h. Carrières
Holmes (Oliver 'Wendell), médecin et littérateur américain, né à Cambridge (Massachusetts), m.
à Boston (18Ü9-189A) ; auteur de poésies élégiaques d'un charme pénétrant, mais surtout essayiste fécond et plein d'humour (le Poète à la table de déjeuner).
Holmes (Sherlock), personnage des romans de Conan Doyle ; type de détective amateur.
Holmès [tnêss] (Augusta), compositeur français, de parents irlandais, née et m. à Paris (1847-1903); auteur de symphonies et de mélodies, d'une inspiration chaude et colorée, et d'un opéra, la Montagne noire.
Augusta Holmès.
hiolmium [om'j n. m. V. TERRES RARES, lioloblastiçtue [blas-ti-ke] adj. (du gr. holos. entier, et blastos, bourgeon). Se dit des œufs ou des ovules constitués par du vitellus de formation, sans viteliua de nutrition.
bolobranclies n. m. pl. Famille de poissons osseux, dans laquelle on range ceux qui ont des branchies complètes. S. un hulobranehe.
holocaïne n. f. Anesthésique local, toxique, dont le chlorhydrate est employé en oculistique comme succédané de la cocaïne. C’est un alcaloïde dérivé de la phénétidine.
holocarpe adj. (du gr. holos, entier, et karpos, fruit). Dont ies fruits restent entiers, ne s’ouvrent pas. N. f. pl. Subdivision de mousses, comprenant celles dont l'urne ne se fend point.
bolocauste [âôs-fel n. m. (du gr. holocaustos, brûlé tout entier). Sacrifice (surtout chez les Juifs), dans laquel la victime était entièrement consumée par le feu : Abraham consentit à offrir son propre ftls en holocauste.
La victime ainsi sacrifiée. Fig. Offrande entière et généreuse ; sacrifice : offrir son cœur à Dieu en holocauste. (Au XVlia siècle, le mot était des deux genres.)
llOloCCXL'tT© Iltdocentre.
'san-fre] n. m.
Genre de poissons acanihoptères, comprenant des formes de petite taille, de couleurs vives, qui sont répandues dans toutes les mers chaudes.
Cbàteau d’Holyrood.
comte d’Artois, plus tard Charles X, qui y revint après 1830.
Holz (ArnoL écrivain aUemand, né à Rastem burg en 1863. Dans ses romans, ses poésies, ses drames [la Famille Selike), il s’est montré un des représentants de la nouvelle école réaliste.
hoin ! [om'], exclamation qui exprime le doute, la défiance : jouer, hom ! c’est bien chanceux.
Homais [mè] (Monsieur), type créé par Flaubert dans Madame Bovary. Homais, pharmacien et libre penseur, personnifie la sottise bourgeoise teintée de littérature et de voltairianisme : un imbécile compliqué d’un demi-savant.
bomalograpbe n. m. (du gr. homalos, uni, et grapkein, tracer). Instrument destiné à mesurer la distance et l’altitude d’un point.
homalograpllique adj. Se dit d une projec. tion de la sphère dans laquelle les parallèles sont rectilignes et les méridiens eliiptiques.
homalophylle adj. (du gr. homalos, uni, et phullon, feuille). Qui a les feuilles plates ou planes.
liomalosome n. m. Genre d’insectes coléo» ptères carnassiers, comprenant des espèces de l'Australie et de la Tasmanie. —
Genre de reptiles ophidiens, comprenant des serpents' non venimeux de l’Afrique australe.
*boinard [mart n. m.
(scand. humarr). Genre de crustacés décapodes macroures, comprenant de grandes formes marines, voisines des écrevisses , et fournissant une chaire très appréciée :
la pêche du homard est prospère sur les côtes de Terre- Neuve.
— Encycl. Zool. Le genre homard appartient aux crustacés décapodes macroures ; il comprend de grandes formes voisines des écrevisses ; on en connait deux espèces. Homard,
une d'Europe et l'autre
d’Amérique, également recherchées pour leur chair, moins fine cependant que celle de la langouste.
Le homard d'Europe est d’un beau bleu violacé ; il sc prend sur les côtes de France, dans des pièges ou casiers, sortes de nasses en osier.
— .Art culin. Il faut choisir le homard plutôt lourd que gros et le prendre bien vivant. Pour le cuire, on le ficelle en lui attachant les pattes sous le corps et on le met au court-bouillon. On le mange d’ordinaire froid avec une mayonnaise ou une sauce relevée quelconque. On le prépare aussi à l’américaine, en découpant la bête vivante en tronçons, que l'on fait sauter dans im mélange d’huile et de beurre, et que Ton assaisonne ensuite avec du cognac, oignon, ail, le rouge de la bête, de la tomate, du vin blanc, delà glace de viande, du poivre de Cayenne, etc. *boinarderie [rtj n. f. Lieu où Ton élève des
homards.
*llomardier \di-é\ n. m. Barque bretonne dans laquelle un vivier est aménagé pour les crustacés. bomatroplnen.f.Alcaloïdedérivédel’atropine.
Hombeek, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Malines) ; 2.450 h.
Homberg [bkrgh] (Guillaume), chimiste hollandais, né à Batavia, m. à Paris (1652-1715). Il a établi l'identité des diverses sortes de phosphore trouvées par Brandt, Balduin, etc.
Hombourg [boitr], comm. de Belgique (Liège, arr. de Verviers) ; 1.430 h.
Hombourg, anc. capitale du landgraviat de Hesse-Hombourg, annexé à la Prusse ; 14.300 h. Eaux thermales.
Hombourg-Haut, ou l’Evêque, comm.
de la Moselle, arr. de Forbach ; 2.200 h. Ch. de f.
liombre [om-bre] n. m. (esp. hombre, homme). Ancien jeu de cartes, d’origine espagnole, qui se jouait à trois personnes avec un jeu de ;inquante-dcux cartes, dont on enlevait les dix, les neuf et les huit.
HombreebtikOU, comm. de Suisse ;cant. de Zurich), au bord du lac ; 2.290 h. Viticulture, élève de bétail ; industrie du coton, broderie, tissage.
bombrée om-bré] adj. f. Bêle hombrée, jeu de cai’tes qui tient de la bête et de Thombre.
*home n. m. (mot angl.) Le chez soi, la vie intime : l'amour du home. (On dit aussi at home, à la maison, chez soi.)
homefleet \hom'-flît] n. f. (mot angl. signif.
