Itirondelle; 2. Hirondelle de mer
HIS
HIS
histéridés Hs-ti'-ri-dé] n. m. pl. Famille de coléoptères clavicornes renfermant les histers et genres voisins. S. un histéridé.
h.istidill6 n. f. Base organique azotée du groupe des hexones.
Histiée, tyran de Milet, d’abord allié fidèle de Darius. Il poussa ensuite l'Ionie à la révolte, fut pris et mis en croix par ordre des satrapes Harpage et Artapherne, en 494 av. J.-C.
histiodromie [mf] n. f. (du gr. histion, voile, et dromos, course). Art de la navigation à la voile, bistiologie n. f. V. histologie.
histique [is-ti-ke] adj. (du gr. Iiistos, tissu'. Qui se rapporte aux éléments des tissus.
llistoblaste [is-to-blas-té] n. m. (du gr. hislos, tissu, et blastos, bourgeon). Petite masse formée par un repli de l'hypoderme. représentant, dans le corps des larves des insectes, certaines parties futures de l’insecte parfait.
bistocllilïlie [is-to-cln-mt] n. f. (du gr. histos. tissu, et de chimie). Etude chimique des tissus organiques par les méthodes histologiques.
histodliniique [is-to] adj. Qui se rapporte à rhislochimie.
histogène [ts-to] adj. (du gr. histos, tissu, et ^ennàn, engendrer). Se dit des substances animales génératrices des tissus vivants.
histogénèse [i,5-to-,/é-nè-ze] n. f. Série de phénomènes donnant naissance à de nouveaux tissus. Reconstruction des divers tissus à la fin de la métamorphose des insectes.
histogénie [is-to-jè-nî] n. f. Production des tissus organiques.
histogénique adj. Qui concerne Thistogénie histographe [is-to] n. m. celui qui s'occupe d’histographie.
histographie [is-to-gra-fî] n. f. (du gr. histos, tissu, et graphè, description). Description des tissus organiques.
nis'tographique [ts-fo] adj. Qui se rapporte à l'histo graphie.
histoire [is-toi-rê\ n. f. (du gr. historia, proprement '1 information, recherche de la vérité »). Récit des événements, des faits dignes de mémoire : Hérodote a été appelé le père de l'histoire ; histoire ancienne, du moyen âge, moderne, contemporaine. Récit d'aventures particulières : histoire de Louis Xl'V. Description des êtres : histoire naturelle des plantes, des animaux, etc. Ouvrages historiques : parcourir l'histoire. Peintre dhistoire, qui s’attache à représenter des sujets historiques. Conte, anecdote : les enfants aiment les histoires. Récit mensonger ; conter des histoires; difficultés, démêlés : avoir des histoires avec quelqu'un. Fam. Embarras, actes affectés : faire des histoires. Histoire de, uniquement pour : histoire de rire. Le plus beau de l'histoire, ce qu'il y a de plus remarquable, de plus saillant. C'est toute une histoire, c’est long à raconter. C'est une autre histoire, c’est une chose bien différente. A ce que dit l’histoire, d'après ce qu'on raconte. Allus. litt. ;
Et voilà justement comme on écrit l’Iiistnîre, vers de 'Voltaire dans Chariot. Il sert à caractériser tm récit inexact, infidèle.
— Encycl. L'histoire est la science des événements et des faits qui se déroulent à travers le temps Quand elle étudie la vie d’un individu, elle devient la biographie ; elle ne prend vraiment le nom d’ « histoire » que lorsqu’elle étudie la vie des sociétés humaines. Selon qu elle a pour objet une nation ou un groupe de nations, elle est l’histoire nationale ou générale ; quand elle englobe dans son étude l’ensemble des sociétés dans tous les temps, elle devient l’histoire universelle. Si elle prétend dégager les lois qui régissent le cours des événements, elle devient la philosophie de l'histoire. L’histoire a à son service des sciences auxiliaires : bibliographie, paléographie, épigraphie, numismatique, sigillographie, diplomatique, chronologie, archéologie.
Les monuments écrits ou figurés ne nous permettent pas de remonter jusqu’à l’origine des sociétés, les premiers hommes n’ayant pas connu l'écriture et n’ayant pu nous transmettre leur histoire. Entre la formation des sociétés et l'aurore des temps historiques, il s’écoule donc une longue période de transition, dont l’étude fait l’objet de la science préhistorique. qui n’a d’autres moyens d’investigation que les monuments, armes, tombeaux, etc., qui ont subsisté des premiers âges.
Quant à l’histoiro proprement dite, elle commence à des dates variables, selon les peuples. C’est ainsi que l’histoire de la Chine, de l’Inde, de l’Assyrie, sont connues à partir de plusieurs milliers de siècles av. J.-C. ; celle de la Germanie, au contraire, est des plus obscures jusqu’à la fin du iv siècle de notre ère.
