H EN
HÉP
Henri IV et ses enfants, tableau d'Ingres.
né à Monmouth en 1387, ni. il Vincennes, roi d'Angleterre de 14.13 à 1422. Prince énergique et habile, il vainquit les Français à Azim ourt et se lit reconnaître comme régent et héritier de la couronne de France ; — Henui VI, flls du précédent, né à Windsor en 1421, assassiné dans la tour de Londres, après la bataille de Barnet, où périt War- ■wick, roi de 1422 à 1471. Ses armées luttèrent en vain pour conserver les conquêtes de Henri V en France ; elles durent évacuer le continent, et du mécontentement de toute la nation anglaise à ce sujet sortit la yiierre des Deuxlioses; — 11e,nri Vil, flls posthume d'Edmond Tudor, comte de Richmond, né à Pembroke-Castle en 1457, m, à Richmond, roi d'Angleterre de 1485 à 1509, le premier do la dynastie des Tudors. 11 mit fin, dans la bataille décisive de Bosworth, à la guerre des Deux-Roses, et grâce à son énergie, sombre et soupçonneuse, restaura l’autorité royale en Angleterre ; — Henri VIII, flls du précédent, né à Greenwich en 1491, m. à Westminster, roi d'Angleterre de 1509 à 1,547. 11 gagna la bataille de Guinegatte sur les Français (1513), se prononça pour Charles-Quint contre François l'r, rompit avec l'Eglise catholique et fonda V anglicanisme.
Instruit, aimant les arts, il excellait à tous les exercices physiques ; mais, cruel et débauché, il épousasuccessivement six femmes : Catherine d'Aragon, Anne de Boleyn , Jane Seymour ,
Anne de Clèves, Catherine Howard, Catherine Henri VllI.
Parr, et en fit périr deux
sur l'échafaud : Anne de Boleyn et Catherine Howard. Son fils Edouard VI lui succéda, et ses deux filles Marie Tudor et Elisabeth régnèrent successivement après la mort de leur frère.
Henri Ilf, drame de Shakespeare en deux parties, un de ses chefs-d'œuvre, où la puissance tragique est mêlée d'une heureuse bouflfonnei-ie, grâce au personnage de Falstaff. Le prince de Galles, âme folle, insouciante et débauchée, se range à la fin (1,597); — Henri y, drame du même, où se déroulent d'importants épisodes de la guerre de Cent ans (1599) ; — Henri VI, drame du même en trois parties, où Jeanne d’Arc apparaît présentée comme une sorcière et une femme de mauvaise vie (1590-1592) ; — Henri Vill, drame du même, joué vers 1613, et probablement la dernière œuvre du poète. Ecrit à la demande d'Elisabeth, il se ressent de la gêne que dut éprouver l'auteur à parler du père de la reine et du meurtrier d'Anne de Boleyn.
Henri 'VIII, opéra en quatre actes et six tableaux, poème d'Armand Silvestre et Léonce Détroyat, musique de Saint-Saëns. Il a pour sujet les amours de Henri VIll et d'Anne de Boleyn ;1883).La musique, de beaucoup supérieure au poème, est une oeuvre mâle et puissante. De la partition, citons : la cantilène de Henri : Qui donc commande quand il aime? le chœur de femmes : Salut à toi gui viens de France ! le duo entre Anne et Henri, et tout le quatrième acte.
Henri roi de Castille de 1214 à 1217. H se rendit odieux par sa cupidité ; — Henri II, le Magnifique, flls adullérin d'Alphonse XI et de Léonor de Guzman, d'aboi-d comte de Transtamare, roi de Castille de 1368 à 1379 ; il se maintint sur le trône grâce à Charles V et à Du Guesclin, qui Taidèrcnt à triompher de son frère et rival, Pierre le Cruel ; — Henri III, le Maladif, roi de Castille de 1390 à 1406, souverain énergiçiue, mais maladif ; — Henri IV, ï Impuissant , roi de Castille de 1454 à 1474, souverain incapable et débauché.
Henri {le Jeune) ou la Chasse du jeune Henri, opéra-comique en deux actes, paroles de Boiiilly, musique de Mehul il797) ; l'ouverture de cet opéra est une belle symphonie de chasse universellement connue.
Henri le Lion, duc de Saxe et de Bavière, né à Ravensburg (1129- 1295) : célèbre par ses luttes contre F'rédéric Barberousse et contre Henri VI.
Henri le Lion {ordre militaire et civil de), créé dans le duché de Brunswick en 1834. sous le nom du fondateur de la maison ducale. Cinq classes avec deux sortes de décorations , suivant qu'on l’attribue à des civils où à des militaires. Ruban rouge, bordé de jaune.