Î lotte de la maison). Nom que donnent les Anrtai* .A a flotte qui, en cas de guerre interaationaïe, est chargée de la protection immédiate de la métropole.
homélie [lî\ n. f. (du gr. homilia, conversation'. Instruction familière sur la religion, principalement sur l’Evangile : les homélies de saint Jean
holocéphales n.
m. pl. Ordre de poissons, comprenant les chimères et genre voisins. généralement de grande taille. S. un holocéphale.
holocristallin
adj. (du gr. holos. entier, et de cristallin). Se dit de Tétat entièrement cristallin d'une roche.
holoèdre n. m. (du gr. holos, entier, et êdra, siège). Cristal qui a toutes ses troncatures.
holoédrie [drt\ n.
f. Caractère d’un cristal pour lequel la symétrie de la molécule s'accorde entièrement avec la forme géométrique, de sorte que toute modification portant sur une partie quelconque du cristal se reportera sur toutes les parties géométriquement identiques. 'Le mot holoédrie est employé par opposition k hémiédrie ou à tétartoédrie.)
holoédrique adj, Se dit d'un cristal ayant les caractères de Tholoédrie.
holognathe [gna-te] adj. (du gr. holos, entier, et gnathos, mâchoire). Qui a sa mâchoire simple. N. m. pl. Division des mollusques gastéropodes pulmonés, comprenant ceux qui ont une mâchoire simple.
holographe, holôgraphier adj. v. ono-
GRAPHE, etc-
lloloniétalDOle adj. (du gr, holos, entier, et métaholè, changement). Qui a des métamorphoses complètes. (Ne s'emploie qu’en parlant des insectes.)
tlolomètrG n, m. (du gr. holos, tout, çiimetron, mesure). Instrument pour prendre la hauteur angulaire d'un point au-dessus de l’horizon.
holométrique adj. Qui a rapport à l’holomètre.
holonerveux, euse [nèr-veû, eu-zè] adj. Se dit des feuilles qni ont une nervure médiane d’où partent des nervures latérales très nombx’euses.
lloJOJiervié, e[?iér] adj. Se dit des feuilles qui ont des nervures longitudinales très rapprochées.
holopétalaire [lè-re] adj. Se dit des fleurs dont toutes les parties se sont transformées en pétales.
Holopherne, général de Nabuchodonosor, tué durant son sommeil par Judith, aux portes de Béthulie. V. Juüitii.
holophrastlque \fras-ti-ke'] adj. (du gr. holos, entier, et phrasis, phrase). Se dit des langues où toute une phrase s’exprime par un seul mot : la lamjxLQ di’s Peaux-Rouges est holophrastigue.
tLOloplltalHie adj. (du gr. holos, entier, et ophtalmos, œil). Qui a les yeux entiers, c’est-à-dire non divisés ou profondément échancrés. (Se dit en parlant des insectes.)
liolopode adj. (du gr. holos, entier, et pous, podos, pied). Qui a la face plantaire non divisée. (Se dit des mollusques gastéropodes.) N. m. pl. Division des mollusques gastéropodes, comprenant ceux qui ont la face plantaire entière.
llOlOStériÇ[Ue [los-té-ri-ke] adj. (du gr. holos, entier, et stéréos, solide). Baromètre holostérique, marque particulière de baromètre métallique.
tLOlostome [^os-ïo-îne] adj. (du gr. holos, entier, et stoma,, bouche). Qui a la bouche entière. (Se dit en parlant des mollusques gastéropodes.) N. m. pl. Division des mollusques gastéropodes prosobranclies.
Holothurie.
llolOStoniG [los-to-me] n. m. Genre de vers trématodes, comprenant des douves "qui vivent dans le foie de certains oiseaux.
holothurides n.
m.pl. Classe d’échinoderines. renfermant les holothuries. S. un holoihuride.
holothurie >ïjn.
f. Genre d'échinodermes, comprenant des animaux répandus dans toutes les mers et utilisés comme comestibles en Chine.
holotriches n. m. pl. Ordre d'infusoires, renfermant les formes à corps couverts de cils fins. S. un holotriche.
Holsbeck, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain) ; 1.460 h.
Holstein ’pr. all. ehta-m'] (duché deI, anc. Etat de la Confédération germanique, annexé en 1864 à la Prusse, en même temps que le Slesvig : 600.U00 h. Hofsteinois’.
Capit. Glukstadt. Pays bas et uniforme. Agriculture, rtevage.
Holtei ( Charles de ), littérateur allemand, né et m, a Breslau (1798-1880) : auteur de poésies, de pièces de théâtre et de romans.
Holtz (Guillaume^ physicien allemand, né à Saalin iPoméranicj en 1836, m. en 1913. Il a imaginé la machine électrique qui porte son nom.
Holub Einileb explorateur et naturaliste tchèque, né à Kœniggrætz, m. à Vienne (1847-1902) ; a fait d'intéressantes observations au cours de ses voyages dans l’Afrique du Sud.
Holyhead, v.d‘Angloterre(Anglcsey) ; 10.650 h. Magnifique rade ; port actif.
Holyrood, ancien palais des i*ois d’Ecosse, à Edimbourg, qui fut la résidence de Marie Stuart, du prétendant Charles-Edouard, etc. Pendant l'émigration, en 1791, Holyrood servit de résidence au
Armes du duclié dellolstein.
Larousse i'niversfi.
HOMME
HOMME
HOM
l!OM
Chrt/sostome. Fig. Discoiii's sur la morale, affecté et ennuyeux. Allus. litticr. : Homélies de l'archevêque de Grenade, v. archevêque de Grenade.
Homélies de saint Basile, discours élégants, pleins d'onction évangélique (iv» s.).
Homélies ou Discours de saint Grégoire de Nazianze, sermons élégants (iv« s.).
Homélies [Livre des). Dans l’Eglise anglicane, recueil de sermons publiés en 1547 et en 1562, et dont l'autorité est souvent.invoquée dans les controverses tliéologiques.
Homélies et Discours de saint Grégoire de Nysse, sermons contre certaines doctrines hérétiques I1V« 3.).
Homélies et Discours de saint Jean Chrysostomc, écrits éloquents, le modèle du genre (vi“ s.).
homéograptie n. m. (du gr. homoios, semblable. et grapkeiti, écrire). Appareil pour reproduire les desseins.
homéokinèse [ne-ze] n. f. (du gr. homoios, semblable, et kinésis, mouvement). Variété de caryocinèse, caractérisée par l'idcndité des deux cellules qui en résultent.
lioméopatlie adj. et n. Partisan de l’homéopathie ; médecin homéopathe. (On écrit aussi homie- PATiiE). Ant. Allopathe.
h-Oméopatllie ; U] n. f. (du gr. homoios, semblable, et pathos, affection). Système thérapeutique, consistant à traiter les malades à l’aide d’agents qui déterminent une affection analogue à celle que I on veut combattre. (On écrit aussi uomœpathie.)
