‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1044 sur 1225 · HÉ H · texte numérisé non relu

HÉ H

♦hernie [hèr-nf n. f. Hat. h"rnia). Pathol, ei art vélér Tumeur molle, formée par la sortie totaie ou par ielle d un viscère à travers une ouvenure ue la membrane qui le recouvre ; hernie ombilicale, iniiumale. Agric. Maladie des choux, causée par un cbampignoh, le pP modiophore, et appelée aussi gi-üs-pied : pour combattre la hernie du chou,il faut 'brûler tous les pieds contaminés. . , . .

— Encycl. Pathol. Le plus s.'Uvent, la hernie est abdominale. Le ventre est rempli de viscères qui, dans les efforts violents, creusent un effondi ement aux points de moindre résistance, comme loinbilic,

I anneau crural, le canal inguinal. Le péritoine forme le sac de la hernie. On classe les hernies en hernie de torce due aux efforts violents, et en hernie de j aiblesse, due à la laxité des parois. Çn distingue les hernies qui ne contiennent que de l'intestin (enterqcèle, des hernies qui contiennent de 1 épiploon (épiplocèle). La hernie est surtout gênante; cependant, elle prédispose le malade à l’étranglement herniaire ; elle doit donc être maintenue par un bandage bien mis et, chez les sujets jeunes, on préfère piirlois a cure radicale (chirurgicale,, qui les debarrasse de leur infirmité. L'étranglement herniaire est une complication très grave, qui exige une prompte intervention du chirurgien.

— Art vétér. Les animaux domestiques ci en particulier le cheval peuvent être affectés des différentes variétés de hernies ; le traitement, tout chirurgical, est le même que chez l'homme.

♦hernié, e [h r] adj. Se dit d’une partie qui fait hernie ; intestin hernié. .

♦hernier [hèr-ni-é] n. m. Mar. Morceau de bois

cylindrique, suspendu par une poulie et perce d un certain nombre de trous dans lesquels passent les petits cordages destinés à soutenir la toile d une tente. ♦hernieUX, euse [ftér-nt-eA, eu-ze] adj. Qui est incommodé d’une hernie.

♦herniotomie [hér, mî] n. f. (de hernie, et du gr. tomé, section). Cure radicale de la hernie- HerniCLU.es, peuple du Latium, soumis par les Romains (486 av. J.-C.).

Hernosand, v. de Suède (Vesternorrland), sur le détroit de Hernosand ; 9.880 h.

♦hernute, *hernutisme. v. hernhote,hbrn-

HUTISME.

Héro, prêtresse d’Artémis, à Sestos. Elle tut aimée de Léandre, qui, habitant Abvdos de J autre côté du détroit, traversait la nuit 1 Hellespont a a nao-e toutes les fois que sa maîtresse allumait un simal sur la tour. Une nuit, le signal fut éteint par le vent, et Léandre, ayant à lutter contre une mer orageuse, se noya ; son corps fut jeté sur 1® ^waM, et lîéro, folle de douleur, se précipita dans les flots

du haut de sa tour. . ^+1-0

Ce drame de l’amour a inspiré les anciens et les modernes ; une médaille représente Léimdre Précédé d’un t upidon qui vole au-dessus de sa tete. u» flambeau à la main, pour le guider dans sa péiilleuse traversée. Cette médaille a été reproduite dans un tableau, pour lequel 'Voltaire fit les quatre vers suivants, imités de Y Anthologie :

Léandre, conduit par l’Amour,

En nageant disait à l’orage ;

« Laissez-moi gagner le rivage.

Ne me noyez qu’à mon retour, i)

Héro et Léandre, poème grec, du grammairien Musée ; œuvre jolie et gracieuse, assez bien conduite et écrite avec pureté, sauf quelque aflectation (v» ou vi=s.). , ,

Héroard (Jean), anatomiste français né a Hauteville-le-Guichard en 1551. mort ye^ 1628, médecin des rois Charles IX, Henri III, /Y

Louis XIII. H a laissé un curieux Journal de toutes les actions et de la santé du dauphin Louis.

