INE
indultaire [té-ré\ n. m. Celui qui avait droit à un bénéfice, en vertu d un induit.
indûment [man] adv. D’une manière indue : procéder indûment contre quelqu'un. Ant. Dûment.
indupliqué e ’Jcé] adj. Bot- Se dit des pétales et des sépales quand leurs bords se replient en dedans.
induration [si-on] n. f. Méd. Durcissement anormal d'un tissm Pai’tie indurée.
indurer [ré] v. a. (lat. indurare). Rendre dur ; la vieillesse indure tous les tissus.
Indus [dussl ou Sind, fleuve de l'Inde, né sur le plateau tibétain. Il traverse le Pendjab, et se jette dans la mer d'Oman en formant un vaste delU ; cours 2.900 kil.
induse [du-ze] ou indusie [zf] n. f. Entom. Fourreau fossile de larve de phrygane.
indusie [zf] n. f. Bot. RepU formé par une feuille de fougère pour protéger les groupes de sporanges.
indusié e [zi-é] adj. Bot. Protégé par une indusie.
industrialisation [dus-tri. za-si-on] n. f. Application des procédés de l'industrie.
industrialiser rdus-tri, zé] V. a. Donner le caractère industriel. S’industrialiser v. pr. Prendre le caractère industriel.
industrialisme [(iMS-ïn-a;Ks-nie] n. m. Système qui consiste à considérer l’industrie comme le principal but de l’homme en société. Prédominance sociale de l’industrie : l'industrialisme anglais.
industrialiste [dws^în-a-Zis-te] adj. Qui appartient, qui a rapport à l’industrialisme.
industrie [diis-tri] n. f. (lat. industria). Dextérité, adresse, intelligence : avoir de l'industrie. Profession, métier : exercer une industrie. Toutes les opérations qui concourent à la transformation des matières premières et à la production des richesses : l'industrie agricole, manufacturière. Fig. Savoirfaire blâmable: vivre d’industrie. Chevalier d industrie, homme qui vit d’expédients.
— Encycl. Econ. polit. L’économie politique appelle industrie l’ensemble des entreprises de toute sorte dont le but est de produire ou de faire circuler la richesse. Les professions dites « libérales ;> ne sont pas considérées comme se rattachant à l’industrie.
On divise les différentes industries en einq groupes fondamentaux : l» Vindustrie extractive (récolte de fruits naturels, chasse, pêche, exploitation des bois et pâturages, mines et carrières) ; 2o l'industrie agricole ; 3» l'industrie manufacturière, qui utilise et transforme les matières premières fournies par les industries extractive et agricole ; 4° 1 industrie commerciale, qui a pour but d’assurer par l’échange la répartition des produits créés en vue de la consommation, et dont la banque est le complément logique ; 5» l'industrie des transports, qui assure matériellement le transport des hoinmes et des choses, et qui augmente l’utilité des produits en les rapprochant de ceux qui en ont besoin. Toutes ces industries dépendent les unes des autres.
On oppose la grande à la petite industrie. La première, mettant en œuvre de CTOS capitaux, disposant souvent d'un puissant outillage, et pouvant pousser très loin la division du travail, est spécialement qualifiée pour poursuivre les grandes entreprises de l'industrie manufacturière. La seconde a une grande importance dans le commerce, et surtout dans l’agriculture.
On désigne sous l’appellation d'industries agricoles les industries qui traitent des matières premières fournies par l'agriculture (fruiterie, distillerie, cidrerie, brasserie, etc.).
Industrie (palais de 1"), vaste édifice construit, à Paris, sur lavenue des Champs-Elysées, pour l'Exposition de 185B. Long de 234 mètres, large de 110“, 40, il servit, ensuite, aux Salons de peinture , aux concours hippiques, etc. Il fut démoli lors de l’Exposition universelle de 1900, pour faire place au Grand-Palais et au Petit-Palais.
industriel, elle [dus-tri-èl, è-le] adj. Qui concerne l’industrie ; professions industrielles. Qui provient de l’industrie : richesses industrielles d'un Etat. Centre industriel, lieu où règne une grande activité industrielle. N. m. Qui se livre à l'industrie ; un riche industriel.
industriellement [dus-tri-è-le-man\ adv.
D’une manière industrielle.
industrieusement [dus-tri-eu-ze-man] adv.
Avec art ; l’araignée travaille industrieusement.
industrieux, euse [dus-tri-eû, eu-ze] adj. Qui a de l’industrie, de l'adresse : homme industrieux ; l'industrieuse abeille. Axt. Inhabile, maladroit.
indut [du] n. m. (lat. indutus). Ecclésiastique qui, revêtu de l'aube et de la tunique, sert à la grand'messe le diacre et le sous-diacre.
Indutiomare [sV, chef des Trévires, célèbre par sa résistance contre César : tué dans une bataille malheureuse contre les troupes de Labiénus, en 54 av. J.-C.
induvial, e, aux
adj. Bot. Qui concerne Tinduvie, qui ressemble à une induvie.
induvie [tff] n. f. (du
lat. induvium, enveloppe).
Cupule membraneuse, écailleuse ou charnue, qui enveloppe un ou plusieurs fruits.
induvié, e adj. Bot.
Protégé par une induvie.
tique, des pièces d’orchestre et des drames liyrques : Fervaal, ['Etranger, la Légende de Saint-Christophe, etc., qui témoignent d’une science profonde de l’harmonie.
inébranlabilité [t-né] n. f. Qualité de ce qui ne peut être ébranlé. (Peu us.)
inébranlable [i-né] adi. Qui ne peut être ébranlé : monument inébranlable. Fig. Constant, ferme : Borne montra pendant la deuxième guerre punique un courage inébranlable. Ant. Ebranlable.
inébranlablement [i-né, man] adv. Fermement, d’une manière inébranlable.
inébranlé [i-né], e adj. Qui n’est point ébranlé, inébriant [i-né-bri-an], e ou inébriatif, i^ve [i-né] adj. (du lat. inebriare, enivrer). Qui produit l’ivresse : médicaments inébriants.
inéchangeable \i-né-chan-ja-ble\ adj. Qui ne peut être échangé : marchandise inéchangeable. Ant. Echangeable.
inéclairci [i-né-klèr], e adj. Qui n’a pas été éclairci ; qui reste obscur.
inéclairé [i-né-hlè-ré], e adj. Qui n’est pas éclairé. Ant. Eclairé.
inécouté [i-né], e adj. Qui n’est pas écouté. Ant. Ecouté.
inécroulable [i-né] adj . Qui ne peut s’écrouler. inédit[i-)ié-dij, ë adj. (lat. ineditus). Qui n’a pas été imprimé, publié : poème inédit. Fam. Nouveau, inusité : spectacle inédit. N. m. : de l'inédit. Ant.
