‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1053 sur 1225 · HIN · texte numérisé non relu

HIN

hLimyarique adj. Qui se rapporte aux Himyarites.

Hilïiyarites, nom d’une des plus importantes divisions ethniques et politiques de l'Arabie, descendants d’Himyar. La civilisation des Himyarites atteignit un très haut degré, un siècle avant Tère chrétienne, Leur capitale étai't Zafar, et leurs villes principales Aden et Mascate. Les inscriptions himyarites nont pas encore été interprétées d’une manière suffisante.

Hincinar) archevêque de Reims, m. à Epernay (806-882). Il a joué un gi’and rôle politique sous les successeurs de Charlemagne , envers lesquels il montra une constante fidélité. Il a laissé des ouvrag<*s d’une réelle importance historique.

Hindenburg Paul de Beneckendorf et), feld-marschall allemand , né à Posen en 1847. Commandant de la 8e armée en 1914, il battit les Russes à Tannenberg, et fut en 1915 commandant en chef du front oriental. Devenu en 1916 chef d'état-major général, il a dès lors dirigé en chef toutes les opérations, avec l’aide de Ludendorff. Vaincu par les armées de Foch en 1938. il dut accepter l’armistice du 11 novembre 1918. Elu président du Reich en 1925.

- Hindenburg (ligne

ou POSITION), ensemble de positions défensives créé par l’état-major allemand, au cours de la partie de la Grande Guerre dite « guerre de tranchées ». Utilisant tous les obstacles naturels, lignes de hauteurs et cours d'eau, ravins, marais et forêts» comme aussi des obstacles artificiels tels que les canaux, ce système défensif y ajoutait tous les. moyens de défense imaginés par l’homme : tranchées se croisant dans tous les sens, réseaux de fils de fer. abris bétonnés, fortifications de toutes natures. Il comprenait quatre systèmes successifs dont le premier courait sur une épaisseur moyenne do deux à trois lieues, depuis la mer du Nord i entre- Nieuport et Ostende) jusqu’à la frontière suisse au. nord-ouest de Bâle, laissant à l’ouest Ypres et Arras, englobant dans ses lignes Le Catelet, Saint- Quentin et La Fère, puis passant devant Laon, entourant Verdun, utilisant Saint-Mihiel et protégeant Metz avant de descendre depuis Château- Salins jusqu'à Mulhouse. Les positions Wotan, Siegfried et Alberich, aux noms wagnériens, étaient les principales de la première ligne de la « position Hindenburg ». Plus au nord venaient, en France et un peu en Belgique, les systèmes de défense HundingetBrunehild, derrière Laon et Rethel (2e ligne), puis les positions Hermann et Hagen, derrière Cambrai, Vervins et Mézières (3® ligne), enfin une dernière ligne entre Valenciennes et Givet.

Cette incomparable « position », que les Allemands tenaient pour « imprenable », a été enlevée par les armées alliées, commandées par Foch, au cours de la grande campagne offensive de 1918, pendant les opérations des mois de septembre et d'octobre. Lors de la signature de l’armistice du 11 novembre suivant, les défenses de la 4olirae. constituées en territoire belge à TO. et à TE. de Philippeville, entre Maubeuge et Givet, étaient les seules qui n’eussent pas encore cédé sous les coups des armées de l’Entente.

bindî n. m. Idiome parlé par 100 millions d’individus, dans le centre deTInde septentrionale (Delhi, Benarès, Luknow) et par les gens cultivés de toute la péninsule; issu du prâkrit par Thiudouî.

Hindou.^ ©j habitant ou originaire de THindoustan: les m'ncZoMs. Adjectiv. '.coutumes hindoues.

— Encycl. Art hindou. L’art hindou, caractérisé par la richesse des détails, la patience du travail et ladresse de l’exécution, garde dans ses monuments le souvenir des races et des religions qui so sont succédé dans Tlnde. Les édifices antérieurs au me siècle av. J.-C., construits en bois, ont disparu^ Sous l’action du bouddhisme se développe un art nou^ veau, qui subit une influence hellénique ou perse, et qui produit des stoupâs. des lieux de prière, des monastères. Le djaïnisme donne de nouvelles formes à 1 art décoratif. L’architecture hindoue se divise en trois styles : dravidten. chaloukya. qui règne entre le golfe Persique et le golfe du Bengale, et septentrio» nal. Les dynasties musulmanes ont donné à l'Inde un. style spécial (mosquées, tombeaux, palais), florissant surtout sous les Mongols. La sculpture hindoue, qui commence avec le bouddhisme, se modifie sous Tinfluence gréco-bactrienne, puis tombe à la fin dans l’exagération du détail. Les arts industriels ont produit des œuvres d’art célèbres dans le monde entier.

Dindouî n. m. Langue néo-hindoue, parlée au. moyen âge dans le nord-ouest de la péninsule indienne.

hindouisme ou indouisme [dou-ù-îne]

n.in. Religion de Tlnde.

— Encycl. L’hindouisme est une sorte de brahmanisme dégénéré, qui s’est constitué, à partir du IIP siecle environ avant Tère vulgaire, par le mélange, avec les antiques doctrines brahmaniques, d'idées empruntées au bouddhisme et des croyances grossières des dravidiens et des autres populations anaryennes. La doctrine de l'hindouisme peut se résumer en la formule : Brahma (Tâme universelle) seul existe réellement. L’existence, en apparence distincte, de Tunivers créé par la Màyâ de Brahma est une illusion: l’univers est Brahma, procèdede Brahma, et se résorbe en Brahma. Au point de vue mythologique, cette religion est caractérisée par la disparition des anciens dieux védiques, réduits à l'élat d'entités nominales par le détrônement, en tant que dieu suprême, de Brahma, et son association avec des dieux nouveaux, "Vichnou et Çiva, pour constituer la Trinité indienne ou Trimourti.

Brahma, le créateur, personnifie l'activité ; 'Vichnou, le conservateur, la bonté; Çiva, le destructeur, l’obscurité et la passion. Ces dieux eux-mêmes sont adorés dans leurs manifestations plutôt que dans leur propre personne : 'Vichnou dans ses incarnations (Krichnâ et Rama); Çiva dans les personnifications féminines de son énergie (Pârvati, Pri- Thivi, Kâli, Donrgà\ De là les deux grandes sectes des vichnouites et des çivaïtes. Ces dogmes sont

Hindeoburg.

HTN

Il 15

Page 1