Hérodas ou Hérondas, poète grec du iii'- siecle av. J.-C., auteur des Mimes, petites scenes dramatiques pleines de grâce et de vérité.

Hérode le Grand, roi de Judée, de lan 39 à l’an IV av. J.-C. (En réalité, sa mort eut heu 1 année même de la naissi.nce de Jésus-Christ, mais on la nlace quatre ans avant Père chrétienne, Pùrce que celle-ci est en retard de quatre annéey) H dut son trône à la faveur d'Antoine ; il rebâtit le teuiple de Jérusalem ; bien vu des Romains, il se rendit odieux aux Juifs par sa cruauté; cest a lui qu est attiibué le massacre des Innocents ; — Heroue Antipas, fils du précédent, tétrarque de Galilee. Il ” diade, femme de son frere et mere de Salomé. Il jugea Jésus-Christ, qui lui avait été late et fit mourir saint Jean-Baptiste , il j ®|na de 4 av. J.-C. à 39 apr. J.-C. Caligula le dépouilla de ses "FtAts II mourut probablement en Espagne , He- Rotr AGRmPADrP petit-fils d'Hérode le Pere

de Bérénice, roi de 37 a 44 apr. J.-C. , Heroue Agrippa II. fils du précédent, roi de Judee de 52 a 68 apr. J.-C. ; il assista, du côté des Romains, a la prise de Jérusalem par Titus (70).

Hérodiade, petite-fille d’Hérode le Grand, femme d'Hérode Philippe, puis d’IIérode Antipas, ses oncles. Elle fit emprisonner saint Jean-Bapiiste qui s élevait contre ces scandales P^'^ faible Hérode. par l’intermédiaire de sa fille Salomi^ l'ordre de le mettre â mort, et se fit apporter sur un plateau la tête de sa victime. Le peinh'è Léouold Lévy a représenté dans un tableau cemay qiiable Hérodiade recevant de sa fille Salomé la tète de saint Jean (1872).

Hérodiade, opéra en trois actes et cinq tableaux, paroles de Paul Milliet et Henri Grémont, musique de Massenet. Bel e partition, une des meilleures œuvres du musicien. Le sujet en est 1 amour de Salomé pour saint Jean-Baptiste et la moit d®.®® dernier il881). Les plus belles pages de la partition sont ■ l'air de Salomé : Il est doux, il est bnrii le duo de Salomé et d Hérode ; l'air d Hérode ; Vision fugitive ; le ballet ; l'air de Jean dans la prison.

hérodianisme [nts-me] n. m. Doctrine des hérodiens.

b-érodias rrfi-ass] n. m. Nom scientifique d un sous-genre de hérons, appelés vulgairement aigrettes.

hérodien [di in] n. m Membre .d'®"® juive, citée dans les Evangiles. 'Les h' '? crûtes probablement parmi les f® iî

Hérode, étaient juifs de naissance et païens de

cœur.)

LAR. L’NIV., 2 V. — T. I.

Il J': Il

HER

llérodiade, tableau de H. Lévy.

Hérodicn [di-iri], historien grec, né à Alexandrie (170-24'0); U a écrit, dans un style sobre et élégant. Thistoire des empereurs romains de Marc- Aurèle à Gordien.

Hérodien, grammairien d’Alexandrie (ii® s. apr. J.-C.).

*liérodiidés ou ardéidés [dé] n. m. pi. Famille d’oiseaux échassiers, comprenant les hérons et formes voisines (aigrette, balæniceps, etc.) S. un hérodiidé.

Hérodote, historien grec, né à Ilalicarnasse, et surnommé le Père de l'histoire. Ses Histoires, très attrayantes et en même temps d'une information très sûre (il avait beaucoup voyagé et rapporte, sans y croire d'ailleurs, une grande partie des légendes des peuples qu'il avait visités), forment un des monuments les plus précieux et les mieux conçus de l’antiquité (vers 484-vers 425 av.