Publié, connu.
inéditable [i-né] adj. Qu’on ne peut éditer. Ant. Editable.
inéducation [i-né, si-on] n. f. Absence d’éducation. Ant. Education.
ineffabilité [i-né-fa] n. f. impossibilité d’exprimer une chose par des paroles,
ineffable [i-né-fa-ble] adj. (lat. ineffabilis ; de in, priv., et fari, parler). Qui ne peut être exprimé par la parole, indicible : bonheur ineffable.
ineffablement [i-né-/’a-6ie-jna)i] adv. D’une manière ineffable.
ineffaçable [i-né-fa-sa-ble] adj. Qui ne peut être effacé : caractères 'ineffaçables. Eig. Qui ne peut être détruit; impression ineffaçable. Am. Effaçable.
ineffaçablement [i-né-fa, man], adv. D'une manière ineffaçable : souvenir ineffaçablement gravé dans la mémoire.
ineffacé [i-né-fa-sFi, e adj. Qui n'a point été effacé. Ant. Effacé.
ineffectif [i-né-f'ek], ive adj. Qui n'est pas effectif, non suivi d’effet.
ineffeetué [i-né-fék], e adj. Qui ne s’est point effectué. Ant. Effectué,
inefficace [i-né-fï\ adj. Qui ne produit point d'effet : remède, moyen inefficace. Ant. Efficace.
inefficacement [i-né-fl, man] adv. D’une manière inefficace. Ant. Efficacement.
inefficacité [i-né-fi] n, f. Manque d’efficacité, Ant. Efficacité.
inégal, e, aux [i-né] adj. Qui n’est point égal :
lignes inépn/es. Qui n’est point uni; raboteux: terrain
Indy ( Vaul - Vincent d’ :, compositeur français.
Vincent d’Indy.
Paris en 18.31. On
lui doit le Chant de la cloche, légende drama¬
Palais de l’Industrie.
inégal. Qui n’est pas i-égulier ; mouvement inégal. Fig. Qui n’est pas soutenu ; style inégal. Changeant, bizarre ; humeur inégale. Ant. Egal.
inégalé [i-né], e adj. Qui n’a pas été égalé. Ant. Egalé.
inégalement [i-né, man] adv. D’une manière inégale: membres inégalement développés. Ant. Egalement.
inégaliser [i-né, zé] v. a. Rendre inégal. Ant. Egaliser.
inégalitaire [i-né, tè-re] adj. Qui n’est pas égalitaire.
inégalité [i-né] n. f. Caractère de ce qui n’est pas égal à autre chose : V inégalité des aptitudes. Bizarrerie, humeur changeante : inégalité de caractère. Irrégularité d’une surface : inégalité du sol. Astron. Irrégularité observée dans la marche des astres. Math. Expression dans laquelle on compare deux quantités inégales, que l’on séjtare par le signe > (plus grand que) ou < (plus petit que). Ant. Egalité.
Inégalité parmi les hommes {Discours sur V origine et les fondements de l'), sorte de roman de la nature et de la soeiété, par J.-J. Rousseau. Il y défend cette thèse, que c’est le développement de la vie sociale qui a produit chez l’homme le sentiment de l’inégalité, ainsi que les misères qui en découlent (1735). C’était un sujet mis au concours par l’académie de Dijon. Le prix fut remporté par l’abbé Talhert ; mais le Discours de Rousseau était bien supérieur à l’ouvrage couronné : peut-être moins par le fond même des idées, que par l’imagination qui inspire son éloquence passionnée.
inélastique [i-né- las- ti-ke] adj. Dépourvu d'élasticité. Ant. Elastique.
inélégamment [i-né-lé-gha-man] adv. Sans élégance : s'habiller inélégamment. Asr. Élégamment
inélégance [i-né-lé-ghan-se] n. f.(de inélégant). Défaut d'élégance. Ant. Elégance.
inélégant [i-né-lé-ghan], e adj. Qui manque d’élégance ; mise inélégante. Ant. Elégant.
inéligibilité [t-né] n. f. Qualité de la personne inéligible : la qualité d'étranger est une cause cCiné- Ugibilité. Ant. Eligibilité. ’V. élection (tableaux do la législation électorale).
inéligible [i-né] adj. Qui n’a pas les qualités requises pour être élu : candidat inéligible. Un préfet est inéligible comme député dans le département qu'il administre. Ant. Eligible.
inéloquent r i-né- io -tan] , e adj. Dépourvu d’éloquence. Ant. Eloquent.
inéluctable [i-né-luk] adj. (du préf. in, et du lat. luctari, lutter). Contre quoi on ne peut lutter. Qui ne peut être empêché, évité : mort, malheur inéluctable. Ant. Evitable.
inéluctablement [i-né-luk, man] adv. D’une manière inéluctable : navire inéluctablement perdu.
inéludable [i-né] adj. Qui ne peut être éludé. Ant. Eludable.
inemployé [i-nan-ploi-ié], e adj. Qui n’a pas été, qui n’est pas employé : forces inemployées. Ant. Employé.
inénarrable [i-né-nar-ra-ble] adj. Qui ne peut être raconté : merveilles inénarrables.
inénarrablement [i-né-nar-ra-ble-man] adv.
D’une façon inénarrable.
inénarré [i-né-nar-ré], e adj. Qui n’a pas été narré. Ant. Narré, raconté.
inengendré [i-nan-jan], e adj. Qui n’est point engendré.
inensemencé. e [i-nan-se-man-sé] adj. Qui n’est pas ensemence : guérets inensemeneés. Ant. Ensemencé.
inentamé, e [i-nanj adj. Qui n’est pas entamé. Ant. Entamé.
inentendu [iman-tari], e adj. Qui n’a pas été entendu. Ant. Entendu.
inen’Vié [i-nan], e adj. Qui n’est point envié : honneurs inenviés. Ant. Envié.
inéprouvé, e [i-né] adj. Qui n’a pas été mis à l’épreuve ; qui n’a pas été ressenti. Ant. Eprouvé.
inepte [i-nèp-te] adj. (lat. ineptus; de in priv., et aptus, apte, propre). Sans aptitude. Incapable, inhabile : candidat inepte. Qui prouve l’ineptie, la sottise : réponse inepte. Ant. Capable, apte.
ineptement [i-nèp-te-man]-adv. D’une manière inepte. (Peu us.) Ant. Intelligemment.
ineptie [i-nèp-sî] n. f. (lat. ineptia). Caractère de ce qui est inepte. Action ou parole inepte : dire des inepties. Ant. Capacité, finesse.
inépuisable [i-né-pui-za-ble] adj. Qu’on ne peut épuiser. Fig. : bonté inépuisable. Ant. Epuisable.
inépuisablement [i-né-pui-za-ble-man] adv.
