‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1089 sur 1225 · HYG · texte numérisé non relu

HYG

HYO

— Encycl. Les hygroscopes sont des hygromètres d'absorption (v. hygromètre), qui ne servent qu’à donner des indications sur la plus ou moins grande quantité de vapeur d'eau contenue dans l’air, sans donner la mesure de l’état hygrométrique. Il en existe de nombreuses variétés, fondées sur les déformations de certaines substances en présence de la plus ou moins

grande quantité de vapeur d'eau.

n utilise surtout, pour les construire, le boyau et la corne.

L’appareil le plus connu représente un capucin dont le capuchon mobile s'abaisse ou se relève sur la tête, suivant que l’air est sec ou humide. Le mou • vement est obtenu par une corde de boyau tordue qui se détend et, par suite, s'allonge quand l’ail* est humide.

Il existe aussi des hygroscopes à couleur changeante, basés sur l’action de la vapeur d’eau sur certains composés chimiques : le chlorure de cobalt, par exemple, passe du bleu au rose lorsque l’air, d'abord anhydre, devient de plus en plus chargé de vapeur d'eau.

hi'y gr oscopicité [f/ros-Æo] n. f. Faculté d absorber l’humidité.

hygroscopie [gros-fto-pî] n. f. Physiq. Syn.

de HYGROMÉTRIE.

liygroSCOpiciue [grros-fco] adj. Qui se rapporte aux hygroscopes ou à l’hygroscopie ; qui indique le degré d’humidité de l’air.

hygTOte n. m. Genre d’insectes coléoptères carnassiers, comprenant de petites formes ovales, courtes, tachetées de jaune ou de fauve, propres aux eaux stagnantes, et qui sont répandues sur tout le globe.

hygrusine [jsi-ne] n. f. Partie fine des huiles essentielles.

Hyk.SOS* Eisî. V. PASTEURS.

Hylas [Zass], fils de Theiodomas, roi des Dryopes. Hercule, après en avoir tué le père, le prit pour compagnon et l’emmena dans l’expédition des Argonautes. Chargé d’aller puiser de l'eau, Hylas fut entraîné dans la source par les nymphes qu’avait séduites sa beauté. Hercule le chercha vainement ; il prit des otages, et ne les relâcha qu'après leur avoir fait promettre de chercher encore le jeune homme. Pendant des siècles, les habitants de la contrée continuèrent à appeler Hylas, surtout à l’anniversaire de sa disparition. {Myth.) Cet épisode a inspiré Théocrite et Apollonius de Rhodes.

îiylastô \las-te] n. m. Genre d’insectes coléoptères rynchophores, comprenant de petits scolytes de France, qui attaquent le trèfle, les pins.

tiyléeète [sè-^e] n. m. Genre d’insectes coléoptères térédiles, allongés, mous, bruns ou roux, comprenant une dizaine d’espèces du globe^ dont quelques-unes, de France, attaquent les bois de chênes et les autres arbres des forêts montagneuses.

liylésine [zi-ne] n. m. Genre d’insectes coléoptères rhynchophores, petits, cylindriques, bruns ou roux, nuisibles aux frênes et aux oliviers.

iiylidés [dé] n. m. pl. Famille d'amphibiens anoures, comprenant les rainettes [hyla] et genres voisins. S. un hylidé,

tiylobates [téss] n. m. Nom scientifique du gem'e gibbon.

hylobe ou bylobius [6z-wss] n. m. Genre de coléoptères rynchophores, bruns et jaunes, dont le plus connu en France est le charançon du pin {hyiobius abietis).

bylobien n. m. (du gr. huU, bois, et

6 Z 0 .s , vie).

Philosophe !. indou qui se retirait dans les bois pour coBtemplerla nature.

h y lo cliaris [ka-

ris S \ n . in .

Genre de passereaux lénui ros très , famille des trochilidés,

comprenant des colibris de l’Amérique tropicale, appelés autrefois saphirs.

bylotome n. m. Genre d’insectes hyménoptères communs en France, ordinairement noirs, et dont les larves, semblables à des chenilles, dévorent les feuilles de toutes sortes d’arbustes et de plantes, particulièrement des rosiers.

bylotrupe n. m.

