HUR
très fort, et mal ou d'une manière furieuse. Activ. : hurler une chm^son, des invectives. Prov. : Il faut hurler avec les loups, il faut s'acoomntoaer aux manières violentes ou simplement blâmables des personnes avec qui l'on vit.
*llurlerielrfln.f.Bruitfait en hurlant, en criant très fort.
*liurleur, euse [eit-ze] n. Qui hurle. N. et adj. m.
Genre de singes platyrrhiniens de l’Amérique, qui possèdent une gorge renflée par le développement del’oshyoïde .et peuvent pousser des cris .assoui’dissants : ïalouate est le plus commun des hurleurs.
hurluberlu [èèr] n. et -adj. icf. l’angl. hurlyhurly, tumulte). Etourdi, écervelé, brusque. N, m. Coiffure de femme en faveur en 1671.
hurlupé, e adj. (anc. fr. hurepé). Hérissé, ébouriffé.
Hurmuzahi fDosaki), homme d’Etat, juriste et historien roumain, né et m. à Czernovitz .(1817-1874.).
*liuron, onne [o-
■ne, n. m. Langue parlée par les Hurons.
Adj. Qui se rapporle aux Hurons ; la langue huronne. N . et adj .
Fig. et fam. Personne grossière, malotru : un vrai huron. Adj. : la race huronne.
Huron, lac de l'Amérique du Nord, entre le Canada et les Etats-Unis ; 40.000 kil. carr.
Hurons [ron], peuple indigène de l’Amérique du Nord, appartenant à la grande famille des Algonquins. Autrefois très puissants, ils furent presque anéantis au XVI® siècle par leurs proches parents, les Iroquois ; à peine en reste - 1 - il quelques centaines .
Grands, robustes, ils ont le crâne allongé, les cheveux noirs et raides, la peau bronzée, les yeux foncés, le nez aquilin et proéminent.
*hurrall interj.et
n. V. HOURRA.
Hurtado (Antonioi, poète espagnol, né àCacérès, m. à Madrid (1825- 1878i : il a donné plusieurs drames au théâtre et publié divers ouvrages, entre autres le Homancero de Herman Cortès.
*liurt6biller [6i, il mil., éj v. a. Accoupler (des brebis) avec un bélier.
Hurtebise [ferme), lieudit du dép. de l’Aisne (comm. de Craonne), sur le Chemin des Dames. La ferme Hurtebise, située à l'extrémité orientale de la route des Dames, au point où la crête tabulaire s’épanouit pour former le plateau de Craonne, a été très ardemment disputée entre Français et Allemands pendant la conquête du Chemin des Dames par les Français, en 1917. Conquise pour la première fois le 5 mai 1917, elle fut, pendant tout l’été, le théâtre de luttes épiques et acharnées.
Hus ou HUSS (Jean), réformateur tchèque, né à Husinetz (Bohême), m. à Constance (1369-1415), un des précurseurs de la Uéforme. Ayant embrassé les doctrines de AVicleff, il fut excommunié par Alexandre V, puis brûlé vif en exécution d'une décision du concile de Constance, malgré le sauf-conduit que lui avait donné l'empereur Sigismond ; ses cendres furent jetées dans le Rhin. Ses partisans, les hussites, soutinrent contre les Impériaux de longues guerres, qui ne prirent fin qu’en 1471.
Hus (Jean), devant le concile de Constance, tableau de Brozik ; Hus.
les personnages sont bien disposés ; les attitudes et les physionomies traitées de main de maître. (V. p. 1098.)
Husnot [Ms-no] (Pierre), botaniste français, né à Cahan en 1840 ; auteur d'intéressantes recherches de bryologie.
*JlUSO n. m. 'Variété d’esturgeon, répandue dans l’Europe orientale.
*llUSSard [Au-sar] n. m. (hongrhuszar). Soldat de cavalerie légère, dont l’uniforme fut primitivement emprunté aux Hongrois ; les hussards d'Augereau furent célèbres pendant les guerres de la Révolution. (On a dit aussi bouzard.) [V. cavalerie.]
Arg. Hussards de la veuve, le bourreau -et ses aides.
*llUSSarde [Aw-sar-de] n. f. Danse PaïUalon d’origine hongroise. Loc. adv. A la ^ Imssarde. hussarde, d’une manière brusque, ca- -
valière. Pantalon à la hussarde, pantalon très ample sur les cuisses, très étroit aux chevilles.
Hussein, llls d’Ali, 3® Iman des Chiites. V. Hoseis.