Généralement, on divise l’histoire générale en uatre périodes ; antiquité, moyen âge, temps moernes, histoire contemporaine.
L’histoire de l’antiquité ou l’histoire ancienne étudie les civilisations des plus anciens peuples connus de l’Orient et de l’Occident : Aryens, Egyptiens, Hébreux, Chaldéens, Phéniciens, Assyriens, Mèdos, Perses, Grecs. Romains, Celtes, etc.
Le moyen âge, ou âge intermédiaire entre l'antiquité et les temps modcnies, s’étend de 395 à 1453, c’est-à-dire depuis la mort de Théodosc et la conversion du monde romain au christianisme, jusqu’à la prise de Constantinople par les Turcs. Son histoire raconte les invasions des Barbares en Occident, la chute de l'Empire romain, la lutte des chrétiens contre l'islamisme, la constitution du régime féodal, les transformations sociales et politiques qui aboutissent, au XV» siècle, en Europe, à la formation de grands Etats distinctifs.
On fait commencer la période dite des temps modernes après l’établissement des Turcs dans l’Europe orientale (1453). C’est une date purement conventionnelle, qui ne s’applique pas également à tous les pays. En réalité, le moyen âge, dont la civilisation est chrétienne et féodale, se termine lorsque la domination de l’Eglise romaine e.st ébranlée par la Renaissance et la Réforme, et lorsque prend fin le démembrement des droits régaliens, c’est-à-dire le pouvoir féodal. La période des temps modernes débute par l’invention de l’imprimerie et la découverte de l’Amérique, qui ont pour résultat de changer la face du monde. Un mouvement intel¬
lectuel considérable se produit dans le sens du libre examen : il engendre la Renaissance et la Réforme. De la Renaissance naissent des chefs-d'œuvre artistiques et littéraires ; de la Réforme naissent des luttes fratricides, des guerres de religion. L'intolérance, autant que les rivalités dynastiques, furent la cause des luttes qui ensanglantèrent l’Europe durant les temps modernes. A la fin du xviii» siècle, une réaction se produisit contre l'intoléraiice et l’absolutisme ; la pr.ipagande des philosophes précipite l'avènement de la Révolution, qui inaugure un régime nouveau, où les droits civils et politique et la liberté des individus sont mieux respectés.
Avec la Révolution commence Yhistoire contemporaine, qui se fait tous les jours sous nos yeux. De même que le principe monarchique Ta emporté sur le régime féodal, de même le principe démocratique se substitue au monarchique, et la politique des nationalités succède à celle des rivalités dynastiques.
Histoire (Principes de la philosophie de 1'), par Vico. Selon l’auteur, il y a un type d'évolution que les nations réalisent chacune séparément avec plus ou moins dé perfection (1725).
Histoire amoureuse des Gaules, par Bussy- Rabutin. Sorte de chronique scandaleuse, écrite pour divertir Mm» de Montglat. et qui valut à son auteur d’être mis à la Bastille, puis exilé en Bourgogne. Tableau satirique des mœurs du temps (1659 1660'.
Histoire ancienne, par Rollin, narration élégante et pure, qui est une traduction presque perpétuelle des auteurs anciens, et par là même une œuvre un peu incomplète au point de vue purement historique (1730-1738).
Histoire Auguste, œuvre collective écrite pour Dioclétien et Constantin, au début du iv« siècle, par lusicurs historiens ; Spartianus, Gallicanus, Treellius Pollion. Vopiscus. Lampridius et Julius Capitolinus. Elle présente un intérêt surtout anecdotique.
Histoire contemporaine, série de romans politiques, par Anatole France. Ce sont : l'Orme du Mail, le Mannequin d'osier, l'Anneau d’améthyste. Monsieur Bergeret à Paris. On y trouve une peinture amusante et vraie de la vie pr’ovinciale, une philosophie un peu âpre, et moins sceptique que dans les autres ouvrages du même auteur, enfin des pages d’un art exquis.
Histoire de France. V. France.
Histoire de l’humanité (Philosophie de 1'), par Ilerder. L’histoire n’est, d’après le philosophe allemand, que l’ensemble des résultats nécessaires produits par l’exercice des facultés humaines au sein des milieux naturels (1701-1791).
Histoire de mon temps, par de Thou, en latin, Tun des premiers et des plus remarquables monuments historiques des temps modernes (1591-1620).
Histoire des animaux, par Aristote. ’V. animaux.
Histoire d’un crime, par V. Hugo (1879), réquisitoire indigné et souvent éloquent contre le coup d’Etat du Deux-Décembre.
