‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1101 sur 1225 · IM P · texte numérisé non relu

IM P

imminent 'im'-mi-nan], eadj.(Iat. imminens; de in, sur, et iiiunere, rester;. Qui menace pour un avenir prochain : ruine, disgrâce imminente.

immiscer [im’-mis-sd] v. a. (du lat. in, dans, et miscere, mêler. — Prend une cédille sous le c devant a et O ; il immisça, nous immisçons.) Mêler, faire entrer : immiscer quelqu'un dans ses affaires. S’immiscer v. pr. Se mêler, s’ingérer sans droit, ou mal à propos t s'immiscer dans les affaires d'autrui.

immiscibilité [tm’-mts-si] n. f. Qualité de ce qui ne peut être mêlé. Ant. IViiscibinté.

immiscible [im'-mis-si-ble] adj. Qui ne peut être mêlé. Ant. Miscible.

immiséricorde [im'-mî-zé] n. f. Défaut de miséricorde. Ant. Miséricorde.

immiséricordieusement [ i m' -mi-zé, man^ adv. Sans miséricorde.

immiséricordieux, euse [im'-mi-zé, di- j eû, eu-ze] adj. Qui n’est pas miséricordieux.

immixtion 'im'-miks-ti-on\ n. f. (lat. immixtio). Dr. Action d'immiscer, de s’immiscer. Action de s'immiscer dans une succession.

immobile [tm’-mo] adj. Qui ne se meut pas ; les anciens croyaient que la terre est immohile. Fig. Ferme, inébranlable ; calme et immobile dans le danger. Ant. Mobilo.

immobilement [im’, man] adv. D’une manière immobile.

immobilier [im’-mo-bi-H-é], ère adj. Qui est composé de biens immeubles; biens immobiliers. Saisie immobilière, qui a. pour objet un immeuble;

immobilièrement [im'-mo, man] adv. D’une manière immobilière, comme immeuble.

immobilisation [im'-mo, za-si-on] n. f. Action d'immobiliser : on traite les fractures par l’immobilisation du membre blessé. Dr. Action de la loi, en vertu de laquelle des biens meubles sont déclarés immeubles et soumis par suite à la législation des droits réels immobiliers : l'immobilisation des actions de la Banque de France.

— E.ncycl. Méd. L immobilisation du corps ou d'un membre, qui se pratique au moyen de gouttières, de bandages ou d’appareils divers, etc., a pour but soit d'empêcher la douleur, soit de favoriser la réunion des parties séparées (fractures, luxation, entorse), soit de provoquer l’ankylose d’une articulation malade.

— Dr. L’utilité de l'immobilisation est d'assurer aux meubles et valeurs mobilières certains des avantages et des protections attachés aux immeubles, notamment en les rendant moins facilement aliénables ou saisissables. Les principaux cas d'immobilisation sont les suivants : immobilisation de valeurs ou titres de rentes par déclaration au siège social des sociétés ou établissements de crédit (actions de la Banque de France, rentes sur l’Etat) ; immobilisation par contrat de mariage, excluant de la communauté des meubles qui y entreraient sans cela ; immobilisation par destination du propriétaire qui attache à un fonds, pour son agrément ou son utilité, des objets ou des animaux.

immobiliser [im’-mo, zé] v. a. Rendre immobile. Priver des moyens d’agir : le froid immobilisa la Grande Armée autour de Moscou. Rendre indisponible ; immobiliser des capitaux. Donner à un objet mobilier la qualité d’immeuble. Ant. Mobiliser.

immobilisme [im'-mo-bi-lis-me] n. m. Opposition systématique à tout progrès, à toute innovation.

immobiliste [im’-tno-bi-lis-te] n. m. Partisan de l'immobilisme.

immobilité [im'-mo] n. f. Etat d'une chose qui ne se meut point : l'immobilité d'une statue. Etat de ce qui est stationnaire : l'immobilité politique. Maladie du cheval, caractérisée par une sorte d assoupissement permanent, l'animal restant toujours dans la même position où on le met : l'immobilité est un vice rédhibitoire. Ant. Mobilité.

immodération [tm’-mo, st-on] n. f. Défaut de modération. (Peu us.) Ant. Modération.

immodéré, e [im'-mo] adj. Qui n'a pas de modération. Exeessif, outré (en parlant des choses) : l'usage immodéré de la morphine entraîne de graves accidents. Ant. Modéré.

immodérément [im’-mo, manl adv. D’une manière immodérée ; avec excès. Ant. Modérément.

immodeste [im’-mo-dès-te] adj. Qui manque de modestie, de pudeur: une femme immodeste. En parlant des choses, qui blesse la modestie,^ la pudeur : tenue immode.ste. Ant. Modeste, pudique.

immodestement [im’-mo-dès-te-man] adv.

