V. ’VULCAIN
.Héphestion ou Ephestion, général macédonien, favori d'Alexandre le Grand ; m.
à Ecbatane en 324 av. J.-C.
Lorsque, après la bataille d'issus, Alexandre, accompagné d'IIéphestion, alla visiter dans sa tente la mère de Darius , celle-ci adressa le salut à Héphestion, qu à l’éclat de son costume elle prenait pour Alexandi e. Avertie de son erreur, elle se jeta aux pieds du héros, qui la releva en lui disant : n 'Vous ne vous êtes pas trompée, ma mère ; celui-ci est aussi Alexandre. »
hephthémimère
adj. (du gr. hepta, sept, hemi, demi, et meros, partie). Se dit d'une coupe qui se trouve après le septième demi-pied (dans l’hexamètre , le trimètre ïambique grec, le senaire latin''.
hépiale n. m. Genre de lépidoptères, comprenant des papillons crépusculaires d'Europe, dont une espèce, l'hépiale du houblon ( hepialus huyniili ) , cause parfois des dégâts importants dans les houblonnières.
Heppignies, comm.
de Belgique (Hainaut,
arr. de Charleroi) ; 1.490 h. Mines de fer ; carrières,
hepsomètr© [èp-so] n. m. (du gr. hepsein, faire cuire, et metron, mesure). Appareil thermométrique et manométrique, employé pour régler la cuisson des jus sucrés.
hepsomé'trie \èp-so-mé-trî\ n. f. (de hepsométre). Evaluation du degré de cuisson des jus sucrés.
hepsométrique [èp-xo] adj. Qui se rapporte à Thepsométrie.
heptacanthe adj. (du gr. hepta, sept, et akantha, épine). Qui porte sept épines ou sept aiguillons. (S’emploie surtout en hist. nat.)
heptacordc [ép-tà] adj. et n. m. (du gr. hepta, sept, et de corde). Se dit de la lyre à sept cordes des anciens.
heptaCOSane n. m. Carbure saturé de formule CS7H".
heptade [ip-ta-dê] n. f. (du gr. hepta, sept). Groupe de sept objets.
heptadécane n. m. Carbure saturé de formule C”H".
heptaèdre [èp-ta] adj. et n. m. (du gr. hepta, sept, et edra, surface). Solide fermé par sept faces ; on ne peut pas construire d'heptaèdre régulier.
heptaédrique [èp-ta\ adj. Qui a rapport à l’heptaèdre.
heptagonal, e, aux [èp-ta] adj. Qui a rapport à l'heptagone.
heptagone rép-ta] adj. et n. m. (gr. hepta, sept, et gônia, angle). Polygone qui a sept angles et sept côtés.
heptagyne [èp-ta] adj. (du gr.
hepta, sept, et gunè, femelle). Se dit des fleurs qui ont sept styles ou pistils.
Heptaméron ou Nouvelles de la reine de Navarre (Marguerite de 'Valois, sœur de François 1"), contes imités de Boccace d’un tour joyeux.
Heptagone.
souvent même leste, et écrits en une prose élégante et facile (1559J.
heptamètre [èp-tcC\ adj. et n. m. (dugr. hepta, sept, et metron. mesure). Qui a sept pieds ; des vers heptamètres. (Vx.)
heptanche [kp-tan-che] n. m. Genre de poissons plagiostomes, renfermant des squales dont une espèce fréquente le golfe de Gascogne.
heptandre [èp-tàn-dre] adj. (dugr. hepta, sept, et anèr, andros, mâle). Se dit des fleurs à sept étamines.
heptandrio [èp-tan-drî] n. f. Classe de Linné, comprenant les plantes à fleurs heptandres.
heptanen. m. Carbure saturé, de formule C’H".
Heptanomide, nom donné par les Grecs à la moyenne Egypte, qui était divisée en sept nomes ou circonscriptions administratives.
hoptarchie [èp-tar-chî\ n. f. (du gr. hepta, sept, et archê, commandement). Gouvernement simultané ou alternatif de sept personnes.
Heptafehie anglo-saxonne, nom donné aux sept royaumes de Kent, Sussex. ’Wessex, Essex, Northumberland, Est-Anglie et Mercie, fondés par les Saxons et les Angles au v' et au vi» siècle dans la Grande-Bretagne. Les sept royaumes, qui s’épuisèrent en luttes continuelles, furent réunis en un seul [Angleterre) sous Egbert (827).
heptarchique adj . Qui a rapport à Theptarchie.
heptarque [ép-tar-ke] n. m. Chacun des sept rois d'une hcptarchie.
heptasyllabe [ép-ta] adj. (du gr. hepta, Mpt, et de syllabe). Qui a sept syllabes.
heptateuque [èp-ta-teu-ke] n. m. (du gr. hepta, sept, et teukhos, livre). Réunion des sept premiers livres de l’Ancien Testament, c’est-à-dire le Pentatcuque, avec le livre de Josué et celui des Juges.
heptone n. f. Carbure non saturé de formule C’II'“.
heptylène n. m. Hydrocarbure homologue de Téthylène, ayant pour formule C’H'*. Syn. ueptére.
heptylique [èp-ti\ adj. Se dit de certains composés organiques, alcools et éthers, dans la formule desquels entre le radical heptyle (CH".)
Héra, déesse grecque, reine de l’Olympe, épouse de Zeus, déesse des phénomènes célestes et du mariage, identifiée avec la Junon des Latins. V. Junon.
Héraelée, vUle ancienne de la Thrace ; Philippe de Macédoine s’en empara en 341 après un siège pénible.
Héracléo, ville ancienne de l’Asie Mineure (Bithynie) ; auj. Erekli. (Hab. Héracléens.) Bassin houiller desservi par le port de Zoungouldak.
Héraelée, ville ancienne de l’Italie (Lucanie), où Pyrrhus vainquit les Romains (280 av. J.-C.).
héraclées [àZé] ouhéracléies [klé-î] n. f. pl. Fêtes en l'honneur d’Héraclès, qu’on célébrait tous les cinq ans à Athènes, tous les ans à Rhodes, au mont Œta et à Cos.
héracléonite n. m. Membre d’une secte fondée au II' siècle par Héracléon, disciple de Valentin.
Héraclès, dieu grec identifié avec l'Hercule des Latins. V. Hercule.
Héraclide du Pont, philosophe grec, disciple de Platon et d’Aristote (iv' s. av. J.-C.)
Héraclides, dynasties grecques du Péloponèse, de Corinthe, de Lydie et de Macédoine, qui prétendaient descendre d'Hercule ou Héraclès. Les Héraclides du Péloponèse sont les plus célèbres : unis aux Doriens, ils chassèrent les Achéens du sud de la Grèce. S. un, une Héraclide.
héracliue n. f. Composé soluble dans Taleool, fondant à 185', que l'on trouve dans les graines de vesce.