D’une manière inépuisable.
inépuisé [i-né-pui-zé], e adj. Qui n’est point épuisé : des trésors inépuisés. Ant. Epuisé.
inépuré. e [i-né] adj. Qui n’a pas été épuré : huile inépuree. Ant. Epuré.
inéqualifolié, e [i-né-tan-a] adj. Uot. Quia
des feuilles inégales.
inéquilatéral, e, aux [i-né-ku-i] adj. Hîsç nat. Dont les deux côtés ne sont pas égaux. On dit aussi inéquilatère.
inéquitable [i-né-W] adj. Qui n’est pas équitable : répartition inéquitable des impôts. Ant. Equitable, juste.
inéquitablement [i-né-ki, man] adv. D’une façon inéquitable. Ant. Equitablement.
inerme [i-nèr-me] adj. (du lat. inermis, sans armes). Bot. Qui n’a ni aiguillon ni épines. Zool. Sans crochet : ténia inerme.
inerrance [i-nè-ran-se] n. f. (lat. inerrantia). Qualité attribuée par les théologiens à la Bible, et qui consiste à ne pas renfermer d'erreurs.
inerte [i-nèr-te] adj. (lat. iners-, préf. in, et lat. ars, artis, art, moyen). Sans aetivité, sans mouvement propre : corps inerte. Fig. Sans ressort et sans activité intellectuelle ou morale : s'éprit inerte. Ant. Remuant.
inertie [i-nèr-sf] n. f. (du lat. inertia). Etat de ce qui est inerte. Fig. Manque d activité, d’énergie intellectuelle ou morale. Force d'inertie, résistance que les corps, grâce à leur masse, opposent au mouvement. Fig. Résistance passive, qui consiste surtout à ne pas obéir. Ant. Activité, ardeur, *
— Encycl. Mécan. Principe d'inertie. C'est l'un des principes fondamentaux de la mécanique. On l’énonce ainsi : « Tout point matériel en repos no peut se mettre en mouvement sans l’intervention d'une cause (force) qui agit sur lui, et s’il est en mouvement sans qu’aucune cause agisse sur lui son mouvement est rectiligne et uniforme
Moment d'inertie. Le moment d’inertie d’un point par rapport à un axe est le produit de la masse du point par le carré de sa distance à l’axe. Le moment d'inertie d’un système par rapport à un axe est la somme des moments d’inertie des points matériels qui le composent par rapport à cet axe.
Inès de Castro, fille d'un noble castillan, née en Castille, célèbre par sa beauté et ses malheurs, maîtresse, puis épouse de 1 infant Pierre de Portugal, assassinée à Coïmbreen 1353 par des courtisans jaloux de l’influence dont, grâce à elle, les Castillans jouissaient à la Cour. Elle fut cruellement vengée par son époux devenu roi, qui fit arracher le cœur à ses meurtriers. Une tradition veut que le roi ait obligé les courtisans â rendre les honneurs souverains au cadavre exhumé d'Inès.
Inès de Castro, tragédie du Portugais Ferreira, une des premières compositions régulières qui aient paru sur le théâtre moderne (xvi« s.). Le même sujet a été traité èn France, non sans talent, par Lamotte (1730).
inescomptable ri-nès-/con-la-6fe] adj. Qui ne peut être eseompté : billet inescomptable. Ant. Escomptable.
inespérable [i-nès-pé] adj. Qu'on ne saurait espérer. Ant. Espérable.
inespéré [i-nès-pé^é], e adj. inattendu, qu’on n’espérait pas : chance inespérée. Ant. Espéré.
inespérément (i-nès-pé-ré-man, adv. Contre toute espérance. (Peu us.)
inessayé rf-nAsé-i’él, e adj. Qui n’a point été essayé. Ant. Essayé.
INF
INÉ
inésite n. f. silicate natiu-el de magnésium et de calcium hydraté. Sjm. Rhodotilite.
inesthétique adj. Conti-aire à l'esthétique, inestimable \i-nès-tï\ adj. Qu'on ne peut assez estimer ; la franchise est une qualité inestimable.
inétendu, e [i-né-tan] adj. Qui n'a point d'étendue ; le point néométrique est inétendu. Ant. Etendu.
inétirable [i-Jié] adj. Qui ne peut être étiré. Ant. Etirable.
inétonnable [i-né-to-na-ble] adj. Qui ne peut être étonné. Ant. Etonnable.
inétudié, e [i-Jié]adj. Qui n'a point été étudié. Ant. Etudié.
inévidence [i-né-vi-dan-se] n. f. Manque d'évidence. Ant. Evidence.
inévident [i-né-vi-dan], e adj. Qui n’est pas évident. Ant. Evident.
inévitabilité [i-né] n. f. Qualité de ce qui est inévitable.
inévitable [i-né] adj. Qu’on ne peut éviter : damjer inévitable. Ant. Evitable.
inévitablement [i-né, man] adv. Cune manière inévitable.
inévité, e [i-né] adj. Qui n’a pas été évité. Ant.
Evité.
inexact [i-nigh-zakt'], e adj. Qui contient des erreurs ; faux : calcul inexact; nouvelle inexacte. Qui manque de ponctualité : employé inexact. Ant. Exact.
inexactement [i-néÿ/i-zaft-fe-man] adv. D'une manière inexacte : rapporter inexactement un entretien. Ant. Exactement.
inexactitude [i-nègh-zak] n. f. Manque d’exactitude. Faute, erreur commise par défaut d'exactitude : les inexactitudes d'un récit. Ant. Exactitude.
inexaminable [i-nègh-za] adj. Qui ne peut être examiné. Ant. Examinable.
inexaucé [i-né^/i-zd-séj, e adj. Qui n'a pas été exaucé : vœu inexaucé. Ant. Exaucé.
inexcitabilité [i-nè/c-si] n. f. Qualité de ce qui est inexcitable. Ant. Excitabilité.
inexcitable [i-nèk-sï] adj. Physiol. Qui ne peut être excité : tissu inexcitable. Aut. Exc table.
inexcusable [i-néks-ku-za-ble] adj. Qui ne peut être excusé ; faute inexcusable. Ant. Excusable.
inexcusablement r i - nèks-ku-za-b le-man] adv. D'une manière inexcusable.
inexécutable [i-nègh-zé] adj. Qui ne peut être exécuté -.projet inexécutable. Ant. Exécutable.
inexécuté, e [i-nègh-zé] adj. Qui n’a point été exécuté. Ant. Exécuté.
inexécution [i-nègh-zé-ku-si-on] n. f. Manque d’exécution : l'inexécution d'un contrat peut donner lieu au paiement de dommages-intérêts. Ant. Exécution.
inexécutoire [i-nègh-zé] adj. Qui n'est pas exécutoire. Ant. Exécutoire.
inexercé, e [i-nègh-zèr-sé] adj. Qui n’est point exercé : les soldats de la Défense nationale étaient braves, mais inexercés. Ant. Exercé.
inexigé [i-nègh-zï], e adj. Qui n’est pas exigé. Ant. Exigé.
inexigibilité [i-nègh-zï\ n. f. Qualité de ce qui est inexigible. Ant. Exigibilité.
inexigible [i-nègh-zi] adj. Qui ne peut être présentement exigé : dette inexigible. Ant. Exigible.
inexistant [i-nègh-sis-tan], e adj. Qui n’existe pas. Ant. Existant.