— Encycl. Ce système a été créé et propagé en Allemagne par le docteur Hahnemann, dont la devise : similia sini’libus curantur (les semblables se guérissent par les semblables), était entièrement opposée il celle de l'ancienne médecine, qui combat les contraires par les contraires (contraria contrariis curantur), c’est-à-dire les inflammations par des rafraîchissants, et vice versa. La médecine usuelle, pour se distinguer de l’homéopathie, a pris le nom d'allopathie (affection contraire).
homéopath.iqueadj. Qui appartient à l’homéopathie : traitement homéopathique. Ant. Allopathique.
homéopatlüquement [ke-man\ adv.D’après l’homéopathie. (Peu us.)
horaéostroplie [os-tro-fe] adj. (du gr. homoios, semb able, et strophein, tourner). Qui a le noyau de la coquille enroulé régulièrement. N. m. pl. Division des mollusques gastéropodes, renfermant ceux qui possèdent ce caractères. S. un homéostrophe.
lioméotrope adj. (du gr. homoios, semblable, et trepein, tourner). Qui a le noyau de la coquille enroulé régulièrement. N. m. Ensemble des instruments à l’aide desquels se pratique l’homéotropie. N. m. pl. Division de mollusques gastéropodes prosobranches et cténobranches. S. un homéotrope.
homéotropie pf] n. f. Méthode d’analyse des liquides basée sur l'observation du phénomène qui se produit lorsqu’une goutte d’un liquide déterminé tombe sur la surface d’un autre liquide.
Homère, célèbre poète grec, regardé comme l'auteur de l'Iliade et de l'Odyssée. Sept villes se disputaient l’honneur de lui avoir donné naissance. Les titres de Smyrne semblent les plus solides.
La tradition le représente vieux et aveugle, errant de ville en ville et récitant des vers. Depuis les discussions soulevées notamment par Vico et 'Wolf, on a été jusqu'à contester son existence et à affirmer que l'Iliade et l'Odyssée ne seraient que le résumé des chants les plus populaires des anciens aèdes, mis en ordre par les diascévastes du temps de Pisistrate. Des critiques plus modérés admettent au moins, avec les chorizontes de l’antiquité, que l'Iliade et l'Odyssée ne sont pas du même auteur.
Quant aux Hymnes homériques et à la Batrachumyomachie, on s’accorde à ne pas les considérer comme œuvres homériques. La figure d’Homère domine toute la littérature antique ; presque tous les écrivains grecs et romains se sont inspirés de ses œuvres.
Homère [Apothéose d’), tableau d’Ingres (1827 ; musée du Louvre). Devant un temple ionique, Homère siège sur un trône doré ; une déesse s'apprête à déposer une couronne sur sa tête. Au pied du trône sont assises, à gauche l'Iliade, vêtue de rouge, à droite l'Odyssée, vêtue de vert. Sur les marches sont groupés les grands artistes et les grands poètes. (V. p. 1098).
lioméride n. m. Rapsode qui chantait les poèmes homériques. Membre d'une famille de Chios qui prétendait descendre d’Homère et conservait le dépôt de ses poèmes. Imitateur d'Homère.
homérique adj. Dans le genre d’Homère : .style homérique. Qui a rapport à Homère : la légende homérique. Dire homérique, bruyant et inextinguible, pareil à celui qui soulève les dieux, dans l'Iliade, à la vue des mésaventures du boiteux Vulcain.
homérisme [rts-me] n. m. Caractère des poèmes homériques.
homériste n. m. Syn. de HOMÉRIDE.
*llome rule [àom -rouZ’] n. m. (de home, chez soi, et l'ale, gouvernement). Nom donné au régime d'autonomie avec parlement sépar'é, longtemps revendiqué par les Irlandais. 'V. Irlande.
*h.omeruler [hom' ■rou’-leur''\ a. m. Partisan du home rule. Pl. des homerulers.
llOmosjJUIljAiîm’-.speiin’] n. m. (m. angl. signif. filé à la maison'!. Tissu écossais primitivement fabriqué à domicile par les ouvriers. Vêtement fait de ce tissu.
♦hqmestead [hom'-stèd] n. m. (m. angl. signif. domicile, domaine familial). Bien rural, spécialement bien de famille, incessible et insaisissable. V. BIEN DE famille.
homicide n. (du lat. homicida ; de homo, homme, et cædere. tuer). Meurtrier d'un être humain : punir un homicide. Adj. Qui sert à tuer : fer homicide.
Homère.
■' homicide n. m.
(lat. homicidium i. Action de tuer un être humain.
— Encycl. L’homicide involontaire est appelé homicide par imprudence; U est qualifié de meurtre lorsqu’il est commis volontairement, mais sans préméditation ou guet-apens. Il prend le nom d'assassinat lorsqu'il y a préméditation ou guet-apens.
Le code pénal punit l'homicide par imprudence d'un emprisonnement de trois mois à deux ans, et d’une amende de 50 francs à 600 francs.
Le meurtre, les blessures et les coups sont excusables et la peine applicable est réduite, s’il y a eu provocation, ou s’ils ont été commis en repoussant pendant le eff'raction.
Races : 1. Blanche; 2. Nègre (Soudan); 3. Nègre (Kthiopie); 4. Rouge (Peau-Rouge); 5. Jaune (Chinois); 6. Type sémite (Arabe) ; 7. Type hindou; 8. Type malais.
jour une escalade ou une
Il n’y a ni crime ni délit (et par suite aucune peine n’est applicable) lorsque l’homicide, les blessures et les coups ont été ordonnés par la loi et commandés par l’autorité ou par la nécessité actuelle de la légitime défense.
homicider [dé] v. a. Commettre un homicide sur. (Vx.) S’homicider v. pr. Se suicider. (Vx.)
homilétique n. f. (du gr. homilétikê (sousent. telchné], art de conserver). Eloquence de la chaire.
homiliaire [H-è-re] n. m. Recueil d’homélies.
hominien [ni-in] adj. a été accolé au mot genre pour désigner le genre humain.
hommage [o-ma-je] n. m. (de homme). Devoir que le vassal était tenu de rendre au seigneur dont son fief relevait : on distinguait, selon l'étendue des devoirs qu'ils impliquaient, l'hommage simple et l'hommage lige. Respect, vénération ; hommage à la vertu. Don respectueux : faire hommage d'un livre. Pl. Devoirs de civilités ; présenter ses hommages à quelqu'un.
