‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1088 sur 1225 · HYG · texte numérisé non relu

HYG

gi’

3’hydrostaüquc, dans leurs grandes lignes, s'appliqui-nt aussi aux gaz, et c'est le principe d’Archimède qui explique la théorie des aérostats.

hy drosulfate n. m. Syn. anc. de SULPHYDRATE.

hydrosulflte n. m. Sel de l'acide hydrosulfureux ; l' hydrosulfite de sodium est employé en teinturerie.

liydrosulfureux. euse [red, eu-ze] adj. Se dit d un acide que l’on obtient en hydrogénant l'acide sulfureux.

hydrosulfurique adj. Syn. ancien de suLFUY-

DRIQUE.

hydrotachymètre [to'] n. m. instrument pour mesurer la vitesse de l'eau.

hydrotechnique [tèk-ni-ké\ n. f. Partie de la mécanique, qui se rapporte à la conduite et à la distribution des eaux.

hydrothèque [fé-fte] n. f. fpréf. hydro, et du „ 1-. Ihêkè, boîte). Enveloppe chitineuse en forme de calice, dans laquelle sont renfermés les polypes nourriciers ou hydranthes d'une colonie de mollusques hydroïdes.

hydrothérapeute n. m. Médecin qui traite surtout par l'hydrothérapie.

hydrothérapeutique n. f. Syn. de hydrothérapie.

hydrothérapie [pf] n. f. (préf. hydro, et du gr. therapeia, traitement). Traitement des maladies au moyen de l'eau froide ou chaude.

— Encvcl. Dans son sens le plus large, le mot hydrothérapie désigne les méthodes thérapeutiques utilisant l'eau, de quelque manière que ce soit; et, à ce compte, les traitements médicaux par les eaux minérales ou thermales sont de l’hydrothérapie. En effet, dans certains cas, ces traitements utilisent l'eau aussi bien à l'extérieur du corps qu'en boisson. On leur réserve cependant l’appellation de crénothérapie, comme on désigne plus spécialement sous le nom de balnéothérapie l’emploi méthodique des bains, et même de thalassothérapie la pratique des bains de mer.

Dès lors, le sens du mot hydrothérapie se restreint à l’emploi externe de l’eau en ablutions, affusions et tub.enfin enveloppements humides et douches.

Ainsi entendue, l’hydrothérapie a été pratiquée dès l'antiquité ; mais il faut arriver à nos jours pour la voir sortir du domaine de l’empirisme et se plier aux règles sévères que lui a dictées la thérapeutique.

Des affusions et ablutions d’eau à la température ambiante sont des pratiques d’hygiène ; mais la thérapeutique intervient pour réçler l’emploi de l'eau froide ou chaude soit en affusions, soit en enveloppements humides, soit en douches. Les enveloppements humides se font avec des compresses, des serviettes, des draps trempés dans l’eau et faiblement exprimés. Les affusions et ablutions se font à l'aide d'éponges ou de serviettes.

Quant aux douches, elles nécessitent des appareils spéciaux. Certaines, qui répondent à des indications organopathiques, sont strictement localisées (douches hypogastrique, splénique, hépatique, périnéale, utérine, rachidienne, etc.) ; de même, l’eau qu elles utilisent peut être chargée de divers produits médicamenteux (douches salines, alcalines, etc.).

Les douches et les affusions ont des effets généraux très importants. Outre que la peau, débarrassée des corps étrangers qui peuvent la salir, est assurée d’un fonctionnement normal, il se produit une régularisation des grandes fonctions (circulation, hématose, nutrition). L’emploi de l’eau froide a pour résultat l'accoutumance au froid et, par conséquent, l'augmentation de la résistance organique; il donne des résultats très heureux dans toutes les formes des maladies du système nerveux.

En ce qui concerne les douches, pour la pratique desquelles il est toujours nécessaire de prendre l’avis d'un médecin, on peut recommander les précautions suivantes : être à jeun, ou à une distance de cinq à six heures du dernier repas ; marcher avant et, si possible, pendant la douche, mais obligatoirement marcher après pour favoriser la réaction, ou bien avoir recours aux frictions, massages, à des exercices de gymnastique rythmés.

