HYPODERMIQUE
liypOderiUOSÔ \dèr-mÔ-ze] n. f. Affection causée aux animaux, et plus particulièrement aux bovins, par des hypodermes.
— Encycl. L’hypoderaiose est c.Tractérisée par la présence de tumeurs, de volume variable, sur le dos, les épaules, les reins. Ces tumeurs renferment chacune une larve d’hypoderme, qui, parvenue à son complet développement (mai-juin), tombe à terre pour se nymphoser. Les tumeurs guérissent peu à peu, mais le cuir a perdu une parUe de sa valeur, par suite des trous qui le marquent.
On lutte contre cette maladie en détruisant les larves d'hypodermes dans les tumeurs, soit par extraction au moyen d’une pointe mousse aseptisée, soit à Taille d’une aiguille rougie au feu.
hypodermothérapie \dèr, pl] n. f Traitement par la méthode hypodermique.
hypoépathie n. f. (du préf. hypo, et du gr. hêpar, atos, foie). Insuffisance de fonctionnement du foie.
hypoesthésie [ès-té-zî] 'n. f (du préf hypo, et du gr. aisthêsis. sensation). Sensibilité diminuée, qui se rencontre dans certaines névroses.
tiypOgastre [ghas-tre'] n, m. (du préf. hypo^ et du gr. gastêr, ventre). Partie inférieure du Ventre. Ant. Epigastre.
hypogastrique [ghas-tri-ke] adj. Qui appartient àThypogastre : douleurs hypogastriques.
liypogastrocèle [ghas-tro] n. f. Hernie développée dans la région hypogastrique.
hypogé. e adj. Boî. Se dit des cotylédons qui restent sous la terre, lors de la germination.
hypogée \jé] n. m. (du préf. hypo^ et du gr. gé^ terre). Excavation ou construction souterraine de toute sorte (carrières, cryptes des temples, caveaux des maisons, etc,). Spéciaîem. Tombeau souterrain, chez les anciens.
— Encycl. Hist. anc. Les vestiges des sépultures souterraines sont nombreux dans presque tous les pays où se sont développées les civilisations antiques.
L’hypogée comprenait toujours une ou plusieurs chambres sépulcrales, où reposait le mort sur un lit funèbre ou dans un sarcophage. Mais Taménagement de ces tombeaux souterrains a varié beaucoup. Souvent, Thypogée est un simple caveau creusé dans le sol et recouvert d’un amas de terre (tumuli de Troade) ; parfois, on a utilisé d’anciennes carrières (nécropoles de Thèbes en Egypte). D’autres hypogées ont été creusés dans le tuf ou dans le roc ' tombeaux de TAttique, de Lycie, d’Afrique). En certaines contrées, les parois des chambres funéraires sont décorées de fresques représentant des scènes de la vie ou de Tautre monde (tombes étrusques de Corneto, catacombes de Rome); ailleurs, la décoration intérieure est simple, mais la façade extérieure est très
Î'L' tytmmÊmggmgmm^mgagggÊÊgk ..v B - Bjl „ < ■ j^HI ) B
L'Hiver '(Puvis de Chavannes)^ v. p. 1118.
Hercule tuant l'hydre (le Guide), v. p. 110.i).
Les Huas (Clieca,, v. p. llôîl.
Saint Hubert (Hreugliel le 'Vieux,, v. p. 113-5.
Le Serment des Horaces -Davidj, v. p. 1137.
Reddition de Huningue (Détaillé), v. p. 1139.
Le Jardin des Hespérides (F. Leighton), v. p. 1109.
(jo*
LAR. L'MV., i V
HYP
hypogyne adj.(da préf. hypo, et du gr. guné, femelle). Se dit d'une partie de la fleur, insérée directement par le réceptacle au-dessous de l'ovaire.
hypogynie [nî] n. f. Etat des plantes à étamines hypogynes.
hypogynique
adj. Se dit du mode d'insertion des étamines hypogynes.
hypohémie [ml] n. f. (du préf. hypo, et du gr. haiina, sang).
Circulation sanguine défectueuse et lente, caractérisée par la pâleur des tissus ou de la peau.
hyponomeute
n. m. Genre d’insectes lépidoptères microlépidoptères, renfermant de petites teigjnes dont les chenilles (dites chenilles fileuses) causent de grands dégâts dans les vergers.
