HUM
clennes, plus il faut prolonger l'immersion des gravures ou des livres.
Les reliures en parchemin ou en vélin se nettoient par le même procédé.
HumièreS (Louis DE Crevant, duc d’), maré; chai de France, m. à Versailles (1628-1694). Favori de Louis XIV, grand maître de l’artillerie, U se distingua à la bataille des Dunes (1668) et à Cassel (1677).
humifère adj. (du lat. humus, terre, et ferre, porter). Se dit d’une terre riche en humus, liumiferrite n. m. Humate naturel de fer. humification, n. f. Transformation de matières organiques en humus.
humif'U.se [fu-ze] adj. (du lat. humus, terre, et fasus, répandu). Se dit des plantes dont les tiges traînent sur le sol, mais sans émettre de racines adventives.
humigène adj. (du lat. humus, terre, et du gr. gennân, engendrer). Qui produit de l'humus : les engrais organiques sont humigénes.
humiliant [H-an], e adj. Qui est de nature à causer de l'humiliation, de la confusion : reproche, refus humiliant.
humiliation rsi-onl n. f. Action d’humilier ou de n’humilier. État d’une personne humiliée. Ce qui humilie; aflront ; éprouver, essuyer une humiliation.
humilier [li-é] v. a. (lat. humiliare ; de humilie, humble. — Se conj. comme prier.) Abaisser, rabattre : humilier l'orgueil de quelqu'un. Rendre confus : humilier un paresseux. S'humilier v. pr. S'abaisser volontairement.
humilité n. f. (lat. humUitas). Vertu qui résulte du sentiment de notre faiblesse, ou qui nous le donne : pratiquer l'humilité. Acte humble. Grande déférence ; descendre à d'excessives humilités. En toute humilité, aussi humblement que possible.
humine n. f. La partie constituante de l’humus. Syn. GÉINE.
humique adj. Qui a rapport à Thumus. (Se dit d’un acide existant dans Thumus.)
humite n. f. FluorosUicate naturel de fer et de magnésium.
Hummel (Jean-Népomucène), compositeur et pianiste allemand, né à Presbourg, m. à Weimar (1778-1837) ; auteur de sonates et ouvertures, d’un style élevé et correct.
hummoeh [heum'] n. m. (m. angl.). Monticule de glace sur une banquise.
humoral, e, aux
adj. (du lat. humor, humeur). Méd. Qui a rapport aux humeurs. Qui est causé par les humeurs.
Théorie humorale, syn. de
HUMORISME.
humorique adj.
Méd. Se dit d'un son analogue à celui que produit un liquide renfermé dans une cavité dont on percute les parois.
humorismo [ris-mé] n. m. Doctrine médicale qui accorde un rôle considérable aux humeurs dans les phénomènes de l’économie : Galien fut le plus illustre défenseur de l'humorisme.
humoriS'te [ris-te] adj. et n. Ecrivain, peintre, dessinateur qui a de l’humour : Sterne, Courteline, Gavami sont des humoristes. Se dit des médecins qui attribuent aux humeurs le principal rôle dans les phénomènes vitaux.
humoristique \ris-ti-ke] adj. Qui annonce de l’humour : les dessins humoristiques de Gavami.
humour n. m. (m. angl. ; du lat. humor, humeur. — Se rencontre parfois au fém.) Gaieté qui se dissimule sous un air sérieux et qui est pleine d'ironie, d'imprévu : Swift, Dickens, Thackeray sont parmi les meilleurs représentants de Vhumour anglais.
Humperdinct (Bngelbert), compositeur allemand, né à Siegbourg-sur-le-Rhin, m. à Berlin (1864-1921) ; auteur de Topéra Hænsel et Gretel. Il a signé en 1914 le Manifeste des intellectuels allemands.
humuluS [luss] n. m. Nom scientifique du houblon.
humus [muss] n. m. (m. lat.) Terre végétale. Matière brune ou noirâtre, qui se forme par la décomposition de la paille, des feuilles, du bois, etc.
— Encycl. L'humus du sol provient de la décomposition et de la fermentation des matières organiques entassées sur les plates-formes, dans les fosses à fumier, ou formant naturellement des couches plus ou moins épaisses (tourbières, landes, forêts). 'Tous les sols cultivés contiennent de Thumus, mais en plus ou moins grande quantité ; on en augmente la proportion en leur apportant des engrais organiques (fumier, poudreite. sang desséché, débris de cuirs, poils, plumes, cornes, os, composts, engrais verts, etc.). L’humus diminue la plasticité des terres argileuses, et donne de la eohésion aux terres légères ; chez les unes et les autres, il augmente le pouvoir absorbant vis-à-vis de Teau et de la chaleur, et constitue toujours une précieuse réserve alimentaire.
Huuald, nom de deux ducs d’Aquitaine, dont Tun gouverna de 736 jusque vers 744 et mourut lapidé à Rome après 758, et dont le second tenta vers 769 un effort inutile pour l’indépendance de son pays.