— Encycl. L'hommage était l’acte par lequel un seigneur devenait l'homme ou le vas.sal d'un autre seigneur, qui prenait le titre de suzerain. Cet acte exprimait l’état de subordination dans lequel la terre détenue, ou, plus tard, toute valeur inféodée plaçait le vassal. Les formes de l'hommage rappelaient celle du serment de vassalité de la monarchie franque. Le vassal, tête nue, les mains dans celles du suzerain, se reconnaissait l'homme de celui-ci ; le suzerain le relevait, l’embrassait sur la bouche, et déclarait le recevoir et prendre à homme. L'hommage lige,^ dont la pratique s'est introduite plus tard, paraît avoir été surtout la promesse du vassal de servir le seigneur envers et contre tous.
homma,gé, e [o-ma-yê] adj . Tenu en hommage: terre hommagée.
hommager [o-ma-jé] n. et adj. m. Celui qui devait l’hommage. (Vx.)
hommagial, e, aux adj. Féod. Qui constitue Thommage.
Hommaire de Hell (I^ace-Xavier), géologue et voyageur français, né à Altkirch, m. à Ispahan (18121848). Il effectua, de concert avec sa femme, Jeanne Hériot (1815-1883), d'intéressants voyages dans la Russie méridionale et aux abords de la mer Caspienne.
hommasse [o-mn-.se] adj. Se dit d’une femme dont les traits, la voix, la taille, les manières tiennent plus de Thomme que de la femme : air, tournure hommasse.
hommassemeut [o-ma-se-man] adv. D'une
manière hommasse.
hommasser (s’) [so-ma-sJ] v. pr. S’est dit d’une femme qui prend les manières masculines.
homme \o-me] n. m. (lat. homo). Spécialem. Animal raisonnable, ou d'une manière plus précise, mammifère bimane, à station verticale, doué d’intelligence et de langage articulé ; l'homme n'est ni ange ni béte. (Pasc.) Le mâle de l’espèce humaine ; l'homme et la femme. Celui qui est parvenu à l’âge viril : dans l'enfant, l'homme est en germe. En général, l'espèce humaine : l'homme est sujet à la mort. L’être humain, considéré au point de vue moral : un brave homme, un méchant homme. Soldat, ouvrier : armée de dix mille hommes ; équipe de six hommes. Individu courageux, stoïque : dans l'adversité, soyez homme. Dépouiller ievieii homme, se défaire de ses mauvaises habitudes. Voilà mon homme, celui qu’il me faut, dont j’ai besoin. Bon homme, homme plein de bonhomie. Pauvre homme, homme sans intelligence. Grand homme, celui que son génie, ses œuvres, ses actions couvrent de gloire, placent très haut. Le premier homme, Adam. Le fils de l'homme. Jésus-Christ. Homme de paille, prêtenom. L'homme des bois, Torang-outan. Homme du monde, qui vit dans la société distinguée, qui en connaît les usages et en a les manières. Homme de bien, de bonnes mœurs, charitable. Homme d'armes, autrefois cavalier armé de toutes pièces. Homme de /eHres.écrivain.littératcur.ffomme de oitafRé, illustre par sa naissance, qui a des sentiments élevés. Homme de loi, magistrat, officier ministériel, avocat, etc. ; tout homme instruit dans la jurisprudence. Homme dérobé, magistrat. Homme d'épée, de guerre, militaire. Homme de cheval, qui s'occupe d’équitation, de courses. Homme d'église, ecclésiastique. Homme de mer, marin. Homme d'Etat, politique qui dirige l’Etat. Homme d'affaires, agent qui s’occupe des intérêts d’autrui ; intendant. Homme d'argent. homme avide, intéressé. Adjectiv. Qui a des qualités viriles ou humaines : de tous les rois, le moins roi e.st le plus homme. (Volt.) Allus. hist. : L'homme malade, le sult.an, l’empire turc. (Cette expression fut employée dans le langage diplomatique en 18.53, à la veille de la guerre de Crimée.) Allus. littér. ;
Ah ! pour èlre dévot, je n’en suis pas moins homme !
C’est la réponse de Tartufe à Elmire, surprise de l’entendre lui faire des propositions honteuses. (Mol., le TarHcfe, III, 3.)
Et je sais même, sur ce fait,
Bon nombre d’hommes qui sont femmes.
vers de La Fontaine, dans les Femmes et le Secret (VIII, 6) ; il y est question d’un secret qu’une femme est incapable de garder ; mais, dans les allusions, on l’applique à des circonstances diverses. (V. en outre, AGITER, MASQUE, ROSEAU, .STYLE.) Le mot homme entre encore dans nombre de vers souvent cités, tel celui de Molière :
L’homme est, je vous l’avoue, un méchant animal, ou celui de Lamartine :
L’homme est un dieu tombé, qui se souvient des cieux.
Prov. : Tant vaut l’homme, tant vaut la terre, les
terres rapportent en proportion du mérite de celui qui les fait valoir. V. Dieu.
— Encycl. Physiol. Suivant les doctrines, l’homme est un simple genre 'de Tordre des primates ou, au contraire, il occupe un rang à part dans la nature. Quoi qu’il en soit, la structure anatomique de Thomme le rapproche des mammifères supérieurs, et ses fonctions physiologiques s’accomplissent de la même façon que chez ces derniers.
Les caractères spécifiques de Thomme sont : la station verticale, les dimensions considérables de son crâne et, par suite, le poids de son cerveau, enfin, le langage articulé. Sa peau est presque dépourvue de poûs, ses .cheveux sont abondants , ses mains sont dans le prolongement du bras, tandis que ses pieds forment un angle droit avec la jambe. Enfin, ayant l’habitude de se tenir et de marcher debout, il a les muscles fessiers et jumeaux extrêmement développés.
On divise le corps de Thomme en deux régions : la tête et le tronc, cette dernière comprenant le thorax et l’abdomen. T.es membres, dépendance du tronc , sont thoraciques (bras ) , ou abdominaux (jambes).
La taille est variable ; elle atteint 1“,40 chez les négritos et dépasse Im.jO dans d’autres races, sans tenir compte des nains et des géants.
On reconnaît chez Thomme trois sortes de fonctions : de nutrition, de relation, de reproduction. (V. ces mots.)