— Encycl. Les deux espèces les plus nuisibles de ce genre sont l'hyponomeute du pommier et l'hyponomeute du poirier. On leur fait la chasse soit en capturant les papillons à l'aide de pièges lumineux, soit en détruisant les chenilles ; mais, comme cellesci apparaissent sur les arbres après le développement des premières feuilles, l'échenillage ordinaire est inapplicable, et il faut alors employer les pulvérisations insecticides (bouillies cupriques, nicotinées, ou émulsives de pétrole et de savon noir) dès la sortie des feuilles.
hypope n. m. Forme larvaire de certains acariens et notamment les tyroglyphes.
hy pophosphate [fos-fa-te] n. m. Sel de l’acide hypophosphorique.
hypophosphite [fos-fi-te] n. m. Sel de l'acide hypophosphoreux : les hÿpophosphites sont employés en médecine comme toniques.
hypophosphoreux, euse [fos-fo-reü, eu-zej adj. (préf. ftj/po, et phosphoreux). Se dit du composé acide PÔH’(OH) qui se forme dans la décomposition de l’eau en présence du phosphore et d alcalis
Hypogée ; 1. Façade d’uii hypogée égyptien ; 2. Chambre sépulcrale égyptienne ; 3, Galerie du Sérapéum ; 4. Chambre funéraire étrusque ; 5. Chambre sépulcrale d’Amrilh ^Phénicie) ; 6. Mausolée d’Amrith ; 7. Columbarium romain.
gens qui sont contraints de rester couchés sur le dos, fréquente chez les vieillards alités.
hypostatiquement [pos-ta-ti-ke-man] adv.
D'une manière hypostatique.
hyposthénie [pos-té-ni] n. f. 'du préf. hypo, et du gr. sthetios, force). Fonctionnenient diminué, de certains tissus ou appareils, principalement des appareils sécrétoires.
hypo thénique [pos-té-ni-ke] adj. Quia rapport à l'hyposthénie.
hyposthénisant [pos-té-in-zmt], e adj. Qui abat les forces.
hyposthénisatlon [pos-té-ni-za-si-on] n. f. Affaiblissement, abattement des forces.
hyposthéniser [pos-té-ni-zé] v. a. Procurer l'hyposthénie.
hypostyle [pos-ti-le] adj. jgr. hupostulos; de hupo, au-dessous, et de stul
adj. Se dit d'un '0>)“(OH)* qui se
hypophosphorique i
anhydride P*0* et d'un acide , forment par l’oxydation du phosphore à l’air humide.
hypophysaire adj. Qui a rapport à l’hypophyse ; l'opothérapie hypophysaire est indiquée dans les troubles causés par le mauvais fonctionnement de l'hypophyse.
hypophyse [/î-ze] n. f. (du préf. hypo, et du gr. phusis, production). Organe glandulaire, de 8 à 10 millimètres de diamètre chez 1 homme, et situé à la base du crâne dans la cavité de la selle turcique. Les lésions de l'hypophyse amènent des troubles du développement corporel (gigantisme), du diabète, de l’obésité, etc.
hypopyon n. m. Dépôt de matière purulente dans la chambre antérieure de l'oeil du cheval, après une kératite.
hyporchème [kè-me] n. m. (gr. huporchêma ; de hupo, sous, et orcheisthai, danser). Littér. gr. Chant choral qui était consacré à Apollon ou à Artémis, plus tard à d'autres dieux, et qui était accompagné de danses imitatives, légères et joyeuses.
hyporrythme [po-rit-me] n. m. (de hypo, et rythme]. 'Vers hexamètre sans césure.
hypoSCénium [pos-sé-ni-om'] n. ra. (du gr. hupo, sous, et skêné, scène). Antiq. gr. Mur qui soutenait la scène d'un théâtre au-dessus de l’orchestre. Partie de l’orchestre située devant ce mur.
hypospadias 'pos-pa-di-ass\ n. m. du préf. hypo. et du gr. spân, déchirer). "Vice de conformation dans lequel l’urètre s'ouvre au-dessous de la verge.
