HIÉ
Soleil Montagnes
Vallée Eaux
Flamme tpervier
''lœud sacré
ir
Cœur Plume Arbre
Lis Lotus Palme
Voile Pain
Panier
Hiéroglyphes.
hiéroglyphe
n. m. (du gr. hieros, sacré, ei i/luphein, graver). Caractère de l'écriluie des anciens Egyptiens.
Fig. Ecriture illisible, grimoire.
Tout ce qui est difficile à déchiffrer, à comprendre.
— E.ncycl. L’écriture des anciens Egyptiens consistait en figures gravées et sculptées, dans les temples et sur tous les monuments publics. Ces signes représentèrent d’abord la chose ellemême, puis simplement un son, de sorte que cette écriture est à la fois symbolique et phonétique. L’écriture hiéroglyphique, après être restée longtemps une énigme, a été déchiffrée par un Français, Champollion.
Tous les systèmes hiéroglyphiques connus jusqu’à présent ont débuté par la peinture des idées. I. Ils ont d’abord représenté le Soleil par un disque centré Q, la lune par son croissant i , etc. — II. On a eu recours ensuite à des symboles ’ s i m p les ou complexes : le SoleU Q signifia le yottr, le croissant lunaire accompagné d’une étoile -x le mois. etc. — III. Puis, au lieu de représenter l’idée, l’image représenta le son ; ainsi le signe <=» , qui indiquait la bouche, signifia ensuite la syllabe ra (nom de la bouche). — IV. Enfin, quatrième phase, de syllabique l’écriture devint (en partie) alphabétique; - — se traduisit non plus par ra, mais par la consonne r. Ce qu’on nomme hiéroglyphes est justement le mélange de ces quatre écritures (idéographique, I et II ; syllabique, III ; alphabétique, IV). hiéroglyphé, e adj. Marqué d’hiéroglyphes. hiérOglyphiq’Ue adj. Qui appartient à l’hiéi-oglyphe: caractères hiéroglyphiques. Eip. Énigmatique.
hiéroglyphisme (^s-mej n. m. Système d’écriture où l’on emploie des hiéroglyphes.
hiérogrammate [gram'-ma-te] ou hiérogrammatiste {gram'-ma-tis-te] n. m. Antiq, egypi. Scribe au service des temples. Prêtre ou docteur qui interprétait les saintes Ecritures.
hiérogrammatique loram-ma] adj. Se dit des caractères propres à l’écriture hiératique.
hiérogramnie [gra-me] n. m. (gr. hieros, sacré, et gramma, caractère). Caractère propre à l’écriture égyptienne hiératique.
hlérographe ou hiérologue adj. et n.
(du gr. hieros, sacré, et graphein, écrire). Qui éerit sur les choses sacrées ou occultes.
hiérographie [fî] ou hiérologie \jî] n. f.
Histoire, description des religions.
hiérographique ou hiérologique adj.
Qui a rapport à l’hiérographie.
hiérologie [/il n. f. (du gr. hieros, sacré, et logos, discours). Connaissance des religions. Bénédiction nuptiale, chez les chrétiens grees et chez les juifs, hiérologiq’ue adj. Quiarapportàl’hiérologie. hiéromancie [s£] n. f. (du gr. hieros, sacré, et manteia. divination). Antiq. gr. Nom générique des modes de divination, surtout de ceux qui se rapportaient à l’observation des victimes.
hiéromaneien, enne [si-in, é-ne] adj. et n. Qui appartient à l’hiéromanoie, qui s’en occupe.
hiéron n. m. (motgr.). Ant. gr. Enceinte sacrée, où s’élevait un temple ou un autel.
Hiéron, nom de deux tyrans de Syracuse : Hiéron I"', qui régna de 478 à 4(i7 av. J.-C., s’empara de presque toute la Sicile, lutta victorieusement contre les Carthaginois et les Etrusques. Ami des lettres, il attira à Syracuse Pindare, Simonide, etc. — Hiéron II, qui régna de 270 à 216 av. J.-C., fut l’allié des Carthaginois lors de la première guerre punique, mais traita en 264 avec les Romains. Il embellit Syracuse.