Histoire ecclésiastique, par Eusèbe, en grec. Source principale, et souvent unique, de nos connaissances sur les trois premiers siècles du christianisme (iv» s.).
Histoire générale, de Polybe, ouvrage en 40 livres, dont il ne reste que les 5 premiers, comprenant les faits accomplis depuis les guerres puniques jusqu’à celles de Macédoine inclusivement ; composition exacte, impartiale, judicieuse, très intéressante. Polybe s’est attaché non seulement à raconter des faits, mais surtout à en expliquer les causes profondes, d’ordre politique ou militaire (II® s. av. J.-C.).
Histoire grecque. V. grecque.
Histoire naturelle, ouvrage précieux de Pline l’Ancien ; exposition historique de l’ensemble de la nature, sorte d’encyclopédie, parfois un peu confuse, qui embrasse l'astronomie, la physique, la géographie, l'agriculture, le commerce, la médecine et les arts, aussi bien que l’histoire naturelle proprement dite (i«r s.).
Histoire naturelle, ouvrage écrit par Buffon, en collaboration avec Guéneau de Montbéliard, Daubenton et Bexon. Il plaça Buffon au premier rang des écrivains et des savants ; on y admire la noblesse et l’harmonie de style et un incomparable talent de description. Au point de vue scientifique, il faut noter l'intuition surprenante avec laquelle Buffon est parvenu à déduire, à l'aide du raisonnement, quelques lois importantes encore admises par les naturalistes (1749 et années suivantes).
Histoire naturelle des animaux sans vertèbres, un des ouvrages les plus importants de l’histoire naturelle moderne, par Lamarck, où Téminent naturaliste a posé les premiers principes de la doctrine du transformisme (1815-1822).
Histoire romaine, de Tite-Live. V. Décades.
Histoires, par Hérodote, ouvrage dans lequel l’auteur montre, par mille récits, recueillis au cours de ses voyages, l’opposition du monde oriental et de la Grèce. Suivant une légende rapportée par Lucien, Hérodote lut son œuvre aux jeux Olympiques de 456 av. J.-C., où elle aurait excité un enthousiasme universel. Elle est encore aujourd’hui d’un immense intérêt pour la connaissance du monde ancien, surtout du monde oriental, par la précision et la sûreté de son information. Les Histoires sont divisées en neuf livres, dont chacun porte le nom d’une muse.
Histoires ites), ouvrage éloquent et profond de Tacite, divisé en 12 livres et comprenant un intervalle de vingt-huit ans, depuis Galba jusqu’à la mort de Domitien. Il n’en reste que les quatre premiers livres et une partie du cinquième, soit Tannée 69 et une partie de Tannée 70. C’est la suite et le digne pendant des Annales. (lOÜ apr. J.-C.). Tout y est subordonné à l'analyse psychologique et morale des événements et des hommes.
Histoire secréte (en gr. Anecdota, pamphlet), de Procope (vi» s. de notre ère), tableau satirique de la cour byzantine au temps de Justinien, qu’il faut compléter par les Histoires officielles du même auteur (en grec Péri polemôn [Sur les guerres]), qui ont au contraire un caractère de panégyrique.
Histoire universelle, ouvrage intéressanl. mais assez partial, du calviniste Agrippa d’Aubigné (1615- 1620).
Histoire universelle (Discours sur L), par Bossuet, ouvrage composé pour l’éducation du Dauphin, qui traite successivement : 1® de l’histoire du monde jusqu’à la fondation de l’empire de Charlemagne ; 2» de l’établissement et de la permanence de la religion ; 3» de l'action omnipotente de la Providence sur les révolutions des empires. Narration élégante, style limpide et éloquent, vues souvent profondes à côté d’autres un peu étroites. Bossuet s’y est proimsé de montrer partout l’action efficace et présente de la Providence. C'est le premier essai d’une philosophie de l’histoire. (1681).
Histoire véritable, roman satirique de Lucien ; c’est une odyssée burlesque, qui tourne en ridicule les mauvais historiens, et qui a fourni à Rabelais et à Swift quelques-unes des idées originales qu’on admire dans Gargantua ou dans Gulliver (ii« s.).
histologie [is-to-lo-j{\ n. f. (du gr. histos, tissu, et logos, discours). Partie de Tanatomie qui traite des tissus organiques. On écrit quelquef.
HISTIOLOGIE.
— Encycl. L’histologie cherche à découvrir le mécanisme intime des phénomènes vitaux chez les animaux et les plantes. Elle examine les tissus généralement au microscope après une série de transformations qui en rendent la technique difficile.
On distingue l’histologie animale et l’histologie végélale.