D’une manière immodeste. Ant. Modestement.

immodestie [im'-mo-des-tî] n. f. Manque de modestie, de bienséance, de pudeur. Acte ou parole qui blesse la pudeur. Ant. Modestie.

immodiflable [im'-mo] adj. Qui ne peut être modillé. Ant. Modifiable.

immolateur [m’-mo]n. m. Celui qui immole-

immolation [im’-tno-Za-si-ott] n. f. (lat. immolatio). Action d'immoler. Meurtre. F’i;?. Sacrifice.

immoler [im'-mo-lé] v. a. (lat. immolare}. Offrir en sacrifice. Tuer, massacrer. Fig. Sacrifier, renoncer à : Agamemnon immola sa fille a l intérêt général des Grecs.

immonde [im’-mon-de] adj. (préf. privât, in, et lat. mundus, propre). Sale, impur : les bêtes immondes. L'esprit immonde, le démon. Fig. Ignoble, dégoûtant.

immondice im’-mon] n. f. (lat. immunditia). Boue, ordures entassées dans les rues, dans les maisons. Fig. Impureté, au point de vue religieux. (S’emploie surtout au plur.)

— Encycl. Dr. " Ceux qui ont jeté des immondices sur quelque personne » sont passibles de 1 franc à 5 francs d'amende. L'amende est de 6 francs à 10 francs si les immondices ont été jetées sur dos maisons, enclos, jardins, ou bien volontairement sur des personnes, et l'emprisonnement (cinq jours au plus) est touj ours prononcé en cas de récidive.

immondicite [tm’-mon] n. f. Etat de ce qui est immonde. (Peu us.)

immoral, e, aux [im’-tnoj adj. contraire à la morale : ouvrage immoral. Ant. Moral.

immoralement [im’-mo, man] adv. D'une maniéré immorale. Ant. Moralement.

immoralisme Um'-mo-ra-lis-me] n. m. Doctrine de ceux qui nient la valeur des théories morales.

immoraliste adj. Qui professe, qui concerne l'immoralisme : la doctrine de Nietzsche est iinmoraliste.

immoralité [im'-mo] n. f. Opposition aux principes de la morale ; J. -J. liousseau accusait le théâtre d'ètre une école d' immoralité. Absence de ces principes. Ant. Moralité.

immortalisation [im'-mor, la-si-on] n. f. Action d'immortaliser.

immortaliser im’-mor, lé] v. a. Rendre immorteh Rendre immortel dans la mémoire des hommes. S’immortaliser v. pr. Se rendre immortel.

immortalisme [im-mor-ta-lis-me] n. m. Système philosophique qui a pour principe fondamental l'immortalité de l'individu.

immortaliste [im-mor-ta-Us-te] n. m. Adepte de l'immortalisme.

immortalité [im’-mor] n. f. (lat. immortalitas). Qualité, état de ce qui est immortel: l'immortalité do l'âme. 'Vie perpétuelle dans le souvenir des hommes : aspirer à l’immortalité. Blas. Nom donné au bûcher sur lequel est représenté le phénix.

— Encycl. La croyance en l'immortalité appar- | tient h la plupart des i-eligions. I.es doctrines philosophiques qui admettent l'immortalité de l’âme invo- I quent deux catégories d'arguments : les arguments métaphysiques fondés sur l’immortalité, la simplicité et l'unité de l’âme, et les arguments moraux. Descartes fonde l’affirmation de la vie future sur l’unité de la substance pensante. Des raisons d'ordre purement nioral se sont ajoutées, dès le platonisme, aux considérations ontologiques. Kant a donné à l'argument moral, sous forme de postulat, sa forme la plus rigoureuse. L’idée du bien suprême, c est-à-dire l'accord du bonheur et de la vertu, s'impose à la conscience. L’une des conditions qui rendent possible le bien suprême est la parfaite conformité de la volonté à la loi morale, c’est-à-dire la sainteté. Or, celle-ci ne peut être atteinte par Thornme que dans un progrès infini, et, pour que celui-ci soit possible à son tour, il faut admettre pour l'individu une existence personnelle infinie, c’est-à-dire l’immortalité.

immortel, elle' [im’-mor-tèl, è-le] adj. Jlat. immortalis). Qui n’est point sujet à la mort ; Vùme immortelle. Par ex t. Qui dure très longtemps: haine immortelle. Fig. Qui vivra pei'pétuellement dans la mémoire des générations futures ; les chefs-d'œuvre immortels du génie humain. N. m. Ce qui est immortel ; l’immortalité. Fam. Membre de l'Académie française. N. m. pl. Les immortels, les dieux du paganisme. Les gardes des anciens rois de Perse. Ant.

