HOD
histotoxique [is-to-lok- si-ke] adj. ^au gr. histo<. tissu, et toxikon, poison). Se dit du sérum d'un animal qui, ayant été injecté à plusieurs reprises avec un tissu d’un animal d une autre espèce, est devenu capable de détruire ce tissu.
llistotripsie Hs to-trip-sî] n. f. (du gr. histos, tissu, et tripsis, broiement). Méd. Ecrasement chirurgical des tissus.
llistotromie [is-to-tro-mî] n. f. (du gr. histo'i, tissu, et irotnos, tremblement). Contraction flbrillaire des muscles, particulièrement de ceux des paupières.
histrion [is-tn-onl n. m. (lat. histrio,. Anliq^. rom. Acteur bouffon : la condition d'histrion 'tait considérée comme déshonorante. Atij. Bat leur, baladin. Fig. Homme hypocrite, vil charlatan.
histrionie [ü-tri-o-ni] n. f. ou histrionnage ’U-tri-o-na-je] n. m. Métier de comédien.
histrionique [is-trt] adj. Qui concerne les histrions : la gent histriomque.
histrionner [is-tri-o-né] v. n. Faire le métier d'histrion.
histrionnerie [is-tri-o-ne-rî] n. f. Manière, esprit des histrions.
*hit [Ait’l n. m. Caisse en bois où l’on fait égoutter les formes à sucre.
Hita (Juan Ruiz), [plus souvent surnommé l'archiprêtre de), écrivain espagnol, né à Guadalajara ou à Alcala, m. vers 1350, auteur d’un long poème : Libro de cantares, très varié de sujet et de mètres, et plein de renseisnements autobiographiques.
Hitopadeça iViUéra.\em.lnstraction utile], recueil de fables, d'apologues et de contes moraux, imité du Pantchatantra et très célébré dans l'Inde pour l’éducation des enfants et les lectures populaires.
Hittites ou Hétéens \ té-in] ou Khiti, peuple de l’Antiquité qui. antérieurement à la civilisation phénicienne, fonda un puissant empire en Asie Mineure, avec Karkemisch lauj. Djerabis) et Samal fauj. Sindjirli) pour capitales. Les Hittites furent soumis par les Assyriens au ix® siècle av. J.-C. Ils sont connus par les récits bibliques et par les monuments assyriens et égyptiens. Les inscriptions hittites, rédigées au moyen d’hiéroglyphes, sont demeurées jusqu’ici indéchiffrables. L’art hittite, dont on a retrouvé de nombreux monuments dans le nord de la Syrie, s’apparente à l’art assyrien et parait, comme celui-ci, dériver de l’art sumérien.
Hittorf (Jac(jues-Ignace), architecte français, né à Cologne, m. a Paris (1792-1867). Il contribua à l’embellissement de Paris, construisit l’église Saint- ■Vincent-de-Paul, et publia de remarquables et suggestives études sur l’architecture grecque et latine.
Hittorf ( Jean -Guillaume), physicien allem., né à Bonn, m. à Mûnster (1S2H914), à qui l’on doit d’importants travaux sur l’électrolyse.
hi'Ver [vèr] n. m. (du lat. /liftemiis, hivernal). La plus froide des quatre saisons de l’année, commençant au solstice de décembre (le 22) et finissant à l’équincxe de mars (le 20 ou le 21) : l'hiver est très doux sur les côtes bretonnes. Saison froide en général. Poétiq. Année ; il compte soixante hivers, l'hiver de lanie, la vieillesse ; Les plaisirs sont des fleurs que notre divin Maître Dans ies ronces du monde autour de nous lit naître ; Chacune a sa saison, et, par des soins prudents.
On en peut conserver pour l’hiver de ses ans.
Voltaire.
— Ency"L. Astron. L’hiver (v. saison), la plus courte des quatre saisons, dure 89 jours 2 heures environ. Il commence le 22 décembre (le soleil quitte
J.-I. Hittorf.
L’Hiver, bas-relief de Bouchardon.
