HEN
Hennequiu.
Hennins.
petit-fils, Alfred-Néoclès, auteur dramatique français, né à Liège, m. à Epinay (18i2-1887) ; auteur de comédies pleines d’esprit et de mouvement : le Procès Vauradieux, etc. — Son arrière-petit-fils, Charles- Maurice, né à Liège en 18G3, a écrit de nombreux vaudevilles, seul {les Joies du foyer), ou en collaboration {Coralie et G*®, le Paradis, le Coup de fouet, la Gueule du loup, etc.)
Hennequin (Emile),
critique français , né à Palerme,m.à Sannois(18o9- 1888) ; auteur d'essais de Critique scientifique où, contrairement à la théorie
de Taine, il s’attachait à démontrer que le génie crée son milieu.
Henner [nèrl (Jean-Jacquesl, peintre français, né à BernwiÙer (Haut-Rhin), m. à Paris (1829-1905) ; auteur d'œuvres remarquables par l’entente de la lumière, et parla gamme des teintes, qui va de l'ivoire clair au brun très sombre ou du roux vénitien à un vert sourd et riche : le Lévite d'Ephralm, Christ mort. Saint Sébastien, Madeleine, cia.
HâHlie'Ville, comm. de la Manche, arr. et à6kll. de Cherbourg, près du 'Vaubled;
HeUXLezel, comm. des Vosges, arr. et à 38 kil. de Mirecourt ; 1.330 h. Forges.
*h.enilin [hé-nin] n. m. Coiffure féminine, haute et conique, employée en Occident au xv' siècle et encore aujourd'hui en Orient.
Hennique (Léon), auteur di'amatique et romancier français de l’école réaliste, né à La Basse-Terre (Guadeloupe) en 1852 ; auteur de :
Jacques Damour,
Esther Brandès, la Mort du duc d’Enghien, etc.
^hennir [autref.
ha-nir ; on dit mieux
auj. hénir} v. n. (lat. kînnire). Se dit du cheval quand il fait entendre son cri.
*lieillliSS8.Ilt lhé-ni-san]t 6 adj. Qui hennit. *ll6111lissenient [autref. ha-ni-se-man ; auj. on dit mieux hé-ni-se-man] n. m. Cri ordinaire du cheval.
Hennuyer. v. Hannuyer.
Honnuyer [nu-ié] (Jean Le), évêque de Lisieux, né à Saint-Quentin, m. à Lisieux (1497-1578). On a dit qu’il sauva les protestants de son diocèse au moment de la Saint-Barthélemy, mais ce n’est pas h son intervention que fut dû le salut des calvinistes.
HennuyèreS, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Soignles); 1.730 h. Tabac.
lléUOIl n. m. Zool. Syn, de bucarde.
lienri n. m. Ecu d’or frappé sous Henri II.
— Rem. Dans le style soutenu, VA du mot Henri, nom propre, s’aspire de préférence ; mais l’aspiration se perd dans le ton familier.
Henri 1“’’, dit l'Oiseleur, duc de Saxe, né vers 876, m. à Memleben (Saxe) en 936, élu roi des Saxons et des Francs en 919. Il soumit la Souabe et la Bavière, battit les Hongrois et organisa l’armée fédérale des chevaliers. — Henri II, le Saint ou le Boiteux, né en 973, m. à Grona, près de Gœttingue, en 1024 ; duc de Bavière, sacré empereur d’Allemagne en 1014. Canonisé avec sa femme Cunégonde en 1146 ; l’Eglise l’honore le 15 juillet. — Henri III. te Noir, né en 1017, m. à Bodfeld (Thuringe) en 1066, empereur d’Allemagne en 1039 ; il fit reconnaître sa suprématie aux rois de Bohême et de Hongrie. — Henri IV, fils et successeur du précédent, né en 1060, m. à Liège en 1106, empereur en 1066. 11 soutint une lutte terrible contre le pape Grégoire VII pour la question des investitures, et dut venir s’humilier à Canossa 11077). La papauté ayant soulevé ses fils contre lui, il fut trahi par eux et mourut de dénuement et de chagrin. Il avait favorisé le développement de la bourgeoisie des villes. — Henri V, fils et successeur du précédent, né en 1081, m. à Utrecht, en 1125, empereur en 1106. Il conclut avec le pape le concordat de Worms, qui ; marqua la fin momentanée de la Cl querelle des investitures ». —
Henri VI, dit le Cruel, né à Nimègue en 1165, m. à Messine, en 1197, fils et successeur de Barberouase, empereur en 1190 ; il s’empara de Naples et de la Sicile. — Henri VII, duc de Luxembourg, empereur de 1308 à 1313, né et m. à Buonconvento, près de Sienne (Toscane). Il réussit à assurer la Bohème à son fils Jean.