Héraclite, philosophe grec, de l’école ionienne, né à Ephèse. Le feu était pour lui l’élément primitif de la matière, qu’il considérait comme soumise à un changement perpétuel et en même temps rationnel (576- 480 av. J.-C.).
Héraclius [«ss] I", empereur d’Orient, né vers 575, régna de 610 à 641. Bon général, mais de volonté faible, il vainquit les Avares et les Perses, mais ne put s’opposer aux progrès de l'invasion arabe et laissa l'empire dans l’anarchie. — Héraclius II, fils du précédent. Il régna après lui pendant trois mois et demi.
Héraclius, empereur d'Orient, tragédie en cinq actes et en vers, de P. Corneille, sur Héraclius une donnée presque entièrement romanesque (1647). Œuvre souvent confuse et obscure, où étincellent pourtant quelques beautés. On y trouve ce vers célèbre, que l'on cite presque toujours plaisamment :
Devine si tu peux, et choisis si lu l’oses.
Héraldien, Bnn© ^di-in, c-ne], habitant ou originaire de Châtellerault (en lat. Castellum Heraldi) : les Béraldiens. Adjcctiv. : coutumes héraldiennes.
tléraldique adj. (du bas lat. heraldus, héraut).
^ Qui a rapport au blason : art héraldique. N. f.
* Science héraldique, blason : étudier l'héraldique.
(■V. BLASON
héraldist© [dis-fe] n. m. Celui qui s’occupe de science héraldique.
Hérat [ra] ou Herât, v. forte de l'Afghanistan, dans le Khoraçau oriental, sur le Héri-Roud ; 50.000 h. Soie, tapis,
hérauderie ou héraulderie [rô-de-rV. n. f. Office de héraut. Connaissance du blason, du cérémonial. Province dont un héraut portait le nom.
Hérault [rdl. fl. côtier de France. H descend du massif de TAigoual, arrose Pézenas et Agde, et se jette dans la Méditerranée; cours 160 kil.
HER
herbâut [èr-6(î] n. m. Chien courant qui se jette durement sur le gibier.
herbe [ér-6e] n. f. (lat. Aéria). l’Iante molle et dont les parties aériennes, y compris la tige, meurent chaque année : extirper les mauvaises herbes d'un champ. Herbes potagères, herbes comestibles (chicorée, épinard, oscille, etc,), cultivées dans les potagers. Fines herbes, herbes comestibles employées comme assaisonnement ; persil, cerfeuil, civette, estragon, etc. Herbes médicinales ou officinales, employées en pharmacie. Herbes marines, algues, goémons, etc. Mauvaise herbe, ensemble des plantes parasites, nuisibles à l'agriculture ; le chien-dent est une mauvaise herbe très répandue. Fig. "Vaurien. En herbe, non encore mûr. Fig. En espérance, en perspective ; avocat, médecin en herbe. Manger son blé ou son bien en herbe, dépenser son revenu avant de l'avoir touché. Couper l'herbe sous les pieds de quelqu'un, le supplanter en le devançant. Toutes les herbes de la Suint-Jean, tous les moyens possibles. (On croyait autrefois que les herbes cueillies à la Saint-Jean possédaient des vertus merveilleuses.) Avoir marché sur quelque herbe, être dats un état anormal, en bonne ou en mauvaise part. Herbe à éternuer, le bouton d'argent, composée du genre achillée. Herbe au pauvre homme, gratiole commune. Herbe aux ânes, nom vulgaires des onagraires. Herbe aux chantres, sisymbre officinal ou vélar. Herbe aux chats, cataire officinale. Herbe d'amour, le myosotis. Herbe de la Saint-Jean, millepertuis. Herbe aux gueux, clématite commune. Herbe sans couture, ophioglosse commune. Herbe aux perles, le grémil officinal, à fruits gris et luisants, réputés diurétiques. Herbe aux verrues, héliotrope d'Europe. Herbe à la magicienne, cii’cée. Pop. Manger l'herbe par la racine, être enterré. Prov. : Mauvaise herbe croît toujours, les enfants mauvais sujets prennent un développement rapide. Allus. i.iTTÉR. : Manger l’herbe d’autrui et La faim, l’occasion, l’herbe tendre, etc. V. animal. L'herbe qui verdoie. "V. Barbk-Bleue.
— Encycl. Destruction des herbes des cours. 1“ Arracher tout d'abord les herbes avec un crochet et les balayer. Verser ensuite entre les joints des pavés une légère couche de goudron de houille. 2° Répandre sur les pavés et les nerbes une couche de 2 à 3 centimètres de tan provenant des fosses d’une tannerie.
Dans les allées des jardins, on peut répandre des solutions de sulfate de cuivre à 5 p. 100, de sulfate de fer à 10 p. 100, d'acide sulfurique à 3 p. 100, ou encore utiliser un mélange à parties égales d’eau et d'huile lourde de goudron. Le sel dénatui'é (200 kilogr. à l'are) le crud ammoniac (500 kilogr. à l’are) donnent aussi de bons résultats.
HerbéboiS, bois du dép. de la Meuse, sur les Hauts-de-Meuse. Pris par les Allemands le 23 février 1916, au début de la bataille de Verdun; repris par les Franco-Américains en 1918.
HerbécOUrt, comm. de la Somme, arr. et à 8 kil. de Péronne, sur le plateau au S. du fleuve ; 237 h. en 191i. Le village fut enlevé aux Allemands le 2 juillet 1915 par larmée Fayolle. Entièrement détruit.
herbeiller [ér-4é, il mil, é] v. n. Paître l'herbe, en parlant d'un sanglier.
lierbeline [èrj n. f. Brebis étique, mise au vert. Herbelot [io] de Molainville (Barthélémy d’). savant orientaliste français, né et m. à Paris (1025-1695); auteur d’une précieuse Bibliothèque orientale, publiée en 1697, par Galland.
herbemont \er-be-mon'\ n. m. Cépage noir d'Amérique.
herber [ér-6é] v. a. Exposer sur l’hei-be de la toile qu'on veut blanchir.
Herberay des Essarts (Nicolas d’), littérateur français, né en Picardie, m. en 1557. Il a traduit de l'espagnol, sur l’ordre de François I«r, les huit premiers livres i"Amadis de Gaule.
herberie [èr-6e-rf] n. f. MarcKé aux herbes. Lieu où l’on fait blanchir la cire, les toiles, en les exposant au soleil et à la rosée.
herbette [èr-bè-te] n. f. Fam. Herbe counte et menue : danser sur l'herbette.