Héroët (Antoine), dit La Maisonneuve, poète français, né à Paris, où il mourut en 1568 ; évêque de Digne, auteur de la Parfaite amie. Il se rattache à l’école de Ronsard. Sa poésie, d'inspiration platonicienne, est d’une subtilité extrême.

lléroïcité [ro-ï] n. f. Qualité de ce qui est héroïque. (Peu us.)

héroï-oomique [ro-ï] adj. Qui tient de l'héroïque et du comique : le Lutrin est un poème hérolcomique.

— Enoyol. Le genre héroï-comique consiste à appliquer le ton de l’épopée à un sujet trivial. Le Combat des rats et des yreiiouilles, autrefois attribué à Homère, appartient a ce genre.

tléroïde [ro-i-de] n. f. Epitre en vers, dans laquelle parle un héros ou un personnage fameux : les héroïdes de Colardeau.

Héroïdes {les), élégies du poète latin Ovide, plus spirituelles que réellement touchantes ; ce sont des lettres adressées à leurs amants- par des amoureuses célèbres.

Îléroïîie [ro-î-ne] n. f. Femme d'un grand courage, douée de sentiments nobles et élevés ; Jeanne Hachette est l'héroine de Beauvais. Fig. Femme qui est le principal personnage d'une œuvre littéraire ou d’une aventure : les héroïnes de Racine sont passionnées.

héroïne n. f. Ether diacétique de morphine, qui est un succédané de la morphine.

héroïnomanie [nî\ n. f. Habitude morbide de l'usage de l'héroine.

héroïque [ro-d-ke] adj. Qui appartient au héros : action héroïque. Temps héroïques, temps où vivaient les héros, et dont l’histoire est mêlée de fables. Poésie héroïque, qui est noble, élevée, et chante les exploits d’un héros. Vers héroïque, hexamètre des anciens, alexandrin des modernes. Très puissant, très efficace, auquel on recourt en désespoir de cause : remède héroïque. N. m. Genre héroïque : Tenjoué se mêle à l'héroïque dans le Lutrin.

héroïquement [ro-i-ke-man] adv. D'une manière héro'fque : la garde impériale succomba héroïquement à Waterloo.

héroïser [ro-i-zé] v. a. Revêtir du caractère de héros, chez les Grecs.

héroïsme [ro-is-me] n. m. Ce qui est propre au héros. Acte de héï’O? : un trait d'héroïsme.

Herold (Louis- Joseph - Ferdinand), compositeur français, né et m. à Paris (1791- 1833), musicien original, au style souple, aisé, gracieux, tendre , souvent pathétique , et toujours d'une grande pureté ; auteur de nombreux opéras-comiques ; le Muletier,

Marie, Zampa, le Pré-aux- Clercs, etc. — Son fils, FerniNAND. jurisconsulte et homme politique français, né et m. Paris (1828-1882), fut secrétaire général du gouvernement de la Défense nationale Louis Hérold. et préfet de la Seine. — Le

fils de celui-ci, André-Ferdinand, né à Paris en 1865, s'est révélé dans plusieurs recueils de vers un poète délicat et tendre.

*herOIl n. m. (bas lat. hagiro, de Tanc. allem. heigir). Genre d'oiseaux échassiers, comprenant une dizaine d'espèces du globe. Aldus, littér. : Le héron de la fable, allusion à une fable de La Fontaine CVII, 5), où l'on voit un héron, après avoir dédaigné carpe, brochet, tanche, etc., être tout heureux de rencontrer un colimaçon. On rappelle ce héron pour indiquer qu'il ne faut pas se montrer trop exigeant.

— Encycl. Les hérons sont des oiseaux élancés, à long bec et à long cou, à pattes hautes. Ils se tiennent au bord des eaux, sont timides et prudents.