inexistence [i-nègh-zis-tan-se] n. f. Défaut d'existence. Ant. Existence.
inexorabilité [i-nègh-zo] n. f. Etat de ce qui est inexorable : l'inexorabilité au sort.
inexorable [i-nègh-zo] aA]. (lat. inexorabiUs ; de in, priv., et exorare, obtenir par prière). Qui ne peut être fléchi, ^écialement par les supplications : juge inexorable. Fig. Dur, trop sévère ; les lois inexorables de Dracon. Ant. Exorable.
inexorablement [i-nègh-zo, man] adv. D’une manière inexorable.
inexpédient [i-nkks-pé-di-an], e adj. Qui n’est pas expédient. Ant. Expédient.
inexpérience \i-nèks, an-se] n. f. Manque d'expérience ; l'inexpérience de la jeunesse. Faute, erreur due au manque d’expérience : pièce remplie d'inexpériences. Ant. Expérience.
inexpérimenté, e [i-nèks, man] adj. Qui n'a point d'expérience ; ouvrier inexpérimenté. Dont on n'a pas fait l'expérience : procédé inexpérimenté. Ant. Expérimenté.
inexpert [i-nkks-pèr], e adj. Qui manque d'habileté acquise ; orateur inexpert. Ant. Expert.
inexpiable [i-nè/cs] adj. Qui ne peut être expié : crime inexpiable. Ant. Expiable. Guerre inexpiable, nom donné à la lutte de Carthage contre ses mercenaires révoltés après la première guerre punique.
inexpié, e [i-tièks] adj. Qui n’a pas été expié. Ant. Expié.
inexplicabilité [i-nè/csj n. f. Qualité de ce qui est inexplicable.
inexplicable [i-n'eks] adj. Qui ne peut être expliqué : énigme inexplicable. Bizarre, étrange ; homme, caractère inexplicable. Ant. Explicable.
inexplicablement [i-nèfts, man] adv. D’une manière inexpiioable.
inexplicite [i-nèles] adj. Qui n’est pas explicite. Ant. Explicite.
inexpliqué [i-nèks-pli-ké], e adj. Qui n’a pas reçu d'explication satisfaisante ; nombre de faits restent inexpliqués. Ant. Expliqué.
inexploitable [i-nèks-ploi] adj. Non susceptible d'être exploité ; gisement minier inexploitable. Ant. Exploitable. /
inexploitation [i-nèks, si-on] n. f. Etat de ce qui est inexploité. Ant. Exploitation.
inexploité, e [i-nè/cs] adj. Qui n’est pas exploité : mine depuis longtemps inexploitée. Ant. Exploité.
inexplorable [i-né/cs] adj. Qui ne peut être exploré ; les abords des pôles sont à peu près inexplorables. Ant. Explorable.
inexploré, e [i-nè/cs] adj. Que l'on n'a point encore exploré, visité ; il existe encore en Afrique des régions inexplorées. Ant. Exploré.
inexplosible [i-tièks-vlo-zi-ble] adj. Qui ne peut faire explosion : chaudière inexplosible. Ant.
Explosible.
inexposable [i-nèks-po-za-ble] adj. Qui ne peut être exposé, défini. Ant. Exposable.
inexpressible [i-nèks-prè-si-ble] n. m. Fam. Euphémisme anglais pour culotte, pantalon. On dit
aussi INEXPRIMABLE.
inexpressif [i-nèks-prè-sif], ive adj. Dépourvu d’expression : physionomie inexpressive.
Ant. Expressif.
inexprimable [î-nèfol adj. Qu'on ne peut exprimer : joie inexprimable. V. inexpressible. Ant. Exprimable.
inexprimablement [i-nèks, man] adv.D'une manière inexprimable.
inexprimé, e [i-nèks] adj. Qui n'a pas été exprimé. Ant. Exprime.
inexpugnabilité [i-nèks] n. f. Qualité de ce qui est inexpugnable.
inexpugnable [i-nèks-pugh-na-ble] adj. (préf. in, et lat. expugnare, prendre par force). Qui ne peut être forcé, pris d'assaut : forteresse inexpugnable. Fig. Qui résiste à toutes les attaques : vertu inexpugnable. Ant. Expugnable.
inextensibilité H-nèks-tan] n. f. Qualité de ce qui est inextensible. Ant. Extensibilité.
inextensible [i-nàks-tan] adj. Qui ne peut être étendu : fil inextensible. Ant. Extensible.
in extenso [tin] mots lat. signif. En entier. Compte rendu in extenso, compte rendu sténographique des séances de la Chambre, opposé au compte rendu analytique.
inexterminable [i-nèk-stèr] adj. Qui ne peut être détruit en entier. Ant. Extermlnable.
inextinguibilité [i-nèks-tin-ghu-i] n. f. Qualité de ce qui est inextinguible.
inextinguible [i-nèks-Hn-ghu-i-ble] adj. Qu’on ne peut éteindre : feu inextinguible. Fig. Qu'on ne peutai’rèter: le rire inextinguible des dieux d' Homère.
inextirpabilité [i-nèks] n. f. Etat de ce qui ne peut être extirpé.
inextirpable [i-nè/is] adj. Qu'on ne peut extirper. Ant. Extirpable.
in extremis, mots lat. signif. Au dernier moment : se confesser in extremis; faire son testament in extremis.
inextricabilité [i-nèks] n. f. Etat de ce qui est inextricable.
inextricable [i-nèks] adj. (préf. in, et lat. extricare, tirer d'embarras). Très embrouillé. Qui ne peut être démêlé : labyrinthe, affaire inextricable.
inextricablement [i-nèks, man] adv. D'une manière inextricable. (Peu us.)
inf. 011 in-fol. Abréviation de in-folio. infaillibiliste [fa, il mil., is-le] n. m. Partisan de l'infaillibilUé pontificale.
infaillibilité [fa, il mil.] n. f. Caractère de ce qui est infaillible: V infaillibilité d'un remède. Impossibilité de se tromper. Théol. Privilège par lequel l'Eglise et le pape, dans l'exercice de leur ministère, ne peuvent se tromper en matière de foi : l'infaillibilité du pape a été proclamée par le concile du Vatican en 1870. Ant. Faillibilité,
— Enoycl. Relig. cathol. L'infaillibilité est proprement l'impossibilité d'enseigner officiellement l'erreur en matière de dogme et de morale. Il est défini que, par suite d'une assistance spéciale de Dieu, ce privilège appartient à l'Eglise et au pape, qui la représente. L'infaillibilité doctrinale du pape a été proclamée et placée au nombre des dogmes de la foi par le concile du Vatican (1870). La proclamation de ce dogme a provoqué, en Allemagne et en Suisse, la formation du parti des « vieux-catholiques », qui ne l'admettent pas.
infaillible [fa. il mil.] adj. (du préf. in, et de faillible). Qui ne peut manquer d'arriver : pronostiquer un succès infaillible. Qui ne peut se tromper ; nul n'est infaillible. Qui ne peut tromper ; remède infaillible. Ant. Faillible.
infailliblement [fa, il mil., man] adv. Immanquablement, assurément.
infaisable [fe-za-ble] adj. Qui ne peut être fait. Ant. Faisable.
infalsiflable adj. Qui ne peut être falsifié. Ant. Falsifiable.
infamant [man], e adj. Qui porte infamie : la peine de réclusion est une peine infamante. V. afflictif. Ant. Honorable, glorieux.
