HON
alors Autriche et Hongrie ont constitué deux républiques complètement indépendantes l'une de l’autre et le traité de ïrianon du 4 juin 1920 a déterminé l’ensemble des frontières de la Hongrie.
— Langue et littér. La langue magyare ou hongroise est un idiome ouralo-altaïque du groupe bongro-finnois. C’est une langue agglutinante. Elle a adopté l'alphabet latin.
Les anciens chants magyars ont été conservés dans le peuple. Le fondateur de la prose magyare est l’archevêque-primat de Hongrie Pierre Pazinahy, au début du xvii® siècle. A la même époque, paraît le grand poète épique Nicolas Zrinyi. La littérature magyare moderne naît à la fin du xvme siècle : Bessenyei, Kazinczy, les deux Kisfaludy, Csokonai, Berzsenyi, Koelcsei, Michel ’Vôrôsmarty. L'ère contemporaine commence avec les romans de Josika, d’Etôvos ; puis viennent les poètes lyriques Tompa et PetoeS ; ensuite, sans distinction de genre : Aramy, Gyulai, Stasz, Levai, Jokai, Rakosi, Miksyal, Kiss, Berdzik.
*h.ongroierie [groi-rî\ n.f. ou hongroyage
[groi-ia-je] n. m. Commerce du nongroyeur.
*Hongrois, e [groî, oi-ze], habitant ou originaire de la Hongrie : les Hongrois. N. m. Langue que parlent les Hongrois.
Adjectiv. : costumes hongrois.
— Encyol. Les Hongrois ou Magyars sont un peuple d’ongine asiatique, qui arriva vers le IX» siècle de notre ère dans la plaine délimitée par les Karpathes et arrosée par le Danube et la Theiss ou Tisza. Il s’y établit et lui donna son nom.
♦hongroyer [groi-
ié] V. a. (de Hongrie. — Seconj. comme aboyer.) Travailler à la façon des cuirs dits « de Hongrie » :
hongroyeur des cuirs.
Manteau à la hongroise.
’*’hongroyeur [groi-ieur] n. m. Ouvrier qui façonne les cuirs de Hongrie.
'•’honguette [ghè-te] n. f. Ciseau de marbrier.
HonneCOUrt, comm. du Nord, arr. et à 17 kil. de Cambrai, sur l’Escaut ; 1.780 h. Complètement détruite au cours de la Grande Guerre.
honnete [o-nê-te] adj. (lat. ftoneslMs). Vertueux, probe ; une honnête femme ; un homme honnête. (Un honnête homme prend aussi le sens spécial qu'il avait au xvii» siècle de : homme accompli suivant les lois de la société de son temps.) Conforme à la probité, à l’honneur, à la décence : honnête aisance ; habit honnête. Bienséant, convenable : récomyense honnête. Civil, poli : il faut être honnête avec tout te monde. N. m. pl. Ce qui est honnête, moral, vertueux : préférer l'honnête à l'utile. Ant. Malhonnête, déshonnête.
honnêtement {o-nè-te-man] adv. D’une manière honnête ; gagner honnêtement sa vie. / honnêteté [o-né\ n. f. (de honnête). Probité : l’honnêteté est essentielle en affaires. Bienséance, modestie, pudeur : femme remplie d'honnêteté. Bienveillance, obligeance: l'honnêteté d’un procédé. Au pl. Politesse : faire mille honnêtetés à quelqu’un. Ant. Malhonnêteté. Allus. littér. V. latin.
honneur [o-neur] n. m. (lat. honor). Gloire, estime, considération qu’on accorde à la vertu, au courage, aux talents ; acquérir de Vhonneur Probité. vertu : homme d'honneur. Réputation, sentiment de la dignité personnelle et désir de l’estime
d’autrui, qui nous portent aux actions nobles et loyales : attaquer, défendre, l'honneur de quelqu'un.
L’honneur est comme une ile escarpée et sans bords ;
On n’y peut plus rentrer, dès qu’on en est dehors.
Boileau.