Leurs nids sont construits dans de vieux arbres et constituent les hé- ■ Héron cendré. ronnières. En France, on

rencontre le héron cendré et le héron pourpré. Le genre comprend des sous-genres assez nombreux, comme l'aigrette et la garzette -.hérodias), le butor. etc.

Héron, dit Héron l'Ancien, savant mathématicien et physicien d'Alexandrie (ne s. apr. J.-C.); on a de lui quatre traités de mécanique et on lui attribue l’invention d'appareils mécaniques tels que la fontaine de Héron et l'éolipyle.

Héron de 'Villefos'se (Antoine-Marie, baron), minéralogiste et ingénieur des mines français, né à Paris, m. à Caen H774-1852). Membre de l’Académie des sciences (1816).

Héron de Villefosse (Antoine) , érudit français, auteur de travaux d'archéologie romaine, né et m. à Paris {1845- 1919). Membre de l'Académie des inscriptions en 1886.

^héronneau [ro-nâ] n. m. Petit héron.

*héronner [ro-né] v. n. chasser le héron avec le faucon.

*héronnier [ro-ni-é], ère adj. Dressé pour la chasse du héron : faucon héronnier. Malgré, sec et long comme un héron : oiseau héronnier. Fam. : femme héronnière.

*héronnière [ro-nî] n. f. Lieu où les hérons se retirent pour faire leur nid. Endroit où l’on élève les hérons.

hérôon n. m. (m. gr.). En Grèce, sanctuaire où l’on honorait un héros.

Hérophile, médecin grec de la famille des Asclépiades, né en Bithynie vers 335 av. J.-C., un des créateurs de l'anatomie.

*lléroS [ro] n. m. (gr. hêrôs). Myth. Demi-dieu, fils d’un dieu et d’une femme ou d’une déesse et d’un homme. Nom donné par les Grecs aux grands hommes divinisés : Hercule est le plus illustre des héros. Celui qui se distingue par des actions extraordinaires, par sa grandeur d'âme. Fig. l’rincipal personnage d'une œuvre littéraire ou d’une aventure: Achille est le héros de l'Iliade, et Ulysse le héros de l’Odyssée. Le héros du jour, celui qui attire actuellement l'attention publique. Le héros d’une fête, celui a qui on la donne. Prov. : Il n’y a point de héros pour son valet de chambre, les grands hommes laissent voir à leurs familiers des misères ignorées du public.

— Encycl. Au sens restreint du mot, on appelait héros un demi-dieu, fils d'un dieu et d’une mortelle, ou d’un mortel et d'une déesse. Tels étaient Héraklès, Dionysos, Achille, les Dioscures, Hélène, Enée, etc. Mais l'accord des traditions poétiques, les légendes locales ou même des décrets en forme élevèrent au rang de demi-dieu des hommes de guerre comme Léonidas, des législateurs comme Lycurgue, des médecins comme Hippocrate, des poètes comme Homère, des philosophes comme Aristote. On offrait au héros des sacrifices ; on célébrait régulièrement sa fête dans les sanctuaires dits herôon. Quelques héros, surtout Hercule, étaient l'objet d'un culte dans la plupart des pays helléniques ; mais généralement cette religion était locale. Chaque cité rendait un culte public à son héros éponyme ou fondateur.

Héros et le Culte des héros [les], ouvrage fameux de Th. Carlyle, où l'auteur a mis en valeur, non sans quelque exagération, la part qui revient aux individus de génie dans l'évolution de l’humanité (184Ü).

*lierpe ]hèr-pe] n. f. Mar. Lisse courbe du gardecorps, de chaque côté de la giiibre. N. f. pl. Herpes marines, matières que la mer jette sur ses bords ; ambre, coraux, etc. Ancien nom des épaves de mer.

herpès [ér-pèss] n. m. (n. gr.). Eruption aiguë qui survient à la peau et consistant en vésicules réunies en groupes sur une base enflammée.

— Encycl. On distinguait autrefois un grand nombre de variétés d'herpès, en particulier Vherpès zoster ou zona (v. ce mot) et l'herpès tonsurant.

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