‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1090 sur 1225 · V, SOMMEIL · texte numérisé non relu

V, SOMMEIL

hypnotique adj. Qui a rapport à l'hypnose ; sommeil hypnotique. {Se dit Hypnos (statuette de bronze trouvée des medi- à Etaples).

caments qui ^ '

provoquent le sommeil.) N. in. : un hypnotique.

tiypnotiser [zé] v. a. Endormir pai' les procédés de l'hypnotisme. S’hypnotiser v. pr. Concentrer toute son attention et ses espoirs : s'hypnotiser sur une affaire.

ttypnotiseur [zeurl n. m. Celui qui hypnotise, liypnotism© [ïis-mej n. ra. (de hypnotique). Ensemble des phénomènes qui constituent le sommeil artificiel provoqué : ^hypnotisme favorise la suggestion.

— Encycl. Depuis Mesmer, et surtout depuis James Braid, qui a donné au mesmérisme et au magnétisme animal son nom moderne, l’hypnotisme a fait des progrès considérables. L’école de la Salpêtrière, avec Charcot, Richet, Féré, etc., a établi, en étudiant la suggestion, une classification et une explication scientifiques de tous les faits recueillis.

On distingua le grand hypnotisme ou hypnose hystérique, et le petit hypnotisme. Dans le grand hypnotisme, on observe d'abord trois phases : la léthargiey la catalepsie et le somnambulisme provoqué. Le sommeil hypnotique est provoqué par la fixation du regard, l’occlusion des paupières, etc., tandis que la catalepsie est provoquée par la projection subite d’une lumière vive, ou par un bruit intense.

L'hypnotisme a donné lieu à de nombreuses applications thérapeutiques ; il a surtout été employé avec succès dans le traitement des maladies mentales. La pratique de l'hypnotisme est loin d’étre sans danger.

liypnotiste [ifs-ïe] n. et adj. Se dit d’une per-sonne qui s’occupe d'hypnotisme.

iiypo, forme francisée de la préposition grecque /lupo I au dessous), entrant dans la formation d^un certain nombre de mots français, et qui, en chimie, indique un composé d’un degré inférieur aux compo.sés désignés par le reste du mot.

hypoacousie n. f. (du préf. hupo, et du gr. akûuein, entendre). Diminution de l’acuité de Touïe.

hypoazoteux adj. m. Se dit d’un acide A>OII, découvert en 1871 par Divers. (11 réduit le permanganate de potassium, et décolore une dissolution d'iode.)

lï.

hypoazotique adj. m. Acide hypoazotigue, se disait d’un composé oxygéné de l'azote, appelé aujourd'hui peroxyde d'azote.

hypoazotite n. m. Sel de l'acide hypoazoteux.

hypoblaste [blas-te] n. m. (du préf. hypo, et du gr. blastos, germe). Zool. Couche entodeniiique de la cavité gastrique d un embryon. Bot. Cotylédon dorsal des graminées.

hypocarpe n. m. (du préf. hypo. et du gr. karpos, fruit). Partie sur laquelle le fruit repose.

hypocauste [kôs-tel n. m. (gr. hupokauston). Antiq. Fourneau souterrain, pour chauffer les bains ou les chambres.

Chambre voûtée, qui renfermait un fourneau; salle ou chambre qu’il chauffait.

hypocentre

n. m. Région

Hypocauste.

située à une certaine profondeur, où naît un tremblement de terre. V. épicentre.

hypocéphale n. m. (du préf. hypo, et du gr. kephalê, tête). Sorte de disque plat, que les Egyptiens plaçaient sous la tête de leurs momies.

hypochloreux [klo-reh] adj. m. Anhydride hypochloreux, composé de chlore et d’oxygène. Acide hypochloreux, composé de chlore, d'hydrogène et d’oxygène.

hypochlorhydrie [kio-ri-dri] n. f.

Diminution de l'acidité normale du suc gastrique.

— Encycl. L'hypochlorhydrie se rencontre dans l'atonie gastrique avec lésion inflammatoire de la muqueuse gastrique. Les principaux signes sont : la lenteur des digestions, la dilatation stomacale, la lourdeur d'estomac. Le diagnostic ne se précise que par l'analyse du suc gastrique. Le traitement consiste à prendre du quassia, de la noix vomique, de la pepsine, de l’acide chlorhydrique sous forme de limonade, etc. Le régime sera un peu excitant des sécrétions gastriques. Ant. Hyperchlorhydrie.

hypochlorique [klo] adj. Acide hypochlorique, se disait d’un composé oxygéné du chlore CIO*, appelé aujourd’hui peroxyde de chlore.

hypochlorite [klo] n. m. Chim. Sel de l'aeide hypochloreux.

— Encycl. Les hypochlorites les plus employés sont ceux de soude (eau de Javel) et de chaux. On les emploie comme désinfectants, pour blanchir le linge, stéi'iliser les eaux; ils servent aussi à préparer Tiodoforme et le chloroforme.

hypOCOndre n. m. (du préf. hypo, et du gr. khondros, cartilage). Chacune des parties latérales de la région supérieure du bas-ventre. N. et adj. Syn. peu usité de hypocondriaque.

hypocondriaque adj. et n. Qui est atteint d'hypocondrie. Fig. Se dit d'une personne triste, capricieuse, toujours inquiète sur sa santé.

hypocondrie [drl] n. f. (de hypocondre). Affection nerveuse, qui rend bizarre et morose.