Les douches doivent être courtes (10 à 30 secondes) quand elles sont froides (-|-9“) : elles sont alors toniques et sédatives; chaudes (30 à 3S“), elles sont excitantes lorsqu’elles sont courtes, sédatives au contraire lorsqu'elles sont prolongées (1 minute et plus).

hydrotllérapique adj. Qui a rapport à l’hydrothérapie ; traitement hydrothérapique.

hydrothermal, e, aux [tèr] adj. (du pref. hydro, et de thermal). Qui se rapporte aux sources d’eaux thermales.

liydrotlierinique \tèr] adj. Qui se rapporte à l'eau et à la chaleur.

h.ydrotliermotliérapie [pf] n. f. Thérapeutique par l’eau chaude.

hydrothorax [ra/cs] n. m. (du préf. hydro, et de thorax), llydropisie de la plèvre.

— Encycl. La lésion consiste dans la présence d'un épanchement de sérosité limpide pouvant aller de quelques centimètres cubes à plusieurs litres.

L'hydrothorax est un symptôme d’un fâcheux pronostic. qui survient au cours du mal de Bright ou de l’asystolie. Il diffère de la pleurésie par l’absence de fièvre, de point de côté, et par sa bilatéralité. Si la gêne est considérable, on fera une thoracentèse. Le traitement consiste en diurétiques, sudorifiques et purgatifs.

hydrotimètre n. m. (du gr. hudrotés. humidité, et metron, mesure). Instrument employé pour déterminer la quantité des sels calcaires que contient une eau.

hydrotimétrie [frf] n. f. (de hydrotimètre). Détermination de la quantité des sels calcaires que contient une eau.

— Encycl. Si une eau renferme des sels terreux, ceux-ci décomposent les acides gras du savon et forment avec eux des composés insolubles, et la mousse ne se produira que lorsque toute la chaux et la magnésie contenues dans Teau auront été neu¬

tralisées. En conséquence, si l'on agite une solution alcoolique de savon avec l'eau à étudier, plus la teneur de l'eau en sels alcalino-terreux sera forte, plus il faudra de solution alcoolique de savon pour que la mousse se produise.

hydrotimétrique adj. Qui a rapport à l’hydrolimétrie : deyré hydrotimétrique.

hydrotropiquo adj. Qui présente les phénomènes de l'hydrotropisme.

hydrotropisme pis-me'.n. m. Courbure produite dans un organe végétal par l’influence de l’eau sur sa croissance.

hydrotypie [pi] n. f. Procédé industriel de reproduction, hasé sur l'insolubilité de la gélatine bichromatée, qui a reçu l’action de la lumière.

hydroxylamine [dro/r-si] n. f. Base organique qui se forme dans de nombreux cas, entre autres dans la réduction des azotites. Syn. oxyammo- NIAqUE.

hydrozincite n. f. Carbonate naturel hydraté de zinc, qui est la calamine terreuse des anciens. Syn.

ZIXCONISE.

hydrure n. m. 'du gr. hudâr, eau). Composé de l’hydrogène avec un corps simple autre que l'oxygène, hyémal, e, aux adj. v. hiémal.

hyène n. f. fgv. huaina; de hus, porc). Genre de mammifères carnassiers, de l'Asie et de l’Afrique. Fiy. Personne d un naturel féroce et bas. .Quelques-uns aspirent l’/i.)

— Encycl. Les hyènes, dont on connaît trois espèces des régions chaudes, sont des animaux remarquables par leur train de derrière très surbaissé.

Leur pelage est gris ou fauve sale. Les hyènes vivent surtout de charognes et de cadavres qu'elles déterrent. Elles attaquent rarement l'homme. Nocturnes et timides, elles rôdent autour des lieux habités et passent le jour dans des cavernes. On les rencontre surtout eu Afrique. L’hyène peut s'apprivoiser ; mais son odeur infecte la fait peu rechercher dans les ménageries.

hyénidés 'dé] n. m. pl. Famille de mammifères carnassiers, ayant pour type Vhyène. S. un hyénidé.