(Fontaine de la rue de Grenelle, à Paris.)
alors la constellation du Sagittaire pour entrer dans le Verseau) et se termine le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps (le soleil sort des Poissons pour entrer dans le Bélier). La longueur du jour augmente à partir du solstice d’hiver.
Pendant l'hiver, le soleil est plus rapproché de la terre que pendant l'été. Cependant, c’est la saison la plus froide, car les rayons lumineux et calorifiques frappent la terre plus obliquement et, d’autre part, la durée de la nuit ne diminue pas vite au début. A partir du mois de février, la durée de la nuit décroit rapidement, ce qui permet à la terre de se réchauffer plus fortement pendant le jour.
Hiver (L’I, fresque de Puvis de Chavannes, à l’Hôtel de Ville de Paris; composition délicate et j bien ordonnée (v. p. 114-9).
hivernage ^vér] n. m. (de hiver). Saison des pluies, des tempêtes, dans les régions tropicales. Temps que les navires passent en relâche pejldant cette période. Port bien abrité pour les bâtiments pendant la mauvaise saison. Labour donné aux terres avant l'hiver. Régime de stabulation pendant l'hiver pour les animaux de race bovine, ovine et chevaline qui passent la belle saison dans les prairies. Epoque pendant laquelle les abeilles restent dans la ruche. Application du froid artificiel pour immobiliser le développement de certains végétaux, avant le forçage, pour retarder Téclosion des œufs du ver à soie, etc. Mélange fourrager semé en hiver pour fournir aux bestiaux des aliments verts au printemps.
hivernal, e, aux [uêr] adj. Qui appartient à l’hiver : le repos hivernal de la végétation.
hivernant, e [vèr-nan] ou hiverneur, euse [uêr, eu-ze\ adj. et n. Qui va passer l’hiver dans le Midi, en Algérie, etc.
hivernation n.f. Syn.(peu us.) de HIBERNATION.
hivernement [vèr-ne-man] n. m. Syn. de
HIBERNATIO.N.
hiverner [L'èr-né] v. n. (de hiver). Passer à l’abri la mauvaise saison: les troupeaux des Alpes hiv ment au pied des montagnes. V. a. Donner aux terres un dernier labour avant l'hiver.
Hizen, province du Japon Kiou-Siou); 1.100.000 h. Ch. 1. Nagasaki. Riz, gomme, tabac.
hl, abréviation de hectolitre.
hm, abréviation de hectomètre.
H. M S. En anglais, abréviation de Bis iher) Majesty's S/iip ou Service [bateau ou service de sa Majesté).
'^'llO ! interj. qui sert à appeler ; ho ! du canot /, à témoigner létonnement, l'indignation, ladmiration, etc. : ho ! que me dites-vous Là ? {Dans ce dernier sens, on écrit également oh !1
Hoang-Ho )u fleuva Jaune^ grand fleuve de la Chine, qui sort du Tibet et se Jette dans le golfe du Pétchili ; 3.7G0 kil. Vallée incomparablement fertile et peuplée.
^lioat-clli \ho at] n. m. Terre très blanche, que les Chinois emploient à la fabrication de la porcelaine.
*lloazin n. m. Genre d'oiseaux gallinacés, de l’Amérique centrale : la chair duhoazxn exhale une odeur insupportable.
Hobart-To wn [har'-ta-oun"], capît. de la Tasmanie (île située au sud et dépendante de l’Australie), sur la côte sud-est; 37.000 h. Port très actif, sur l'estuaire du Derwent.
Hobbes,
Hobbema (Meindert),undes plus grands paysagistes hollanaais. ne et m. à Amsterdam (1638-1709)-I1 a surtout représenté la nature sous ses aspects riants et ensoleillés ; Vue d'une qrande route. Vue de Hollande, Paysaje boisé. Vue prise auprès d'un hameau.
Hobbes (Thomas), philosophe anglais, né à Malmesbury, m. à Hardwick (1588-1679) ; auteur du Léviathan, ouvrage bizarre, mais d'une incontestable puissance, où il se déclarait en philosophie pour le matérialisme, en morale pour l'utilitarisme égoïste, en politique pour le despotisme. Il est le plus grand des disciples de Bacon.