Hundtvil, comm. de Suisse (cant. d’Appenzell, Rhodes-Extérieures) ; 1.620 h. Elève de bétail, industrie laitière, broderie mécanique.
*hune n. f. (isiand. hun). Plate-forme en saillie autour des bas mâts. Mât de hune, mât placé immédiatement au-dessus de la hune d'un bas-mât.
— Encycl. La liune est une plate-forme de dimensions variables avec la grandeur de la mâture. Elle a en général la forme d’un demi cercle, dont la partie rectiligne est tournée vers Tamère ; elle sert à écar¬
ter et à rider les haubans de hune, à déposer du matériel ; elle sert aussi de lieu de repos. Les hunes prennent le nom des mâts sur lesquels elles sont
Hune ; A, liuuc ; B, plan d’une hune ; C, hunes militaires.
disposées. Quand elles doivent être utilisées pour le combat, elles sont blindées et pourvues de projecteurs et de canons-revolvers.
HunériC {rik\, roi des Vandales d’Afrique, fils de Genséric ; m. en 484.
*hunette [nè-te] n. f. Panneau de derrière d’une voiture.
*hunier [ni-ê] n. m. (de hune). Voile carrée d’un mât de hune : carguer les grands huniers.
— Encycl. Le gréement du hunier se compose de deux cargues-fonds, deux cargues-points et deux cargues-boulines ; des bandes de ris permettent do réduire la hauteur de la voile, et le premier s'appelle ris de chasse. La vergue, qui, selon le mât, prend le nom de vergue de petit ou de grand hunier, est manœuvrée au moyen de bras et d'une ou de deux drisses. A la mer, par mauvais temps, on amène les huniers sur le chouque pour diminuer l’effort du vent. Quand, au contraire, le hunier est tout haut, on dit qu'il est « en coche » ou « à joindre ».
Huningue, ch.-l. do c. du Haut-Rhin (arr. de Mulhouse), près de la rive gauche du Rhin ; 3.600 h. itiuningois). Ch. de f. — Le cant. a 22 comm., et 24.390 h. La ville a subi trois sièges mémorables : en 1796, Abbatucci s’y défendit glorieusement, pendant trois mois, contre les 25.O00 Autrichiens du prince de Furstenberg, et sortit de la place avec les honneurs de la guerre. En 1814, le colonel français Chancel y tint quatre mois en échec les Bavarois du général Zoller et quitta la place avec armes et bagages. En 1815, le général français Barbanègrc, avec une garnison de 136 hommes, y soutint, durant trois mois, un siège héroïque contre les 25.000 Autrichiens de Tarchiduo Jean ; il ne quitta la ville, avec les honneurs de la guerre, que lorsqu'elle ne fut plus qu'un monceau de décombres.
Huningue (la Reddition de), tableau d'Edouard Détaillé, au musée du Luxembourg (1892). L’artiste a représenté le général Barbanègre sortant de la ville bombardée et défilant à la tête de ses cent trente-cinq héros, presque tous portant de glorieuses blessures, devant l'armée ennemie, dont le chef, Tarchiduc Jean, saisi d’admiration, voulut embrasser le glorieux défenseur. (V. p. 1149.)
*h.uniu.que [hun'-ni-ke] adj. Qui se rapporte aux Huns ; les peuplades hunniques.
Huns [un], peuple barbare de l'Asie, qui inonda l'Europe sous la conduite d’Attila, vers le milieu du V® siècle. Surnom donné par les Anglais aux Alle-
Huns (guerriers).
mands pendant la Grande Guerre, pour exprimer le caractère barbare de l'invasion germanique en Belgique et en France.
— Encycl. Les Huns, dont l’établissement en Asie parait remonter au xii« siècle av. J.-C., avaient fondé plusieurs empires. Après avoir longtemps lutté contre la Chine, ils envahirent la Perse, ravagèrent l'Arménie et le Pont et pénétrèrent en Europe. On ne connaît rien de leur langue, de leur écritui'e et de leur littérature.
Les Huns avaient le corps trapu, la peau jaune, les membres robustes, les pommettes saillantes, le nez épaté, la tête énorme. Ils se nourrissaient de racines sauvages ou de viande crue, et se fabriquaient, avec de la toile ou des peaux de rats des bois, de mauvaises casaques. Ils ne mettaient pied à teire ni pour boire, ni pour manger. Ils allaient au combat en poussant des cris effrayants et ils étaient d’une férocité incroyable.
Ils envahirent et saccagèrent la Gaule vers 450 de notre ère. Vaincus dans les champs Catalauniques
(v. Attii.a'. ils franchirent les Alpes, ravagèrent le nord de l'Italie et s'établirent ensuite dans la vallée du Danube, où ils se mêlèrent aux peuples slaves, sarmaies, bulgares, etc., et formèrent plus tard des nationalités distinctes.
Huns (les), tableau de Checa ; composition plgine de fougue, (y. p. 149.)
HuHsruetc, plateau montueux et boisé do TAliemagne occidentale, sur la r. g. du Rhin ; 745 m.