Herbeumont, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. de Neufehâteau), sur la Semois ; l.iSO h.
herbeux, euse [èr-beû, eu-ze'j adj. Où il croît beaucoup d'herbe ; des plaines herbeuses.
herbicole [ér] adj. Qui vit parmi les herbes ; insectes herbicoles.
herbier [èr-bi-éi n. m. Hangar où l’on garde temporairement l’hertie coupée pour les animaux. Panse des ruminants. Dans un étang, un cours d'eau, agglomérations d'herbes où se réfugient les poissons. Collection de plantes desséchées pour l'étude. Collection de dessins représentant des plantes. Ouvrage consacré à la description des plantes.
herbière [ér') n. f. vendeuse d'herbes. Femme qui recueille des herbes pour les bêtes.
Herbiers [ii-é] (Lesl, ch.-l. de c. (Vendée), arr. et à 28 kil. de La Roche-sur-Yon, sur la Grande Maine; 3.8S0 h. — Le cant. a 10 comm. et 16.130 h. herbifère adj. Qui produit de l'herbe, herbiforme [èr] adj. Qui ressemble à l’herbe. Herbignac Ignak], ch.-l. de c. (Loire-Inférieure), arr. et a2G kil. de Saint-Nazaire, près de la Grande Brière ; 4.130 h. Ch. de f. Et. Tourbe. — Le cant. a 4 comm. et 10.232 h.
Herbitzheim, comm. du Bas-Rhin, arr. de Saverne; 1.664 h. Ch. de f.
herbivore lér] adj. et n. m. (du lat. herba, herbe, et vorare, dévorer). Qui se nourrit exclusivement ou principalement d'herbes, de substances végétales : les ruminants sont tous herbivores.
— Encycl. Les herbivores ont les incisives disposées en ciseaux propres à tondre l’herbe ; ils sont souvent dépourvus de canines, et un espace nu de la mâchoire s’étend entre les incisives et les molaires.
Herblay, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 22 kil. de Versailles, près de la Seine ; 2.190 h. Ch. de f. O. et Et. Plâtre.
herbon [èr] n. m. Couteau mçussc, qui sert au tanneur pour débourrer les peaux.'
herborisateUT, trice [èr, za] n. Personne qui herborise.
herborisation ;ér, sasi-on] n. f. Action d'herboriseri
herboriser [ér, zéj v. n. Recueillir dans les champs des plantes pour les étudier.
herboriseur [èr, zeur] n. m. Qui herborise.
herboriste [èf-6o-ris-îe] n. Qui vend des herbes médicinales : les herboristes doivent être pourvus d'un diplôme spécial.
herboristerie [èr-bo-ris-te-ri] n. f. Commerce, boutique de l'herboriste.
herbu, e [èr] adj. Couvert d'herbe ; champ herbu.
herbue [èr-h&\ n. f. Tei’re légère, maigre, bonne seulement pour faire des pâturages. Terre végétale, empruntée aux pâturages pour amender les vignes. Fondant argileux, employé dans le traitement des minerais de fer au haut fourneau. (Ou écrit aussi ERBUE, et on dit encore arbuBj
herbule fér] n. f. Genre d’insectes lépidoptères, de la famille des pyralidés et comprenant plusieurs espèces d'Europe et d’Amérique.
*herchage [Aèr] n. m. Travail des hercheurs. *herche [Aêr-cAe] n. f. Wagon qu’on charge de minerai.
*hercher [Aèr-cAé] v. n. (de herser). Min. Pousser les wagons' chargés de minerai.
*hercheur, euse [Aèr, eu-ze] n. Qui herche.
HerchieS, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons) ; 2.530 h.
Herck-la-Ville, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Hasselt) ; 2.970 h.
Herck-Saint-Lambert, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Hasselt) ; 1.500 h.
hercotectonique [èr-ho-tèk-to-ni-ke] n. f. (du gr. kerkos, enceinte, et tektoniké, art de construire). L’art des fortifications.
Herculano de Carvalho e Granjo
(Alexandre), poète et historien portugais, né à Lisbonne, m. à Ajuda (1810-1877) ; auteur d’une Histoire de Portugal.
Herculauum [nom’], v. de ritalie ancienne (Campanie), ensevelie sous les laves du Vésuve l'an 79, recouverte par le petit bourg de Portici, et mise à jour depuis 1719. Les fouilles, rendues difficiles par l’épaisseur et la dureté de la lave, ont mis à jour de nombreux objets antiques, notamment d'admirables bronzes.
Herculanum, opéra en quatre actes, paroles de Méry et Hadot, musique de Félicien David (1839) ; la partition contient des pages remarquables, mais elle manque d’unité. Citons : la romance : Dans une retraite profonde ; la beUe mélodie du Credo ; des duos et des airs de ballet.
Herculanum, tableau d'Hector Leroux, au musée du Luxembourg (1881) ; c’est l'éruption du Vésuve en 79 ; les vestales fuient et d’une hauteur regardent les flammes et la ville qui, au fond, apparaît dans la nuit inégalement éclairée par le volcan. (V. p. 1097)
hercule [èr] n. m. (du n. d’ Hercule). Homme très robuste : c'est un hercule. Personnage forain qui exécute des tours de force. V. acrobate.
Hercule, en gr. Héraclès, le plus célèbre des héros de la mythologie grecque et romaine, fils de Jupiter et d’Alcmène, femme d'Amphiti’yon. Quand il naquit, Junon, jalouse, envoya deux serpents pour le dévorer dans son berceau ; l’enfant, déjà l'obuste, les étouffa dans ses bras. Devenu grand, il se distingua par sa taille et sa force extraordinaires. Ayant, dans un accès de folie, tué sa femme Mégara et les enfants qu'il avait eus d’elle, il fut condamné, pour expier son crime, à obéir au roi Eurysthée, qui le haïssait et qui,, dans l'espoir de se débarrasser du
héros, lui imposa une série d’épreuves périlleuses connues sous le nom des Douze travaux d'Hercule :
10 Hercule étouffa le lion de Némée ; 2o il tua l’hydre de Lerne ; 3® il prit vivant le sanglier d’Erymanthe ; 4» il atteignit à la course la biche aux pieds d'airain ; 5® il tua à coups de flèches les oiseaux du lac Stymphale ; 6® il dompta le. taureau de l'ile de Crète, envoyé par Neptune contre Minos ; 7® il tua Diomède, roi de Thrace, qui nourrissait ses chevaux de chair humaine ; 8® il vainquit les Amazones ; 9® il nettoya les écuries d'Augias en y faisant passer le fleuve Alphée ; 10® il combattit et tua Géryon, auquel il enleva ses troupeaux; 11® il enleva les pommes d’or du jardin des Hespérides ; 12® enfin, il délivra Ttiésée des enfers. Outre ces douze travaux,
11 accomplit une foule d’autres exploits et eut les aventures les plus diverses. Il étouffa dans ses bras le géant Antée, fils de la Terre, extermina le brigand Cacus, délivra Hesione du monstre qui allait la dévorer, sépara les montagnes de Calpée et d'Abyla (appelées depuis les Colonnes d Hercule), délia Prométhée enchaîné sur le Caucase, remporta une victoire sur le fleuve Achéloüs, et enfin tua le centaure Nessus, qui voulait enlever sa femme Déjanire. Cette dernière victoire fut cause de sa mort. Avant d’expirer, le centaure avait remis à Déjanire ea tunique teinte d'un sang empoisonné, en lui disant que ce serait pour elle un talisman de fidélité. Déjanire, se voyant délaissée pour la jeune lole, envoya au héros
HÉR
le présent fatal. Mais Hercule ne se fut pas plus tôt revêtu de cette robe, qu’il se sentit dévoré par d’atroces souffrances. Il dressa alors un bûcher sur le mont CEta et se jeta dans les flammes. Cette mort tragique se transforma pour lui en apothéose ; il fut admis dans l'Olympe et reçut l'immortalité en épousant Hébé. Avant de mourir, il avait laissé à Philoctète, l’ami et le compagnon de toute sa vie, son arc et ses flèches, qui, ayant été trempées dans le sang de l’hydre de Lerne, faisaient des nlcssures incurables.