Homme fossile ou préhistorique. L époque de l’apparition de 1 homme sur la terre est difficile à préciser ; on a soutenu que nos ancêtres existaient à la fin de la période tertiaire. En tout cas, Thomme vivait en Europe à l’époque quaternaire ; on a trouvé des squelettes, des armes, des outÿs qui ne laissent aucun doute sur ce point. On distingue chez les hommes quaternaires les races de Cannstadt, Cromagnon, etc. ; les principaux gisements qui nous ont livré les témoi^ages de la civilisation et de l’industrie préhistorique sont ceux de Chelles, de Saint-Acheul, du Moustier, de Solutré, de la Madeleine, etc. Ces hommes ont traversé Tâge de la pierre polie, Tâge de bronze, puis Tâge de fer pour entrer dans la période préhistorique.
Races humaines actuelles. Les populations du globe ont été classées, d’après la couleur de la peau, en trois grandes divisions ou troncs : le tronc, blanc ou caucasique, le tronc jaune ou mongolique, le tronc noir ou éthiopien. La race rouge dérive du tronc jaune. Mais ces mots n’ont rien d’absolu ; les Hindous de race caucasique sont noirs et certains nègres ont une teinte café au lait.
Le tronc caucasique comprend des races à teint clair, à cheveux fins non laineux, noirs, blonds ou roux. Ces blancs sont brachicéphales ou dolichocéphales ; ils habitent l’Europe, le nord de l’Afrique, le sud-ouest de TAsie, l'Amérique et sont au nombre d'environ 700 millions.
Le tronc mongolique comprend des races à teint variant du blanc au vert olive, mais le jaune dominant toujours : les individus de type mongolique occupent TAsie, sauf le Sud-Ouest, le nord de l’Amérique, TOcéanie ; üs sont au nombre d’environ 800 millions.
Le tronc éthiopien comprend des races à teint variant du brun clair au noir, qui habitent l’Afrique, l’Australie, TOcéanie ; on en rencontre aussi en Amérique et en Asie ; le tronc éthiopien comprend environ 200 millions.
Homme [Essai sur V), célèbre poème anglais, de Pope (1767), formé de quatre épitres. Inspiré par un optimisme médiocre, mêlé d’idées disparates ; mais le style témoigne d’une incomparable maîtrise.
Homme de douleur [V). Iconogr. Le Christ couronné d’épines ou descendu de la croix. Syn. Eccb HOMO et PlETA.
Hommes illustres [Vies des), par Plutarque. 'V. Vies.
Homme [leçons sur V), par Cari Vogt ; résumé des leçons faites à l'Institut genevois en 1862-1864 sur la place de Thomme dans l’histoire de la terre.
Homme qui rit (V) par Victor Hugo (1869), œuvre étrange, dont le fond est une antithèse entre la
HOM
HOM
Les Hommes du Saint-Office, d’après Jean-Paul Laurens.
teaulé morale et la difformité physique-Le baladin Ci wynplaine dont la l'ace a été muiilée de telle sorte qu'il semble rire toujours, est reconnu comme l'héritier d une famille de lords ; bientôt, il retourne à sa première vie.
Mais sa bien-aimée Dea expire dans ses bras, et il se noie.
Homme aux quarante écus (f), conte de Voltaire, où le philosophe raille avec une ironie spirituelle et parfois amère les abus de l'ancien régime (1767).
Hommes du Saint-Office {les}, tableau de Jean-Paul Laurens, au musée du Luxemboui’g (1889); scène d'une simplicité pittoresque, où l'on voit dans une salle romane un inquisiteur qui écoute un moine lisant un dossier .
hommeau [o-mô] n. m.
Fam. Petit homme, pauvre homme.
hommée \o-mé] n. f. Etendue de terre qu’un seul ouvrier peut labourer pendant sa journée . Travail produit par un ouvrier pendant une journée.
liomnielet [o-me-lè] n. m. Petit homme, sans importance ou sans force. (Peu us.)
iiomocarpe adj. (du gr. homos, semblable, et karpos, fruit). Se dit des plantes dont les fruits sont semblables.
homoceiltre [san-tre] n. m. Centre commun de plusieurs cercles.
homocentricité [mn] n. f. Etat homocentrique.
homocentrlque [saw] adj. Syn. peu usité de
CONCKNTRIQUB.
liomocentriquenieiit \san-tri-ke~man\ adv.
Par rapport au même centre.
lioniocerclue [sér-feej^adj. (du gr. homos, semblable, el kerkos^ queue). Èist. nat. Qui a ses deux lobes égaux. Ant. Hétérocerque.
llQjaocerquie [sér-/ci] n. f. Etat d’une nageoire caudale qui est homocerque,
h-OniOCliroiïie [kro~mei adj. (du gr. homos^ semblable, et khrôma, couleur). Se dit du capitule des corymbitères, quand les fleurs du disque et celles de la circonférence sont de même couleur.
homocliromie [kro-mi] n. f. Etat des fleurs qui sont homochromes. Pouvoir que possèdent certains animaux marins de prendre la couleur de leur milieu.
tioniocliroiie [A:ro-ne]adj.(dugr. /tomos, semblable, et kronos, temps). Qui apparait en même temps, à la même époque. Se dit d'un caractère héréditaire qui se manifeste chez l'enfant au même âge que chez les parents.
hotnodronie adj. (du gr. hoinos^ semblable, et dromos, course). Bot. Se dit d’une spire folia re ou des appendices floraux qui présentent le phénomène de l'homodromie.
homodromi© [mî] n. f. Phénomène par lequel la spire suivant laquelle s’insèrent les feuilles d’un rameau s’enroule dans le même sens que la spire des feuilles de lige mère de ce rameau.
lloniodynaraB adj. fdu gr. homos, semblable, et dunamis, force). Biol. Se dit des parties homologues des diverses métamères d'un animal segmenté.
llOIUœogéllès© n. f. (du gr. homoios, semblable, et genesis, engendrement). Biol. Similitude du développement telle que des espèces indépendantes présentent certains caractères morphologiques identiques ou presque identiques.
llOin.œoinèr6 [mê-o] adj. (dugr. homoios., semblable, et me?’os, part). Qui est formé de parties semblables.
homœoméries -[o-mé-o-mé-ri] n. f. pi. (gr. homoioméreiai). Dans le système d’Anaxagore, éléments primitifs de la matière, semblables entre eux et semblables aussi aux touts qu’elles constituent.
htomoBOptote ro-9nê-oj adj. (du gr. homoios, semblable, et ptôtos, qui tombe). Rhét. Emploi de mots qui se correspondent par le temps, le cas, la désinence,
tiomœose ïo-mé-ô-ze] n. f. (gr. homoiôsis). Rhét. Figure par laquelle on assimile un objet à un autre.