Hiéron ou De la tyrannie, très intéressant dialogue philosophique de Xénophon, dont les interlocuteurs sont Hiéron et Simonide (iv" s. av. J.-C.).
hiéronique n. m. (du gr. hieros, sacré, et niké, victoire). Ant. gr. Vainqueur aux jeux sacrés. Adjectiv. ; jeux hiéroniques.
hiéronymique adj. Qui se rapporte à saint Jérôme.
hiéronymite n. m. (du lat. Hieronyynus, Jérôme;. Nom générique d’ordres religieux, désignés aussi sous le nom d'ermites de Saint-Jérôme.
hiérophante n. m. (du gr. hieros, sacré, et phainein. montrer). Prêtre qui présidait aux mystères d’Eleusis. A Rome, grand pontife.
hiérophantide n. f. Antiq. gr. Prêtresse de Démêter. Femme de l'hiérophante.
hiéro scopie [ros-fto-p£j n. f. (du gr. hiéros, sacré, et skopein. examiner). Antiq. gr. Divination d’après les entrailles des victimes.
Hiérosolymitain ;e [/in, è-ne], habitant ou originaire de Jéru.salem : les Hièrosolymitains. Adjectiv. : coutumes hiérosolymitaines.
Hiersac [.sa/c], ch.-l. de c. (Charente), arr. et à 12 kil. d’Angoulême, non loin de la Charente ; 640 h. — Le cant. a 13 oomm., et7.S70 h.
*high church [angl. hal-tcheurtch] n. f. (expr. angl.). La haute Eglise, les épiscopaux dans l’Eglise anglicane.
*highlander ’angl. haX-lan'-deur] n. m. Montagnard écossais, habitant des Highlands ou Hautes terres. (Les highlanders sont d'origine et de langue celtiques.) Nom de certains régiments de l’armée anglaise. V. Grande-Bretaone.
’^Highlands [angl. ha-i-lan'~ds'] [Hautes teyyes). partie montagneuse de l’Ecosse [hab. highlanders:, par opposition aux Low lands (basses terres).
*high life [angl. haî-laîf\ n. m. (mots angl, signif. haute vie). Grande existence, grand monde, fashion : le high life parisien.
’*'hi-han, onomatopée qui exprime le cri de l’âne, '"hilaire [/ê-re] adj. Bot. Quia rapport au hile. Hilaire (saint), évêque de Poitiers, père de l’Eglise, dialecticien habile, auteur d’un
Traité sur la Trinité, m. en 367. Fête le 13 janvier.
Hi taire (saint), archevêque d’Arles, m. dans cette ville en 449. Très charitable, il vendit les vases de son église pour secourir les pauvres. Kête le 5 mai.
Milairô (saint’, pape de 461 à 468 ; présida en 465 le concile de Rome. Fête le 30 septembre.
llilarant [rarî], e adj. Qui provoque le rire. Gaz hilarant, ancien nom du protoxyde d’azote.
llilare adj. (lat. hilarU). Qui est dans un état d’hilarité.
HilariOU (saint), né près de Gaza, disciple de saint Antoine, instituteur de la vie monastique en Palestine (*291-372). Fête le 23 octobre.
tlilarité n. f. (lat. hilaritas ; de hilaris, joyeux), îklouvement subit de gaieté : explosion de rires : 'plaisanterie qui soulève l'hilarité générale.
llilarodie [dî] n. f. (du gr. hUaros, gai, et ode. chant). Antiq. gr. Chanson burlesque. Drame burlesque qui a été en honneur à l’époque alexandrine, surtout dans la Grande-Grèce. Syn. hilaro-tragédie.
Hild.bUI' gliaUS6ll- V. d’Allemagne (duché de Saxe-Meiningen), surlaWerra; 8.000 h. Verreries, jouets, machines agricoles. Ch.-l de cercle et de district. Ancienn-^" capitale du ducue.
Hildebrand (chanson de), la plus ancienne épopée héroïque allemande, où l’on voit Hildebrand, compagnon de Théodoric,aux prises avec son propre fils Hadubrand.
Hildebrand. V. Grégoire VII.