Genre d'insectes coléoptères longicornes, de la famille des cérambycidés, renfermant des capricornes dont la seule espèce connue attaque les bois résineux.

bylozoïque adj. Qui a rapport à l'hylozoïsme. bylozoïsrae rzo-is-me] n. m, (du gr. hulê, matière. et zoè, vie). Philos. Système qui attribue à la matière une existence nécessaire et douée de vie : l'hylozoïsme épicurien. /

— Encycl. Pas de matière sans vie, pas de vie sans matière vivante : tel est l'hylozoïsme. La métaphysique entière est engagée dans cette question. On peut distinguer deux sortes d'hylozoïsmes : le premier accorde à chaque parcelle de matière une vie indépendante (Démocrite, les épicui'iens) ; le second fait de l'univers un seul être vivant, constitué par une infinité d'éléments participant à la vie commune (premiers philosophes grecs, stoïciens).

h.ylozoïst0 [’zo-zs-fejn. Philosophe qui professe l’hylozoïsme.

Hylotome.

Hylochai’is.

Hygroscope.

liylurgu© [lur-ghe]n.m. Genre d'insectes coléoptères, comprenant deux espèces qui sont nuisibles aux pins . ( L'hylurgue de France [hylurtjus liyniperda], d'un brun roussâtre, commet souvent d'importants ravages dans les forêts de pins françaises.)

Hymans (Henri), his

torien d'art belge, né à Anvers (1836-1912) ; conservateur en chef de la bibliothèque royale de Belgique, auteur de nombreuses études d’art.

Hymans (Paul), homme d'Etat belge, né à Bruxelles en 1865. Ministre des affaires étrangères en décembre 1917 : a représenté la Belgique au Traité de "Versailles.

hymen [mèn] ou hyménée [ne] n. m. (du n. dune divinité qui présidait au mariage). Anat. Membrane qui ferme en partie, chez la plupart des vierges , rorifice externe du vagin. Pont. Mariage. Allumer le flambeau de l'hymen, se marier. Les fruits de l'hymen, les enfants. Fig.

Assemblage. Union morale : Lhymen de la forceet de la ruse.

Hymen [mèn] ou Hyménée, dieu du mariage, fils d’Apollon ; personnification des chants nuptiaux.

hyménal, e, aux adj . Anat.

Qui a rapport à la membrane hymen.

hyménéen, enne [né-in, è-ne] adj. Qui appartient à l'hymen, au mariage.

hyménial, e, aux adj. Qui a rapport à l'hyménium.

hyménium [ni-om'] n. m. Membrane des champignons, dans laquelle se trouvent les éléments fertiles.

hyménographe n. et adj. Qui s’occupe d'hyménographie.

hyménographie [fî] n. f. (du gy. humên, membrane, et graphein, décrire). Description des membranes.

hyménographique adj. Qui se rapporte à l’hyménographie.

tiyiïléïiolog’ie [yf]n. f. Traité des membranes.

liyniélioniycè'tes n. f. pl. Groupe de champignons ayant un hyménium, et qui comprend la plupart des grandes espèces (oronge, bolet, mousseron, girolle, russule, lactaire, etc.). S. un hymènomycète.

liyïïléïioptiore n, m. Bot. Organe qui porte l’hyménium.

liyménopliylle n. f. Genre de fougères des régions chaudes et tempérées, dont une espèce de France croît parmi les mousses, au pied des arbres, sur les rochers du littoral atlantique.

hyménophyllées \fii-ié] n. f. pi. Famille

de fougères dont le genre hyménophylle est le type. S. une hyménophyllée.

liyménoptèreS n. m. pl. (dugr. /mmczi, membrane, eipteron. aile). Ordre d'insectes caractérisés surtout par quatre ailes membraneuses. S. un hyménoptère.

— Encycl. On divise les hyménoptères, suivant qu’ils possèdent un aiguillon venimeux à l’extrémité

Hymen (fresque, de Porapéi'

Hyménoptères : 1. Abeille ; 2. Guêpe ; 3. Fourmi ; 4. Ichneumon et 5, sa larve ; 6. Tentrède et 7, sa larve ; 8. Chalds.

de Tabdomen ou un oviducte en tarière, en porteaiguillon et térébrants. Les espèces d’hyménoptères se comptent par milliers, réparties sur tout le globe. Beaucoup vivent en société, et élèvent d'immenses nids de terre, de cire, etc. (abeilles, guêpes, fourmis). Cei'tains pondent leurs œuis dans le corps de diverses larves et chenilles (ichneumons).