homœotéleute \o-mé-o] n. f. (dugr. homoios, semblable, et Ze/euî^, fin). Figure qui consiste
à accumuler les mots ayant des terminaisons semblables.
tiomœotèr© [o-mê-o] adj. Se dit de la projection de Ptolémée.
llomœotllBrni© [o-mé-o-tèr~me] adj. (du gr. homoios, semblable, et thermos, chaleur). Nom sous lequel certains auteurs désignent des animaux à sang chaud, à température moyenne constante et, par conséquent, indépendante de celle du milieu ambiant.
nomœozoïque [o-mé-o\ adj. Se dit des terrains contenant les mêmes fossiles.
homofluorescéine rrès-sé] n. f. Matière colorante rouge, dont les dérivés sont analogues à ceurdcla fluorescéine, et que l’on obtient par l’action du chloroforme sur l’orcine en présence d’un alcali.
homofocalj e, aux adj. (dugr. ftomos, semblable et du lat. foeus, foyer). Qui a le même foyer : lentilles homofocales.
liomogame adj. (du gr. homos, semblable, et gaoios, mariage). Se dit des capitules des composées, quand toutes les fleurs sont du même sexe.
liomoganii© [mî] n. f. Etat des fleurs à capitules homogames. /
b-OniOgène adj. (du gr. homos, semblable, et genos, race). Qui est de même nature ; qui est formé d’éléments de même nature : substance homogîne. Par ext. Dont les parties sont solidement liées entre elles. Ant. Hétérogène.
— Encycl. Algâ^r. Un polynôme entier est homogène lorsque tous ses termes ont le même degré, qui est appelé degré d’homogénéité :
Ax^ -j- 2Bxy -f- Cî/® -|- 2Dxs 2Eyz Fjs* est un polynôme homogène du second degré en a?,?/, 5.
homogénéifier [fi-é. — Seconj. comme pWer.) ou homogénéiser [i-zé] v. a. Rendre homogène : homogénéifier de La crème.
homogénéisateur, trie© [i-za] adj. Se dit d’un appareil servant à l’homogénéisation des liquides. Subsfantiv. et au masc. : un hoynogénéisateur perfectionné.
homogénéisation \za-si~oyi] n. f. Action de rendre homogène et en particulier de soumettre certains liquides (lait) à un traitement qui empêche dans leur masse la dissociation des éléments constitutifs : l' homogénéisation mécanique du lait s'obtient en faisant passer sous pression le liquide par une série de trous très fins qui en divisent les ynolécules.
homogénéiser [sê] v. a. Syn. de HOMOGɬ NÉIFIER.
homogénéité n. f. Qualité, caractère de ce qui est homogène.
homogènement [man] adv. D’une manière homogène.
-homogénès© [nè-xe] n. f. Génération du semblable par le semblat)le.
homogénie [jé-Jiî] n. f. Physiol. Mode de génération d’un être qui se produit par un ou deux êtres de même espèce que lui.
homogramme [gra-me] adj. et n. m, fdu gr. homos, semblable, et gramma. lettre). Se dit de dcix mots qui s’écrivent de la même manière, mais se prononcent différemment, comme : nous portions (fi on), des portions (si-on).
homographe adj. (du gr. homos, semblable, et genphein, écrire). Se dit des homonymes qui ont la même orthographe, comme bière (boisson) et bière (cercueil).
homographie [fî\ n. f. Géom, Dépèndance particulière de deux figures géométriques. Etude de l’ensemble des propriétés des figures homographiques. (La théorie de l’homographie est due à Chasles.)
homo^aphique adj. Géom. Se dit de deux figures qui sont dans une dépendance particulière. y. la partie cncy^cl.
— Encyjl. Fitjures homographiques. Deux figures géométriques sont homographiques lorsqu on passe de l’une à l'autre par un mode de transformation tel, qu’à tout point ou à tout plan de l’une ne corresponde qu’un point ou qu’un plan de l’autre, et X'éciproquemt'nt.
La transformation homographique, due à Chasles, renferme comme cas particuliers la perspective, l’homologie, I homothétie, la similitude, la symétrie.
Divisions homoqraphiques. Etant donné tx’ois points a, b, c, d'une droite D, et trois points quelconques 6', d, d’une droite D^ si l'on fait coi'l'espondre à chaque point m de la droite D un point de la droite D^ de façon que les rapports anharmoniques [a, b, c, m) et in', h , c', m') soient égaux, ces points forment deux divisions dites homographiques de bases D et D'. Dans deux divisions homographiques, deux groupes de quatre points homologues chacun à chacun ont même rapport anharmonique.
homo homini lupus, mots lat. signif : Vhoynyne est un loup pour l'homine. Pensée de Plaute fAsinaria, II, 4, 88), reprise et illustrée par Bacon et Hobbes, et qui revient à dire que l’homme fait souvent beaucoup de mal à ses semblables.
homo -hyoïdien adj. et n. m. v. omo-
HYOÏDIEN.
homoïde adj. (du gi\ hoyyios, semblable, et eidos, forme). Bot. Se dit des parties qui ont la même forme que leur enveloppe.
homol© n. f. Genre de crustacés décapodes bi’achyures , comprenant des formes allongées quadrangulaires rougeâtres, comestibles, dont on connaît quelques espèces de toutes les mers du globe.
Homolle (Théophile), archéologue français, ne et m. à Paris (1849-1925), directeur de l'école d'Athènes; a présidé aux fouilles de Délos ; directeur des musées nationaux (1904- Homol.le.
1912); membre de l'Académie des inscriptions (1892} et de l’Académie des beaux-arts (1910 .
homologabl© [gha-ble] adj. Qui peut êti’e homologué : acte homologable.
homologatif [gha-tif], ive adj. Qui produit l’homologation : arrèl honiulogatif.
homologation n. f. Approbation
donnée par la juridiction administrative ou le droit commun, et qui confère à un acte l'ait par des particuliers la force el la valeur d un acie fait en justice : l homologation d'un concordat.
— Encyci.. Admin. et dr. La loi ordonne qu'un cerlain nombre d'actes concernant les mineurs, les femmes mariées, les faillis, les établissements publics, les communes soient homologués par les tribunaux civils ou administratifs. Les tribunaux de commerce homologuent les concordats. Le ministre des travaux publics homologue les tarifs de chemins de fer.
homologie QTJ a. f. Qualité de ce qui est homologue.
homologique [/i-fejadj. Qui a rapportàl'homolügie.