HyèreS îles d'), petit archipel français de la Méditei-ranée, près des côtes du ’Var, séparant la baie d'Hyères de la mer et comprenant Porquerollrs, Port-Cros. Vile du Levant et deux autres îlots. Cli-

llyéne.

Hyéres ;iles d’).

mat très égal et très doux. Station hivernale très fréquentée.

HyèreS, ch.-l. de c. (Var), arr. et à 19 kil. de Toulon, sur une dérivation du Gapeau ; 21.340 h. (Hyérois). Ch. de f. P.-L.-M. Station hivernale très fréquentée. Culture importante de primeurs. — Le cant. a 4 comm., et 25.930 h.

hygide adj. (du gr. hugiês, sain'. Se dit de l'état du corps en bonne santé. Ant. Morbide.

Hygie, déesse grecque de la santé, fille d'Esculape. i-Vyth.)

hygiène n. f. (du gr. hugiainein, se bien porter). Partie de la médecine, qui traite des milieux où l’homme est appelé à vivre et de la mai nière de les modifier dans le sens le plus favorable à son développement ; l'observation des règles de l'hygiène est le moyen le plus sûr de conserver la santé.

— Encycl. Méd. L'hygiène fut d’abord régie pâlies religions.

Elle se préoccupe de l'individu et de la collectivité ; son rôle est de prémunir l'un, pour préserver l’autre de la contagion possible des maladies.

L’hygiène collective comprend la désinfeclion obligaloire. la déclaration des maladies contagieuses, etc. Ce sont les données de l'école pasteurienne qui ont bouleversé l’hygiène. En chirm-gie, ont apparu l’antisepsie, puis l’asepsie.

'L'hygiène publique surveille toutes les mesures prophylactiques destinées à détruire les germes contenus dans les substances de consommation.

L'hygiène professionnelle tend à remplacer les substances nuisibles par d’autres inoffensives, à aérer les ateliers, etc.

L'hygiène privée comprend non seulement les soins de propreté corporelle, vestimentaire, et de l’habitation (aération), mais encore l’hygiène alimentaire, c’est-à-dire tout ce qui est susceptible d’empêcher les contagions ou de prévenir les intoxications et les empoisonnements produits par les aliments ou les ustensiles qui servent à leur cuisson.

— Hygièyie publique. 'V. santé.

— Hygiène [ministère de l’Assistance et de la Prévoyance sociafe.s), créé par décret du 27 janvier 1920 et chargé des questions qui intéressent la santé publique, l'épai-gne, la garantie contre les risques de la

vie-, les accidents du travail, les subventions du pari mutuel, etc.

hygiénique adj. Qui a rapport à l'hygiène ; soins hygiéniques.

hygiéniquement [ke-man] adv. Conformément aux lois de l'hygiène'; maison hygiéniquement construite.

hygiéniste [nis-te] n. Personne qui s’occupe spécialement de l’hygiène.

Hygin (saint), né, croit-on, à Athènes, pape de 139 à 142, ou, selon d’autres, de 154 à 158, ou encore de 137 à 139. Fête le 11 janvier.

Hyginus ou Higinus. on possède sous ce nom d’auteur un certain nombre d’ouvrages qui ne sont pas sortis de la même plume ; entre autres, un Commentaire sur Virgile, un recueil de Fables, un traité Sur ta castramétation, etc,

hygiologie n. f. (du gr. hugiês, sain, et logos, discours'. .Méd. Histoire de la santé, description du fonctionnement des organes dans l’état de santé.

hygrine n. f. Base retirée des alcaloïdes qui accompagnent la cocaïne dans la coca.

hygro (du gr. hugros, humide), préf. indiquant l’bumidité.

hygrotaaroscope [ros-lco-pe] n. m. Physiq.

Syn. de aréomètre.

hygrobié, e adj. (du gr. hugros, humide, et b'ios, vie). Qui croît dans les terrains humides ou inondés.

hygro-électromètre n. m. Appareil servant à étudier la longueur des étincelles électriques.

hygrographe n. m. (du préf. hygro. et du gr. graphein, écrire). Hygromètre enregistreur.

hy^ologie [ji] n. f. (du préf. hygro, et du gr. logos, discours). 'Traité sur Teau et les autres fluides.

hy grologue [lo-ghe', n. m. Savant qui s’occupe d'hygrologie.

hygroma n. m. (du gr. hugros, humide). Inflammation des bourses séreuses.