Henri de Bourgogne ou don Henri, fond.ateur de la monarchie portugaise, 4' fils du duo Henri de Bourgogne et arrière-petit-fils du roi de France Robert, né vers 1057, m. à Cestorga en 1112. Pourvu par Alphonse VI, roi de Castille, du comniandenient entre le Minho et le Tage, il se rendit indépendant à la mort de oc roi.
Henri le Navigateur, fils de Jean I*'' de Portugal. né à Porto, m. à Sagres ^1394-1460). 11 fut l'ins¬
tigateur des voyages de découvertes dont s'honorent ses compatriotes.
Henri (Frédéric-Louis), prince de Prusse, frère de Frédéric II., H se distingua comme général et administrateur. Né à Berlin, m. à Rheinsberg (1726-1802).
Henri de Mecklembourg-Sch'werin, prince des Pays-Bas, né à Schwerin en 1876. H a épousé en 1901 la reine Wilhelmine.
Henri d’Andely, poète français du xiii® siècle, auteur du Hit d'Aristote, de la Bataille des vins. etc.
Henri l’Ermite, hérésiarque du XII' siècle, né en Italie, m. en 1148, convaincu d’hérésie par le concile de Reims en 1148. H niait la présence réelle et la divinité de l'Eglise. Ses sectateurs furent appelés henriciens.
Henriade [la], poème épique sur la Ligue et sur Henri IV, par Voltaire ; œuvre un peu froide, mais claire, bien versifiée, avec de belles pages d'histoire, composée avec le dessein d'inspirer la haine de Tintoléranoe (1723).
Henri-Cliapelle,
comm. de Belgique (Liège, arr. de Verriers) ; 1.430 h.
Henricliemont [an,
mon], ch.-l. de c. (Cher), arr.
et à 28 kil. de Sancerre ;
3.450 h. Ch. de f. Orl. Tanneries. — Le cant. a 7 comm., et 7.670 h.
henricien, enne [anri-si-irij è-ne] n. Membre d’une secte d’hérésiarques du xiie siècle, qui avaient pour chef Henri l'Ermite.
Henriette- Anne 1 d’Angleterre, née à î Exeter, m. à Saint-Cloud (1644-1670), fille de Henriette- Marie de France et de Charles l" d'Angleterre, femme de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV. Elle négocia avec son frère Charles II le traité de Douvres. Douée d'un grand charme, elle inspira une tendre affection à son beau-frère Louis XIV.
Son oraison funèbre est un des chefs-d'œuvre de Bossuet, qui a tiré de merveilleux effets de sa mort prématurée due non pas à un empoisonnement, comme Ta dit la légende, mais à une perforation spontanée I par ulcère simple de l'estomac ou du duodénum.
I Henriette - Marie de France, fiiie de ! Henri IV et de Marie de Médicis, femme de Charles I", roi d'Angleterre et mère de la précédente, née à Paris, m. à Bois-Colombes (1605-1669). Elle en-, couragea son mari dans la voie de l'autoritarisme. Energique et intrépide, elle le seconda dans les épreuves avec dévouement. Obligée de se réfugier en France, elle n'y trouva pas le secours effectif qu'elle avait espéré. Elle mourut subitement. Elle eut huit enfants, dont les deuxième et troisième furent rois sous les noms de Charles II et Jacques II. Bossuet prononça son oraison funèbre.
Henrion de Pan se y
[sé] tPierre-Paul-Nicolas), magistrat et jurisconsulte français, néATréveray (Meuse), m, à Paris (1742-1829),
Henriot (Henri Maigrot, dit), dessinateur et caricaturiste français, né à Toulouse en 1857 ; a fait paraître des dessins humoristiques et spirituels dans V Illustration, le Journal amusant et de nombreux journaux.
Henri quel -Dupont
[kèl-du-pon] ( Louis - Pierre ) , graveur français, d'un talent correct, simple et d'un art consommé, né et m. à Paris (1797- 1892). Membre de l'Académie des beaux-arts en 1849.
tienry n. m. Unité pratique de self-induction.
Henry (Victor), linguiste français, né à Colmar, m. à Sceaux (1850-19Ü7), auteur de travaux estimés de grammaire comparée : Précis de grammaire comparée du grec et du latin, etc.
Ordre
de Henri le Lion.
Henriette d’.Aiigleterre.
Henri quel-Dupont.
Henry (Joseph), physicien américain, né â Albany, m. a Washington (1799-1878) ; auteur d'importants travaux d'électricité et d'électrodynamique. On lui doit la découverte de Textra-courant, de la selfinduction, de la bobine d'induction, etc.
Henry (Paul), astronome français, né à Nancy, m. à Montrouge, près de Paris (1848-1905), célèbre pour ses découvertes par le procédé photographique de nombreuses petites planètes. Tous ses travaux ont été faits en collaboration avec son frère Pros- PER, né à Nancy, mort d'un accident dans les Alpes (col de la Vanoise) [1849-1903],
Henry (WilUam Sydney Porter, dit O.), humoriste américain, né à Greensboro, m. à New-York (1826-1910) ; auteur de nombreuses nouvelles d'une verve fort amusante.