Hercule. Icon. La figure d'Hercule, ses travaux, son apothéose n’ont cessé d’inspirer les artistes antiques et modernes. Les sculpteurs anciens le représentent sous l'aspect d’un athlète, avec la massue et la peau du lion : tels l'Hercule Famèse de Glycon (musée de Naples), l'Hercule avec Télèphe, du Louvre, l'Hercule luttant avec Achéloüs (collection Pembroke.) Chez les modernes, nous citerons les peintures de Carrache (Hercule étouffant les serpents, Louvre) ; du Guide (Hercule tuant l hydre de Lerne. Louvre), [v. p. 1149] ; du Dominiquin (Combat d'Hercule et d' Achéloüs (Louvre) ; de Zurbaran (Hercule étouffant Antée, Madrid) ; de Le Brun (Hercule combattant les Centaures, Louvre). 'V. Déjanire, Omphale.
Hercule furieux, tragédie d'Euripide, où l'unité d’action fait défaut (vers 420 av. J.-C.). — Tragédie latine de Sénèque, imitée de la précédente ; œuvre de rhéteur faite pour la lecture (i®r s. apr. J.-C.).
Hercule sur l’Œta, tragédie de Sénèque, imitée des TrachinieJines de Sophocle, œuvre déclamatoire, avec des vers bien frappés (i®'' s. apr. J.-C.).
Hercule, constellation de l’hémisphère boréal.
herculéen, enne [èr-ku-lé-in, è-ne] adj. Digne d'Hercule : force herculéenne.
Hercynienne (chaîne), chaîne de montagnes surgie à la fin du carbonifère, et qui s'étendait en forme de \ sur l’emplacement actuel de la France et de l'Allemagne. Ruinée par les érosions et les submersions, elle n’est plus représentée que par les reliefs de l’Armorique, le plateau Central, les Ardennes, les "Vosges, la Forêt-Noire et le Harz.
Hercynienne (forêt), célèbre et immense forêt qui recouvrait l’ancienne Germanie, des monts Hercyniens (auj. Erzgebirge) au Rhin et à TArdenne. Il nèn subsiste que des lambeaux, dans la Forêt- Noire, le Taunus, le Harz, etc.
hercynite n. f. Aluminate naturel de fer et de magnésium.
’*’herd-bOOk [heurd-bouk] n. m. (en angl. livre de troupeau). Livre généalogique des races bovines. "V. GÉNÉALOGIQÜES (llvres).
Herder (dér] (Jean-Gottfried von), écrivain et philosophe allemand, né à Mohrungen, m. à Weimar (1744-1803); auteur d'une Philosophie de l’histoire de l'humanité. Influencé par J.-J. Rousseau, il eut à son tour une action profonde sur Gœthe. Esprit inégal, souvent contradictoire. "V. histoire.
herdérite n. f. v. gluoinite.
Herdersem, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. d’Alost), sur la Dendre ; 1.720 h. *hère n. m. (peut-être de l’allem. herr, seigneur). Fam. Homme misérable, sans fortune, sans considération : un pauvre hère. Jeune cerf de dix-huit mois à deux ans. Jeu de Tas qui court.
Héré (Emmanuel), architecte français, né à Sancy, m. à Lunéville (1705- 1763) ; auteur des plans des places Stanislas et de la Carrière, à Nancy.
Heredia (José-Maria de), poète français, né à La Fortuna Cafeyera (Cuba), m. près de Houdan (S.-et-Oise)
(1842-1903] ; membre de l’Académie française (1894) ; auteur des ï’rophées, sonnets d'une forme impeccable et éclatante ; un des principaux représentants de l’école parnassienne. J.-.M. de Heredia.
héréditaire [tè-re]
adj. Qui se transmet par droit de succession ; nd blesse héréditaire. Qui se communique des parents aux enfants : maladie héréditaire. Prince héréditaire, qui héritera de la couronne.
héréditairement [tè-re-man] adv. Par droit d’hérédité. En passant du père ou de la mère aux enfants.
héréditarisme [ris-mé] n. m. Système de ceux qui, comme H. Spencer, expliquent les caractères physiques et moraux de l'homme pai' des habitudes héréditaires.
hérédité n. f. (lat. hæreditas ; de hæres, héritier). Transmission par voie de succession. (V. succession.) Ensemble des biens laissés par le mort, désigné sous le nom de de cujus. Transmission aux descendants des caractères physiques et moraux des ascendants.
— Encycl. La définition de l’hérédité est une des uestions les plus importantes de la biologie. Il faut istinguer l'hérédité des caractères spécifiques ou caractères de races, de l'hérédité des caractères individuels. Dans la reproduction sexuée, l’hérédité peut avoir lieu dans un seul sens : c’est l'hérédité unilatérale. Quand l'hérédité saute une ou plusieurs générations et porte sur les petits-enfants ou arrièrepetits-enfants, elle prend le nom d' atavisme.
Les caractères transmis héréditairement par les parents aux enfants peuvent être de nature physique ou de nature mentale. Dans les cas de croisement entre des espèces différentes, ou des races différentes d'une même espèce, il se produit des phénomènes spéciaux dits de métissage ou d'hybridation.
Les plus célèbres théories de l'hérédité sont celles de Darwin et de Weismann.
hérédOSyphiliS [fiss] n.f. Syphilis qui atteint l'individu par hérédité. (Elle donne lieu à des manifestations spéciales, principalement à des lésions osseuses ; quand elle atteint Tcnfant dès sa naissance, elle apparaît sous forme de plaques muqueuses buccales, éruption roséoliforme ou bulbeuse, troubles do croissance, etc. Elle se traite par le mercure ou les arsénobenzols.)
hérédosyphilitique adj. et n. Qui est
atteint d'hérédosyphilis.