Husseïn-ben-HusSeïn, dernier dey d’Alger, m. à Alexandrie en 1838. C’est sous son règne ■(1818.1830) que prit naissance le conflit qui amena la conquête de l’Algérie.
Hussein-ben- Ali, roi du Ilcdjaz et grand ■chérif de La Mecque. En juillet 1916, il proclama
Coiffure à la hurluberlu.
Hurleur.
son indépendance et. faisant alliance avec l'Entente, combattit les Turcs. Père, de Fayçal, roi d’Irak.
Huss3in-Kemal-paclia, sultan d Egjpte, né en 1854, nommé par lo gouvernement britannique le 19 décembre 1914, mort au Caire en 1917 ; il fut remplacé par son frère Ahmed Fouad.
HuSSi ou Husi, v. de Roumanie (Moldavie), sur la rivière homonyme ; 15.000 h.
Hussigny-Godbrange, comm. deMeurtheet-Moselle. arr. et à 36 kil. de Bricy, près de la frontière du grand-duché du Luxembourg; 3.210 h. Ch. de f. E. En partie aiétruit au cours de la Grande Guerre.
*llUSSite [hu si-te] n. m. Partisan des doctrines religieuses de Jean Hus ; Zizka et Procope furent les principaux chefs des hussites.
— Encyci,. Le soulèvement hussite commença presque aussitôt après la mort de Jean Hus. lorsque le pape Martin V eut annoncé son intention de détruire l’hérésie. La défénestration, à Prague, d'un certains nombre de conseillers catholiques, fut le premier acte, et le manifeste des Quatre articles le progamme des rebelles, qui demandaient la libre prédication de la parole de Dieu, l'administration de la cène sous les deux espèces, l’abolition de la propriété ecclésiastique, etc. Les hussites, d’abord vainqueurs, occupèrent toute la Bohème, et les croisades prêchées contre eux échouèrent. En 1433, le compactât de Bâle leur accorda la communion sous les deux espèces. Mais, dès la fin du xv® siècle, ils se fondirent peu à peu dans le catholicisme.
*liussitisilie [hu-si-tis-me'] n. m. Doctrine des hussites.
’^'hustitlgS [angl, heus-tin' ghss] n. f. pl. (m. angl.) Plate-forme ou tribune en plein air, où les candidats à la Chambre des Communes haranguaient les électeurs. Par ext. Assemblée électorale.
Hutch.esoil (Francis), philosophe et moraliste irlandais, né dans l'Irlande du Nord, m. à Glasgow ( 691. 1747). Il attribue nos connaissances à la sensation et à la conscience, et il fonde sa morale sur l'altruisme.
HutcblinSOll fJobn), théologien anglais, né à Spennithorno, m. àLondres ;iii74-1737). Sa doctrine reposait sur une interprétation cabalistique de la Bible.
hutchinsonien, enne [ni-in, é ne] n. Membre de la secte fondée par John Hutchinson.
Hutier (Oscar von), général allemand, né en 1857. Commandant la 8® armée allemande, il prit Riga ; mis à la tête de la 18® armée en 1918, il dirigea la deuxième offensive de la Somme.
*liutin n. et adj. m. Entêté, querelleur. (Vx mot, resté comme surnom à Louis X, roi de France : Louis le Butin.)
Hutiu (Hirsch, dit Marcel), journaliste français, né fl ’Vvissembourg en 1869 ; correspondant de (t l’Echo de Paris » pendant la guerre russo-japonaise, il se distingua dans le grand reportage.
Hutiuel (Victor-Henri), médecin français, né à Châtillon-sur-Seine en 1849. Ses travaux ont porté sur les maladies de l’enfance.
[né] n. m. Maillet de tonnelier.
*lautte [hu-le) n. f. (ail. hütte). Petite loge grossière, faite de branchages, de paille, de terre, etc. et pouvant servir d'habitation temporaire : hutte de
lliiUes.
bûcheron, de charbonnier ; les huttes des Lapons sont creusées dans la neige. Logette creusée dans le sol, qu’on recouvre de gazon, afin de la dissimuler, où se tient le chasseur. V. gabiox.
Hutten Hèn'] (Ulrich dei, littérateur et théologien allemand, né à Steckelberg, m. à Pfarrdorf (1488-1523) ; célèbre par ses virulentes attaques au début de la Réforme contre le clergé “t les moines (suite donnée aux Epistolæ obscurorum virorum). Il essaya de soulever contre les princes et les évêques la bourgeoisie et le peuple d'Allemagne.
Huttenlieim, comm.
du Bas-Rhin, arr. d’Erstein ; 1.967 h.
*liutter [hu-té] (se)