Henri [ordre de Saint-), ordre saxon créé en 1736 par l'électeur Frédéric-Auguste, plus tard roi de Pologne sous le nom d’Auguste III. Réor-
Ordre de Saint-Henri.
ganisé en 1768, puis en 1829 et 1870. Quatre classes; ruban bleu, à bordure jaune. ,■
Henri 1®*’^ flIs de Robert II, et de Constaiice, roi de France de 1031 et 1060. Il se vit disputer la couronne par son frère cadet Robert, qu’il vainquit grâce au secours de Robert le Diable, duc de Normandie. Il pardonna à son frère et lui céda le duché de Bourgogne, fondant ainsi la première maison de Bourgogne. dite capétienne. Soos le règne de Henri 1er, la famine et les guerres désolèrent la France. Pour mettre fin à ces dernières, l’Eglise recourut à la paix de Dieu et à la trêve de Dieu. Il épousa vers 1051 Anne ou Agnès, fille de Jaroslav, duc de Russie.
Henri H.
Henri II, fils de François ter et de Claude de France, né à Saint-Germain-en-Laye en 1510. roi de France de 1547 à lo59. Henri II, fidèle à la politique de son père, continua la lutte contre Charîes-Quint. S'unissant aux protestants, il s’empara facilement des trois évêchés : Metz, Toul et Verdun ^1552), et ce fut en vainque l’empereur envoya cent mille hommes pour repi'endre Metz ; François de Guise força le duc '
d’Albe à lever le siège. Après l'abdication de Charles-Quint, son fils Philippe 11, roi d'Espagne, allié aux Anglais, continua la guerre et prit Saint- Quentin ; mais Henri rappela d'Italie le duc de Guise, qui surprit Calais et en chassa les Anglais . (1558). Philippe consentit alors à signer la paix de Cateau-Cambrésis, qui nous laissa définitivement les trois évêchés et Calais. Henri II mourut l'année suivante d’un coup de lance qu'il reçut dans l'œil, en joutant dans un tournoi contre Montgomery. Protecteur des lettres et des arts, comme son père, il eut le tort de favoriser l’influence croissante des Guises, et son administration financière fut déplorable. Il avait épousé Catherine de Médicis en 1533. — Son tombeau, un des chefsd'œuvre de la Renaissance, se trouve dans la basilique de Saint-Denis.
Henri II (style). Il manifeste ses caractères propres surtout dans l'architecture. Les éléments inspirés par l'architecture antique commencent à tenir une grande place ; les tours rondes sont remplacées par des bâtiments carrés ; dans les églises, aux voûtes sont substitués des plafonds de pierre légèrement courbés. Dans l’ameublement, les cabinets à l'antique sont en faveur ; les vantaux des armoires s’ornent de faibles reliefs. A l'époque de Henri II appartiennent aussi les rustiques figulines de Bernard l'alissy, les faïences de Saint-Porchaire, dites d'Oiron, les émaux peints de Limoges, des armures d'une fabrication merveilleuse.
Henri III, fils de Henri II et de Catherine de Médicis, né à Fontainebleau en lool, roi de France de 1574 à 1589. Il venait d’être élu roi de Pologne lorsque la mort de son frère Charles IX le rappela en France. Ce prince, plein de vices et de passions mesquines, s’entoura de favoris que l'histoire a flétris du nom de mignons. Il fut un des rois les plus incapables et d’ailleurs les moina obéis qu’ait eus la France. En 1576, il épousa Louise, fille du comte de Vaudemont, de la maison de Lorraine. — Les catholiques formèrent entre eux, dès 1576, une association nommée la Sainte-Ligue.