HËR
llérédotuberculose [hir-lmlo-se] n. f. Prédisposition héréditaire à contracter la tuberculose, due à l'existence de cette maladie chez les ascendants.
hereford [M-re-ford'] n. Race bovine anglaise élevée pour la boucheiùe, et qui est originaire du comté de Hereford : les herefords sont d'excellents producteurs de viande.
Hereford [ford'], v. d'Angleterre, ch. 1. du comté de ce nom, sur la Wye : 22.600 h. Grand commerce de produits agricoles. Bétail estimé.
Herennius ius.s) (Caius Pontius), général samnite, qui vainquit les Romains dans le défilé de Caudium (321 av. J.-C.) et les fit passer sous le joug. V. FOURCHES Cacdines.
Herennius {Rhétorique à), traité de rhétorique attribué à divers auteurs et en particulier à Cicéron ; d'un caractère pratique et utilitaire.
Herens [é-rin\ (val d’), vallée de Suisse (Valais), où coule la Borgne. Bourg principal ; Evolène.
Herent, v. de Belgique (Brabant, arr. de Bouviers) ; 5.840 h.
Herenthals, v. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhqut), sur la Petite Néthe ; 8.380 h. Etoffes, dentelles.
Herenthout, v. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout). sur la Grande Nèthe ; 3.170 h.
Hérépian, comm. de rilérault, arr. et à 36 kil. de Béziers, sur l'Orb ; 1.280 h. Ch. de f. M.
hérésiarque [zi-ar-ke\ n. m. Chef d'une secte hérétique ; Arius fut le plus notable des hérésiarques. Auteur d'une hérésie.
hérésie [zî] n. f. (gr. hairesis ; de hairein, choisir). Doctrine condamnée par l'Eglise catholique : l'hérésie monophysite fut condamnée au concile de Nicée. Fiy. Opinion opposée à celles qui sont généralement reçues ; une hérésie scientifique.
— Encycl. Théol. Les théologiens définissent l'hérésie ; une erreur volontaire et opiniâtre, opposée à un dogme révélé et enseigné comme tel par l'Eglise catholique. Par le fait même qu'il devient hérétique, le chrétien encourt l'excommunication majeure, dont l'absolution est réservée au pape ; la même censure atteint tous ceux qui l'encouragent et prennent sa défense. En France, sous l'ancien régime, les légistes mettaient l'héi'ésie au nombre des c s royaux, qui comprenaient les causes les plus graves, comme les crimes de lèse-majesté. Depuis la Révolution, la liberté de conscience ayant été proclamée, les lois ne connaissent pas l'hérésie, dont le nom ne figure pas dans les codes.
hérésiographe [zi] n. m. Qui écrit sur les hérésies. (Peu us.)
hérésiographie [zi] n. f. v. hérésiologie. hérésiographique [zi] adj. Qui a rapport à l’hérésiographie.
hérésiologie [zi, ji] ou hérésiographie
[zi, fï\ n. f. Traité sur les hérésies.
héréticité n. f. Caractère d’une personne, d'une doctrine hérétique.
hérétique adj. Qui .tient de l'hérésie : proposition hérétique. N. Qui professe, soutient une hérésie : l'Inquisition supplicia les hérétiques.
Herffelingen, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles) ; 1.850 h.
Herford [ford'], v. d'Allemagne (Prusse, Westphalie), sur la 'Werra; 32.600 h. Filatures, lainages.
Hergiswil, comm. de Suisse (cant. de Lucerne) ; 1.040 h. Elève de bétail ; fromagerie.
Hergnies, comm, du Nord, arr. et à 13 kil. de Valenciennes, sur l'Escaut ; 3.800 h. Ch. de f.
hériade n. f. Genre d’abeilles solitaires qui font leurs nids dans les troncs d'arbres.
héritaan n. m. Féod. Proclamation qu’un sei- ' gneur faisait faire pour appeler ses vassaux aux armes.
Heric, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 48 kil. de Châteaubriant ; 3.900 h. Briqueterie.
héricart [kar] n. m. (de Héricart de Thury). Variété de fraisier à gros fruits d’excellente qualité. Le fruit lui-même.
Héricart de Thury [ter] (François, vicomte), minéralogiste et agronome français, né à Paris, m. à Rome (1776-1854). Membre de l’Académie des sciences (1824).
Héricourt \kour], ch.-l. de c. (Haute-Sa îne), arr. et à 24 kil. de Lure, sur la Lisaine ; 6.610 h. Ch. de f. P.-L.-M. Filatures. Victoire des Suisses sur Charles le Téméraire (1474) ; bataille entre les Français et les Prussiens (15, 16 et 17 janv. 1871). — Le cant. a 26 comm., et 14.170 h.
Héricy, comm. de Seine-et-Marne, arr. et à 14 kil. de Melun, sur la Seine ; 1.100 h. Ch. de f. P.-L.-M.
héridelle n. f. v. haridelle.
*hérigoté [gho-té], e adj. V. ERGOTÉ.
*hérigOture n. f. (de hériqoté; pour ergoté, muni d'ergots). Marque que les chiens ont parfois à leurs pattes de derrière.
hérilité n. f. (lat. herilis). Etat de maître ; état social qui admet les maîtres.
Hérimoncourt, ch.-l. de c. (Doubs), arr. et à 12 kil. de Montbéliard; 3.750 h. Horlogerie. — Le canton a 15 comm., et 12.550 h.
Hérin, comm. du Nord, arr. et à 7 kil. de Valenciennes; 2.590 h. Ch. de f. N. Houille. En partie détruite au coui's de la Grande Guerre.
Hériunes, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles), sur la Marcq ; 3.590 h.
Hérinnes, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournai', sur l'Escaut ; 1.840 h.
Héri-Roud (appelé aussi Hari), fleuve d’Afghanistan, qui arrose Hérat ; cours 800 kil.
Hérisau, v. de Suisse (cant. d'Appenzefi) ; 13.500 h. Broderie mécanique ; ateliers de teinture et d'apprét ; papeterie, fabrique de tapis.
^hérissée (W-.vé], 6 adj. Dressé verticalement : cheveux hérissés. Couvert de certaines choses droites, saillantes, aiguës ; bataillon hérissé de baïonnettes.
*hérissée [W-së] n. f. Nom vulgaire de la noctuelle de l'artichaut.
*hérisseineilt [ri-se-niail] n. m. Etat de ce qui est hérissé. (Peu us.)
*hériSSer [ri-sé] v. a. (rad. hérisson.. Dresser les cheveux, le poil : le lion hérisse sa crinière quand il est irrité. Garnir, munir de choses piquantes : hérisser un bastion de pieux. Surcharger, embarrasser : dictée hérissée de difficultés. Se hérisser v. pr. Se mettre droit et raide ; cheveux qui se hérissent.
*hérissoil [ri-son] n. m. (lat. hericius). Genre de mammifères insectivores. Fig. Personne revêche, d'un abord difficile. Bot.
