V. pr. Se faire une hutte ; se log-er dans une hutte
*liutteur [hu-teur] ou tlUttier \hu~ti~é] n. m.
Celui qui chasse en s’abritant dans une hutte. ,,, , ..
*huttier [ü’-è], ère Ul. de H«uen.
n. Nom donné quelquefois aux habitants des marécages de la Vendée et aux colliberts.
xHlttiHS [u-tin] n. m. pl. V. hautin.
Hutt'Wil, comm. de Suisse (cant. de Berne) ; 3.920 h. Agriculture et élève du bétail ; fabriques de toiles, tricots, etc.
*llUV6 n. f. Cornette empesée, emboîtant la tête et retombant en plis sur les épaules ; au moyen âge, le femmes portèrent la h'uve avant de porter le hennin.
Huvëaunc, fl. côtier du sudest de la France, dans le Var ot les Bouches-du-Rhône ; se Jette dans la Méditerranée à Marseille ; cours 52 kilom. Huve.
Huxley [AuA.s-Iô] (Thomas- Henri), naturaliste anglais, né à Ealinç, m. à Ijondres (1825-1895). Défenseur du transformisme, il s'est attaché à montrer les alfinités qui existent entre l'homme et les singes anthropoïdes. Il est l'auteur d une remarquable monographie de l'écrevisse.
HYA
Huy, V. de Belgique, ch.-l. darrond. de la prov. de Liège, sur la .Meuse ; 1-4-.170 h. Métallurgie. Papeteries. Collégiale de Notre-Dame (xiv®-xv]c s.) ; citadelle. Huy fut prise plusieurs fois par les Français au XVII® siècle.
Huyghens \jinss oa ghèn's] fChristian). géomètre etastronome hollandais, né et m. à La Haye (1629- 1095); auteur de bedes recherches sur la réfraction. Il inventa le ressort à sp raie pour la mise en marchn des pendules, etc.
Huysmans dit de Malines (Cornélis), peintre flamand, né à Anvers, ra. à Malines (1648-1727) ; paysagiste de mérite (Louvre. etc.).
Huysmans (Joris Karl), littérateur français, né et m. à Paris (1848-1907 Romancier réaliste, écrivain subtil et tourmenté, mais coloré, qui, après une période de pessimisme motivée par le spectacle des trivialités de l'existence journalière, est arrivé par conversion au catholicisme pratique et militant. On lui doit : A rebours,
Là'bas, En route, la Cathédrale, l'Oblat, les Foules de Lourdes, etc.
Huysse, comm. de Belgique ( I' landre-Orientale,arr.
d'Audenarde) ; 3.180 h. Tissus de lin et de coton.
Huy ssinghen,
comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles) ; 1.670 h.
Huysum (Van), nom d’une famille de peintres hol- Huysmans.
landais, dont le plus célèbre,
Jan, né et m. à Amsterdam (1682-1749), est le plus habile peintre de fleurs et de fruits de l’école hollandaise.
Huzard (Jean-Baptiste), vétérinaire français, né et m. à Paris (1755-1838). Membre de l'Académie des sciences (1795). A contribué au développement de l'enseignement vétérinaire et préparé la jurisprudence acluelle en matière des vices rédhibitoires.
h.UZ'Vârèclie n. m. et adj. Langue iranienne, appelée plus communément peolvi.
llW, abréviation de hectowatt.
hyacintlie n. f. (gr. huakinthOs). Ancien nom de la jacinthe. Pierre précieuse de couleur jaune rougeâtre (variété de zircon), de densité 4,6 à 4,67.
HyaciutïlS. Myth. Héros lacédémonien, ami d'Apollon, qui le tua involontairement d’un coup de disque. De son sang naquit une fleur, la jacinthe. On célébrait en son honneur les hyacinthies d’Amyclées, en Laconie.
Hyacintlie (saint), dominicain silésien, né à Susse (1183-1257). Il mérita le surnom d'Apâtre du Nord. — Fête le 16 août.
Hyacinthe (Louis-Hyacinthe Duflost, dit), acteur français, né à Amiens, m. à Asnières (1814- 1887). Comique très amusant, au nez d’une longueur exti’aordinaire.