Sous prétexte de défendre la religion, ils méconnurent l’autorité du roi, qui, aux états de Blois, crut faire un coup de maître en se déclarant le chef de la Ligue ; il ne le fut que de
nom. Le vrai chef de ce dangereux groupement fut Henri de Guise, qui fit excommunier Henri de Navarre comme chef des hérétiques, et organisa le conseil des Seize. Le Béarnais, se voyant exclu du trône, commença la guerre des trois Henri et battit Joyeuse à Coutras (1587). Les Seize appelèrent alors dans Paris Henri de Guise, qui y vint malgré la défense du roi. Le peuple de Paris, qui avait fait la Saint-Barthélemy contre les protestants, fit la journée des Barricades contre la royauté. Henri III eût été détrôné ce jour-là, si le duc de Guise eût montré plus de décision. Le roi réussit à s’enfuir de Paris à Chartres. Là, il nomma Guise généralissime des armées du royaume, et convoqua Tes états généraux à Blois, mais il fit assassiner, par ses affidés, son adversaire, qui se voyait déjà maître du trône ; le cardinal, frère du duc de Guise, eut le même sort le lendemain. « Je suis redevenu roi de France, ditil, à sa mère, ayant fait tuer le roi de Paris. — C’est bien taillé, mon fils, répondit Catherine ; maintenant il faut coudre ». En présence du soulèvement des villes, Henri III appela à son secours le roi de Navarre, se réconcilia avec lui pour assiéger Paris, mais il fut assassiné à Saint-Cloud par un moine, fanatique ligueur, Jacques Clément, qui le frappa d’un coup de couteau dans le ventre, et, n’ayant pas d'enfants, il reconnut Henri de Navarre pour son successeur avant de mourir.
Henri III et sa cour, drame historique en cinq actes et en prose, par Alexandre Dumas père. L'action roule sur les amours de la duchesse de Guise avec le mignon Saint-Mégrin. C’est un des premiers essais de drame romantique représentés sur la scène française (1829).
Henri III reçu par Federico Gontarini à l’entrée de la villa de Mira, vaste et superbe fresque de Tiepolo (auj. musée Jacquemart-André), où l'artiste a commémoré le passage à Venise d’Henri III, revenant de Pologne en 1574. Sur le perron de la villa, au bord de la Brenta, le maître de la maison s'incline devant le roi, qui gravit les degrés, suivi d’une nombreuse escorte et au milieu d'une haie de curieux.
Henri III et le duc de Guise, tableau de P.-C. Comte (Salon de 1855), placé depuis au Luxembourg. L’artiste a représenté le roi se rencontrant avec le duc de Guise au pied du grand escalier du château de Blois (22 déc. 1588';, la veille de l’assassinat du duc. Composition harmonieuse, restitution fidèle des costumes; personnages bien observés. (V. p. 1097.)
Henri [guerre des irois)^ troubles de la Ligue, ainsi nommée parce que Henri lll était à la tête des royalistes, Henri de Navarre (plus tard Henri IV) à la tête des huguenots, et Henri de Guise à la tête de la Ligue.
Henri IV, fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d’Albret, né au château de Pau en 1653, roi de France de 1589 à 1610. Il avait épousé, en 1572, Marguerite de Valois, fille de Henri II, et il avait échappé a grand’neine, au lendemain de son ma¬
riage, à la Saint-Barthélemy. Les catholiques refusèrent d'abord de le reconnaître, mais il réussit, grâce à son habileté patiente, sa bravoure, son énergie, sa persévérance, à conquérir peu à peu tout son royaume, après avoir battu à Coutras le duo de Joyeuse (1587). Allié en 1589 à Henri III, vainqueur de Mayenne à Arques (1589) et à Ivry (1590), il vint assiéger Paris ; mais les Espagnols joints aux Ligueurs 1 obligèrent à lever le siège.