— Encycl. Peines infamantes. Les peines criminelles, c'est-à-dire prononcées par les cours d'assises, sont afflictives et infamantes ou simplement infamantes. La première catégorie comprend la mort, les travaux forcés à perpétuité, la déportation, les travaux à temps, la détention, la réclusion. Les peines simplement infamantes sont le bannissement et la dégradation civique.
infamation [si-on] n.f. Note d’infamie.(Peu us.) infâme adj. (lat. infamis; de in, sans, et fama, réputation). Qui est flétri par la loi ou l'opinion publique : acte infâme. Avilissant : trahison infâme. Sale, malpropre : infâme taudis. N. : c'est un infâme. Allus. hist. : Ecrasons l'infâme, mot fameux par lequel Voltaire terminait ses lettres aux encyclopédistes. Par T <1 infâme », il n’entendait aucunement une religion déterminée, mais la superstition, l’intolérance et le fanatisme, que l'ineptie ou la scélératesse peuvent faire découler de toute religion. Ant, Honorant, glorieux.
Infàmement jnan] adv.D'une manière infâme, infâmer [mé] v. a. Rendre infâme. (Vx.) infamie [mf] n. f. (lat. infamia). Caractère de ce qui est infâme. Flétrissure imprimée à l’honneur par la loi ou l’opinion publique : les censeurs romains notaient d'infamie les citoyens de mauvaises mœurs. Action infâme, action vile : commettre des infamie.-^. PI. Propos injurieux : dire des infamies de quelqu'un. Ant. Honneur, gloire.
infançon n. m. simple gentilhomme ou écuyer en Espagne.
infandum, regina, jubés, renovare dolorem,
vers de Virgile [Enéide, II, 3) signif. : Vous m'ordonnez, reine, de renouveler une indicible douleur. Cest par ces mots qu'Rnéc commence le récit qu'il fait â Didon de la prise de Troie. On le cite, en
manière de précaution oratoire, lorsque l'on a à faire quelque confidence plus ou moins douloureuse ; on l'emploie ordinairement par plaisanterie.
infant [fan], e n. (esp. infante ; du lat. infans, antis, enfant). Titre donné aux enfants puînés des rois d'Espagne et de Portugal. N. f. Par plaisant. Femme de mœurs légères ; maîtresse.
Infants de Lara [les). V. Lara.
Infantado (Pedro de Siiva, duc de 1’), homme d’Etat espagnol, m. à Madrid (ITIS-ISM). 11 fut, sous le règne de Ferdinand VII, président du conseil et l'un des chefs' du parti absolutiste.
infantelet, ette [lé, è-te] n. Jeune enfant. (Vx.) infanterie [rt] n. f. tital. infanteria-, de fante, garçon, valet [du lat. infans, antis, enfant], parce qu’au moyen âge les hommes à pied n'étaient que les valets d'armes des chevaliers). Nom donné aux troupes qui marchent et qui combattent' à pied : on a appelé l'infanterie la reine des batailles. V. ligne.
— Enoycl. On ne peut guère faire remonter l'origine de l'infanterie française au delà des francsarchers organisés par Charles VII. François I<t institua des légions provinciales, commandées par des colonels. En 1557, fut créé le premier régiment, le régiment de Picardie. (V. régiment.) Modifiée à bien des reprises, l’infanterie française se compose de régiments d’infanterie de ligne, de bataillons de chasseurs, de régiments de zouaves, de régiments de tirailleurs algériens, de régiments de tirailleurs marocains, sénégalais, tonkinois, de régiments de légion étrangère, de bataillons d’infanterie légère d’Afrique, de compagnies de fusiliers de discipline. L’armée coloniale, en outre, comprend des régiments stationnés partie en France, partie aux colonies. L’organisation de l’infanterie a été modifiée au cours de la Grande Guerre ; des régiments ont été supprimés et, depuis 1920, les divisions d’infanterie ne sont plus qu’à trois régiments.
infanticide n. m. (du lat. infans, tis, enfant, et cædere, tuer). Meurtre d’un enfant, particulièrement d'un nouveau-né : l'infanticide est fréquent. N. Personne coupable du meurtre d’un enfant. (Se dit surtout de la femme.) Adj. : mère infanticide.
— Enoycl. Dr. La mère, auteur principal ou complice, est punie dans le premier cas des travaux forcés à perpétuité, dans le second cas des travaux forcés à temps, mais ses complices ou coauteurs sont passibles des peines applicables à l’assassinat ou au meurtre.
infantile adj. (du lat. infantUis). Relatif à l'enfant en bas âge : les maladies infantiles.
infantilisme [lis-me] n. m. Anomalie consistant dans la persistance, à l'âge adulte, de certains caractères de l’enfance.
infarctus [fark-tuss] n. m. (du lat. infarcire, farcir dans). Infiltration d’un tissu par un épanchement sanguin.
— Encycl. On appelle spécialement infarctus les lésions dues aux hémorragies qui ont lieu dans les reins et les poumons (apoplexie pulmonaire).
infatigabilité n. f. Qualité de ce qui est infatigable.
infatigable adj. Qui ne peut être lassé : travailleur infatigable.
infatigablement [man] adv. Sans se lasser, infatuation [si-on] n. f. Caractère d'une personne infatuée.
infatuer [tu-é] v. a. (lat. infatuare ; de in, dans, et fatuus, sot). Inspirer à quelqu’un un engouement ridicule pour une personne ou pour une chose. (Se dit surtout en ce sens ; être infatué de soimême.) S’infatuer v. pr. S’engouer, se prévenir follement en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.
infavorable adj. Qui n’est pas favorable. Ant. Favorable.
infécond [kon], e adj. stérile : femelle inféconde ; les sables inféconds du Sahara. Fig. : esprit infécond. Ant. Fécond, fertile.
infécondité n. f. stérilité. Ant. Fécondité, infect [fèkt'], e adj. (lat. infectus). Qui exhale des émanations puantes : marais infect. Fig. Répugnant au point de vue moral : un livre infect. Ant. Parfumé ; délicieux, parfait.
infectant [fèk-tan], e adj. Qui produit l’infection ; microbe infectant. Ant. Désinfectant.
infecter [fèk-té] v. a. (de infect). Gâter, corrompre par des exhalaisons empoisonnées. Contaminer ; malade que ïopérateur a infecté. Souiller par des germes infectieux : une plaie infectée. Fig. Corrompre l'esprit, les mœurs : lectures qui infectent l'esprit. V. n. Avoir une odeur repoussante : ce marais infecte. Ant. Désinfecter.
infecteur [fèk] n. m. Celui ou ce qui propage une infection, une contagion.
infectieux, euse [fèk-si-eû, eu-ze] adj. Qui produit l'infection : germe infectieux. Qui résulte ou s'accompagne d’infection : la diphtérie est une maladie infectieuse.
infection \fèk-si-on] n. f. (lat. infectio). Action d’infecter. Grande puanteur. Altération produite dans l'organisme sous l’influence de certains parasites dits agents infectieux. Fig. Contagion morale. Ant. Désinfection.
