriques de l'Art grec, de l’.Art romain, de l'Art ogival et de l’Art de la Renaissance, entourant la Gloire qui distribue des couronnes. De chaque côté de ce groupe central, sont rassemblés les artistes les plus célèbres de tous les temps.
hémicyclique [kU-ke] adj. Qui est relatif à l'hémicycle, à un hémicycle.
hémicylindrique adj. a moitié cylindrique, hémidactyle n. m. Genre de reptiles sauriens crassilingues, très voisins des geckos et qui habitent les régions chaudes du globe.
bémièdre adj. Qui présente les caractères de l’hémiédrie ; cristal hémièdre.
hémiédrie [<Zrf] n. f. (du préf. hémi, et du gr. edra, face). Loi d'après laquelle certains cristaux ne présentent des modifications que sur la moitié des arêtes ou des angles semblables.
— Encycl. Minér. D'après Haûy, toute modification portant sur une partie quelconque d'un cristal se répète sur toutes les parties géométriquement identiques. Delafosse a montré que cette loi est insuffisante ; il est indispensable que ces parties géométriquement identiques soient encore identiques au point de vue physique, c'est-à-dire qu'elles aient même constitution moléculaire.
hémiédrique adj. Se dit d'un cristal présentant l'hémiédrie.
hémifacial, e, aux adj. Qui se rapporte à la moitié de la face.
hémigale n. m. Genre de mammifères carnassiers, de la famUle des viverridés, propres à la Malaisie.
hémiléia n. m. Genre de champignons parasites de la famille des urédinées, comprenant un petit nombre d’espèces qui vivent sur les feuilles des plantes dans les régions chaudes du globe. (Une espèce est très nuisible au caféier.)
hémilésion [zi-on] n. f. Lésion de la moelle épinière, ne dépassant pas la ligne médiane.
hémimèle n. m. (du préf. hémi, et du gr. melos, membre). Monstre caractérisé par l'atrophie de la partie extrême des membres (avant-bras et main, jambe et pied).
hémimorphite n. f. Syn. de calamine.
hémiue n. f. (gr. hemina). Mesure de capacité, chez les Grecs et les Romains, valant 0bi,27i.
héminée [né] n. f. Chez les Romains et les Grecs, étendue de terre pour l’ensemencement de laquelle il fallait une hémine de grains.
hémiobolionn.m. ou hémiobole n.f. Ancienne monnaie de cuivre, valant la moitié d'une obole.