hyposphyxie n. f. (du gr. hupo, au-dessous, et sphuxis, pouls). Faiblesse du pouls, avec relèvement de la circulation et tendance à la cyanose.
hypo Staminé, e [pos-ta] adj. Qui a rapport à l'hypostaminie.
hypostaminie [pos-ta-mi-nî] n. f. Caractère des plantes dont les étamines sont insérées sous l'ovaire.
hypostase ’pos-ta-ze] n. f. (gr. hypostasis ; de hupo, sous, et stasis, action de se tenir;. Théùl. Personnalité distincte : il y a en Dieu trois hypostases.
hypostatique [pos-ta] adj. (de hypostase). Théol. Qui forme une seule personne : union kypostatique du Verbe avec la nature humaine, méd. Congestion hypostatique. Congestion pulmonaire des
d’une salle dont le plafond est soutenu au moyen de colonnes de style quelconque.
hyposulfate
n. m. Sel de l’acide hyposulfurique.
Syn. DITUIONATE.
hyposulflte
n. m. Sel de l’acide h yp osul fur eux .
Syn. THIOSULFATE.
— Encycl. Les hyposulfltes se préparent soit par oxydation du soufre en présence des bases, soit par réduction des sulfites. Ils dissolvent les chlorure, bromure et iodure d'argent ; c’est pourquoi on les emploie, en photograhi e, P O U r fi X er image ; ils sont encore utilisés comme mordants Salle hypostyle du temple de Camac. dans la teinture sur
calicot, etc. L’hyposulfite de sodium (S’QsNa’.BH’O) est employé comme antichlore dans les masques de protection, et antiputride. Méd. L'hyposulfite de soude est employé comme antiseptique dans les infections pulmonaires fétides; il a été préconisé comme pouvant empêcher la production des accidents anaphylactiques.
hyposulfureux [reù] adj. m. Se dit d'un acide S*OMI“ instable, dont les sels ihyposulfites) sont parfaitement connus. Syn. tuiosulfurique.
hyposulfurique adj. m. Se dit d'un acide instable S“0“fl'. Syn. ditiiio.nique.
hyposystolie n.f. Diminution delà vigueur des contractions cardiaques, précédant parfois 1 asystolie.
hypotenseur adj. Se dit des médicaments qui diminuent la tension sanguine, comme les nitrites.
hypotensif dan-sir, ive adj. Qui diminue la tension sanguine les courants de haute fréquence sont hypotensifs.
hypotension [tan] n. f. Diminution de la tension sanguine, qui généralement est égale à 15 cent, de mercure : le bain statique combat l'hypotension.
fi
ornée nécropoles de Perse'. Enfin, de nombreux hypogées sont entièrement construits en
pierre.
hypogéique adj.
Se dit d'un acide gra.s contenu dans l’huile d’arachide.
hypoglobu lie
[/f] n. f. Diminution du nombre des globules rouges du sang.
hypoglosse [,?fose] adj. (du préf. hijpo, et du gr. y fossa, langue).
Se dit de certains nerfs placés sous la langue.
hy poglossit e [glo-si-te] n. f. Inflammation de la partie inférieure de la langue.
liyPOgOU® n “
(du préf. hypo, et du gr.
gonè, semence). Sot. Partie membraneuse qui se trouve au-dessous des organes de la fructification.
hypoténuse mu-ze] n. t. du préf. hypo. et du gr. trinein. tendre). Côté ojiposé à 1 angle droit dans un triangle rectangle : le carré construit sur l'hypoténuse d'un triangle rectangle „ est équivalent à la somme des ° carres construits sur les dettx autres côtés.
hypothécable adj. Qui peut être hypothéqué.
hypothécaire [â-é-rei * c
adj. Qui a ou donne droit Triangle rectangle: BC, d'hypothèque : créancier, hypoténuse.
dette hypothécaire. Caisse
hypothécaire, qui prête aux propriétaires moyennant hypothèque sur leur immeuble.
hypothécairement 'kè-re-man] adv. Avec hypothèque : créance garantie hypothécairement.
hypothénar adj. invar. Se dit d’une éminence, d'une saillie que forment à la partie interne de la paume de la main les trois muscles courts, moteurs, du petit doigt. V. la planche homme.
hypothèque n. f. du gr. hupothêké, gage). Droit réel dont est grevé un immeuble, pour garantir le paiement d'une créance.