Hensies. comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons), sur Tllaine ; 1.890 h.
hentrincoutotne [an] n. m. carbure saturé, de formule C*<H'‘.
Henvie, comm. du Finistère, arr. et à 12 kil. de Morlaix, non loin de la Manche ; 1.550 h. Ch. de f. Et.
héortologie [/f] n. f. (du gr. heortê, fête, et logos, discours). Connaissance et description des fêtes grecques.
hépar n. m. (mot gr. signif. foie). Ane. nom des sulfures alcalins.
bépatalgie [/{] n. f. (du gr. hépar, atos, foie, et algos, douleur). Névralgie du foie.
hépatalgique adj. Qui a rapport â Thépalalgie.
hépatique adj. (du gr. hépar, atos, foie). Se dit, en anatomie et en médecine, de tout ce qui a rapport au foie : artère, canal hépatique ; coliques hépatiques. Adj. et n. Se dit d’une personne atteinte d'hépatite ; une femme hépatique ; un hépatique. N. f. Classe de plantes de l’embranchement des muscinées.
— Enoycl. Bot. Les hépatiques recherchent les lieux humides. Elles ont une reproduction sexuée, un anthérozoïde fécondani l’oosphère .
La classe des hépatiques compr end quatre familles : jungernianniacées , anthocéracées, ricciacées, marchantiacées.
H' hépatique ■ des jardins est une herbe vivaceà fleurs bleues, Hépatiques ; 1. Pied mâle ; 2. Pied fequi se cul - melle ; 3. Chapeau entier (femelle) ; 4. Cuupe tive sous le longitudinale du chapeau,
nom d’anémone hépatique ; on l’employait autrefois contre les maladies du foie.
hépEttis&tioil [za-si-on] n. f. (du gr. hépar, atos. foie). Lésion d’un tissu, qui lui donne l’aspect et la consistance du foie.
hépatisé [ti-zé], e adj. Qui est atteint d'hépatisation.
hépatiser [ti-zé] (s’) V. pr. Subir l’hépatisation. hépatisme [tis-me] n. m. (du gr. hépar, atos, foie). Affection du foie. Doctrine de pathologie générale relative au foie.
hépatite n. f. (du gr. hépar, atos, foie). Inflammation du foie par congestion, cirrhose, etc. Sorte de pierre précieuse de la couleur du foie.
— Encycl. Pathol, L’hépatite peut être aiguë ou chronique ; les formes aiguës sont ; la congestion, l’atrophie jaune aiguë et 1 abcès du foie. Ses formes chroniques sont les cirrhoses.
La congestion hépatique est due à une gêne de la circulation du foie ; elle s'observe dans les affections cardiaques, les lésions du poumon, du tube digestif, etc. Elle est fréquente dans les pays chauds. En général, c’est l'ictère qui fait songer à la congestion. Le traitement consiste en saignées, purgatifs (principalement du calomel) ; une saison à Vichy ou à Vais est toujours indiquée. L'atrophie jaune aiguë du foie est une des causes de l'ictère grave, qui' est souvent de nature infectieuse. Elle amène la suppression plus ou moins complète des fonctions du foie, et très souvent la mort.
L’hépatite suppurée ou abcès du foie s’observe surtout dans les pays chauds ; lorsque Tabcès est ouvert, la guérison est la règle.
hépatocèle n. f. (du gr. hépar, atos, foie, et kèlé, tumeur). Hernie du foie.
hépatogastrite [ghas-tri-te] n.f. Inflammation du foie et de l’estomac.
hépatographie [/’f] n. f. (du gr. hépar, atos, foie , et graphein, décrire). Description du foie.
hépato-intestinal, e, aux adj. se dit d’un canal qui, chez les ruminants, va directement du foie au duodénum.
hépatolithe n. f. Calcul biliaire, hépatologie \jï\ n, f. (du gr. hépar, atos, foie, et logos, traité). Traité sur le foie.
hépatomégalie [gha-lî] n. f. (du gr. hépar, atos, foie, et megas, alou, grand). Augmentation de volume du foie.
hépatomphale [ton-fa-le] n. f. du gr. hépar, atos, foie, et omphalos, nombril). Hernie du foie, à travers l’ombilic.
hépatopexie [pèfc-sf] n. f. (du gr. hépar, atos, foie, et péxis, action de fixer). Fixation du foie à la suite d’une ptose, au moyen d’une opération chirurgicale.
hépatoptose [ze] n. f. Abaissement du foie, par relâchement des’ ligaments suspenseurs.
hépatopyrite n. f. Minér. Variété de marcasite.
hépatotomie [mf] n. f. (du gr. hépar. atos, foie, et tomé, section). Incision du foie pour ouvrir un abcès ou un kyste hydatique.