Histologique [ts-lo] adj. Qui concerne l’histologie.
nistologiquement [is-«o, ke-mau] adv. Au point de vue histologique.
histologiste \is-to-lo-jis-té\ n. m. Celui qui s’occupe d’histologie.
histolyse [is-to-li-ze] n. f. (du gr. histos, tissu, et lusis, dissolution). Destruction de certains tissus d’un animal vivant, qui se passe principalement chez les insectes au début de la métamorphose.
— Encycl. L’histolyse est le phénomène caractéristique de la métamorphose des animaux. Les histologistes pensent que Thistolyse s’opère par phagocytose, c’est-à-dire par digestion des éléments musculaires par des éléments migrateurs.
histone n. f. Albumine basique non coagulable par la chaleur, extraite des globules du sang, du thymus, etc.
hiStOHOmie [is-lo-no-mi] n. f. (du gr. histos, tissu, et nomos, loi). Histoire des lois qui président à la formation et à l’arrangement des tissus organiques.
hlstonomique [is-lo] adj. Qui a rapport à Thistonomie.
histopoièse [is-tol n. f. (du gr. histos, tissu, et poiésis, action de faireh Formation d’un tissu, en particulier quand ce tissu est d’origine pathologique.
historia,!, g, aux [îs-lo] adj. Qui se rapporte à l'histoire. (Peu us.)
historicité [is-to] n. f. Caractère de ce qui est historique ; démontrer l'historicité (tun fait.
historié, C [is-to] adj. Se dit des meubles, objets, tissus, manuscrits, etc., ornés de figurines, de vignettes, etc. : lettres historiées.
historien [is-to-ri-in] n. m. Qui écrit l’histoire : Michelet fut un grand historien.
Historiens des Gaules et de la France (Recueil des) [1738-1830], recueil critique de textes, commencé par Dom Bouquet, continué par les bénédictins de Saint-Maur et depuis le xix® siècle par l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
historier [is-to-ri-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Raconter en détail. (Peu us.) Enjoliver de petits ornements.
historiette [is-to-ri-è-te] n. f. Récit plaisant. Anecdote de peu d importance.
Historiettes, de Tallemant des Réaux, recueil d’anecdotes et de traits recueillis dans tous les mondes sur la société de Henri l'y et de Louis Xlll (1657, publiées en 1834).
historieur [is-to] n. m. Artiste du moyen âge, qui ornait les manuscrits de miniatures.
historiographe [is-to] n. m. (du gr. historia, histoire, et graphein, décrire). Lettré pensionné pour écrire l'histoire de son temps : Racine et Boileau furent historiographes de Louis XIV.
— Encycl. De tout temps, ou à peu près, il y a eu dans les Etats des rédacteurs officiels, chargés d’écrire pour la postérité les annales du gouvernement. En France, les moines de Saint-Denis étaient chargés, en quelque sorte officiellement, d’écrire l’histoire du règne. C’est à la fin du xvi» siècle qu’apparait le titre d’historiographe. Citons, parmi les historiographes les plus connus : Claude Foucliet, Pierre Mathieu, les frères Godefroy, d’Ablancourt, Mézeray, Boileau et Racine, dont on a gardé les fragments de l’histoire de la campagne de Hollande.
historiographie [is-to, fi] n. f. (de historiagraphe). Art d'écrire Thistoire.
historiographique [is-£o] adj. Qui concerne l’historiographie.
historiosophie [is-to, fî] n. f. (du gr. historia, histoire, et sophia, sagesse). Philosophie de l’histoire.
historique [is-to] adj. Qui appartient à l’histoire ; les erreurs historiques. Qui est consacré par l’histoire ; faits historiques. Nom historique, consacré par l’histoire. Temps historiques, sur lesquels on possède des notions certaines, par opposition aux temps fabuleux. Roman, pièce historique, dont les détails sont inventés, mais dont le sujet, le fond est tiré de Thistoire. Personnage historique, qui a réellement existé. N. m. Narration, exposé présenté suivant Tordre chronologique ; faire l'historique d'une science. Ant. Fabuleux, imaginaire.
historiquement [is-to, ke-man] adv. En histoire. Au point de vue historique.
histotaxie [is-to-tak-si] n. f. (du gr. histos, tissu, et tnu-is, place). Classement des plantes d’après leurs tissus.
histotaxique [is-to-tak-si-ke] adj. Qui se rapporte à Thistotaxie.
histotome [is-to] n. m. (du gr. histos. tissu, et tomé, section). Instrument pour disséquer les tissus anatomiques.
histotomie [is-to to mi n. f. Dissection anatomique des tis.sus.
histotomiste [is-to-to-mis-te] n. m. Celui qui dissèque les tissus.
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