— Encycl. L'infection se fait par des agents spécifiques, qui déterminent toujours la même maladie (diphtérie, fièvre typhoïde, etc.), ou par des agents non spécifiques, provoquant des manifestations très diverses, suivant le terrain sur lequel ils évoluent et la localisation qu'ils affectent (streptocoque, colibacille, etc.). L'agent pathogène peut rester localisé au point où il a pénétré dans l’organisme ; il agit alors par les toxines qu'il sécrété. Il peut envahir l'organisme en entier, provoquant la septicémie et la pyohémie. V. ces mots.
infectionniste [fèk-si-o-nis-te] n. m. Médecin qui attribue aux phénomènes d’infection la naissance et la propagation de la plupart des maladies, infectiosité [fék-si-o-zi-té] n. f. Caractère de j ce qui est infectieux.
1 infélicité n. f. Défaut de félicité, malheur.
1 Ant. Félicité.
inféodation [si-ozil n. f. Contrat par lequel était constitué le rapport féodal enti'e le suzerain et le vassal.
INFANTERIE
Infanterie : A. (de gauche à droite' Gaulois '3001. Fiaiic '400). Mérovingien 'GOOl. Carolingien (8001. Capétien GÜOO). Arbalétrier ; archer: vougicr (14UUi. l'iquier ; lansquenet il4üü). — K. C. Liune. de IT.SOa 1014. — 1). Chasseurs a pied, de montagne, alpin, de 1742 à 1014. — E. Infanterie coloniale et u Afrique (de gauche a droite; colonial (1772. cipaye ;182ü . coloniaux 'lS32i. Afrique il«40;, légion étrangère (1840 à 1910). cipaye. 1890; tiiaiileurs : algérien, tonkinois, haoussa. malgache.
sénégalais (1900); zouave (1914i ; colonial (1014). V. au dos et Grande Guerre.
INFANTERIE
Infanterie française : 1. Le tii*ag:e au sort ; 2. L'équipement du fantassin, en guerre : 3. Théorie du salut ; V. A l'exercice ; 5. Revue dans les chambres ; 6. Corvée de pommes de terre et de viande ; 7. Assouplissement en armes ; 8. Exercice à la baïonnette ; 9. Tir à la cible; 10. Alpins en montagne : II. En patrouille ; 12. Tete d’avant-garde ; 13. Au cantonnement ; 14. Tente d'officier en Afrique ; 15. Mise en état de défense ; 16. Relève d'une sentinelle ; 17. Embarquement en chemin de fer , 18. Le barda du turco ; 19. Mitrailleuse d’infanterie ; 20. L’assaut ; 21. Le défilé du régiment. (V. Grande Guerre).
INF
INF
inféodé, e adj. Fig. Qui est sous le vasselagc, dans la dépendance de quelqu'un.
inféoder [cié] v. a. (du préf. iii. et de féodal). Donner une terre pour être tenue en fief: inféoder une terre. S’inféoder v. pr. Se donner entièrement à : s'inféoder à un parti.
inféré adj. (lat. inferus). Bot. Se dit d’un ovaire situé au-dessous du plan d’insertion des verticiUes externes. V. fleur.
inférence fmn-se] n. f. (angl. inference). Raisonnement, et spécialem. raisonnement du particulier au particulier. Inférence immédiate, forme de raisonnement qui consiste à tirer une conclusion d'une seule proposition. (Les inférences immédiates s’obtiennent par la conversion et l'opposition des propositions.)
inférer [ré] v. a. (lat. inferre ; de in, dans, et ferre, porter. — Se conj. comme accéWrer.) Tirer une conséquence d’un fait, d’un principe; conclure, induire.
iniérieur, e adj. (lat. inferior, compar. de inferus, qui est en bas). Placé au-dessous : la mâchoire inférieure de l’homme est seule mobile. Plus rapproché de l’embouchure d'un fleuve : la vallée inférieure de la Loire. Fig. Moindre en dignité, en mérite, en organisation : rang inférieur; animal inférieur. Planètes inf érieures.v.PLANÈ'TE. .Aôsol. De mauvaise qualité : des produits inférieurs. Subst. Subordonné : courtois avec ses inférieurs. Ant. Supérieur.
inférieurement [man] adv. Au-dessous.
Ant. Supérieurement.
infériorité n. f. (de inférieur). Désavantage en ce qui concerne le rang, la force, le mérite, etc. Ant. Supériorité.
inférité n. f. Bot. Etat d’un organe infère, infer mable [fèr] adj. Qui ne peut être fermé. Ant. Fermable.
infermenté, e [fèr-man] adj. Qui n'est pas fermenté. Ant. Fermenté.
infermentescible [fèr-man-tès-si-hie] adj.
Qui n'est pas susceptible de fermenter. Ant. Fermentescible.
infernal, e, aux [/’èr] adj. (lat. infernalis ; de inférai, enfers). Qui appartient à l’enfer, aux enfers: les abîmes infernaux. Fig. Qui a ou annonce beaucoup de méchanceté, de noirceur : rtise infernale. Se dit d’un grand bruit : tapage infernal. Pierre infernale, azotate d’argent, employé pour cautériser. Machine infernale, machine contenant de la poudre et des projectiles, et destinée à faire explosion, à répandre la mort: Cadoudal prépara contre Bonaparte la machine infernale de la rue Saint-Nicaise. Ant. Céleste.
inf ernalement [fèr, man] adv. D’une manière infernale.
infernalité [fèr] n. f. Caractère de ce qui est infernal.
inf ér O varié, e adj. Se dit des végétaux dans lesquels l'ovaire est infère. •
infertile [fèr] adj. Qui n’est pas fertUe ; qui est stérile, infécond, aride *. l6S IcindBS infcrtilBS cte Ici Gascogne. Ant. Fertile.
infertilisable [fèr, za-blé] adj. Qui ne peut être fertilisé. Ant. Fertilisable.
infertilité [fèr] n. f. Etat de ce qui est infertile ; stérilité, infécondité, aridité : l’infertilité des déserts tient au manque d’eau. Ant. Fertilité.
infestation [fès-ta-si-on] n. f. Etat de ce qui est infesté. Pénétration dans un organisme de parasites autres que les microbes.
infester [fès-té] v. a. (lat. inf est are). Ravager, tourmenter par des irruptions, des actes de brigandage ; côte infestée par des pirates. Se dit aussi des animaux nuisibles qui abondent dans un lieu : les rats infestaient les tranchées pendant la guerre.
infibulation [si -on] n. f. Opération par laquelle on réunit, au moyen d’un anneaii (Æ6u/e), les parties dont la liberté est nécessaire à l’acte delà génération.
infibuler fié] v. a. (^lat. infibulare). Pratiquer l’infibulation.
infidèle adj. (lat. infidelis). Qui manque à ses engagements, à la foi promise : infidèle à ses promesses. Qui commet des soustractions : caissier infidèle. Inexact : récit infidèl^ Changeant : victoire infidèle. N. Qui na pas la vraie foi ; convertir les infidèles. Ant. Fidèle.
infidèlement [man] adv. D’une manière infidèle : traduire infidèlement un texte. Ant. Fidèlement.
infidélité n. f. Manque de fidélité, de probité : l’infidélité d un dépositaire. Manque d’exactitude, de vérité:
l’infidélité d’un historien. Action infidèle : commettre un infidélité. Ant.