Mortel.

Immortel (V), roman, par A. Daudet (1888), dans lequel l'auteur a voulu réunir autour d’un académicien, d'un immortel, toutes les intrigues qui se machinent dans les milieux académiques.

immortelle [im’-morté-le] n. f. Nom vulgaire des plantes dont Tinvolucre ne change pas avec le temps.

— Encycl. L'immortelle jaune, bien connue, cultivée en grand sur les côtes de Provence, est l'helichrijse orientale ; l'immortelle de la Malmaison est l'Aeltc/trysttjn bracteatum, etc. ; beaucoup d'espèces appartiennent au genre xérantheme. On donne parfois aussi le nom d ttnmorlelle des Alpes ou des neiges à l'edelweiss [gnaphalium leontopodium).

immortellement [im'-mor- tè-le-man] adv.

D’une manière immortelle.

immortifleation [im', .si-on] (du préf. im. et de mortip.cation) n. f. Elat d’une personne qui n'est pas mortifiée.

immortiflé, e [itn’-ntor] adj. Qui n'est point mortifié.

immotif, ive [im’-mo] adj. (du préf. im, et du lat. motus, mouvement). Bot. Qui se fait sans que l’épiderme se déplace.

immotivé, e [im'-pio] adj. Quin’estpas motivé, immouvable [in] adj. Qui ne peut pas être ému.

i immuabilité [im’-mtt] n. f. Syn. de IMMUTA-

I BiLiTÉ- Ant. Muabilité.

immuable [im'-mu] adj. Qui n’est point sujet

I à changer : les lois humaines ne sont pas immuables.

\ Ant. Muable.

immuablement [im’-mu, man] adv. D'une manière immuable.

immunisant ’im-mu-ni-zan], e adj. Qui immunise : sérum immunisant.

immunisation Um'-mu-ni-za-si-on] n.f. Procédé au moyen duquel on immunise un animal, et on le rend réfractaire à une maladie infectieuse donnée.

— Encycl. Pour obtenir Timmumsation. on utilise des injections de cultures de l’agent pathogène, soit atténuées par la chaleur soit modifiées par des agents chimiques, ou la culture même à des doses extrêmement faibles et progressivement croissantes. La vaccination est donc le procédé le plus habituel de l’immunisation ; grâce à de nouveaux travaux, celle-ci s'étend aujourd'hui à de nombreuses maladies infectieuses, et aux venins des serpents.

immuniser 'im’-mu-ni-zé] v. a. (du lat. immunis, exempt). Rendre réfractaire à une maladie.

immunité [i'm’-mtt] n. f. (lat. immunitas ; de immunis, exempt). Exemption d'impôts, de devoirs, de charges, etc : les immunités féodales. Propriété d’un organisme vivant, d’être à Tabri d'une maladie déterminée : une première atteinte d'une maladie infectieuse confère souvent ensuite une immunité plus ou moins longue.

— Encycl. Dr. La règle que les lois de police et de sûreté obligent tous ceux qui habitent le territoire français comporte quelques exceptions. Les membres de la Chambre des députés et du Sénat jouissent de l'immunité parlementaire. V. uéputé.

Le président de la République française n'est responsable, au point de vue politique, qu’en cas de haute trahison : il peut être mis en accusation par la Cliambre des députés, et il appartient au Sénat seul de le juger.

Au nom du principe de la souveraineté des Etats et de leur indépendance réciproque, les agents diplomatiques échappent à ta juridiction de l’Etat où ils exercent leurs fonctions. Y. exterritorialité. Pour les magistrats, v. privilège.

— Biol. L’immunité peut être naturelle ou acquise. Elle est naturelle quand une espèce animale ne peur prendre la maladie d'une autre espèce. Le chien est réfractaire à la syphilis. L’immunité acquise a une durée limitée ; elle survient à la suite d'une atteinte de la maladie considérée, ou après une vaccination contre cette maladie.

Jenner donna l'immunité à la variole par le vaccin ; Pasteur, par sa méthode d'atténuation des virus, permit la fabrication des vaccins et des séruins. L'immunité a été, en ces derniers temps, l'objet de très nombreux travaux qui en ont éclairci le mécanisme,

immuration [im'-mu-ra-si-on] n. f. Séquestration d'une personne dans un lieu clos d^ murs de toutes parts.

immutabilité [îm’-mu] n. f. Qualité de ce qui est immuable. (On dit aussi immuabilité.) Ant. Mutabilité.

ImÔch.agll, nom donné à l’ensemble des Touareg du Sud.