Huyghens.
Hyacintlie (le Père). V. Loyson.
hyacinthe de Compostelle n. f. Quartz
ferrugineux de couleur rouge sang.
hyacinthine [sîn] n. f. variété de grenat et
de topaze.
hyade ou hyas [iass] n. m. Genre de crustacés décapodes brachyures, comprenant des crabes appelés communément araignées de mer, dont une espèce, d'un jaune rougeâtre, se rencontre sur les côtes septentrionales de
Hyades. Myth.
Nymphes, filles d’Atlas, qui recueillirent et élevèrent le jeune Bacchus.
Quand leur frère Hyas fut tué à la chasse, elles moururent de douleur et furent changées en étoiles. Elles étaient sœurs des Pléiades.
Hyades n. f. pl. (du Hyade.
gr. nuein, pleuvoir).
Etoiles qui font partie de la constellation du Taureau ; elles forment un Y oblique ; la principale est Aldébaran ou l'Œil du Taureau. S. une Hyade.
hyalin, e adj. (du çr. hualos, verre). Qui a l'apparence du verre, çmi est transpai*ent ou diaphane : quartz hyalin. Vhim. N. f. V. hyalogène.
hyalite n. f. variété transparente d'opale. Verre noir de Bohême. Méd. Inflammation du corps vitreux.
hyalogène adj. du gr. hualos, verre, et gennân, engendrer). Se dit de tout corps qui, sous iïnnuence des alca is, se transforme en composé azoté {hyaline), avec perte d’azote et de s jufre,
hyalographe n. m. (du gr. hualo'<s verre, et graphein, écrire). Instrument dont on se sert pour obtenir les épreuves d’un dessin au moyen d'une glace en verre.
hyalographie \fi] n. £ Art de dessinera l'aide de l'iiyalographe.
hyalographique adj. Qui concerne l’hyalographie.
hyaloïde rio-f-tie] adj. (du gr. hualos, verre, et eidos, forme). Qui a la transparence du verre. Anal. Humeur hyaloïde, humeur vitrée de l'œil. Membrane hyaloïde, membrane qui contient l’humeur hyaloïde.
hyaloïdien, enne H-di-in, è-ne) adj. Qui se
rapporte à l'humeur, à la membrane hyaloïde.
nyaloïdite n. f. inflammation de la membrane hyaloïde.
hyalonème n. f. Genre d’éponges iicxactinellides qui vivent dans les grands fonds marins, généralement en symbiose avec d'autres zoophytes. CV. la planche océan.)
HYD
HYA
hyalophane n. f. Feldspath barytique naturel, hyaloplasma \plas-ma] n. m. (du gr. hualos, ■verre, cl de plasma). Partie homogène, amorphe et la plus lliiide du protoplasma vivant,
hyalotechnie [tek-nt] n, f. (du gr. hualos. verre, et tekhnè, art). Art de fabriquer et de travailler le verre.
hyalotechnique w*-ni-/ce]adj. Qui se rapporte à l'hyalotechnie. (Peu us.)
hyalur^e [jl] n, f. (du gr. hualos, verre, et enjon, travail). Art de fabriquer le verre.
hyalurgique adj. Qui se rapporte à I hyalurgie.
hyhale n. m. Genre d'insecteo coléoptères lamellicornes.' comprenant une douzaine d'espèces de scarabées, bruns ou roux, petits, trapus, fouisseurs, de la réftion ciroaméditerrancenne.
Hybl (Jean), écrivain tchèque, né à Ceska-Trebova, m. à Prague U78(i-1834.) ; il a traduit de nombreux ouvrages allemands, et écrit : la Vie de Mahomet. Histoire du Théâtre tchèque, etc.
Hytala, nom de trois anciennes villes de Sicile, dont l'une, sur la côte sud-est de l’île, était célèbre par le miel exquis que l'on récoltait aux environs.