Démonstration d’estime, de respect ; rendre honneur. Pudicité, chasteté des femmes ; Lucrècene voulut pas survivre à la perte de son honneur. Itendre l'honneur à une femme, l’épouser après l’avoir eue pour maîtresse. Distinction : accorder à quelqu'un l'honneur de la présidence. Considération que l’usage attache à certaines manières d'agir, à certaines convenances : il y a l’honneur commercial, l'honneur militaire, Vhonneur des joueurs, l’honneur des duellistes, etc. Fig. Celui, ce dont on est très fier . être l'honneur de son pays. Se piquer d'honne.ur, faire une chose avec zèle. Faire honneur à sa famille, à son siècle, se distinguer par des talents supérieurs. Faire honneur à sa signature, remplir ses engagements. Se faire honneur di une chose, se l’attribuer, s’en vanter. Jeu. Au whist, l'as, le roi, la dame et le valet d’atout. Nom donné aux atouts, dans certains jeux de cartes. Mar. Ranger un navire, une terre à l'honneur, se dit d'un navire qui passe très près d’un autre navire, d’une terre. Parole d'honneur, promesse faite, assurance donnée sur l'honneur. Le champ d' honneur, le champ de bataille. Point d’honneur, chose qui touche à l’honneur. Affaire d'honneur, duel. B ame d'honneur, attachée au service d’une princesse. Garçon, dernoiselle d’honneur, qui assistent les mariés le jour de la noce. Place d'honneur, réservée, dans une réunion, à une personne qu’on veut honorer d’une distinction particulière. Légion d'honneur, v. légion. Croix d'honneur, (décoration de la Légion d'honneur. (Ant. Déshonneur.) Pl. Charges, dignités : aspirer aux honneurs. Honneurs militaires, marques spéciales de respect dont sont honorés, par les troupes de terre et de mer, les grands personnages (souverains, président de la République, ministres, maréchaux, généraux, amiraux) les drapeaux, étendards et pavillons, et qui consistent, suivant le cas, en saints ide la main ou de l’arme), batteries, sonneries, salves d’artillerie, prises d’armes, défilés. (Les troupes en campagne ne rendent pas d’honneurs.) Faire les honneurs d'une maison, y recevoir avec une bienveillante politesse. Faire les honneurs du pied, se dit du maitre d'équipage qui, en signe d'hommage, offre à un de ses invités le pied droit de devant de la bête que l’on vient de porter bas. Sonnerie de trompe exécutée
Les honneurs du pied (sonnerie de trompe).
quand on fait les honneurs du pied. Faire honneur à un repas, y bien manger. Honneurs funèbres, derniers honneurs, cérémonies des funérailles. Obtenir les honneurs de la guerre, capituler en obtenant des conditions honorables. Allus. hist. : Tout est perdu, fors l’honneur, forme concise que l’on a donnée il un passage de la lettre que François I«r adressa à Louise de Savoie, après la bataille de Pavie. Prov. ; A tout seigneur, tout honneur, il faut rendre honneur à chacun suivant son rang.
— Encycl. Les honneurs rendus dans le cérémonial de l’Etat aux fonctionnaires publies et à certains dignitaires sont civils ou militaires. Ils sont réglés
par le décret du 16 juin 1907, (jui a remplacé celui du 24 messidor an Xll. 'V. préséance.
Honneur (médaille d'), V. médaille.
Honneur et l’Argent (V), comédie en cinq actes, en vers, de Fr. Ponsard : Georges, un jeune homme qui se croit riche, apprend subitement qu’il est ruiné ; tout le monde l’abandonne, y compris sa fiancée Laure, qui épouse un agent de change. Mais il refait sa fortune, et il épouse la sœur de Laure, tandis que le mari de Laure est ruiné à son tour ; œuvre estimable, mais dont la portée morale dépasse la valeur littéraire (1853).
*h.onnir [ho-nir] v. a. (germ. haunjan). Couvrir publiquement de honte. (Vx.i Honni soit qui mal y pense, devise de l’ordre de la Jarretière. (Sur l’insigne, on trouve : honi.) \. jarretière. ^lionnissement [ho-ni-se-man] n. m. Action, de honnir.