Nom vulgaire d'un champignon comestible qui pousse sur les arbres. Milit. Engin formé d'une poutre toute hérissée de Hérisson
pointes de fer. Mar.
Grappin à quatre becs. Techn . Assemblage de briques placées de champ à la partie supérieure d'un mur. Assemblage de pointes de fer destiné à empêcher d'escalader un mur, de franchir une clôture. Morceau de bois sur lequel on fait égoutter la vaisselle. Tige garnie de chevilles pour faire
Hérisson : 1. De marine; 2. Militaire; 3. Mécanique; 4. De ramoneur.
égoutter les bouteilles. Roue dont les dents s’engrènent dans une lanterne. Assemblage autour d une tige de lames de fer, flexibles, pour ramoner les cheminées.
— Encycl. Zool. Les hérissons ont le dos couvert de piquants aigus, qui leur servent de défense quand ils se roulent en boule. Nocturnes, carnassiers, ils détruisent les souris, les escargots, les hannetons. Le hérisson commun est répandu de l'Europe jusqu'en Chine ; dans certains pays, les hérissons sont recherchés comme comestibles.
Hérisson, ch,-l. de c. (Ailier), arr. et à 24 kil. de Monilaçon, au-dessus de l'Amance, affl. du Cher; 1.610 h. Kaolin. — Le canton a 18 comm., et 14.8ÜÜ h.
*llériSSOIine [ri-so-ne] n. f. Bot. Genre de plantes voisines des genêts, et communes dans les Pyrénées. .Enfom. Chenille de divers papillons nocturnes, notamment des écailles.
*llériSSOnné [n-so-né],e adj. 5/as. Se dit du hérisson représenté avec ses piquants dressés ; du chat faisant le gros dos, et ayant le poil hérissé.
*llérisSOnnement Iri-so-ne-man] n. m. Ktat de ce qui est hérisonné,
*llériSSOnner [W-so-?iej v. a. Couvrir un mur d'une couche de mortier toute pleine d'inégalités. V. n. Dresser ses plumes, ses piquants : les faucons hérissonnent quand ils sont malades.
*llériSSOïlïierie [ri-so-ne-rî] n. f. Etat dune personne toujours prête à piquer comme un hérisson. Héristal. Géogv. v. Herstal.
lléritable adj. Dont on peut hériter. (Vx.) héritage n. m. Action d’hériter. Biens transmis par voie de succession : recueillir un riche héritage. Domaine, maison : cultiver, réparer son héritage. Fi'j. Ce qu’on tient de ses parents, des générations précédentes ; qu'on a d’eux ou comme eux : héritage de gloire. Prov. Promesse des grands n’est pas héritage, il ne faut pas compter sur les pi'omesses des puissants. Service des grands n’est pas héritage, on ne s’enrichit pas toujours au service des grands. Dr. V. succession.
hériter [ïê] v. a. et n. (lat. pop. hæreditare ; de hæres, héritier). Recueillir une succession. (Hériter est actif quand il a deux compléments ; en ce cas c’est la chose transmise qui forme le complément direct : il a hérité cent mille francs de son oncle. S'il n'y a qu’un complément, hériter est neutre : il a hérité de son oncle, il a hérité d'une maison.)
héritier [ïî-ê], ière n. Qui hérite ou qui doit hériter de quelqu’un: l'héritier présomptif de la couronne de France portait le titre de Dauphin. N. f. Fille à marier, qui a en perspective une riche succession : une héritière a toutes les qualités.
— Encycl. Dr. Les héritiers qui ont à ioucher des prorata de pension ne dépassant pas loO francs sont dispensés de fournir l'acte de décès du titulaire quand copie ou extrait de cet acte figure en tête soit du certificat de propriété nnlarié, lorsque le notaire déclare conserver l'acte en minute, soit du certificat d'hérédité délivré par le maire de la commune où résidait le défunt, si cette commune est celle où l’acte de décès a été dressé.
Herkomer aiubert),
peintre allemand naturalisé Anglais, né à 'W'aal (Bavière), in. à Budleigh-Salterton (Devonshire) [1849-1914]. 11 a exécuté des tableaux de genre et des portraits d’un talent serré et fouillé [la Dernière assemblée des invalides de Chelsea ; la Chapelle du i harterhouse)^ Hermada^ massif du Carso, voisin de l’Adriatique, qui couvre Trieste du côté du Nord. Les Italiens y prirent pied en mai 1917, mais y ont été arrêtés par les contre-offensives aulrichiennes.
Hermalle-sous-Argenteau, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liége^, sur la Meuse ; I.GÜU h. Vannerie.
Herkomer.
HER
Hermalle-sous-Huy, comm. de Belgique (Liège, arr, de Huy), sur la Meuse ; 1.210 h.
Hermance, petite comm, de Suisse (cant de Genève), dans un joli site au bord du Léman ; 360 h. 'Vignoble ; source ferrugineuse inutilisée.
Hermandad ou Sainte-Hermandad, association formée en Espagne, vers la fin du xv» siècle, contre les voleurs et les malfaiteurs, avec une milice pour exécuter ses ordres.
— Encyol. Les premiers vestiges de l'Hermandad remontent à 1282, date à laquelle plusieurs villes d'Aragon formèrent une ligue pour s'opposer aux déprédations des nobles et des , malfaiteurs. Les villes de Castille et d'Aragon formèrent en 1295 une semblable association. La Sainte-Hermandad, dont les forces se montèrent jusqu'à 2.000 hommes, poursuivait sans pitié le vol à main armée, le rapt, le viol, la résis tan ce à la justice royale, etc.
Elle dura en Castille et en Aragon jusqu'au commencement du xvi® siècle, puis fut absorbée par la justice royale, les juges de 1 Hermandad ne conservant plus, en quelques localités, que la police des chemins.
Hermann, inogr. v. Arminius.
Hermann (Johann Gottfried Jakob), philologue allemand, né et m.
à Leipzig (1772-1848) ; auteur de savants travaux sur la métrique, la grammaire.
Hermann et Dorothée, poème de Goethe, en 9 chants, d'inspiration idyllique, dont la scène est contemporaine de la Révolution ; représentation touchante des idées et des mœurs de gens de condition moyenne (1797).
*hermannie [ér-mani] n. f. Genre de malvacées, comprenant des arbrisseaux originaires du Cap, et cultivés en Europe.
Hermann S tadt,
Nagyszeben ou Cibin, V. de Roumanie (Transylvanie), sur le Cibiu ;33.000h. Les Austro- Allemands y vainquirent les Roumains, sept. 1916.
Hermant (Abel), romancier et auteur dramatique, né à Paris en 1862.
Ecrivain spirituel, subtil, à l'observation pénétrante. Principales œuvres : M. Rabosson, le Cavalier Miserey, la Carrière, le Faubourg, les Transatlantiques, les Souvenirs du vicomte de Courpière, etc.
Abel Hermant.