Les habitants étaient appelés Hybléens,
hybos [6oss] n. m. Genre d insectes diptères brachycères, comprenant des mouches allongées. de petite taille, grises et noirâtres, dont on connaît plusieurs espèces. (Certaines sontcommunes en été dans les prairies françaises.)
hybosore n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, comprenant des scarabées bruns, cylindriques, nocturnes, dont quelques espèces se trouvent dans les régions chaudes de l'ancien monde.
hybridation [sî-on] n. f. Action qui produit un hybride par croisement de deux espèces différentes.
— Encyol. Biol. L'hybridation n'est en général possible qu'entre espèces voisines ; dans beaucoup de cas, elle est mécaniquement irréalisable. Les hybrides diffèrent des métis (qui sont les produits du croisement d'individus de même espèce, mais de race différente) par un certain nombre de propriétés, dont la principale est celle d'être stériles, tandis que les métis sont féconds.
— Zool. L’hybridation des espèces animales, qu'elle ait lieu entre espèces domestiques ou entre espèces sauvages et especes domestiquées, donne des produits chez lesquels la stérilité n.est pas la règle absolue. S'il existe des hi/brides vrais (c'est-à-dire dont les deux sexes sont stériles) comme le mulet (baudet et jument), le bardot (cheval et ânesse), les zébroïdes Icheval et zèbre) et zébrules (âne et zèbre', comme les produits obtenus entre le gayal et la vache, la chèvre et le bouquetin, la brebis et le mouflon, etc., il existe également des hybrides à femelles fécondés : hybridations réciproques entre les espèces yack ou zébu ou les espèces yack et bœuf domestique, entre bison et vache, entre faisan et poule tcoquard) entre canard de Barbarie et cane domestique [mulard). Mais, dans beaucoup de cas aussi, les produits de l'hybi-idation sont des métis (c'est-à-dire des produits où la fécondité s'affirme chez les deux sexes) ; métis de chien et loup, chien et chacal, porc sauvage et porc domestique, chameau et dromadaire, elc.
— Bot. L'hybridation entre deux espèces différentes donne une plante qui participe par ses caractères des deux types producteurs ; mais en botanique les différences concernant la fécondité et la stérilité n'ont pas la même valeur qu'en zoologie, et l'on confond la plupart du temps les deux termes hybride et métis. En général, l'hybridation est toujours réalisable entre les diver.-es espèces du même genre et à fortiori entre les diverses variétés d'une même espèce : de genre à genre, les résultats sont douteux, et l'opération reste sans effet sur des plantes de familles différentes. C'est grâce à l'hybridation qu'on a pu multiplier les variétés aussi bien de fleurs que de fruits. Elle a déjà joué et joue encore un rôle considérable en viticulture : nombreux ont été les essais visant à produire des types de vignes résistant bien au phyllo.xéra.
L'hybridation peut être naturelle (on dit aussi accidentelle), et dans ce cas elle est le fait du vent ou des insectes, ou au contraire artificielle, c'est-àdire pratiquée volontairement par l'homme.
Pour pratiquer l'hybridation, on prive la fleur destinée à la production des graines de ses étamines (castration), et l'on apporte délicatement sur son stigmate le pollen de la plante choisie pour le croisement ; on a soin d'isoler pendant un certain temps la fleur castrée, pour la soustraire à la visite des insectes, qui pourraient la féconder par l'apport d'un pollen étranger.
hybride adj. et n. m. (du gr. huhris, outrage'. Se dit des mots tirés de deux langues comme choléra-morbus, bureaucratie ; des plantes, des animaux qui proviennent de deux espèces différentes : on hybride l'âne et la cavale ou le cheval et l'ânesse pour obtenir des mulets. Fam. D'une nature mal définie, vague.
hybrider [dé] v. a. Associer en parlant de deux espèces différentes. S'hybrider v. pr. En parlant des plantes, être fécondé par le pollen d'une autre espèce.
hybridiologie [;{] n. f. (de hybride, etdugr. logos, discours). Partie de l'histoire naturelle, qui traite des hybrides.
hybridité n. f. ou hybridisme \dis-me] n. m. Qualité, caractère, condition d'hybride. Granm. Caractèi e d'un mol dont les radicaux sont empruntés à des langues différentes ; l'hybridité est très fréquente dans les ynots scientifiques.
nydantoïlie n. f. Urée que l'on obtient synthétiquement par l'action de l'ammoniaque sur la bromacétylurée.
hydantoïque adj. Acide obtenu par hydratation de l’hydantoïne. V. oxacétylurée.
hydarthrose [tr<1-ze] n. f. (du gr. hudôr, eau, et arthron. .articulation). Accumulation du liquide séreux dans une articulation.