‘"lionnisseur [Tio-m’-sewr] n. m. Celui qui honnit,
Honolulu, capit. des îles Hawaï (territoires extérieurs des Etats-Unis), en Polynésie ; 20.000 h. Port important du centre de l’océan Pacifique. Sucreries.
honorabilité n. f. Nature de celui, de ce qui est honorable : homme d'une honorabilité incontestable.
honorable adj. (lat. honorabUis; de honor, honneur). Qui fait honneur : action honorable. Digne d’être honoré : caractère honorable. Convenable, suffisant : fortune honorable. Amende honorable, V. AMENDE. Blas. Pièces honorables, celles qui ont été établies le plus anciennement par les hérauts d’armes et qui peuvent couvrir un tiers de la superficie de Técu. En Angleterre, qualification (honourahle) qui précède le nom des fils de vicomtes ou barons, de divers magistrats ou fonctionnaires, des membres de la Chambre des Communes. (Le titre de right honourable s’applique aux comtes, vicomtes, barons, lords maires, etc., celui de most honourable aux marquis, etc.). En France, qualification donnée aux membres de la Chambre des députés. Subst. et fam. : un honorable.
honorablement [man] adv. D’une manière honorable, avec honneur.
honoraire [ré-re]adj. Se dit de celui qui, après avoir exercé longtemps une charge, en conserve le titre et les prérogatives honorifiques : conseiller honoraire. Qui porte un titre honorifique sans fono^ tiens; président, membre honoraire d’une société musicale. Se dit aussi des choses ; présidence honoraire. N. m. pl. Rétribution accordée aux personnes qui exercent <ies professions libérales : les honoraires d'un médecin, d'un avocat, d'un homme de lettres, etc.
honorariat [ri-a] n. f. Dignité d’un personnage honoraire : conférer l’honorariat à un magistrat retraité. Titre accordé, lors de leur admission à la retraite, aux - fonctionnaires méritants, qui restent ainsi attachés à l’administration dont ils faisaient partie et prennent rang immédiatement après leurs collègues de même rang restés en activité.
Honorât [ra], saint, évêque d’Arles, né dans la Gaule Belgique, fondateur du célèbre monastère de ce nom dans une des îles de Lérins, qui, depuis, est appelée Saint-Honorat ; m. en 429. Fête le 16 janvier.
Honoré ou Honorât (saint), évêque d’Amiens, né à Port, dans le Ponthieu, mort en 690* Patron des boulangers. Fêle le 10 mai.
honorer [ré] v. a. (lat. honorare ; de honor, honneur). Rendre honneur et respect : honorez la vertu. Faire honneur à: les grands hommes honorent leur pays. Accorder comme une distinction, uno faveur : honorer une réunion de sa présence.
honorifique adj. Qui procure des honneurs, honorifiquement [ke-masi] adv.
D'une manière honorifique. (Peu us.)
honoris causa (m.
lat. pour l'honneur).
Se dit de grades conférés à titre honorifique et sans examen à des personnages de distinction, nationaux ou étrangers ; être docteur honoris causa de l'Université d'Oxford.
Honorius [mss],
empereur romain d’Occident de 395 à 423, fils de Théodose, né à Constantinople, m. à Ravenne ; un des plus misérables souverains de la décadence. Il laissa gouverner l’énergique Stilicon, puis il le fit tuer, et Alaric put impunément saccager Rome.
Honorius P'.
pape de 625 à 638 ; il essaya de réconcilier, Honorius.
en Orient, les catho- (Moitié du diptyque d’Aoste.)
liques et les mono- '
thélites ; — Honorius II, pape de 1124 à 1130 ; il institua l’ordre militaire de Saint-Lazare ; — Honorius III, pape de 1216 à 1227 ; il fut l’instigateur de la croisade contre les albigeois ; — Honorius l’y, pape de 1285 à 1287 ; sous son pontificat, s’acheva la rupture définitive de l’Eglise grecque et de l'Eglise latine.
honos alit artes, mots lat. signif. : L'honneur nourrit les arts, maxime de Cicéron ( Tusculanes, I, 2, 4). L’indifférence est mortelle aux artistes, aux poètes ; c’est la considération dont ils jouixSènt, l’estime où on les a, qui les payent de leurs efforts.
'•’honte n. f. (germ. haunita). Opprobre, déshonneur : les criminels smit la honte de leur famille. TrouWe (le l’âme, causé par la crainte du déshonneur, du ridicule, etc. : auoir honte de sa conduite. Timidité, embarras : fillette qui a honte de répotidre. Courte honte, humiliation résultant promptement d’un échec. Faire honte à, être un objet de honte pour. Faire honte de, reprocher, faire roimir de. Avoir toute honte bxte, être insensible au déshonneur. Allus. litt.V. échafaud. Ant. Gloire, honneur.