— Encycl. L’hygroma présente une tuméfaction arrondie, rouge, chaude, douloureuse, fluctuante. Il se termine par résorption, suppuration, ou passage à Tétat chronique. Comme traitement ; immobilité, compression, injection iodée ou antiseptique, et, s il y a suppuration, incision et lavage.

hygromètre n. m. (du préf. hygro, et du gr. metron, mesure). Instrument servant à apprécier le degré d'humidité de Tair.

— Encycl. Les hygromètres servent à déterminer Tétat hygrométrique de Tair. ’V. hygrométrie.

Il existe quatre classes d’hygromètres :

10 Hygrom'lres chimiques. On fait absorber la vapeur d'eau contenue dans un volume délerminé d’air ; Taugmenlation de poids de la substance absorbante donne le poids de la vapeur d’eau contenue dans la masse d’air considérée. La tension maximum de la vapeur peut être calculée directement ; elle est donnée par des tables.

2» Hygromètres de condensation.

On détermine la température à laquelle il faut abaisser Tair pour le saturer de vapeur d’eau, ce que Ton constate par le dépôt de rosée qui se forme lorsque cette température est très légèrement dépassée. La tension de la vapeur d’eau contenue dans Tair est alors la tension maximum à la température obtenue. Elle est donnée par les tables, ainsi que la tension maximum à la température ambiante.

3» Hygromètres d’absorption. Ce sont des hygroscopes ; ils sont fondés sur le changement de longueur Hygromètre à ou de volume que la vapeur d’eau (.i,ey4u; A, chefait subir à certaines substances poulie

(v. hygroscope'. Dans l'hygromètre qu’nie’ d’un de Saussure, une aiguille enregistre contrepoids, les variations de longueur d’un cheveu ; dans celui de Richard, on emploie la corne, etc.

hygrométricité n. f. Etat hygrométrique d’un corps. (Peu us.)

hygrométrie [tri] n. f. (de hygromètre). Science qui a pour but de déterminer Tétat d humidité de l’atmosphère.

— Encycl. Lorsque Tair reste en présence d'eau pendant un temps suffisant, il se sature, et la quantité de vapeur qu’il contient ne dépend que de la température et de la masse d’air saturé ; mais 1 air peut ne pas être saturé. Dans un cas comme dans Tautre, la pression atmosphérique se compose de la pression de Tair, augmentée de la pression ou tension de la vapeur. Cette dernière, dans le cas de la saturation, est la tension maximum de la vapeur à la température considérée. La quantité de vapeur d’eau contenue dans Tair se définit par 1 état hygrométrique de l'air : c'est le rapport entre la tension de la vapeur d'eau contenue dans l’air et la tension maximum de la vapeur à la même température.

hygrométrique adj. Qui a rapport à Thygrométrie : l’état hygrométrique de l'air.

hygrométriquement [ke-man] adv. D'une manière hygrométrique.

hygronome n. f. Genre d’insectes coléoptères brachélytres, noirs, avec les élytres en partie fauves, comprenant une seule espèce européenne, qui vit dans les marécages de France.

hygrophilo adj. (du préf. hygro, et du gr. philos, ami). Se dit d’une plante qui recherche l’humidité.

hygrophile n. f. Genre d'acanthacées, comprenant des herbes à tiges quadrangulaires, dont on connaît plus de vingt espèces des régions chaudes de l'Amérique, de TInde orientale et de l'Australie, qui habitent le bord des fleuves, ou les lieux marécageux.

hyg(rophobie [6f] n. f. (du préf. hygro, et du gr. phobos). Aversion pour les liquides.

hygroscope [gros-ko-pe] n. m. (du préf. hygro, et du gr. skopein, examiner). Instrument indiquan, approximativement la plus ou moins grande humidité de Tair.

Page 1