— Excycl. L'hydarthrose s'observe à la suite d'une maladie générale (rhumatisme, blennorragie, syphilis, tuberculose), ou est déterminée par des traumatismes (entorse). De préférence ce sont les grosses articulations qui sont prises (genou). L'articulation atteinte d'hydarthrosc est gonflée, douloureuse ; au genou, on perçoit un choc de la rotule contre le fémur quand on presse la rotule avec le doigt.
Comme traitement on emploie la révulsion, la compression, le repos et les massages.
— Artvétér. Chez les animaux, les hydarthroscs se traitent surtout par les révulsifs.
Hydaspe, nom que les anciens donnaient au B’elem, riv. de l'Inde, auprès de laquelle Alexandre battit Porus.
hydatide n. f. (gr. hudatis,' idos'). Forme larvaire d'une espèce de ténia (ténia echinveoque), qui consiste en une vésicule à paroi épaisse, bourgeonnant intérieurement pour donner naissance aux échinocoques.
— Encycl. Les hydatides donnent lieu à des affections parasitaires de l'homme et des animaux. Chez l'homme, c'est le kyste hydatique du foie, qui est la plus fréquente ; chez les animaux, on rencontre les hydatides surtout chez les moutons dans la maladie dite tournis.
hy datif orine adj. Qui a la forme d'une vésicule d'eau.
hydatique adj. Qui contient des hydatides : kyste hydatique du foie.
hydatique n. m. Genre d’insectes coléoptères carnassiers, comprenant des formes aquatiques, jaunes et noires, dont les nombreuses espèces sont réparties sur tout le globe.
hydatisme [tis-me] n. m. (du gr. hudatis, cloche pleine d'eau). Méd. Bruit causé par la fluctuation du liquide contenu dans une cavité.
Hyde (Anne), duchesse d’York, née au Parc de Windsor, m. à Westminster (1637-1671). Elle se lia avec le jeune duc d'York, plus tard Jacques II, qui l'épousa en secret. De- ce mariage naquirent huit enfants, dont deux, Anne Stuart et Marie II Stuart, devinrent reines d'Angleterre.
Hyde de NeU'V'ille (Jean-Guillaume, baron), homme politiqu'e français, né à LaChai'ité-sur-Loire,
m. à Paris (1776-1857). Il fut un agent actif de l'émigration en France : ministre de la marine dans le cabinet Martignac. Il a laissé d'intéressants Mémoires.
Hyde Park, parc londonien de 158 hectares, une des promenades les plus fréquentées de Londres, dans la partie ouest de la ville : il est traversé par un grand bassin allongé [Serpentine River), alimenté par l'eau de la Tamise.
Hyderabad. Géogr. v. Haïderabad.
hydne n. m. Genre de champignons comestibles, qui croissent à terre ou sur les arbres. (V. la planche champignons.)
hydr, hydro, forme francisée du mot grec hudôr, eau, et qui entre comme préfixe dans la formation d'un certain nombre de mots français. Ckim. Préfixe indiquant l'hydrogénation d'un corps.
Hydra, île de Grèce, dans l'Archipel (prov. d'Argolide-et-Corinthie), vis-à-vis de la presqu'île d’Argolide ; 17.000 h. (Hydriotes). Ch.-l. Hydra ; 7.500 h. Port actif. Les navires d'IIydra jouèrent un rôle important dans l'insurrection de la Grèce contre les Turcs.
hydrachne [drak-ne] n. m. Genre d'acariens, comprenant de minuscules animaux d'eau douce, parasites de divers insecles et mollusques.
hy drachnidés [dra/c-ni-dé] n. m. pl. Famille d'arachnides dont le genre hydrachne est le type. S. un hydrachnidé.
hydraeide n. m. Ipréf. hydr, et acide). Acide résultant de la combinaison de l'hydrogène avec un corps simple ou composé.