— Encycl. Il y a deux catégories de créanciers : l“les créanciers chirographaires (v. créance , entre lesquels l'actif du débiteur est réparti proportionnellement au marc le franc (v. contribution) ; 2“ les créanciers privilégiés, ou hypothécaires, au profit desquels il existe des « causes légitimes de préférence )), savoir : les qjrivilèges et les hypothèques, et le droit de rétention. \. privilège, rétention.
I, hypothèque est un droit accessoire, qui suit le sort de la créance principale : elle est pour les immeubles ce qu’est le gage pour les meubles.
L’hypothèque, faute de paiement, donne au créancier le droit d’exiger la tradition effective de l’immeuble, et de le revendiquer même contre lea tiers. En cas de vente de fonds, elle lui attribue •. 1» un dro'it de préférence sur le prix, c’est-à-dire qu'il sera payé avant tous les autres créanciers qui n’ont pas une hypothèque antérieure à la sienne ; 2o un droit de suite, c’est-à-dire de forcer le détenteur de l’immeuble, à quelque titre que ce soit, d’abandonner l’immeuble, ou d’en subir l’expropriation, s’il ne préfère acquitter le montant intégrai de la dette.
Le créancier ne peut toutefois exercer lè droit de suite s’il n’a pas pris inscription avant que l’acte par lequel le débiteur a aliéné l’immeuble hypothécaire ait été transcrit ; car, à partir de la transcription, les créanciers privilégiés ou hypothécaires ne peuvent prendre utilement inscription sur le précédent propriétaire.
La loi déclare seuls susceptibles d’hypothèque : 10 les immeubles par nature, y compris les mines concédées ; 2“ les immeubles par destination, qui ne peuvent être hypothéqués séparément du fonds dont ils dépendent ; 3“ l’usufruit de ces immeubles ; 4» les actions de la Banque de France immobilisées.
L'hypothèque ne peut frapper les meubles, sauf les navires.
Le Code civil divise les hypothèques en hypotheques légales, judiciaires ci conventionnelles.
Les hypothèques légales sont celles qui résultent directement de la loi : 1“ celle des femmes mariées, sur les biens de leur mari ; 2» celle des mineurs et interdits, sur les biens de leur tuteur ; 3“ celle de l'Etat, des communes et des établissements publics, sur lés biens des comptables ; 4» celle des légataires, sur les immeubles de la succession ; B“ enfin, les privilèges dégénérés en simple hypothèque pour n’avoir pas été inscrits dans les délais fixés par la loi. Les deux premières espèces des hypothèques légales sont dispensées de la formalité de l'inscription.
L’hypothèque judiciaire résulte des jugements ainsi que des reconnaissances ou vérifications, faites en jugement, des signatures apposées à un acte obligatoire sous seing privé.
L'hypothèque conventionnelle dépend des contrats et de leur forme extérieure. Les mineurs, les interdits, les femmes mariées, ne pouvant disposer librement de leurs biens, ne peuvent non plus contracter une hypothèque. Les immeubles de mineurs, des interdits et des absents ne peuvent être hypothéqués qu’en vertu d’un jugement, et en se conformant aux formalités établies par la loi. La loi permet cependant de consentir une hypothèque par acte sous seing privé ; mais il faut pour cela que le sousseing soit déposé par les deux parties chez un notaire, et la constitution d’hypothèque doit être renouvelée dans l’acte même de dépôt.
La forme extérieure à laquelle est assujettie la convention d’hypothèque est un acte authentique devant deux notaires, ou devant un notaire et deux témoins.
La préférence est donnée à l’hypothèque qui a reçu la première la publicité légale par une inscription régulière sur les registres du conservateur. La loi n’admet d’exception qu’en ce qui concerne ; 1“ les hypothèques légales des mineurs et des interdits sur les immeubles de leur tuteur ; 2® 1 hypothèque légale de la femme sur les biens de son mari. Dans le premier cas, l’hypothèque prend date du jour de l’acceptation de la tutelle ; dans le second, du jour de la célébration du mariage. . . „
Le conservateur des hypothèques est le fonctionnaire chargé de l’exécution des formalités prescrites pour la conservation des hypothèques et la consolidation des mutations de propriétés immobilières, ainsi que de la perception des droits établis au profit du Trésor pour chacune de ces formalités. L’inscription a lieu au bureau du conservateur de l’arrondissement où sont situées les propriétés.