Il alla guerroyer dans les provinces pendant que les Seize dominaient dans la capitale et se perdaient par leurs excès. Mayenne, espérant obtenir la couronne pour lui, se décida enfin à convoquer les éiats à Paris ; mais le jeune duc de Guise et le roi d’Espagne la voulaient aussi pour eux-mêmes. Dans ces conjonctures, les états déclarèrent que la couronne ne pouvait être transférée en des mains étrangères. Ce fut alors que Henri crut pouvoir embrasser la religion de la majorité des Français ; il abjura le protestantisme (1693), et il entra dans Paris Tannée suivante. Il vainquit les Espagnols et les restes de la Ligue à Fontaine-Française et prit Amiens. En 1598, il conclut le traité de Vervins avec TEspagne et promulgua Tédit de Nantes. (V. Nantes.) Peu â peu, il rétablit l’autorité royale sur les provinces, où dominaient encore les grands, et il n'hésita pas à faire exécuter un de leurs chefs, le duc de Biron, qui avait conspiré. — La France pacifiée, il résolut de réparer les maux de quarante ans de guerre civile, de rendre au peuple sa prospérité paisée. 11 voulut que tout paysan pût « mettre chaque dimanche, la poule au pot ». 11 fut aidé avec dévouement par Sully dans la réforme des abus financiers, et, sur les conseils d’Olivier de Serres, il encouragea l’agriculture. Sérieusement occupé d’assurer la grandeur de la France, Henri IV songeait à utiliser ses ressources pour abaisser, avec l’appui des protestants d’Allemagne, la maison d’Autriche, lorsqu'il tomba sous le couteau d’un fanatique, nommé Ravaillac, qui le frappa dans son carrosse, rue de la Ferronnerie, à Paris. Sa mort plongea la France dans une douleur profonde. Les soldats l’appelaient le Boi des braves, l’Europe lui donna le surnom de Grand. Toutefois l’histoire lui reproche son goût pour les plaisirs (on l’appelait pour cela le Vert Galant) ; il eut de nombreuses maîtresses, dont les plus connues sont Gabrielle d’Estrées et Henriette d’Entragues. En 1600, Henri IV avait épousé, après son divorce d’avec Marguerite de Valois, Marie de Médicis, qui lui succéda comme régente pendant la minorité de son fils, Louis XIII.
Henri IV [Histoire de), par Poirson ; ouvrage estimé, monographie complète d’un grand règne (1856).
Henri IV [Portrait de), tableau de Franz Porbus le Jeune, au Louvre (v. p.t098); — Naissance de Henri IV, tableau de E. Devéria (1824), au Louvre; toile bien composée qui obtint un succès énorme (v. p.1098) ; —
Statue de Henri /V,sur le Pont-Neuf à Paris, œuvre du sculpteur Lemot, inaugurée en 1818. Le piédestal est orné de deux bas-reliefs représentant l'Entrée de Henri IV ■ à Paris et Henri IV laissant passer du pain aux Parisiens assiégés ; il fut presque entièrement reconstruit en
Henri IV jouant avec ses enfants, tableau d'Ingres ( 1824 ) ;
Henri IV joue, devant Marie de Médicis, avec
mm-
Statue de Henri ["V, sur le Pont-Neuf, à Paris, œuvre de Lemot.
enfants : il est à quatre pattes, et en porte un sur son dos. L’ambassadeur d'Espagne entre, et paraît surpris ; «« Avez-vous des enfants, monsieur l’ambassadeur ? — Oui, sire. — En ce cas, je puis achever le tour de la chambre. »
Henri V, nom que l’on donne souvent au comte de Chambord, bien qu’il n’ait jamais régné. V. Chambord.
Henri 1®% dit Beauclere, né en 1068 , 4'”'! fils de Guillaume le Conquérant, roi d’Angleterre de 1100 à 1135. Astucieux, cruel, avare, il fit pourtant régner l’ordre en Angleterre ; son fils périt dans le naufrage de la Blanche Nef ; sa fille et héritière Mathilde épousa Geoffroi Plantagenet ; — Henri II, fils de Gooffroi Plantagenet, né au Mans en 1133, m. à Chinon, roi d’Angleterre de 1154 à 1189, auteur du meurtre de Thomas Becket. Ses dernières années furent attristées par les révoltes de ses fils Henri et Richard, soutenus par le roi de France Philippe Auguste ; — Henri IlI, fils de Jean sans Terre, né à ■Winchester en 1207, ra. à Westminster, roi d’Angleterre de 1216 à 1272. Le parlement le força à signer les célèbres Provisions d'Oxford. (V. Oxford) ; — Henri IV, fils de Jean de Gand, né à Bolingbroke en 1367, ni. â Westminster, roi d'Angleterre de 1399 à 1413 ; son règne fut troublé par les continuelles révoltes des barons ; — Henri fils du précédent.