— Encycl. Pour nommer les hydracides, on ajoute au nom du corps, autre que l'hydrogène, qui entre dans la composition, la termination hydrique. Ainsi le chlore, le brome, etc., donnent avec Thj'drogène les acides chlorhydrique, broynhydvique, etc.
hydragogue [gho-ghe] adj, et n. ra. (du préf. hydr, et du gr. agôgos, qui amène). Purgatif violent : Taloés est un hydragogue. .Syn. drastique.
— E.noycl. Les hydragogues, ainsi nommés parce qu'on croyait jadis qu’ils faisaient évacuer les sérosités épanchées dans les tissus, sont Taloès, le jalap, la scammonée, la coloquinte, etc.
hydraire 'drè-re] adj. Qui a l'apparence, la nature des hydres.
hydralCOOln. m. Alcool qui contient de Teau. hydralcoolique ou hydro-alcoolique
adj. Se dit des extraits alcooliques que Ton redissout dans Teau.
hydramide n. m. Composé résultant de la combinaison de l'ammoniaque avec des aldéhydes aromatiques.
hydramiue n. f. Révélateur photographique constitué par un mélange de phénylène-diamine et d'hydroquinone.
hydramnios [di-am-iii-oss] n. m. (du préf. hydr, et de amnios). Ilydropisio de Tamnios. Abondance excessive du liquide amniotique, hydrangelle [jè-ie] ou hydrangea [jé-a]
n. f. Genre de saxifragacées, comprenant des arbrisseaux et des arbres de l'Asie et de l'Amérique, dont i hortensia est une des espèces les plus connues.
hydrant n. m. (du gr. hudôr, eau). Bouche d'eau pour les incendies, sur une chaussée ou un trottoir. (Mot usité en Suisse, et emprunté de l'allemand.)
hydranthe n. m. (de hydre, et du gr. anthos, fleur). Nom donné parfois aux polypes des hydroméduses, qui ont vaguement Taspèct d'un bouton floral.
hydrargylite n. f. Hydrate naturel d'alumine. Syn. giübsite.
hydrargyre n. m. (du lat. hydrartjyi'xtm, tiré lui-nième du gr. hudôr, eau, et aryuro's, argent). Nom ancien du mercure.
hydrargyrie [ri] n. f. Eruption due à des préparations mercurielles.
— Encycl. L'hydrargyrie ou hydrargyrose est une affection vésiculeuse cutanée accompagnée le plus souvent de démangeaisons, de malaises, de desqua¬
mations de la peau. Le traitement est le même que celui de Thydrargj'risme.
hydrargyrique adj. Mercuriel, hydrargyrisme [ns-me] n. m. Intoxication par le mercure.
— Encycl. L’hydrargyrisme frappe ceux qui font usage de la médication mercurielle, et les ouvriers mineurs, étameurs, bijoutiers, chapeliers, qui extraient ou travaillent le mercure ou ses sels.
On note de la gingivite, des ti-emblemenls, des crampes, des paralysies, souvent un érythème cutané (hydrargyrie).
Les accidents de Thydrargyrisme sont combattus; 1» par la suppression du traitement ou du travail mercuriel : 2o par l'élimination du mercure au moyen des sudorifiques, des purgatifs, de Tacétate d'ammoniaque, du chlorate de potasse, des vomitifs.
On devra recourir aux stimulants s'il y a lieu, hydrargyrite n. f. Oxyde naturel de mercure.
hydrargyrure n. f. Alliage de mercure et d'un autre métal. (On dit plutôt amalgame.)
hydraste [dras-tej n. m. Genre de renonculacées, dont le type est Vhydrastis Caiiadensis, petite plante des lieux humides du Canada et des Etats- Unis, qu'on emploie en médecine comme cholagogue, fébrifuge et diurétique.
hydrastine [dras-ti-ne] n. f. Alcaloïde qui se rencontre dans Thydraste, en même temps que la berbérine et la canadine. (Purgatif, à la dose de quelques centigrammes.)