Hobbes (Pearl Mary Richards, Mrs. Craigie, plus connue sous le nom de John Oliver), femme de lettres américaine, née à Boston, m. à Londres (1867-1906). Elle a, dans
ses romans et ses œuvres dramatiques, montré des dons d'analyse psychologique.
*llOb6r6£ltl irô] n. m. (orig. germ.). Petit faucon qui ne chasse que les petits oiseaux. Fig. et par dénigr. , petit gentilhomme ~
campagnard dur et superbe.
N. m. pl. Nom donné en Allemagne au parti réactionnaire des agrariens.
— Encycl. Ornith. Le hobereau est élancé, léger ; il est noir, avec la tête grise; les pattes sont jaunes. Il est^ répandu en Europe et chasse surtout les alouettes; il a toujours été peu estimé en fauconnerie.
Hobol^eily comm. de Belgique (prov. et arr.
d’Anvers), près de l’Escaut ;
*tlOC \hok'] n. m. (m. lat.
qui signifie ceci). Jeu dans lequel on peut attribuer à certaines cartes la valeur que l'on veut. Fig. Ce qui est assuré à quelqu'un : cela lui est hoc.
Hobereau.
*llOCa n. m. Ancien jeu de hasard analogue au biribi. introduit en France au temps de Mazarin.
hoc caverat mens provida Reguli, mots lat. signif. L'âme prévoyante de Régulus y avait pris garde. On fai! de cetfe pensée d’IIorace \Odes, III, 5, 13] une application ironique. Nous ne manquons pas de prophètes qui toujours, après un événement, prétendent l’avoir prévu.
f/iO'/foj n. m.
Genre de gal- 1 i n a c é s de l'Amérique é q U a 1 0 r i a 1 e , comprenantde curieux oiseaux ventri - Hocco.
loques, à plumage foncé et brillant, et qui jouent, dans les basses-cours, le rôle du chien de berger : la chair des hocros domestiques, qui sont presque aussi gros que les dindons, est bonne à manger.
hoc erat in votis, mots lat. sienif : Cela était dans mes vœux, 'Voilà ce que je désirais. Mots d'Horace {Satires, II, 6, 1), que l’on rappelle en parlant d’un souhait dont la réalisation a comblé tous les désirs.
*hOChagO n. m. Action d’abattre les pommes à cidre.
ho-chang, {bonze.) n. m. Nom collectif des membres du clergé boudhiste chinois, mais qui ne s’applique pas aux prêtres ou moines dn rite thibétain, lesquels sont toujours désignés par le titre de lama. hochât [chai n. m.En Turquie, sirop de raisin sec. *hOChO n. f. Petite marque faite sur une faille, P ur tenir le compte du pain, ue la viande qu'on prend à crédit. Entaille en général. Brèche.
’*'hoche n. f. (du provenç. osca). Montant de bois scellé dans un mur et sur lequel on fixe des cordeaux tendus, permettant de constater l’épaisseur de ce mur.
Hoche (Lazare) , gé néral français, né à Versailles, m. à Wetzlar, près de Coblentz ( 1768-1797 ).
Sous -officier de l’armée royale, il devint, sous la Révolution, général, et fut nommé commandant de l’armée de la Moselle, reprit les lignes de Wissembourg et débloqua Landau.
Un moment emprisonné sous la Terreur comme suspect. il fut ensuite chargé de pacifier la 'Vendée, et en- Hoche,
fin mis à la tête de l'expédition tentée contre l’Irlande. Il mourut la même année à l’âge de vingt-neuf ans. Beau soldat, véritable homme de guerre, chef inllexible, mais plein de sollicitude pour ses subordonnés, profondément républicain, il reste une des figures les plus grandes et les plus pures de la Révolut.on.
*hochement [man] n. m. Action de hocher :
hochement de tête.
*hochepiedn.m. Syn.
de HAUSSE-PIED.
*hochepot [po] n. m.
Ragoût de viandes diverses cuites avec des marrons, des navets.