Fidélité.
infiguré, e adj. Qui n'a pas de forme déterminée.
infiltrer [tré] (s’) v. pr. Passer comme par un filtre à travers les pores d’un corps solide. Fig. Pénétrer, s'insinuer : les abus s'infiltrent aisément.
infime adj. (du lat. infimus, le plus bas). Qui est le dernier, le plus bas : les rangs infimes de la société. [Infime étant le superlatif déinférieur, on ne doit pas dire : plus infime, moins infime.)
infimité n. f. Condition d’une personne infime, in fine, mots lat. signif. : à la fin. A la fin d'un paragraphe ou d'un chapitre : cette disposition se trouve dans tel article du code, in fine.
infini, e adj. (lat. infinitus). Qui n'a pas de fin: un supplice infini. Qui est sans limites : t univers est infini. Par ext. A quoi on ne peut assigner de bornes : espace infini. Par exagér. Très grand : attendre un temps infini. N. m. Ce qui est sans limites : l'infini des deux :
Comme une goutte d’eau dans l’Océan versée,
L’infini dans son sein absorbe ma pensée.
IjIMARTINE.
A Fin fini loo. adv., sans bornes, sans fin, sans mesure ; toute quantité est divisible à l’infini. Par exagér. Beaucoup, extrêmement, d’un grand nombre de manières :
La féconde nature
Varie à l’infini ses merveilleux dessins.
Voltaire.
Géom. A une distance infiniment grande et, par conséquent, en un lieu qui n'existe réellement pas : le point de rencontre de deux parallèles est à l'infini.
— Encvcl. Math. L'infini se représente par le symbole 00. Quand une quantité variable devient plus grande que toute quantité donnée, celle-ci étant aussi grande que Ton veut, on dit qu’elle devient infinie. Mais cette épithète n’a qu’une valeur relative ; en réalité, un nombre fixe ne peut pas être infini, car on peut toujours imaginer un nombre plus grand que lui.
infiniment [man] adv. Sans bornes. Extrêmement. Math. Les infiniment petits, quantités conçues comme moindres qu'aucune quantité assignable.
infinité n. f. Qualité de ce qui est infini. Un très grand nombre : la vieillesse est sujette à une infinité de maux.
infinitésimal, e, aux [zi] adj^. Excessivement petit : quantité infinitésimale. Géom. Calcul infinitésimal, partie des mathématiques, qui comprend le calcul différentiel et le calcul intégi’al, et qui a pour objet l'étude des infiniment petits.
inflnitésimalement [zi, man] adv. En quantité infinitésimale.
infinitésime [at-me] adj. Infiniment petit. N.f. Partie infinitésime.
infinitif, ive adj. (du lat. infinitus, indéfini). Gram. Qui est de la nature de Tinfinitif : proposition infinitive. N. m. Mode du verbe, qui exprime Taotioa d'une manière générale, indéterminée.
— Enctcl. L’infinitif est beaucoup moins un mode distinct qu’un substantif verbal ; les formes infinitives sont de véritables noms désignant une action. La nature nominale de l’infinitif est démontrée par l’emploi de l'article avec l'infinitif : le manger, le boire. L’infinitif français a deux temps, le présent et le parfait : voir, avoir vu. L'infinitif s’emploie sans préposition ni sujet avec des verbes de croyance, de sentiment, de mouvement, et après voici et voilà. Notons en particulier la tournure : il est honteux de mentir, où de marque l'origine : chose honteuse vient de mensonge.
infinitude n. f. Qualité de ce qui est infini :
infinitude du temps.
in fiocchi, loe. liai, signif.: en glands de passementerie. S’emploie dans le sens de : en tenue de galcu infixmable adj. Que Ton peut infirmer: témoignage difficilement infirmable,
infirmatif, ive adj. Dr. Qui infirme : arrêt
infiltration [si-onj n. f. Passage lent d'un liquide à travers les interstices dun corps : la source du Loiret est alimentes par des infiltrations de la Loire. Méd. Epanchement mteratitiel des humeurs dans Torganisme.
— Encyci Méd. L’infiltration a des causes difiérentes, suivant qu’elle est séreuse, sanguine, qu’eUe provient du pus, de Turine, de la bile, etc. L infiltration sanguine ou infarctus dérive de lésions vasculaires; elle prend le nom d'ecchymose, quand on l’aperçoit à travers les tissus qui la recouvrent. L'infiltration séreuse est Tœdéme (v. ce mot).
Le traitement de l infiltration est subordonne a la cause qui lui a donné naissance ; mais, néanmoins, l’évacuation par des procédés opératoires s impose en certaines circonsiances, comme dans 1 ascite, les collections purulentes, etc. ^
— Ponts Bt chauss. Les infiltrations ont une ^ande importance dans la construction des bassins, des canaux. La quantité d’eau absorbée par innltration est comptée double de celle due à 1 évaporation. Dans un canal construit en remblai, on laboure le sol avant d’y accumuler le remblai pour rendre ta liaison plus parfaite et éviter les pertes d eau. On recouvre d'un enduit hydraulique ou dun mortier de ciment le fond et les parois la où la natui'e du sol fait craindre des infiltrations.
infirmatif d'un jugement de première instanceinfirmation [si-on] n. f. Action d’infirmer, infirme adj. et n. (lat. infirmus ; du préf. in, et de firmus, ferme). Qui a quelque infirmité, faible, maladif. Ant. Valide, ingambe.
infirmer [mé] v. a. (lat. infirmare). Dr. Déclarer nul ; infirmer un acte, une sentence. Fig. Affaiblir, ôter la force de : infirmer un témoignage. Ant. Confirmer.
infirmerie [rî\ n. f. (de infirme']. Lieu destiné aux malades dans les communautés, les casernes, les collèges, etc. : infirmerie régimentaire.
infirmier [mi-e\, ère n. Qui soigne les malades à Tinflrmerie, à Thôpital.
— Encycl. Milit. Les infirmiers militaires sont constitués d’une façon permanente en sections commandées par des officiers d'administration sous la surveillance d'un médecin.