h.vménoptérologie [fi] n. f. Partie de l entomologie, qui se rapporte aux hyménoptères.

hyménoptérologue [lo-ghe] n. m. Entomologiste qui s’occupe spécialement d'hyménoptérologie.

liymenorrlnz© [no-n'-se]adj. (du gr. humén, membrane, et rhiza, racine). Se dit de certaines plantes qui possèdent des racines membraneuses.

tiyiïléliotoni© n. m. (du gr, humrn, hymen, et tomé, section). Instrument servant à inciser les membranes.

liyménotonii© [/nf] n. f. Incision de l’hymen, en cas d'imperforation.

hyménotomique adj. Qui a rapport à l’hy-

ménotomie.

Hymette, montagne de TAttique, au S. d’Athènes (formant aujourd'hui les deux crêtes du Trélo- "Vouno (1.027 m. ) et du Mavro-Vouno), renommée pour son excellent miel et ses carrières de marbre, liymnair© [i??i-nè-rej n. m. Recueil d'iiymncs. tiyilin© fiw’-ne] n. m. (du gr. humnos, chant). Cantique en l’honneur de la Divinité : les hj/))ines sacrés. Chez les anciens, poème en l’honneur des dieux ou des héros. Chant national. Fig. Manifestation d’enthousiasme, du ravissement de l ame. Objet qui la provoque: les hymnes de Tamour. N. f. Liturg. cathol. Poème religieux, divisé en strophes, que Ton chante à l’Eglise.

— Encycl. Hist. et litt. Le chant en Thonneurdes divinités ou des héros, ou des gloires nationales, est la première forme qu’ait revêiue la poésie. Ces divers aspects de l'hymne se présentent déjà dans les "Védas et les grandes épopées de TInde, dans le Zend-Avesta, et dans la Bible. En Grèce, on finit par réserver le nom d’ « hymne » au chant religieux par excellence, composé spécialement pour le culte. L’hymne grec s’exécutait avec accompagnement de cithare, et d’évolutions cadencées. Les chants des saliens, les chants des arvales étaient des hymnes religieux. Dans les temps modernes apparaissent les hymnes nationaux : Marseillaise, Chant du départ, God save the king, etc.

— Liturg. Les plus anciennes des hymnes chantées dans les églises catholiques ne sont pas antérieures au ive siècle ; le plus grand nombre ont été composées entre le ixe et le xiiie siècle. Citons, parmi les principaux auteurs d’hymnes : saint Hilaire de Poitiers, saint Ambroise, les papes saint Damase et saint Grégoire le Grand, Prudence, Fortunat, saint Bernard, saint Thomas d'Aquin (hymnes du Saint-Sacrement), Thomas de Celano, Jacopone da Todi. La valeur littérau’e des hymnes liturgiques a été, suivant les époques, diversement appréciée, et les humanistes du xvi® siècle leur firent le.s plus sévères reproches. En 1629, le pape Urbain "VIII chargea quatre jésuites, les PP. Strada, Galluzzi, Sarbiewski et Pétrucci d'effacer des anciennes hymnes les fautes de quantité et de style. La liturgie parisienne, même depuis l’adoption en France du rit romain (1840), a conservé quelques hymnes dues à Santeul et à Coffin, notamment celles des offices de saint Louis et de saint Denis,

Hymnes homériques, nom de trente-quatre fragments épiques, qui ont la forme d'une invocation à une divinité, dont cinq sont de véritables compositions épiques, du reste du plus grand intérêt. Ces poèmes ne sont pas de la même main que Y Iliade et YOdyssée.

Hymnes orphiques, nom sous lequel on désigne toute la littérature mystique des Grecs, spécialement celle qui s'est développée autour du sanctuaire d’Eleusis. Elle comprenait des hymnes proprement dits, des théogonies, etc. On l’attribuait à de vieux poètes légendaires : Orphée, Linos, Musée. Parmi les fragments qui nous sont parvenus, quelques-uns remontent au vie siècle, mais la plupart sont plus récents.

h.ymniq'Ue [irrC-ni~ke\ adj. Qui est de la nature de Thymne.

liymnograph.© [im’-aio] n, m. Celui qui compose des hymnes.

hymnographie [im'-rw-gra-fî] n. f. Art de

composer des hymnes.