Hildebrandt (Ferdinand-Théodore), peintre allemand d’histoire et de portraits, ne à Stettin, m. à Dusseldorf (1804-1874) [Mort des enfants d'Edouard].
Hilde^arde (sainte), abbesse bénédictine, née près de Mayence, fondatrice du monastère de Saint- Rupert, où elle mou uc. Elle a laissé des œuvres allemandes (1098- J 179). Fête le 17 septembre).
Hildegonde (sainte), religieuse, sous des vêtements d'h -mme, dans l’ordre de Cîteaux, née près de Cologne, m. à Schœnau en 1188. Fête le 20 avril.
Hilden, v. d'Allemagne (Prusse, présid. de Dusseldorf), sur l’Itterbach, affl. du Rhin; 16.900 h. Tapis.
Hildesheim [dès-ka-im'], v. de Prusse (Hanovre), sur rinnerste; 55.000 h. Beaux monuments romains.
Hilduin, abbé de Saint-Denis, archichapelain de Louis le Pieux, et hajiographe, né, vers 770, m. en 840; auteur présumé des Annales regii (8i9-.29);
11 prit deux fois le parti des fils de Louis le Débonnaire révoltés contre leur père.
“"hile n. m. (du lat. hilum, ombilic). Organe de la graine, par lequel pénètrent les sucs nourriciers. Anat. Point d’attache d’un vaisseau sur un viscère parenchymateux.
hilifère adj. Se dit de la radicule, 'quand elle reçoit directement les vaisseaux du funicule.
Hill (George William), astronome américain, né à, New-York en 1838. Il a collaboré avec Newcomb à la réfection des tables des planètes publiées par Leverrier.
coram. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d’Alost) ; 1.870 h.
Hillel l'Ancien, docteur juif du ler siècle av, J.-C., né à Babylone, m. à Jérusalem, chef d’école. — Hillel le Jev.ne. do -teur juif du iv^ siècle, inventeur d’un cycle de 19 ans, qui conciliait le cours du soleil avec celui de la lune.
Hillôniaclior (Pat(/-Joseph-Guillaume), né à Paris en 1852, et son frère Lweien-Joseph-Edouard, né et m. à Paris (1860-1909), compositeurs français; ont écrit en collaboration des drames lyriques : le Drac, Orsola, etc.
Hillion, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à
12 kil. U. Saint-Brieuc ; 2.470 h. Bains de mer.
hUoir 6 n. f. (esp. esloria). Forts bordages qui
relient entre elles les différentes pièces du pont d’un navire.
’^hilon lŸ. m. Hernie de l'iris à travers la cornée transparente.
^llilOSperilie adj. (de hile, et du
gr. s'perma, semence). Bot. Dont la graine a un hile très large.
bilote n. m. V, ILOTE.
Hilversum, v. des Pays-Bas (Hollande-Seplentrionale' ; 18.500 h. Fabrique de lapis.
HimalayR rZa-ï-a] (monts), chaîne de montagnes de l'Asie, qui s’étend delE. àl’Ô., entre les vallées de rindus et du Brahmapoutre, sépare I Hindouslan du Tibet, et renferme les cimes les plus élevées du globe : Everest (8.860 m.), Gaurisankar (8.580 m.), Kintchindjinga (8.581 m.), etc. Elle a une longueur de 2.250 kilomètres, et n’est coupée que par d’étroites gorges.
Himalayo^, 6I1I16 è-ne], habitant ou originaire de l'Himalaya : les Himalayens. Adjectiv, : les langues himalayennes.
Himère, v. de la Sicile ancienne, sur la côte nord de l’île. Détruite par Annibal en 408 av. J.-C.
Himerios, sophiste grec, né à Pruse en Bithynie vers 315 de notre ère, m. à .àthènes en 368, secrétaire de l’empereur Julien. Il a laissé des amplifications sur des sujets fictifs.
HimilCOU, générai carthaginois. Il se distingua en Sicile, contre Denys de Syracuse, m. vers 390 av. J.-C.
Himly (Louis-Auguste), historien français, né à Strasbourg, m. à Paris (1823-1906) ; auteur d’une Histoire delà formation territoriale des Etats de l'Europe centrale.