— Encycl. Géom. Figures homologiques. Poncelet a nommé homologiques deux figures telles que les points correspondants de l'une et de l'autre soient deux à deux sur des droites concourant au même point, appelé centre d'homologie, et que les droites joignant deux points de Tune et les deux points correspondants de l'autre aient leur point d'intersection sur une droite unique appelée axe d’homologie, si les figures sont planes, ou sur un plan unique appelé plan d’homologie, si les figures sont dans l'espace.
'Deux circonférences d'un plan ou deux sphères dans l'espace sont des figures homologiques. Une transformation homologique est une transformation homogi'aphique dans laquelle les points de Taxe ou du plan d homologie sont leurs homologues.
homologiquement [ji-ke-man] adv. D'une manière homologique.
homolographe n. m. (du gr. homos, semblable. holos. entier, et graphein, écrire). Appareil permettant, à l'aide de simples visées, de déterminer les disiances.
homologue [lo-ghe] adj. (du gr. homos, semblable. et logos, discours). Géom. Se dit des éléments qui, dans des figures semblables, sont disposés de la même façon ; dans deux triangles semblables deuxcôtés homologues sont opposés à des angles égaux Chim. Se dit de corps organiques qui remplissent les mêmes fonctions, et suivent les mêmes méfamorphoses.
homologuer [ghé] v. a. (du gr. homos. semblable, et logos, discours). Approuver par l'autorité judiciaire: homologuer une sentence arbitrale. Reconnaitre, confirmer officiellement : homologuer un record.
homomorphe adj. (du gr. homos. semblable, et morphè, forme). Qui a la même forme. Dot. Qui est uniforme. Zool. Qui est composé de parties semblables. iSe dit des appendices des animaux articulés.)
homomorphie [fî] n. f. Biol Caractère de similitude entre deux espèces différentes, adaptées à des conditions de vie analogues, sans qu’il en résulte aucune parenté.
homoncule n. m. 'v. homuncole.
homonyme adj. et n. (du gr. homos, semblable, et onuma, nom). Gram. Se dit des mots qui se prononcent de même, quoique leur orthographe diffère, comme saint, ceint, sein/; ou des mots de même orthographe qui expriment des choses diffél'entes, comme coin, qui signifie à la fois un angle, un poinçon, un instrument à fendre du bois. etc. (Ces derniers sont appelés homonymes homographes.) N. m. Celui qui porte le même nom qu'un autre ; les deux Rousseau étaient homonymes.
— Encycl. Les homonymes sont d'autant plus nombreux dans une langue, que cette langue a subi davantage l'altération phonétique due à Tintensité de l'accent tonique. Tel est le cas du français tpère, pair, paire, perd, perds, persj. En chinois, les homographes sont très fréquents, la langue monosyllabique ne permettant qu'un nombre restreint de combinaisons de lettres pouvant former un mot.
homonymie [mî] n. f. Qualité de ce qui est homonyme.
homopétale adj. Se dit des fleurs dont les pétales se ressemblent tous.
homophone adj. (du gr. homos, semblable, et phônè, voix). Qui a le même son ; mots homophones.
homophonie [nf] n. f. Caractère de ce qui est homophone. Sorte de symphonie grecque, qui se chantait ou s'exécutait à Tunisson.
homophonographe adj. Syn. homographe.
homophtalmeadj. (du gr. homos, semblable, et ophthalmos, œil). Qui a les yeux d'une seule et même nature, soit diurnes, soit nocturnes.
homophylie [lî\ n. f. (du gr. homos, semblable, et phulê, tribu) Biol. Caractère morphologique, indiquant une parenté entre deux espèces anim.iles.
homophylie [fl-le] adj. (du gr. homos. scm~ blable, et phullon, feuille). Se dit d’une plante dont les fe ailles ou les folioles sont toutes semblables.
homoplastie \plas-tî] n. f. (du gr. homos. semblable, et piastos. façonné). Etude de la détermination de localisalions cérébrales physiologiquement identiques chez des animaux différents.
homoplastique \plas-ti-ke] adj. Se dit des êtres, généralement primitifs, composés d'une seule et même substance, d’un seul et même tissu.
homopolaire n. f. Machine électrique à un seu pôle.
homoptères n. m. pl. insectes hémiptères, possédant quatre ailes plus ou moins membraneuses. S. un homoptère.
homo regius (expression latine signifiant homme du rui,. En Hongrie, personnage représentant la personne royale : en 1918, l'archiduc Joseph fut nommé homo regius.
homosexualité [sèic-suj n. f. Disposition des individus homosexuels.
homosexuel, elle [sè*-su-èf, è-le] adj. et n. (dugr. homos, pareil, et du lat. sexus, sexe'. Individu, homme ou femme, qui n'éprouve d'affinité sexuelle que pour les personnes de son propre sexe.
homostylé hnos-ti-lé] e adj. Se dit des fleurs qui ont toutes des styles de même longueur, par opposition aux fleurs hétérostylées.
homo sum : humani nihil a me alienum puto, mots lat. signif. : Je suis homme : rien de ce <jui touche à l'humanité ne m'est étranger. Vers de Té-
HOM
IION
Carie de la Hongrie.
rence {l'Homme qui se •punit lui-même, I, 1, 25), exprimant le sentiment de la solidarité humaine.
homo thermal, e, aux uèr] adj. (du gr.
homas, semblable, et thermos, chaleur). Qui a constamment la même température, ou qui a la même température dans ses parties, homotherme adj. Syn. de homothermal.
homothermie [tèr-mî] n. f. Etat d'un corps homothermal ou homotherme.
homothétie [tt] n. f. (du gr. homos, semblable, et thesis, position). Etat de deux systèmes de pointssatisfaisantà certaines conditionsgéométriques.
— Encycl. Deux figures géométriques sont dites homothétiques lorsqu'à chaque point de l'une correspond un point de l'autre tel que la droite qui les joint passe par un point fixe dont le rapport des distances aux deux points correspondants (points homologues) est constant. Ce rapport constant est appelé rœaport d'homothéthie, le point fixe est le centre de Vhomothétie.