hymnographique [im'-no] adj. Qui arap-

port à l’hyinnographie.

hymnologie [im-no-lo-îî] n. f. Traité sur les hymnes. Récitation des hymnes.

hyodon n. m. Genre de poissons physostomes, de taille médiocre, d’un blanc d’argent uniforme, qui vivent dans les eaux douces des Etats-Unis.

hyoglosse[oZo-se] adj. Muscles hyoglosses, muscles de la langue, situés sur ses parties latéro-inférieures.

hyoïde [î o - i- de] adj et n. m. (du gr. huoidès ; de la voyelle u, et de eidos, forme). Se dit d un os en fer à cheval, 2, Grandes cornes ; 3. Petites médian et symétrique, cornes,

situé à la partie antérieure et supérieure du cou, entre la langue et le larynx.

iiyoïdictlj ©HH© [i-o-i-di-in, è-ne] adj. Qui est enrapport avec l’os hyoïde.

hyomoschus [moskuss] n. m.

Genre de mammifères ruminants, de la famille des tragulidés, habitant l’Afrique occidentale :

l'hyomoschus est une espece Hyomoschus.

de petit cerf

sans coimes, ae la taille d'un' cabri, et que Von trouve dans les forêts marécageuses de la Sénégambie et du Congo, jusqu'au Gabon.

Hyon, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons) ; 1.680 h. Houille.

hyopharingien, ©nne [ji-in, è-ne] adj.

(de hyoïde, et pharyngien). Se dit du muscle moyen constricteur du pharynx.

hyopotam© n. m. Genre de mammifères artiodactyles, fossiles dans les terrains éocene et miocène.

Il Y P

HYO

hyoscyamées \a-si-a-mé' n. f. pl. Tribu de la famille des solanées, ayant pour type la.jusyuiame. S. une hyoscyamee.

hyoscyamine n. f. Alcaloïde extrait des semences de lajusquiaine [hyosciamus).

hyothyroïdien, enne dUn. é-ne] adj. Se dit de la rég-ion, de la membrane et du muscle qui s'étendent de Tos thyro'ide au cartilage thyroïde.

hypalgie [ji, n. f. (du gr. Iivpo, sous, et algos, douleur). Douleur peu intense. (Peu us.)

hypallage [i-pa-la-je\ n. m, (du gr. hupallagê, changement). Gram. Figure par laquelle on attribue à certains mots dune phrase ce qui convient à d'autres mots de la même phrase, sans qu'il soit possible de se méprendre, comme : enfoncer son chapeau dans sa tète, pour sa tète dans son chapeau.

hypanartie [sij n. f. Genre d’insectes lépidoptères des régions tropicales de l'ancien monde, comprenant des vanesses de taille moyenne, ordinairement fauves, flambées de noir et de brun.

hypanth© n. m. (du gr. hupo, sous, et anthos. fleur). Dot. Partie inférieure du calice. Mode d'inflorescence que présente le figuier.

hypanthé, e adj. Bot. Dont le calice et la corolle s insèrent sous l'ovaire.

Hypatia [ti-a] ou Hypatie [<f], femme célèbre qui professa la philosophie et les mathématiques à Alexandrie, et fut massacrée par des chrétiens fanatiques (370-41.')).

hypène n. f. Genre d’insectes lépidoptères des régions froides et tempérées, comprenant des papillons gris et bruns, à longues pulpes, dont les chenilles vivent dans les lieux frais et ombragés, sur les saules, les orties.

hyper (du gr. huper, sur, au delà), préfixe qui marque I excès.

hyperacousie [pè-ra-kou-zî] n. f. (préf.

hyper, et du gr. aknusis, ouïe). Sensibilité excessive de l'oreille, qui est parfois douloureuse et se rencontre dans certaines maladies cérébrales et l'hystérie.

hyperacti’Vité n. f. Activité supérieure à la normale.

hyperandrie n. f. Phénomène physiologique en vertu duquel la prépondérance de la production est en faveur des individus mâles. Ant. Hypergynie.

hyperaspis [pè-ras-p'ss] n. f. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, des régions tempérées du globe, comprenant de petites coccinelles ovales, à livrée noire et luisante, avec des taches orangées ou rouges,

hyperbate [pèr] n. f. (préf. hyper, et du gr. hainein, aller). Gram. Figure de grammaire qui consiste à renverser Tordre naturel des mots, comme : là coule un clair ruisseau, au lieu de un clair ruisseau coule là. C’est par hyperbate que 'Voltaire a dit :

A tous les cœurs bien nés que la patrie est chère !

hyperbole [pèr] n. f. (gr- huperbolê; de huper, au delà, et ballein, jeter). Figure de rhétorique, qui consiste à exagérer pour impressionner l’esprit ; un géant, pour un homme de haute taille; un pygmée, pour un petit homme. (L’hyperbole est le contraire de la litote.) Géom. Courbe qui est le lieu des points dont les distances à deux points fixes appelés foyers ont une différence constante.