— Encycl. L'hypocondrie ou maladie des hypocondres était autrefois considérée comme dépendant à la fois du cerveau et de l’abdomen. Aujourd'hui, on la considère comme une névrose voisine de la lypémanie, de la mélancolie et de la neurasthénie. On la soigne comme toutes les névroses, en particulier par l'hypnotisme et le traitement psychique.

hypocoristique [ris-ti-Zte] adj. (gr. hupokoristikos;. Gramm. Se dit d'un mot qui atténue, d'un diminutif.

hypocrane n. m. Abcès situé entre le crâne et la dure-mère.

hypocranien, enne [nUn, è-ne] adj. situé

SOUS le crâne.

hypoeras [Arass] n, m. (altération de Hippocrate n. pr., sous l’influence de la fausse étymologie hypOy sous, et krasis, mélange). Boisson tonique faite avec du vin sucré où l’on a fait infuser de la cannelle, etc,

— Encycl. L’hypocras, surtout estimé au moyen âge, se servait dans les grands festins, et l’on regardait alors comme une merveille d’avoir réuni la force du vin à la douceur du miel et au parfum des aromates. On n’en consomme plus guère aujourd'hui, mais il est facile à fabriquer : on broie au mortier 8 grammes de cannelle, 4 grammes de girofle et 15 grammes de vanille ; on mélange à 60 grammes de sucre blanc pulvérisé, et l’on délaye le tout dans 3 litres de vin blanc léger. Après quinze jours de contact, on filtre à la chausse, et l’on met en bouteilles ; on cachette ces bouteilles, et on les conserve dans une cave fraîche.

hypocratériforme ou hypocratérimorphe adj. Se dit d’une corolle gamopétale régulière, tubulée, dont le tube se continue par un limbe plan ou peu concave. (Telle est la pervenche.)

tiypocréacées n. f. pl. Famille de champignons ascomycètes caractérisés par des périthèces presque toujours de couleur rouge, et à laquelle appartient la nectrie, qui cause le chancre des arbres fruitiers (pommier, poirier). S. une hypocréacée.

tiypocrisie [zî] n. f. (du gr. hupokrisis, rôle joué). Vice qui consiste à affecter une vertu, un sentiment louable qu’on n'a pas : on a dit de l'hypocrisie qu'elle était un hommage rendu par le vice à la vertu. Ant. Franchise, loyauté.

tiypocrite n. (gr. hupokritês). Qui a de l’hypocrisie. Adjectiv. Qui marque de l’hypocrisie : air hypocrite. Ant. Franc, loyal.

liypOCrit6ni6nt [man] adv. D’une manière hypocrite : sourire hypocritement. Ant. Franchement, loyalement.

hypocycloïdal, e, aux adj. Mécan. se dit d’un engrenage dans lequel une roue roule à Tinté-

HYP

rieur d'une roue plus grande : engrenage hypocycloldal.

hypocycloïde n. f. Syn. épicycloïde.

hypocypte ; sip-te] n. in. Genre d'insectes coléoptères, famille des staphylinidés, comprenant plusieurs espèces répandues surtout dans l’hémisphère boréal : les hypocyptes sont petits, courts et larges, bruns, roux ou rougeâtres et brillants.

hypoderme n. m. Genre d’insectes diptères brachycères, comprenant quelques espèces propres à l’hémisphère boréal. (Les hypodermes sont des mouches épaisses, velues, grises ou noir jaunâtre^ dont les larves vivent sous la peau de divers ruminants.)

liypoderm© [dèr-me] n. m. (du préf. hypo^ et du gr. derma, peau). Bot. Tissu particulier, qui existe dans certaines tiges ou feuilles au-dessous de Tépiderme.

^ypodermie [dèr-mî] n. f. Ensemble des opérations qui consistent à injecter des médicaments sous la peau au moyen d’une aiguille munie d’un canal.

hypodermien, enne [dèr-mi-in, è-ne] adj.

Qui croît sous Tépidei'me.

hypodermique [dèr] adj. (du préf. hypo, et du gr. derma, peau). Se dit d’une méthode thérapeutique, qui consiste à administrer les médicaments par la voie sous-cutanée : injection hypodermique de morphine.

— Encycl. C’est le Dr Lafargue, de Saint Emilion, qui, en 1838, eut l'idée S'introduire les médicaments sous la peau; mais c'est seulement depuis l’invention de la seringue de Pravaz que la méthode hypodermique a pu entrer dans la pratique médicale. On injecte à la dose de 1 à 2 centimètres cubes les alcaloïdes, la morphine, la caféine ; la cocaïne, la quinine, l’atropine, l'éther, etc., à la dose de 5

1. Seringue de Pravaz : a, armée de son aiguille ; h, corps de pompe ; pistou ; d, aiguille. — 2. Seringue de Chamberland. — 3. Appareil de Burlureaux.

à 10 centimètres cubes certaines huiles : pour les sérums, on injecte de 30 centimètres cubes à 1 litre. Il y a aussi les appareils de Potain, Burlureaux, etc.

Il faut opérer avec une seringue stérilisée, des liquides stérilisés, et avoir soin de rendre la peau aseptique, par des lavages à l’alcool et à l'éther. Si les précautions sont mal prises, on provoque souvent des abcès.

hypodermiquement \di'r-mi-ke-man] adv.

D’après le procédé hypodermique, hypodermoclyse n. f Syn. de injection,

Page 1