L'homothétie est directe lorsque le centre est extérieur au segment qui joint deux points homologues ; dans le cas contraire elle est inverse. Quel que soit le centre d homothétie, la figure homothétique d'une circonférence est une autre circonférence.
homothétique adj. Qui présente l'homothétie : ligures homothétiques.
homotrope adj. fdu gr. homos, semblable, et tropos, action de tourner). Se dit de l’embryon qui, sans être droit, a la même direction que la graine!
homotype adj. (du gr. homos, semblable, et tupos, caractère). Anat Se dit des organes qui, dans le meme individu, sont les analogues d'autres organes, comme lesdoigtsdes pieds parrapportàceuxdelamain!
homotypie [»;] n. f. Anat. Analogie de certains organes, chez le même individu.
homotypiqUôadj.Qui a rapport à l'homotypie. homoty pose [pô-ze] n. f. Principe de la prédominance des organes homotypes.
homousien ou homoousien izi-in] n. m.
(du gr. hnmousia, consubstantialité). Celui qui considère le Fils de Dieu comme consubstantiel à son Père, suivant la définition du concile de Nicée. Hompeschfàom'-pécà] (Ferdinand de', dernier
grand maître de l’ordre de Malte, né à usseldorf, m. à Montpellier (1774-1805) ; il dut abandonner Malte à Bonaparte en 1798. et abdiqua entre les mains de Paul pr de Russie.
Homs ou Hems, v. de l’Asie anté rleure, en Syrie de mandat français (Etat de Damas), près de l'Oronte; 80.000 h. Soieries, cotonnades. Carrefour des routes de la Syrie centrale, sur le ch. de f. C’est l’an cienne Emise. CV. ce mot.)
homuncule [monj ou homon- CUle n. m. (dimin. du lat. homo, homme).
Petit être sans corps, sans pesanteur, sans sexe, et doué d'un pouvoir surnaturel, que les sorciers prétendaient fabriquer. É'am.
Petit homme. (Goethe appelle Bàmunculiis le petit homme que crée Faust au moyen d’opérations chimiques.)
hon interj. Exprime l’indignation, la menace.
HoRan, prov. de Chine, dans le bassin inférieur du Iloang-Ho ; Ch.-l. Khal-Foung- Fou. Riz, céréales, riche sous-sol.
honchets n. m. pl. Syn. de jonchets.
Hondekoeter (Melchior), peintre hollandais. né àUtrecht, m. àAmsterdam (1636-1695). 11 a excellédans la représentation des animaux et surtout des oiseaux.
Hondslange, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. d'Arlon) ; 1.510 h.
Hondo. y. Nippon.
Hondschoote [ond’-süro-ie], ch.-l. de c. (Nord), arr. et à 20 kil.de Dunkerque ; 3.220 h. Ch. de f. des Flandres. F’ilatures. Les Français, commandés par llouchard, y battirent en 1793 les Anglais, les Hollandais et les Autrichiens, sous les ordres du duc d’York. — Le eant. a 8 comm., et 12.120 h.
Honduras [rassi, république de l’Amérique centrale ; 613.000 h. (Honduriens). Capit. Tegucigalpa ; ports princip. :
Amapala. sur le Pacifique,
Puerto Cortès, sur le glofe de Honduras. Pays montagneux, bien arrosé, produisant le cacao, le café, le coton, l'indigo, le tabac, l’acajou. En 1839, le Honduras se sépara du Guatemala pour former une république indépendante. En 1918, il déclara la guerre à l’Allemagne.
Honduras (golfe
ou BAIE du), formé par la mer des Antilles, au S, de Armoiries de Honduras, la presqu’île du Yucatan.
Honduras hritanniquo, colonie anglaise, à l’extrémité du Yucatan ; 43.000 h. Capit. Belize. Acajou, bois précieux.
Hondurien, enne [ri-in, é-ne), habitant ou originaire du Honduras ; les Honduriens. Adj. : armée hondurienne.
Honesta (Madame), femme prude et querelleuse. (Allusion à Belphégor, nouvelle de Machiavel, imitée par La Fontaine.) Substantiv. n. f. : une honesta.
honest lago, mots angl. signif : Honnête lago, mots ironiques de Shakespeare (Othello), appliqués à un scélérat. On s'en sert dans le même sens.
• ‘i/fCnlnsuL - -,
l.StoneCou^s
1 Verte ^ C.NonU^ 4.
Honfleur, ch.-l. de c. (Calvados), arr. et à 23 kil. de Pont-l'Evêque : 9.460 h. (Honfleurais ou Honfleurois). A l'embouchure de la Seine. Ch. de f. Et. Port de commerce, métallurgie, tannerie. Maisons anciennes en bois : église Sainte-Catherine également en bois (xv= s.). —
Le cant. a 14 comm., et 16.290 h.
Hong-Kong, ville et île de la baie de Canton, en Chine ; aux Anglais depuis 1841 ;
561.000 h. avec le territoire affermé. La ville, bâtie au milieu du xixe siècle, est proprement dénommée 'Victoria. L'île, qui mesure 16 kilomètres sur 12, est montagneuse et boisée. Grand
Armes de Honlleur.
commerce de transit. Raffineries de sucre; thé. étoffes. *hongrG adj. et n. (de hongrois, l'usage de châtrer les chevaux étant venu de Hongrie). Se dit d’un cheval châtré.
*h.ongreline n. f. Justaucorps militaire, porté vers 1640 par les gens de pied.
=*llOngrer (gré] v.a.
(de hon:,re). Vétér. Châtrer un cheval. (Ce procédé est d’invention hongroise.)
*hongreur n. m- Celui qui hongre les chevaux.
♦Hongrie, Etat indépendant de l'Europe centrale, démembré de l’ancien empire austrohongrois. La Hongrie est bornée par la Tchécoslovaquie. la Roumanie, la Yougoslavie et l 'Autriche; 92.500 kilom. carrés, avec 8.200.000 hab. (Magyars ou Hongrois). C’ek la plaine arrosée entre Alpes orientales et plateau de l’eansylvanie Hongreline (1643).
par le Danube, la
Theiss et leurs affluents, un pays essentiellement d’agriculture et d'élevage. Cap. Budapest.
Jadis royaume indépendant sous le gouvernement de saint Etienne et de ses successeurs, la Hongrie fut réunie à l'Autriche au début du xvi» siècle, après la disparition de la dynastie des Jagellnns. Dès que le péril turc eut disparu, elle revendiqua son indépendance, et à la suite du soulèvement de 1848. elle obtint en 1867 une large autonomie administrative sous le régime dualist •. Alors les pays transleithans (au delà de la Leithai firent partie de la Hongrie, tandis que les pays
de la couronne d’Autriche Armoiries de Hongrie, étaient désignés sous le nom °
de Cisleithanie. Ce système dualiste, que symbolisait le nom d'Autriche-Hongrie, a cessé a la fl’ii de 1913 ;
HA
LAR. UNIY., 2 V. — T. I.