— Enoycl. Géom. L'hyperbole possède un centre et deux axes de symétrie ; ellecomprend deux branches de courbes asymptotiques à deux droites (asymptotes) qui passent par le centre. La tangente en un point de la courbe fait des angles

égaux avec Hyperbole ; O, centre ; AA, BB, axes de les droites symétrie ; F, F, foyers ; C, C, branches de (rayons vec- la courbe ; D, D, droites asymptotes ; M, point teurs) qui joi- de la courbe ; MF, rayon vecteur, gnentcepoint

aux deux foyers. On déduit de là des propriétés de la courbe, analogues à celles de l'ellipse. On peut considérer Thyperbole comme la perspective d'un cercle, ou comme une section conique.

hyperbolique [pèr] adj. Qui exagère beaucoup ; expression hyperbolique. Qui a la forme de Thyperbole : miroir hyperbolique.

hyperboliquement [pèr, ke-man] adv. D'une manière hyperbolique : parler hyperboliquement.

hyperboliser [pèr, zé] v. n. Employer souvent Thyperbole. (Peu us.)

hyperbolisme tpèr-bo-lis-mé] n. m. Emploi abusif de Thyperbole. (Peu us.)

hyperboloïde [pèr-ho-lo-i-de] adj. Physiq. Qui ressemble à une hyperbole. N. m. Surface engendrée par la révolution d'une hyperbole autour d'un de ses axes.

— Encyoi.. Hyperboloïde de révolution. On l'obtient en faisant tourner une hyperbole autour d'un de ses axes : si Taxe fixe est Taxe transverse, on obtient un hyperboloïde à deux nappes ; si Taxe fixe est Taxe non transverse, on obtient un hyperboloïde à une nappe. L'hyperboloïde à une nappe est une surface réglée ; il admet deux systèmes de droites qui se trouvent entièrement sur la surface ; cette surface peut être considérée comme engendrée par une génératrice rectiligne d'un des systèmes s'appuyant sur trois génératrices de l'autre système.

Hyperboles, orateur et démagogue athénien, tué à Gamos en 411 av. J.-C. Ancien potier, il succéda à Cléon dans la faveur populaire. Il attaqua Nicias et Alcibiade, qui le firent revenir à Samos, où il fut tué.

hyperborée [pèr-bo-ré] ou hyperboréen, enne [pèr-bo-ré-in, è-ne] adj. (gr. hyperhnreos; de hyper, au delà, et Boreas, Dorée). Se dit des mers, des peuples, des pays situés tout à fait au nord : les anciens prêtaient aux peuples hyperboréens une félicité surnaturelle.

— Encycl. Les mythographes et même les plus

anciens géographes supposaient Texislence, dans le nord de l'Europe, au delà d'une chaîne de montagnes imaginaire de peuples bienlieureux, vivant sous un climat toujours égal, où Tannée comprend six mois de jour et six mois de nuit. Apollon et Persée avaient, racontait-on, émigré dans ce pays. La légende des monts Hyperboréens, ou R pbées. a faussé jusqu'au xv« siècle la construction des' cartes de l'Europe.

hyperchlorhydrie [pèr-kio-ri-dri] n. f.

'Trouble de la fonction sécrétoire de l'estomac, caractérisé par une augmentation d'acide chlorhydrique dans le suc gastrique.

— Encycl. L’hyperchlorhydrie se manifeste par une douleur survenant plus ou moins longtemps après l'ingestion des repas, des digestions difficiles, des éructations acides, des migraines, etc. Le traitement consiste à prendre des alcalins (carbonate de chaux, bicarbonate de soude), et surtout à suivre un régime qui n'ait pas d'action excitatrice sur la muqueuse gastrique. Ant. Hypochlorhydrie.

hypercholie [Ao-ff] n. f. Excès de sécrétion biliaire.

hypercinésie [i-pèr-si-né-zi] n. f. fpréf. hyper. et du gr. kiiiesis, mouvement). Irritabilité nerveuse portée à son plus haut degré.

hypercompresseur [Aon-prè-seur] n. m.