HER
HÉP
~lkfah ■
fco MmClâre^
^ 4^6\'®^®63Silrae ^^^mols-lÊFort ^echabon v.
jlesTVTatëllçi
’SfMauri
\irolles Æ#*'
üî S^Oæisiâ'yF' StGemès^° CaMries Sl.unel
[irffflto:
'■^^e Soulié
-X01Ievé0a^^^
I^^JÆoiitlagmBc'
:asielnSs,M'j^^
Mônl^nn'
Noire
Hii i c. .-'y^ ■••■-?’’‘»,n?
.Mon^lf^ S^çfiîirlS
"€ W fMîm-
’'Cât'6ljlsi
^tw^ser^L
MérEUlt (départ, de l’), département formé d'une partie du Languedoc; préf. Montpellier; s.-préf. Béziers, Lodève, Saint-Pons ; 4 arr. 36 cant., 341 comm., 480.500 h. 16' région militaire ; cour d’appel et évêché à Montpellier. Ce département doit son nom au fleuve côtier qui l'arrose. Les vins, l’olivier, l'industrie séricicole, les mines de houille de la région de Graissessac, la pêche sur la côte de la Méditerranée sont ses principales ressources.
Hérault de Séclielles (Marie-Jean), avocat au parlement de Paris, puis président de la Convention, né et m. à Paris (1759-1794). Il rédigea la Constitution de 1793, qui ne fut jamais appliquée ; Hérault de Séchelles. m. sur l’échafaud avec les
dantonistes. Auteur d’une spirituelle relation d'une entrevue avec Buifon : Voyage à Montbard.
héraut [rô] n. m. (bas lat. heraldus). Officier publie, dont la fonction était de signifier les déclarations de guerre, de porter les messages, de vérifier les armoiries, d^organi sériés tournois, etc., et dont la personne était sacrée.
Héraut d'armes, guerrier noble, aspirant au titre de chevalier.
herbacé, e [èr] adj. Qui a l'aspect, la nature de rherbe.
Plantes herbacées^ plantes frêles, non ligneuses, qui meurent après la fructification.
herbage [èr] n. m. Toutes sortes d’herbes des prés : les lapins se nourrissent d'herbages.
Prairie naturelle, dont l’herbe est pâturée par les bestiaux.
— Encycl. Les climats humides et doux, les sols argileux et marneux sont les plus favorables aux herbages. En France, la Normandie est la véritable région d’herbages ; mais ceux-ci occupent encore des espaces très étendus dans le Centre (Brionnais,
Charolais, Nivernais, Plateau Central), TEst (vallées de la Saône et de ses affluents). Héraut d’armes
Pour constituer de bons herba- (xv” s.), ges, il est indispensable de maintenir le sol meuble et propre par des façons culturales superficielles (à la herse, au scarificateur), de lui fournir régulièrement une fumure appropriée (fumier, superphosphate, scories, potasse) et de Tensemencer en bonnes espèces (trèfle, minette, lotier, ray-grass, avoine élevée, dactyle, fléole, fétuque, vulpin, pâturin, etc.).
herbagement [èr, man] n. m. Action de mettre un cheval ou un bœuf à l’herbage.
herbager [èr-ba-jé], ère n. (de herbage). Qui s’occupe d’engraisser les bœufs.
herbager r èr-ba-jé] v. a. (Prend un e après le g devant « et o : il hi'rbagea, nous herbageons.) Mettre à l’herhage ; herbager les bestiaux.
herbageux, euse [èr-ba-jeû, cu-ze] adj. Couvert d’herbages : des plaines herbageuses. (Peu us.).
herbaille 'èr-ba. il mll.,e] n. f. Réunion d’herbes de peu de valeur dans un herbier.
Herbart [èr-bar] (Jean-Frédéric), philosophe allemand, né à Oldenbourg, m. à Gœttingue (1776- 1841'i. Disciple de Kant, il considère les représentations comme des forees dont l'action réciproque constitue la vie psychique. Herbart fait entrer la morale dans l’esthétique.
Herbault [èr-ôdl, ch,-l. de c. (Loir-et-Cher), arr. et à 15 kil. de Blois, près de la Cisse ; 830 h. — Le cant. a 21 comm., et 18.380 h.
[fa-isfeu e'
HÉRAUI.T
% PRÉFECTURE
t Évêché
® S^PBÊFECTimE
de départs
O Ch.lieudecantoii
=r=.Cbemin de fer
O Commune •Bameaa
=i^.Caaal
Héphaistos
to.ss], dieu grec du feu et du métal , identifié avec le ’V'ulcain des Latins.