Les inscriptions doivent, pour conserver leur effet, être renouvelées tous les dix ans ; sinon, elles seraient primées par les inscriptions prises avant le renouvellement.
Les créanciers qui ont le privilège ou hypothèque sur un immeuble le suivent en quelque main qu’il passe, afin d’être payés suivant l’ordre de leurs créances ou inscriptions. Le tiers détenteur, à quelque titre que ce soit, du bien aliéné demeure obligé, par l’effet seul des inscriptions, à toutes les dettes privilégiées ou hypothécaires. Il a toutefois le droit de choisir entre ces trois partis ; 1» s obliger au payement de toutes les dettes, auquel cas il jouit des termes et délais accordés au débiteur originaire ; 2» faire, au greffe de la situation des biens,
HYP
le délaissement de l'immeuble qu'il délient, auquel cas il cesse d'élre tenu vis-à-vis des créanciers ; 3» purger les privilèges ou hypothèques, c'est-à-dire conserver l'immeuble, à la charge seulement de payer aux créanciers le prix de son acquisition ou la valeur qu'il offre de l'immeuble qui lui a été donné. Faute par le détenteur de recourir à un de ces trois moyens, il est exproprié de l'immeuble hypothéqué.
La loi indique quatre modes d'extinction des hypothèques ; ce sont ; 1» l'extinction de l'obligation principale, c'est-à-dire de la créance dont l'hypothèque n'est que l'accessoire ; 2» la renonciation du créancier à l'hypothèque ; 3“ la prescription ; 4-» l'accomplissement, par le tiers détenteur, des formalités et conditions prescrites pour la purge.
Les ventes forcées ou adjudications par autorité de justice opèrent par elles-mêmes la purge des privilèges et hypothèques, par la simple transcription du jugement.
Lorsque l'hypothèque disparaît du consentement des parties capables, ou en vertu d'un jugement, ce consentement doit être constaté par un acte authentique dont expédition est déposée au bureau du conservateur.
Hypothèque maritime. V. marine.
hypotlléquer [kè] v. a. (Se conj. comme aecélérer.) Soumettre à l'hypothèque ; hypothéquer une terre. Garantir par une hypothèque : hypothéquer une créance. Fig. Engager, lier ; hypothéquer l'avenir. Pop. Mal liypothéqué, très malade outrés embarrassé.
hypotlieriiaie \t'er-mî] n. f. (du préf. hypo, et du gr. thermos, chaleur). Diminution de la température normale du corps : l'hypothermie est de régie chez les diarrhéiques.
hypotllèse Ité-ze] n. f. (gr. hupothesis ; de hupo, dessous, et tithèmi, je place). Supposition que ï'on fait d'une chose possible ou non, et dont on tire une conséquence ; hypothèse hasardeuse.
Hypothèses cosmogoniques {leçons sur les), par Henri Poincaré (1911), livre magistral où l'auteur étudie les hypothèses cosmogoniques générales, et aussi quelques problèmes plus restreints {origine du rayonnement solaire, constitution de la 'Voie lactée).
hypotllétique adj. Qui est fondé sur une hypothèse : raisonnement hypothétique. Douteux, incertain ; succès hypothétique.
tiypotllétiqueineilt [ke-man] adv. Par hypothèse.
hypotonie n. f. (du préf. hxjpo, et du gr. tonos, tension). Pression ou tension au-dessous de la normale.