Appareil permettant d'obtenir une très grande pression : pour la synthèse de l'ammoniaque, G. Claude emploie un hypercompresseur qui donne une pression de I.OOi) atmosphères.

hypercompression [konprèsi-on] n. f.

Pression obtenue à l’aide d'un hypercompresseur.

hypercrise [pèr-kri-ze] n. f, (préf. hyper, et de crise). Crise exceptionnellement violente.

hypercritique [pèr] n. m. Critique rigoureux. N. f. Science de la critique la plus minutieuse.

hypercy de [))ér-.si-A'le] n. m. (préf. hyper, et du gr. kuklos, cercle), math. Figure fictive de Thyperespace, qui correspond à la circonférence du cercle dans le plan et à la sphère dans l'espace.

hyperdulie [pér-du-D'l n. f. (préf. hyper. et du gr. doulos, esclave). Culte que les catholiques rendent à la sainte Vierge, par opposition au culte de dulie, rendu aux saints.

hyperémèse n. f. Vomissements incessants. (Ce nom s'applique surtout aux vomissements incoercibles de la grossesse.)

hyperémie \pè-ré-m{\ ou hyperhémie [pè-ré-mî\ n. f. (préf. hyper, et du gr. haima, sang;. Congestion sanguine dans un organe.

— Encycl. On provoque Thyperémie en paralysant les nerfs vaso constricteurs, ou en excitant les nerfs vaso-dilatateurs. Quand un organe est hyperémié, il y a d'abord congestion, puis sclérose de l’organe ; il en résulte des troubles fonctionnels divers.

L'hyperémie est due à des altérations des vaisseaux ou des capillaires, à des compressions par des tumeurs, etc. On provoque aussi Thyperémie dans les tissus enflammés, pour hâter la guérison : c'est la méthode de Hier.

hyperémier ou hyperhémier pè-ré-mi-é] V. a. (Se conj. comme prier.) Produire une hyperémie,

hyperespace fpé-rés-pa-se] n. m. (préf. hyper. et de espace). Math. Abstraction qui désigne un espace fictif à quatre dimensions.

hyperesthésie [pé-i’ès-fé-zf] n. f. (préf. hyper, et du gr. aisthêsis, sensation). Méd. Sensibilité exagérée.

— Encycl. L’hyperesthésie est le plus souvent localisée à la peau ; elle s’observe dans les maladies cutanées, les névroses, les intoxications. On ne doit pas la confondre avec la douleur. On traite l'hyperesthésie par les analgésiques et les anesthésiques.

hyperesthé tique [és-fé] adj. Relatif à Thyperesthésie.

hyperfocal, e, aux [pèr] adj. Distance hyperfocale, la plus petite distance à laquelle on doit placer un objet, d’un appareil photographique, pour que celui-ci en donne une image nette.

hypérgénèse fpèr-jé-nè-ze] n. f. (préf hyper, et du gr. genesis, génération). Développement anormal d'un élément anatomique.

hypergénétique [pèr] adj. Qui a rapport à

Thypergénèse.

hypergéométrique 'pèr] adj. se dit d une

série dont les termes se déduisent les uns des autres, suivant une loi plus compliquée que dans la progression géométrique.

hyperglobulie [pèr, It] n. f. Augmentation du nombre des globules rouges du sang.

hyperglycémie n. f. Augmentation de la proportion de sucre que contient io sang (par exemple dans le .diabète).

hypéricacées 'sé] n. f. pl. Famille de plantes dicotylédones dialypétales superovariées. S. une hypéricacée.

— Encycl. Les hypéricacées ont la tige et la racine remplies de canaux sécréteurs oléifères, et la feuille criblée de poches sécrétrices, auxquelles les mille-pertuis doivent leur nom. Les genres principaux sont : mille-pertuis, cratoxyle, vismie, etc.