Hermanville-sur-Mer, petite comm. du Calvados, arr. et à 12 kil. de Caen ; 720 h. Bains de mer (plage de sable),
hermaphrodisme [èr, dis-me] n. m. (de hermaphrodite}. Réunion des caractères des deux sexes chez le même individu. (Syn. hermaphroditisme.)
hermaphrodite [èr] n. m. et adj. (de Eermaphrodite n, myth.j. Se dit de l'être qui réunit les caractères des deux sexes : la sangsue est hermaphrodite.
— Encycl. Biol. Le mot hermaphrodite n’a pas la même signification en botanique et en zoologie. En botanique, il désigne les végétaux qui ont dans une même fleur des étamines et un pistil.
En zoologie, on appelle ainsi soit les êtres qui ont une glande génitale mâle et une glande génitale femelle (sangsue), soit les êtres qui ont une glande unique à la fois mâle et femelle (escargot). On a souvent parlé <le l'hermaphrodisme humain, mais cette monstruosité n’est qu’a]iparente, aucun cas d’hermaphrodisme vrai n’étant connu.
Herma.phrodit6, être fabuleux qui réunissait les deux sexes. Fils de Mercure (Hermès) et de Vénus (Aphrodite), il était d’une merveilleuse beauté.
Se rendant en Carie, et arrivé près d’Ilalicarnasse, il s’arrêta pour se baigner dans une fontaine. La nymphe Salmacis s’éprit du jeune homme, l’enlaça étroitement et demanda aux dieux d'unir leurs corps en un seul. Cette prière fut exaucée.
— Iconog. Le type figuré d'IIermaphrodite fut probablement fixé par le sculpteur Polyclès d’Athènes. 1,' Hermaphrodite Borghèse {hoavre) semble être une réplique de son œuvre.
HermES (saint), un des premiers Pères apo.stoliques (l'u' s.) ; auteur du Pasteur, dialogue célèbre, longtemps regardé comme inspiré, puis écarté du canon des Ecritures par le pape Gélase.
Herniée, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège) ; 1.280 h.
hermelle [èr-mè-le] n. f. Genre d’annélides vivant dans des tubes creusés dans le sable. (On eu connaît plusieurs espèces, des mers froides et tempérées, dont une des côtes de France.)
Herménault [ndj (L’), ch.-l. do c. (Vendée), arr. et à 12 kil. de Fontenay-le-Conite. sur la Longère ; 960 h. Fer. — Le cant. a 12 comm., et 11.530 h.
Herménégilde (saint), prince, fils de Léovigilde, roi des Wisigoths d’Espagne ; il se révtdta contre son père, qui voulait le contraindre à embrasser l’arianisme, et il fut mis à mort. Fête le 13 avril.
HER
HerménégUde tordre de Saint-', ordre militaire e,pagnül, fondé en 181V par Ferdinand Ml. Il comprend irois classes à bandes verticales d égale largeur; celle du milieu amarante, les deux aiiti'cs blaiielics.
herméneutique [ér] adj.
(du gr. /lermdueuem. expliquer).
Qui interprète les livres sacrés, les lois anciennes, etc. N. f. Art d'interpréter les textes anciens :
l'herméneutique sacrée.
Hermengarde , reine de Provence. V. Ermengarde.
Herment [man], ch.-l. de c.
(Puy-de-Dôme), arr. et à 40 kil. de Clermont-Ferrand, près du Sioulet : 530 h. {Hermenchois). — Le cant. a 6 comm., et 3.040 h.
hermès [èr-mè.ss] n. m. (n. gr.
de .Verrure). Gaine portant une tête de Mercure : Alcibiade fut mutilé les hertnés d'Ath'enes.
Ordre de Saint- Herménégilde.
licriniiiie.
accusé d'avoir
mutile les iiermes dtatue de Mercuie.
(V. Mercure.) Buste en hennés, buste sculpté dont les épaules, la poitrine et le dos - —
sont coupés par des plans verticaux.
hermès [Mutilation des). Le matin du 9 juin de 1 an 415 av.
J.-C., peu de temps avant le départ de la flotte athénienne pour l'expédition de Sicile, les hermès ou bustes de Mercure qui s’élevaient dans les places devant les temples et les maisons particulières furent trouvés mutilés. Ce sacrilège troubla fort l'opinion. Les ennemis d Alcibiade l'accusèrent de l'avoir commis. Il fut rappelé de Sicile et, s’attendant à une sentence de gujte en hermès. mort, s'enfuit dans le Péloponèse.
L'affaire des Mutilateurs d’Hermes ou Hermocopides parait avoir été surtout une manœuvre politique.
Hermès [êr-tnés.sl, dieu grec identifié avec le üferc.tre des Latins. (V. Mercure.)
Hermès (Georges), théologien et philosophe allemand, né à Dreierwalde, m. a Bonn (177’' 1831).
Il exposa une nouvelle théorie des rapports d“ la raison et de la foi, subordonnant la seconde a la première. Ses doctrines furent condamnées par Grégoire XVI (1825). Ses disciples s'app laient hermési ms.
Hermes Trismégiste [trois fuU qrand).
nom que les Grecs donnaient au dieu égyptien Toth.
On lui attribuait un nombre considérable de livres.
Il reste quelques fragments curieux de ces livres ou l’influence platonicienne se mêle a celle de la Bible.
hermésianisme [èr-'mé-zi-a-nis-me] n. m.
Doctrine des hermésiens.
hermésien, enne \èr-mé-zi-in, è-ne\ n. Partisan d.'S doctrines du théologien Georges Hermès.
herméticité [êr] n. f. Qualité de ce qui est clos ou de ce qui clôt hermétiquement.
hermétique [êr] adj. (de Hermès). Surmonté d’une tète de Mercure ; colonne hermétique. A Ichiin . Qui n rapport au grand œuvre, à la transmutation des métaux et à la mé ecine universelle. (Se dit d “"f .f®’’: meture parfaite, principalement de celle qu on obtient en faisant fondre ensemble, a 1 aide de la Çhaleui les bords du vase et du couvercle, et dont on attribue 1 invenlion à Hermès Trismégiste: clôture hermétique.)
hermétiquement [èr.ke-man] adv. D’une manière hermétique : porte hermétiquement fermee.
hermétisme [èr-mé-tis-me] n. m. Doctrine occulte oui tire son nom d’Hermès Trismégiste.
— Encycl. Cultivé pendant tout le moyen âge, l’hermétisme suppose des relations Wjér'eüses ®ntre toutes les portions de 1 univers visible et invisible. Cette prétendue science se confond avec 1 occultisme,
là magie, \' alchimie, oie.
hermétistc [èr-mé-tis-te\ n. m. Qui étudie ou professe 1 hermétisme.