Imogéne, héroïne du drame de Shakspeare, Cymbeline, type touchant de fidélité conjugale.

Imobagll, nom donné à l'ensemble des Touareg du Nord.

Imola, V. d’Italie (Emilie), sur le Santerno, affi. du Reno ; 34.000 h. Filatui-es, verrerie, faïencerie, imo pectore. V. ab imo pectore.

impact [in-pakt’\ n. m. (du. lat. impactus, heurté). Collision de deux ou plusieurs corps. Point d'impact, l'endroit où un projectile vient frapper.

impaction [im-pak-si-on] n. f. (lat. impaciiq). Rupture d’un os, avec enfoncement d’un côté et saillie de l’autre.

impair [in-pèr], e adj. (lat. impar). Qu’on ne peut pas diviser en deux nombres entiers égaux : tro s est un nombre impair. Organes impairs, ceux qui n’ont pas de symétrique (estomac, foie, etc.!. N. m. Fam. Maladresse : commettre un 'impair. Ant. Pair.

impairement [in-p'e-re-man) adv. Avec rapport à un nombre impair ; un nombre est impairement pair quand chacune de ses moitiés est un nombre pair. Ant. Pairement.

impaka n. m. Chat sauvage de l’Afrique australe.

impalpabilité [in] n. f. Qualité de ce qui est impalpable.

impalpable [in] adj.(lat. impalpabUis). Sifln, si délié qu’il ne fait aucune impression sensible au toucher : le talc se réduit en poudre impalpable. Ant. Palpable.

impaludisme [in, dis-me] n. m. (du lat. in, dans, et palus, udis, marais). V. paludisme.

impanateUT [in] n. m. Partisan de la doctrine de l'impanation.

impanation [in, si-on] n. f. (du lat. in, dans, et panis, pain). Opinion dus luthériens, qui croient à l'existence simultanée du pain et du corps du Christ dans l’Eucharistie.

impané, e [in] adj. Qui est uni au pain : suivant les luthériens, le corps du Christ est impané dans V Eucharistie.

impardonnable [in-par^do-ria-ble] adj. Qui ne mérite pas de pardon : erreur impardonnable. Ant. Pardonnable, excusable.

imparfait [in-par-fê], e adj. incomplet, qui n'est pas achevé : maisommparfaite. Qui a des défauts : ouvrage imparfait, N. m. Ce qui est incomplet, inachevé. Gram. Temps du verbe, qui exprime une action passée comme contemporaine d’une autre action passée : je lisais quand vous êtes entré. Il y a deux imparfaits : l’imparfait de l'indicatif et l'imparfait du subjonctif. Ant. Parfait.

— Encycl. L'imparfait de l’indicatif français, dérivé de l'imparfait latin en bam, avait, après diverses transformations, abouti à la forme en oi (je chantais). La prononciation de ce groupe oi fut successivement oy, oé, oé, toc, et enfin, au xvi' siècle, ê. Cette prononciation fut consacrée au xviii' siècle par l'orthographe ai (je chantais) préconisée par "Voltaire, et admise par l’Académie en 1835 seulement.

imparfaitement [in-par-fè-te-man] adv.D’une manière imparfaite. Ant. Parfaitement.

impariner'vé adj. Bot. Qui a des nervures en nombre impair.

imparisyllabe fin, sü-ia-be] ou imparisyllabique [in, sil-la': adj. Se dit des noms grecs ou latins qui ont au génitif singulier une ou deux syllabes de plus qu’au nominatif, comme virgo, virginis, vierge. N. m. ; un imparisyllabe.

imparité rm]n. f. (lat. imparitas). Caractèredo ce qui est impair. Inégalité. Ant. Parité.

impartable [in] adj. Qui ne peut être partagé dans une succession.

impartagé, e [in, jé] adj. Qui n’est point, qui n'a pas été partagé.

impartageable Hn, ja-ble] adj. Qui ne peut être partagé. Ant. Partageable.

impartial in-par-si-al], e, aux adj. Qui ne sacrifie point la justice, la vérité à des considérations particulières : juge, historien impartial. Ant. Partial.

impartialement [in-par-si-a-ie-man] adv.

Sans partialité : juger impartialement. Ant. Partialement.

impartialité [in, si-al n. f. Caractère, action de celui qui est impartial : Timi^rlialité est le premier devoir du magistrat. Ant. Partialité.

impartir [in] v. a. (lat. impartiri). Accorder ; impartir un délai.

impasse [in-pa-se] n. f. [pi él. in, et passer). Rue sans issue. Fuj. Position dont il est impossible de sortir heureusement : être dans une impasse. Jeu. Faire une impasse^ au whist et au bridge, en

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