Hunt ,'angl. heun't’] (^James-IIeni-y Leigb), poète et critique’ anglais, né a Soulhgate, m. à Putney (1784-1869), fonda V Examiner; un des critiques les plus autorisés de son temps. Son autobiographie est intéressante.
Huut (William Holman), peintre anglais, né et m. à Londres il 827-1 910). Un des fondateurs de Técole des préraphaélites, il s’est surtout distingué dans la peinture mystique (la Lumière du monde] et l’interprétation très réaliste des scènes évangéliques.
*llUIlter [angl. heun-teur] n. m. (mot angl.). Cheval de chasse, exercé à franchir les obstacles : les meilleurs hunters viennent d’Irlande.
nunter (John), chirurgien anglais , un des fondateurs de la pathologie expérimentale, né à Long Calderwood (1728- 1793).
huntérien [rî-în] adj . m. Qualificatif donné parfois au chancre induré, dont Humer a donné lapermière bonne description.
Huntingdon [heun'tin'gh'-don], v. d'Angleterre, ch.-l. de comté, sur TOuse ; 7.000 h. Houille ; lainages ; bestiaux ; excellents fromages. - — Le comté a 68.000 h.
llUIltleya n. m. Genre d’orchidées vandées, comprenant des plantes épiphytes des forêts brésiliennes.
Hunyadl ou Hunîade, famille hongroise.
L’un de ses membres les plus fameux, Jean-Corvin, défendit Belgrade contre les Turcs (vers 1388-1466)
- - Son fils Mathieu, dit Mathias Corvin, fut roi de" Hongrie. CV. Corvin.)
Hunyadi Janos, célèbres sources salines, près de Budapest. Eaux sulfatées sodiques et magnésiques et, par suite, purgatives.
Huon de Bordeaux, chanson de geste française de la fin du xii« siècle, d’une verve alerte et gaie, où. Ton voit les personnages d’Esclarmondc et du naiiL Obéron ou Aubéron.
*llUOt[o] n. m. Nom vulgaire de la hulotte. *hupe n. f. Mar. Foyer de pourriture dans unfr pièce de bois.
*h.uppe n. f.
(lat. upupa).
Genre d'oiseaux paqsereaux ténuirostres, de la grosseur d’un merle, ayant une touffe de plumes sur la tête : la huppe vulgaire se trouve en France et vit dans les arbres creux. Huppe.
♦huppe [hu-
pe] n. f. (de houppe). Touffe de plumes que certainsoiseaux ont sur la tête : alouette à huppe.
*huppe“COl n. m. Nom anciennement donné à certains oiseaux-mouches à collerette, ♦huppé [hu-pé], e adj. Qui a une huppe sur la tête, en parlant des oiseaux. Fig. et fam. Riche, do haut rang : un personnage huppé,
♦huque [hu-ke] n. f. Archéoi.
Robe courte portée par les hommes au moyen âge, et qui diffère peu du hoqueton primitif.
♦hurasse n. f. Techn. Syn.
de HULSE.
Hurault [r6] (Philippe),
comte UE CHEVERNY,homme d’Etat français, chancelier do Henri III (1528-1599). Huque (xv").
♦hurdle-race [angl. heurdCrèss] n.f. (m. angl.). Hipp. Course d’obstacles, dehaies- ♦hurdl6-racer [angl. heurdV-rè-seur] n. m. (m. angl.). Cheval de course d’obstacles, de haies.
♦hurG n. f. Tête coupée de sanglier, de saumon, de brochet, etc. Genre d'euphorbiacées, comprenant de grands arbres de l’Amérique tropicale et dont une espèce, la hure crépitante ou sablier, donne des fruits qui détonent en s’ouvrant. Brosse ronde munie d'un long manche. (Syn. de tête de loup.) Pop. Tête, figure.
hureaulite [rd] n. f. Phosphate naturel hydraté de fer et de manganèse.
Hurepoix [pot], petit pays de TIle-de-France, qui avait pour ch.-l. Bourdan et pour localités principales Sceaux, Palaiseau, Chevreuse, Arpajon.
HuTGt (Jules), journaliste français, né à Boulogne-sur-Mer, m. à Paris (1864-1916). On lui doit d'intéressants reportages sur l'Evolution littéraire (1891), sur l'Allemagne, l’Amérique.
Huriel, ch.-l. de c. (^ier), arr. et à 12 kil. de Montluçon, au-dessus de la Magieure ; 2.860 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 14 comm., et 16.180 h.
♦hurlade n. f. Grand cri.
♦hurlant [lan], e adj. Qui hurle : chiens hurlants. ♦hurlement [man] n. m. (de hurler). Cri prolongé, plaintif ou furieux, particulier au loup et au chien. Cris aigus et prolongés, que Thomme fait entendre dans la douleur, la colère, etc. : des hurlements d'effroi. Cri en général. Poétiq. Bruit du vent, de la tempête.
♦hurler [lé] v. n. (lat. ululare). Fairo entendre des hurlements : hurler de douleur. Chanter, parler
Hummel.
Hunter.