Dans chaque corps de troupes, il doit exister un certain nombre de soldats comptant dans le rang et placés pour leur service sous les ordres d’un caporal ou d’un sous-officier chargé des détails de 1 infirmerie.
infirmité n. f. (lat. infirmitas). Manque de force. CVx.) Faiblesse , du corps ; l'infirmité de la
vieillesse. Maladie habituelle : la goutte est une redoutable infirmité. Affection particulière qui attaque d’une manière chronique quelque partie du corps. Fig. Imperfection : Vinfirmité humaine.
infixable [fik-sa-ble] adj. Qui ne peut être fixé. Ant. Fixable.
infixe [^/c-se] n. m'. (du lat. infixus, inséré). Philol. Elément qui s’insère au milieu des sons composant une racine, pour en modifier le sens. (Dans lo lat. jungere, joindre, n est un infixe nasal, qui s’est inséré dans la racine jug [jugum, juug].)
infixer [fik-sé\ v. a. Donner à un mot ou à uno partie de mot le rôle d’infixe.
infiagration [sf-on] n. f. Etat d’un corps qui prend feu.
inflammabilité [Jfia-ma] n. f. Caractère de ce qui est inflammable : l'inflammabilité de l'essence de pétrole est la cause de nombreux accidents. Ant. Ininflammabilité.
inflammable [fla-ma-ble'\aÂ]. Qui s’enflamme facilement : gaz inflammable. Fig. Qui se passionne facilement ; cœur inflammable. Ant. Ininflammable, inflammateur, triee [fla-ma] adj. Qui enflamme, qui met le feu. N. m. Appareil qui met le feu à une mine, à une torpille, à un déflagrafeur, etc.
inflammation [fla-ma-si on] n. f. (du lat. infiammaiio). Action par laquelle une matière combustible s’enflamme ; son résultat. Méd. Réaction organique curative qui s'établit autour d'un corps étranger, généralement microbien, et qui se caractérise par de la chaleur, de la rougeur, de la douleur et de la tuméfaction.
— Encycl. On a longtemps considéré l’inflammation comme une maladie déterminée, que Ton reconnaissait aux symptômes : calor. rubor, dolor, tumor (chaleur, rougeur, douleur, tuméfaction). On redoutait l'innamiuation d'une blessure, tandis qu'on aurait dù redouter l’infection, contre laquelle lutte l’inflammation.
Lorsqu’un microbe pénètre en un point de l'organisme, les globules blancs (leucocytes, phagocytes) sont attirés, englobent les éléments microbiens, se transforment en globules du pus, et donnent naissance à un abcès. L’abcès vidé, Torganisme est sauf. L’inflammation est donc un des moyens de défense de Toi^anisme. ’V. phagocytose.
inflamiliatoire [fla-ma] adj. Qui tient de l’inflammation, qui se traduit par une inflammation ; fièvre inflammatoire.
inflation [si-onJ n. f. (lat. inflatio). Pathol. Enflure. (Peu us.) Econ. pol. Emission exagérée de papier-monnaie : l'infiation fiduciaire. Ant. Déflation.
infléetli, e adj. Courbé de manière à faire le coude : arc infléchi.
infléellir v. a, (préf. in, et fléchir). Courber, incliner : infléchir un rayon lumineux. S’infléchir V. pr. Se courber, dévier.
inflécMssable [cfez-sa-61e] adj. Qui ne peut être fléchi. (Peu us.)
inflectif, i've adj. Qui admet des flexions dans les mots. (Rare.)
inflétrissable [tri-sa-ble] adj. Qui ne peut être flétri. Ant. Flétrissable.
inflexibilité [flèk-sï\ n. f. Caractère de ce qui est inflexible. Fig. Extrême fermeté de Tesprit ou du caractère : l'inflexibilité de Brutus, condamnant ses fils à mort, est restée légendaire. Ant. Flexibilité, souplesse.
inflexible [flèk-si-ble] adj. Qui ne fléchit sous aucun effort. Fig. Qui ne se laisse point émouvoir.
inflexiblement [flèk-si-ble-man] adv. D'une manière inflexible.
inflexion [flèk-si-on] n. f. (du lat. înflexio). Action de plier, d’incliner : saluer d'une légère inflexion du corps. Inflexion de voix, changement do ton, d’accent dans la voix. Gram. Modification du son d’une voyelle sous l’influence d'une autre voyelle qui est dans la syllabe suivante. Chacune des formes que peut prendre un mot à désinences variables. (Syn. de FLEXION en ce sens.) Géom. Point d inflexion d’une courbe, point simple où la courbure de cette courbe change de sens : la tangente au point dinfiexion traverse la courbe. Pkysiq. Déviation d’une ligne : linflexion des rayons lumineux. Ant. Flexion.
inflexueux, euse r/lèfc-stt-eâ, evrze] adj. Qui n’est pas flexueux. Ant. Flexueux.
inflictif, i’ve adj. Dr. Qui a le caractère de Tinflictlon.
infliction [fiiksi-on] n. f. (lat. inflictio). Action d'infliger. (Vx.)
infliger [jê] v. a. (lat. înfligere ; de in, sur, et fliqere. renverser. — Prend im e muet après le g devant a et o : il infligea, nous infligeons.) Prononcer, appliquer comme peine : infliger un châtiment.
inflorescence [rés-san-se] n. f. (lat. inflo- •scere, fleurir). Disposition générale des fleurs sur
-Î^^Encycl. D’ordinaire, la tige florifère porte un ombre plus ou moins grand de fleurs terminant les idoncules floraux. Quand la tige ne se ramifie pas, I fleur est dite solitaire (inflorescence unillore) ; uand la tige se ramifie, l'inflorescence est groupée 1 pluriflore. Si la ramification est à un seul degré, le est simple ; si elle est à plusieurs degrés, elle ît composée. Les inflorescences groupées ou simples “uvent se ramener à deux types principaux : infloîscences indéfinies ou grappes, et inflorescences dénies ou cymitè. Les inflorescences du type de la rappe sont dites indéfinies, parce que Taxe continue croître pendant un temps relativement long ; au intraire, les cymes sont des inflorescences définies, irce que les axes successifs se terminent de bonne sure par une fleur, ce qui limite leur croissance. Dans la grappe, Taxe d inflorescence est vigoureux ■ porte latéralement une série de pédoncules floraux oins développés ; de ce type dérivent : le corymbe, ipi, le chaton, l'ombelle, le capitule, la panicule. Dans la cijme, les pédoncules latéraux sont au ntraird plus développés que laxe d inflorescence, i cesse de croître de bonne heure, après s être né par une fleur. Si, à chaque ramification, il naît ux rameaux opposés, la cyme est dichotome ou rare ; s’il en naît un seul, elle est dite unipare. Les inflorescences composées sont celles dans leselles la ramification du pédicelle s est operée plusieurs degrés, c'est-à-dire quand les axes ae
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