— Enotcl. L’hypotonie est un état dystrophique, soit héréditaire, soit acquis, caractérisé par un relâchement de la peau, des modifications de ses glandes donnant lieu à de l'érythrose ou au contraire à une couleur ivoirine de la peau, puis aux ptoses viscérales. Le traitement sera surtout reconstituant (préparations phosphorées).
hypotonique adj. Sérumhypotonique, s'émm dont la concentration moléculaire est inférieure à celle du sang. (Il a été recommandé dans le coma diabétique ; il est composé d'une solution de bicarbonate de soude à 8 p. 1.000.)
hypotrophie \ff\ n. f. (du préf. hypo, et du gr. Irophos, nourriture). Nutrition insuffisante ou amoindrie.
hypotypose [p6-zé\ n.f. (gr. hupotupôsis ; de hupo, dessous, et tupos, figure). Figure de rhétorique, qui peint les choses dontonparle avec des couleurs si vives, qu’on croit les voir.
h y P O xanthite
n. f. Ocre appelée aussi terre de Sienne.
hypsignathus
[fuwjn.m. Genre de mammifères, chiroptères, comprenant des roussettes propres à l’Afrique occidentale, et remarquables par le développement du museau.
hypsipète n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, dont la livrée, la taille et les mœurs sont celles des cincles : les hypsipètes habitent Madayascar et les Mascareignes.
Hypsipyle, fille de Thoas, roi de Lemnos. Lors du massacre général des Lemniens par leurs femmes, elle sauva son père. Elle eut deux enfants de Jason. Elle devint l'esclave de Lycurgue, roi de Némée.
hypsirhynque Irin-ke] n. m. Genre de reptiles ophidiens, de la famille des colubridés ; l'hypsi-
rhynque est un serpent inoffensif, de taille médiocre, propre aux Antilles, et commun à Saint-Domingue.
hypsogoniomè-
tre n. m. (du gr. hupsos, hauteur, gônia. angle, et metron, mesure). Appareil utilisé en planimétr i e et nivellement.
hypsographie
\fî] n. f. (du gr. hupsos,
hauteur, et graphè, description). Description des lieux élevés, des montagnes.
hypsomètre n. m. (du gr. hupsos, hauteur, et metron. mesure). Physig. Instrument qui permet de mesurer l'altitude d'un lieu en déterminant la température à laquelle l’eau bout en ce lieu,
— Encycl. On sait que la température à laquelle l'eau entre en ébullition varie dans le même sens que la pression extérieure ; elle diminue, par suite, avec l'altitude. L'hypsomètre n’étant qu’un thermomètre de précision, des tables ont été construites, qui font connaître la température d’ébullition au lieu d'observation ; il suffit donc de consulter ces tables, pour connaître l'altitude, hypsométrie [trî] n. f. (de hypsomètre). Science de la mesure des hauteurs. Relief.
hypsométrique adj. Qui se rapporte à l'hypsométrie : courbe hypsométrique.
Hyrcan souverain pontife des Juifs de 136 à 106 av. J.-C., successeur de son père Simon Macchabée ; — Hyrcan II, souverain pontife et roi des Juifs de 79 à 38 av. J.-C., successeur de son père Alexandre Janée, tué en l’an 30.
Hyrcanie, contrée de l'ancienne Perse, au S. et au S.-E. de la mer Caspienne que l’on appelait aussi mer liyrcanienne. Elle était autrefois célèbre par ses tigres, et par la rudesse sauvage de ses habitants.
Hyrcanien,
©nne [ni-in. è~ne . habitant ou originaire d'Hyrcanie : les Hyrcaniens. Adjectiv. : population liyrcanienne.
Hyrcanienne
(mer), un des noms donnés à la mer Caspienne, parles anciens habitants du pays qui y touchait au S.-E. et au S.
hyrgql n. m-. Mercure colloïdal employé contre la syphilis.
hy sope [zo-pe] n. f.
(gr. hussopos). Genre de labiées aromatiques.
Fig. Par souvenir du langage de la Bible, on se sert quelquefois du mol hysope dans le sens de chose petite, sans importance : les intérêts de l'individu sont de l'hysope auprès des cèdres de l'intérêt général.
Depuis le cèdre jusqu'à V hysope, du plus Hysope : a, coupe de la fleur, grand au plus petit.
— Encycl. Bot. Les hysopes ou hyssopes {hyssopus), dont on connaît un assez grand nombre d'espèces de l'Europe et de l’Asie, sont de petits arbrisseaux à fleurs bleues.
On emploie Yhysope officinale tomme aromatique, stimulante et béchique.
Hystaspe ou Hystaspès (en perse Yishtaçpa), sairape perse, père de Darius 1er.
liystéralg^ie [is-té-ral-jî] n. f. fdu gr. Imstera, matrice, et algos, douleur). Névralgie utérine.