♦hochequeue [AreA]
n. m. Nom vulgairè des bergeronnettes ou lavandières. qui remuent continuellement la queue.Pl.des hoche-queues.
’*’hocher [che\ v. a. Secouer : hocher un prunier.
Secouer, faire tomber en secouant ; hocher des pommes, des prunes. Bocher Statue de Hoche à Versailles. la tête, secouer la tête en
signe de désapprobation, d’indifférence : aux enthovT siasmes des jeunes les vieux hochent la tète.
’^hocher [chC\ v. a. Faire des entailles sur le bord d'une étoffe, dans les tailles de bois.
’^hochet [chè] n. m. (de hoc/ier). Jouet de matière dure qu'on donne à l’enfant au temps de la dentition, pour qu’il le presse entre ses gencives. Jouet en général. Fig. Chose futile, qui flatte quelque passion : les décorations, ces hochets de la vanité.
♦hoeheur n. m. Homme qui abat les pommes à cidre. Nom vulgaire de certaines espèces de singes.
Hocnfeldeu [fél-dèn], ch.-l. de c.
du Bas-Rhin, arr. de Strasbourg, sur la Zorn ; 2.720 h. Le cant. a 30 comm.
Hochheim, bourg d’Allemagne (Prusse), sur le Taunus, coteau qui domine le Rhin; 3.800 h. Vins blancs estimés (hochheimer).
Hochhirch, village de Saxe, où le maréchal autrichien Daun vainquit Frédéric II (1758). Hochet.
Hochstetter (Ferdinand de), ^ologue et voyageur allemand, né à Essling, m. à Oberdabling (1829-1884).
♦hockey [ho-kè] n. m. (m. angl. signif. crosse). Jeu de balle à la crosse, dont les règles rappellent celles du football.
— Encycl. Le hockey se joue sur une pelouse horizontale de 90 mètres de long et de 45 mètres de large. Chaque joueur est armé d’une crosse aplatie dans sa partie courbe. Deux équipes de onze joueurs chacune, commandées par un capitaine, forment les camps adverses.
Le jeu consiste à faire passer une balle de cuir entre deux poteaux dits buts, plantés aux extrémités de la pelouse, a 4 mètres l’un de l’autre, au centre des deux plus petits côtés. Les poteaux sont reliés par une corde, à 2“, 10 du sol.
Le camp qui, à l’issue de la partie, a eu le plus grand nombre de buts, gagne.
La partie, coupée par un repos, dure une heure. Un arbitre juge les coups douteux.
hoc opus, hic labor est, mots lat. gj
signif. : Voilà la difficulté, voilà ce qu’il grosse de y a de pénible. Commencement d'un hni-kev vers de Virgile (Enéide, VI, 129). C’est par ces mots que la sibyUe de Cumes explique à Enée la difficulté qu’il y a à revenir des Enfers. On les rappeUe pour indiquer le point difficile d'une cho.se.
HocquiUCOUrt [o-kin-kour] (Charles de Mon- CHY. marquis d’), maréchal de France, né en Picardie. tué au siège de Dunkerque (1599-1658'. Pendant la Fronde, il gagna sur Turenne, en 1050, la bataille de, Rethel.
hoc volo. sic juheo, sit pro ratione voluntas, mots lat. signif. : Je le veux, je t ordonne, que ma volonté tienne lieu de raison. Vers de Juvénal {Satires, VI, 223), qui met ces mots dans la bouche d'une femme impérieuse. Se cite en parlant d'une volonté arbitraire et irréductible.
Hodeida, ville et port d'Arabie (Yémen), sur le golfe Arabique ; 25.000 hab.
hodie mihi, cras tibi, mots lat. signif. : Aujourd'hui à moi. demain à toi. S’adresse, dans le langage ordinaire, à une personne qui devra bientôt subir une épreuve à laquelle nous venons d'être soumis nous-mêmes.
Hodimont, comm. de Belgique (Liège, arr. de Verviersl. sur la Vesdre; 4..330 h. Lainages.
Hodler (Ferdinand’', peintre suisse, né à Gur zelen, m. à Genève (1853-1918), auteur de grandes