Hermies, comm. du Pas-(ie-Calais arr. et à 28 kil d Arras ; 2.386 h. (en 1914). Ch, de f. N. Violets combai s entre Britanniques et Allemands en 1917-1918. Complètement détruite.
hermine [èrl n. f. (pour armine, arménienne, cette .ourrure étant travaillée autref. en Arménie). Petit quadrupède blanc, du genre martre, dont la peau donne une fourrure très précieuse.
Peau de cet animal, e mpluyée comme fourrure. Bande de cette peau, fixée au co'^tume de Hermine.
màgtstraU^ Bios. L’une des fourrures héraldiques, que I on représente par un champ d argent seme de petites mouchetures noires. (V. la planche bla BON 1 fia. Personne d'une pureté absolue. ,
— Encycl. Zool. L'hermine est une sorte de putois, dont la peau, couverte d'un poil très fin, constitue une fourrure recher-
chee. Elle habite la France : son pelage, marron clair en dessus, jaunâtre en dessous, devient presque blanc en hiver.
Ce petit animal attaque toutes sortes d’oiseaux et de rongeurs, dont il suce le sang. V. FOURRURE.
herminé (é?mi-né' . 6 adj. BÎas.
Se dit de toute pièce semée de mouchetures d'hermine.
herminer [èr-
int-»ié] V. a. Fourrer d’hermine.
h er minette ou erminette [èr-i)n'-(ié-(e] n. f Sorte de hache de charpentier ou de tonnelier, à fer recourbé.
herminie [èr-mi-ni'l n. f. Genre de lépidoptères d'Europe, dont une espèce vit en l'’rance, sur les chênes et les ronces.
Herminie, personnage de la Jérusalem délivrée, du Tasse, ]'i'incesse musulmane éprise de Tancrède, et Tuu des plus gracieux types de femmes créés par le poète. Le sujet é'Her-
min e chez les bergers a ete peint par Mola, le Domi niquin, Lanfranc, etc.; Herminie secourant lancrède a été représentée par Mola, Vannini, Poussin.
herminite -èr] n. f, Blas. Champ d argent semé de mouclietures noires, mêlées de rouge.
herminium [èr-mi-ni-om'] n. m. Genre dorchiüacées oplirydées, comprenant quatre especes européennes. i.L’espèce de France est l herminium monorrhis.) ,
hermione ^ér] n. f. Genre d'annélides néreides, comprenant plusieurs espèces, dont une habite les côtes de Franee.
Hermione, v. de la Grèce ancienne, dans le Péloponèse; auj. hastri.
Hermione, fille de Ménélas et d Hélène, femme de Pyrrhus, puis dOreste. Elle figure dans l'Aiidromaque d Euripide et dans \' Anclmmaque e Racine, où elle devient la personnification de la jalousie, hermitage, hermite. v. ermitage, ermite.
Hermite (Charles), mathématicien français, né àDieuze. m. à Paris (1822-1901 ). Membre de I Académie des sciences (1856i. Gn lui doit dadmiiables travaux sur les fonctions elliptiques et sur la théorie des nombres.
Hermitte ( Gustave ) , aéronaute franç., né à Nancy en 1863, m. en 1914. Il a exploré la haute atmosphère.
Hermocrate, générai
syracusain du v siècle. Il défendit, en 415, sa patrie contre les Athéniens.
Hermogène, rhéteur grec, né à Tarse (ii« s. de notre ère), fameux pour sa précocité. On a de lui cinq ouvrages, formant un cours de rhétorique.
Hermogène, hérésiarque du U® siècle, qui amal- j
lama les idées stoïciennes avec les dogmes de la foi chrétienne.
■tiermogénien [èr, ni-tnl n. m. Disciple de l’hérésiarque Hermogène. Adj. Code hermo lénien, complément du code grégorien, rédige vers 324 par le jurisie llermogenianus.
Hermon ou Grand-Hermon, chaîne de montagnes de la Syrie (gouv. de Damas), qui prolonge la chaîne de 1 Anti-Liban (2.770 m.).
liermoph.ényl n. m. (de hermès. et phényl). Composé organique de mercure, utilisé en médecine comme antiseptique et comme antisyphilitique.
HermopoliS [liss', ou Syi a, v. de Grèce (île de Syra), ch.-l. des Cyclades ; 18.000 h. Port très actif. Huiles, raisins secs.
HermopoliS [Hss], nom de deux villes de l’ancienne Egypte, où Hermès éUit particulièrement vénéré.'
Hermundures, peuple de l Allemagne ancienne, qui habitait la Thuringe.
Hermus ou Hyllus, fleuve de l'anc. Lydie, qui recevait le Pactole (auj. le Sarabat).
Hernals, anc. ville d’Autriche, auj. fondue dans la capitde. Vienne; 70.000 h. Produits chimiques, mai'hines.
Hernani ou l'Honneur castillan, drame en cinq actes et en ver.-, de 'Victor Hugo, remarquable par la magnificcLe de la forme, la richesse du style. 1 éclat Si lyrisme. - Dona Sol est aimee du vieux Ruy Gnmez son oncle, du proscrit Hernani et du loi d’Espagne Don Carlos, le futur Charles Qumt, l'ernani^vient rejoindre Dona Sol dans le ch 'teau de Gomez. Le vieillard les
de livrer le proscrit au roi. qui emmene Dona Sol. Ruv Gomez pm-inet h Hernani de poursuivre le ravisseur, mais condition qu'il viendra se remettre a sa discrétion quand il sonnera du cor. Hernani et Riiy Gomez conspirent contre Don Carlos, qui brigue la co^uronne impériale. Charles-Quint est elu et « pare des conjurés. 11 pardonne et unit Dona Sol a Hernani, qui se révèle grand d Espagne. . Mais le son du cor se fait entendre. Hernani et Dona Sol s empoisonnent, et Ruy Gomez à son tour se donne la mort. La première repré-
Hennito.
Herminettes : 1. A hache; 2. De tonnelier ; 3. A tète ; 4. A gorge.
moi. C. ,
seiitation.aüThéâ1r6-r raii-
çais |25 l'évr. 1830,. fut signalée par une véritable lutte, au parterre, entre les classiques et les romantiques. V. Ernani.
Herne, ville d'Allemagne (Prusse, présid.d Arnsberg ; 33.270 h. Houille, machines.
"^liernliute ou ’^hern.’Ute hèr) n. m. Membre d une secte chrétienne, les /■rères m 0 rat) es ' B ohé me . S iiésie, Lusacei. V.Moraves.
*heriiliutisme ou ♦lieriiutisme hèmutis-me n. m. Doctrine des hernhutes.
♦herniaire [èr-ni-è-re] adj. Qui a rapport aux hernies ; b indage herniaire.
♦herniaire \hèr-ni-é- Herniaire ; a, fleur grossie. re] n. f. Genre de parony-
chiées, comprenant de petites herbes rameuses, dont on connaît huit especes répandues en Europe, en Asie et en Amérique. 'La herniaire blanche de France a joué un grand rôle dans le traitenient des hernies.)