hydrastinine [rfras-ti] n. f. Principe toxique de Thydrastine, employé en thérapeutique,
hydratable adj. Susceptible d'étre hydraté : le plâtre est facilement hydratable.
hydratant [tan], e adj. Qui produit l'hydratation.
hydratation [si-on] n. f. Transformation en hydrate : l'hydratation de la chaux vive donne ta chaux éteinte.
hydrate n. m. (du gr. hudôr, eau). Composé résultant de l'action de Teau sur un métal (hydrate de potassium, de sodium), ou formé par combina'ison directe de Teau et d'un corps simple ou composé (hydrate de chlore).
hydraté, e adj. (même étymol. qu'à Tart. précéd.). Combiné avec l'eau.
hydrater (s’) v. pr. Passer à l’état d'hydrate, hydratique adj. Qui a quelques caractères des hydrates.
hydraulicien [drô-li-si-in] n. m. Ingénieur en hydraulique.
hy draulieité [drd] n. f. Qualité des mortiers et des ciments hydrauliques.
hydraulico-pneumatique adj. Qui élève
Teau au moyen de Tair.
hydraulique [drd] adj. (gr. hudraulikos ; de hudor, eau, et aulos, tuyau). Qui se rapporte à Teau, qui fonctionne à l'aide de Teau ; machine hydraulique. Chaux hydraulique, silicate de chaux qui sert à fabriquer le mortier hydraulique, mortier qui durcit dans Teau. Presse hydraulique, presse fonctionnant à l'aide d'une pompe à eau. Tourniquet hydraulique, v. tourniquet. Forces hydrauliques, énergie fournie par les chutes d'eau, les rivières. \. houille blanche, verte, etc.
— Encycl. Presse hydraulique. Le principe en est dû à Pascal ; mais le premier appareil fut construit par Bramah, à Londres (1796). Elle comprend un corps de pompe B, à parois très résistantes, i-empli d'eau
et dans lequel peut se mouvoir un piston P, terminé à sa partie supérieure par un plateau. Un tuyau do fonte K fait communiquer le corps de pompe B avec une pompe foulante A, à piston plongeur p, mû par le levier M. Quand le piston p monte, Teau du réservoir H monte dans le corps de pompe A ; quand p s'abaisse, le liquide est envoyé dans le corps de pompe B. Si S et s désignent les sections des deux pistons, II et h les deux pressions correspondantes, le principe de Pascal relatif à la transmission intégrale des pressions donne :
H sera proportionnel au rapport —. Une plate-forme
fixe Q permet de presser les objets entre elle et la plate-forme qui termine le piston D.
La presse hydraulique sert à fouler les draps, extraire le jus des betteraves, Thuile des graines oléagineuses, pour éprouver les canons, les projectiles, les chaudières, etc. Les ascenseurs à eau. les accumulateurs hydrauliques sont fondés sur le même principe que la presse hydraulique. Notons que la tour Eiffel repose tout entière sur seize presses, hydrauliques, qui peuvent en rectifier l’aplomb.
hydraulique [i-drJ] n. f. Science qui a pour but la direction, l'emploi, l'aménagement des eaux.
— Encycl. L'hydraulique, aujourd'hui science d'application, ne fut, à ses débuts, qu'un art empirique, et les travaux grandioses d'aménagement et d'adduction que nous ont légués l'antiquité et le
HYD
Hydrochéîidon.
Hydrocotyle : a, fruit; 6, fleur.
liydrocharidées ^kn-ri-dé^ c. f. pl. Famille de plantes monocotylédones aquatiques, dont le genre hydrocaris est le type. S. une hydrocharidée, tiydrocliaris [fra-Wss] n. f. Genre d'hydrocharidées, dont la seule espèce est la morrène, qui habite les eaux douces d'Europe.
hydrocllélidoil [/cd] n. m. Genre d’oiseaux palmipèdes, comprenant des sternes ou Inrondelles de mer, vulgairement guiffettes.âl i vréè foncée, dont on connaît douze espèces de tout le globe. (En Europe, trois espèces vivent dans les étangs et les marais : oiseaux de passage.) hydroclllorate n. m. Se disait pour CHLOît-