Hypéride, orateur athénien, contemporain et émule de Démosthène. Il défendit l'hryné, dans un procès célèbre. Adversaire implacable de la Macédoine. il fut mis à mort (322 av. J.-C.) par ordre d'Antipater. Nous avons consei-vé de lui six remarquables discours ; entre autres, l'Oraison funèbre des Athéniens tués à Lamia.

hyperidrose n. f. Excès de sécrétion sudorale. (L hyperidrose plantaire se traite par les bains de pieds formolés et les poudres desséchantes (talc].) hypériodate n. m. Sel de Tacide hypériodique. hypériodique adj. Se dit d'un acide I0‘1I, 211’0 fondant à 130°.

Hypérion, Titan, fils d'Ouranos et de Gæa, père d'ilélios (le Soleil), avec lequel il est souvent confondu.

hyperionien [pèr, ni-in] adj. m. (de hyper, et ionien}. Mus. anc. Se disait d'un mode qui était d'une quarte au-dessus de l’ionien.

hypermétamorphose [fô-ze] n. f Mode de développement postembryonnaire de beaucoup d'insectes, qui passent par des états plus nombreux

que ceux du commun de ces êtres. Tous les insectes sujets à Thyperuietamorphosc sont parasites

hypermètre adj. (préf hyper, et du gr. inetron, mesure). Métr. anc. Se dit de vers qui ont en apparence une syllable de trop, m.ais qui, en réalité, élident leur voyelle finale sur celle qui commence le premier mot du vers suivant.

hypermétrique adj. Se dit des espèces animales dont la faille est au-dessus de la moyenne.

hypermétrope [pèr] n. m. Celui qui est atteint d’hypermétropie.

hypermétropie [pèr. pî] n. f (préf hyper. et du gr. metron, mesure, et âps, oeil). Etat de Toeil dans lequel les rayons lumineux parallèles à Taxe forment leur foyer au delà de la rétiner hypermnésie [pèr-mné-zi] n. f. (préf. hyper. et du gr. mnêsis, mémoire). Excitation anormale de la mémoire.

Hypermnestre, une des cinquante Danaïdes, la seule qui épargna son époux, Lyncée. {Myth.)

hyperoodon n. m. Genre de cétacés, comprenant de grands animaux des mers du nord, ayant deux dents permanentes à la mâchoire inférieure.

— Encycl. L'hyperoodon est activement chassé par les baleiniers, parce que sa graisse peut se mé-

Hyperoodon.

langer avec le spermacéti ou blanc de baleine. Il mesure plus de 8 mètres de long, et ne vit que de céphalopodes tels que les calmars.

hyperorganlsme Ipé-ror-gha-nis-me] n. m.

Nom donné par certains sociologues aux corps sociaux, pour marquer à la fois leurs analogies et leurs différences avec les organismes biologiques.

hyperOStOSe n. f. Syn. de EXOSTOSE.

hyperoxyde tpè-rok-si-de] n. m. Chim. Se dit quelquefois de Toxyde d'une série, qui contient le plus d'oxygène.

hyperphysique [pèr] adj. Surnaturel, métaphysique.

hyperplasie [pèr-pla-zî] n. f. (préf hyper, et du gr. pîasis, action de façonner). Prolifération excessive d'un élément anatomique.

hypersécrétion [pèr, si-on] n. f. sécrétion d'une abondance anormale.

hyperstéréoscopie n. f. Procédé de photographie stéréoscopique, dans lequel l’écart entre les objectifs i-arie proportionnellement à la distance des objets à reproduire.

hypersthène [pèr-stè-ne]n. m. Minér. 'Variété de pyroxène.

hypersthénie [pèr-sté-nt] n. f. (préf hyper, et du gr. sthenos, lorce). Fonctionnement exagéré de certains tissus ou appareils.

— Encycl. L’hypersthénie, qui était opposée autrefois à l'asthénie et à l'adynamie, ne s’applique plus aujourd'hui qu'aux dyspepsies dans lesquelles il y a exagération des fonctions sécrétoires.

hypersthénique [pèr-sté-ni-ke] adj. Qui est atteint d'hypersthénie.

hypertenseur adj. m. Se dit des médicaments qui augmentent la tension artérielle, comme l’adrénaline.

hypertensif, ive [pèr-tan] adj. Qui relève la tension sanguine. N. m. Médicament qui produit cet effet ; la digitale est un hypertensif.

hypertension [pèr-tan] n. f Tension supérieure à la normale. Méd. Augmentation de la tension artérielle, qui se caractérise par des vertiges, des maux de tête, de la polyurie, etc., et qui se rencontre au début et dans le cours de l'artériosclérose et au commencement des néphrites chroniques.

hyperthermie [pèr-tèr-mî] n. f. (préf. imper, et du gr. thermos, chaleur). Augmentation de la température normale. Syn. de fièvre.

hyperthermique [pèr-tèr] adj. Qui est atteint d hyperthermie.

hyperthyron (mot gr. ; de huper, au-dessus, et thura, porte) n. m. Archit. Espèce de table ou de frise au-dessus du chambranle, dans les portes doriques.

Hypcrtliyron.

l-zej n. f. (préf. hyper, et du gr. trikhos, poil). Exagération de développement des poils et des cheveux.

hypertonie [nèr-fonf) n. f. Excès de ton ici té dans les tissus.

hypertrichose [la

hypertrophie [pèr-tro-f{] n. f. (préf. hyper, et du gr. trophè, nourriture). Accroissement anormal du tissu d'un organe : hypertrophie du cœur.

— Encycl. L'hypertrophie reconnait des causes mécaniques, comme un rétrécissement urétral, qui provoque l'hypertrophie de la vessie ; une irritation locale, comme dans les fractures ; la stase veineuse. etc. Tous les tissus peuvent s’hypertrophier : le cœur, le corps thyroïde (goitre), le foie, la rate, la prostate, etc. Après l'hypertrophie vient souvent TafropAi’e.

hypertrophié, e 'péri adj. Atteint d'hypertrophie ; organe hypertrophie.

hypertrophier \pèr-tro-fi-é] v. a. (Se conJ. comme prier.) Produire Thypertrophie.

Hypne : a, fruit jeune ; by fruit mùr.

HYP

hypertroptllque [pèfi adj. Qui a les caractères de l'hypertrophie ;'qui s'accompagne d'hypertrophie.

hypèthre adj. et n. m. (du gr. upaithros, découvert). Archéol. A ciel ouvert, sans toit, en parlant d’un édifice : des temples hypèthres.

liyplie n. m. (du gr. huphos, tissu). Nom donné aux filaments dépourvus de chlorophylle, qui constituent l'élément fondamental du corps d'un champignon ou d'un lichen.

hypUéniie [mî\ n. f. (du préf. hypo, et âu gi*' haima, sang). Diminution de la masse du sang.

Uypliolome n. m. Genre de champignons vénéneux,. de la famille des agaricinées, qui poussent sur les vieux troncs d'arbres coupés ; l'hyjsholome en touffes ou hypholome fasciculè est appelé aussi souchettc soufrée.

hyphomycètes n. m. pl. Groupe de champignons formés de filaments rampants ou dressés, et constituant ce qu’on appelle vulgairement les moisissures. (Ils vivent sur les écorces d’arbres, les objets exposés à l’humidité, les feuilles, et causent diverses maladies aux végétaux.) S. un hyphomycète.

liypiLSlgOgique adj. (du gr. hupnos, sommeil, et agngoSy qui conduit, accompagne). Se dit des états de conscience qui se produisent au moment où le sommeil nous gagne, et à celui où il nous quitte :

hallucinations hypnagogi^ ques.

hypnal n. m. Combinaison du chloral et de l’antipyrine, qui s’emploie comme hypnotique à la dose de 1 à 2 grammes.

hypne n. f. Bot. Genre de ‘mousses.

— Encycl. Les hypnes sont des bryacées pleurocarpées, qui croissent sur la terre, les rochers, les troncs d’arbres. IShypne triquètrCy la plus commune et la plus élégante des mousses de France, sert pour emballer les objets fragiles et garnir les jardinières des appartements.

hypnogène adj. (du gr. hupnos, sommeil, et gennân, engendrer). Qui produit le sommeil.

hypnologie [jî] n. f. (du gr. hupnos, sommeil, et logos, discours). Traité du sommeil.

hypnologique adj. Qui concerne l’hypnologie. Hypnos, dieu grec du sommeil, fils de TErèbe et de la Nuit, frère jumeau deThanatosda '

Mort). (Myth.)

hypnose

nd-ze] n. f.

Vigr. hupnos, sommeil).

Sommeil provoqué par des moyens artificiels. V. HYP-

NOPTISMB.

hy pno-

Sie [ip-nô-zî]

n. f. Maladie du sommeil.

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