‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1126 sur 1225 · JUDICIAIRE · texte numérisé non relu

JUDICIAIRE

Interdiction légale. C’est la privation de 1 exercice des droits civils, attachée par la loi aux peines criminelles, â l’exception de celle du bannissement. Elle constitue une peine accessoire. Elle se distingue de l’interdiction judiciaire, notamment en ce que les revenus de l'interdit judiciaire doivent être employés à adoucir son état, tandis que l'interdit légal ne peut disposer d'aucune somme pour atténuer la rigueur de sa condamnation.

Interdiction de séjour. Cette peine a remplacé loi du 27 mai 1855, sur les récidivistes) le renvoi sous la surveillance de la haute police. Elle consiste dans la défense faite au condamné libéré, sous peine d'emprisonnement, de paraître, sa détention terminée, dans les lieux dont l'interdiction lui est signifiée par le gouvernement.

Interdiction des droits civils, civiques et de famille. V. DROIT, etc.

interdigital, e, aux [fèr] .adj. Qui est placé entre les doigts : l'espace interdigital est pourvu d'une membrane chez les palmipèdes.

INT

INT

interdire [tèr] v. a. (lat. interdicere. — Se conj. comme dire, excepté à la 2« pers. pl. de l’indic. prés. ; vous interdisez, et de l'impér. : interdisez.) Défendre quelque chose à quelqu'un : le midecin lui a interdit l'usage du vin. Frapper d'interdit ; interdire un prêtre. Défendre la célébration du culte dans cei'tains lieux : interdire une église. Oter à quelqu'un la libre disposition de ses biens ; interdire un prodigue. Etonner, faire perdre contenance : la peur l'avait tout interdit. Ant. Permettre, autoriser.

interdit \tèr-di] n. m. (lat. interdietum). Sentence défendant à un clerc l'exercice des fonctions de son ordre, ou interdisant l’exercice du culte dans un lieu déterminé : mettre un pnHre en interdit ; le pape Grégoire V mit en interdit le royaume de Robert le Pieux. Déclaration faite par le préteur à l’occasion d’une contestation entre particuliers.

— Enctci,. Dr. rom. Par l’interdit, le préteur ordonnait ou défendait de faire quelque chose. Si les parties s'entendaient pour appliquer le principe posé dans l'interdit, l'affaire en restait là ; dans le cas contraire, la partie lésée s'adressait de nouveau au préteur, pour obtenir une action ordinaire.

— Rel. cath. Les canonistes distinguent Vinterdit local, prononcé contre un lieu, et Vinterdit personnel, qui frappe les’personnes.

Au moyen âge, l’interdit local entraînait la défense de célébrer les offices, d’administrer les sacrements de l’eucharistie, de l’ordre et de l'extrêmeonction ; les cloches restaient muettes ; on obstruait avec des amas de broussailles la porte de l’église, etc. A partir du règne du pape Martin V, la rigueur de ces prescriptions fut très atténuée.

L'interdit personnel est la défense pour un laïque d’assister aux offices de l’église, pour un clerc de remplir les devoirs de sa fonction. L'interdit général peut frapper tout un clergé, toute une nation. C’est ainsi que la France fut plusieurs fois mise en interdit, notamment sous le règne de Robert le Pieux, sous Philippe Auguste, sous Philippe le Bel.

Interdit [l'), tableau de J.-P. Laurens (1875), représentant le parvis d’une église interdite, dont le porche, obstrué par des fagots d’épines et de bois mort, a son tympan tendu d’un crêpe. Devant pourrissent deux cadavres, en attendant l’heure de la rémission. Œuvre ferme, exacte et sobre. (V. p. 1168.)

interdit [tèr-dï], & adj. Se dit d’une personne qui est sous le coup de l’interdiction : prêtre interdit. Personne qui ne sait que dire, qui perd contenance ; demeurer tout interdit. N. m. : les interdits sont assimilés aux mineurs.

interépineux, euse [neit, eu-ze] adj. Anat. Se dit des organes situés entre les apophyses épineuses des vertèbres ; muscles interépineux.

intéressant [ré-san], e adj. Qui offre de l’intérêt, digne d’attention : nouvelle intéressante. Qui a du charme : figure intéressante. Qui inspire de l’intérêt : personne intéressante. Fam. Etat intéressant, position intéressante, état d’une femme enceinte. Ant. Insignifiant, ennuyeux.

intéressé, e [rè-sé], adj. Qui a intérêt à une chose ; être intéressé dans une affaire. Trop attaché à ses intérêts, égoïste, avare : un arni intéressé. Inspiré par un intérêt égoïste : service intéressé.

Ceux qui de nous servir se montrent empressés Nous prodiguent parfois des soins intéressés.

Laohambeaudœ.

N. Personne qui a intérêt à une chose : prévenir les intéressés. Ant. Désintéressé.

in'téresser [rè-sé] v. a. (de intérêt'). Faire entrer quelqu’un dans une affaire, en lui attribuant une part dans le bénéfice : intéresser un employé aux bénéfices. Importer : cela m'intéresse. Concerner spécialement : loi qui intéresse les industriels. Inspirer de 1 intérêt, de la bienveillance, de la compassion : ce jeune homme m'intéresse ; intéresser le public à un accusé. Captiver l'esprit, toucher, émouvoir : cette lecture m'intéresse. Atteindre, blesser : coup d'épée gui a intéressé le poumon. S’intéresser V. pr. Prendre intérêt à.

intérêt [rè] n. m. (du lat. interest, il importe). Ce qui importe à l’utilité de quelqu’un : c’est l'intérêt qui le guide. Bénéfice qu’on retire de l’argent prêté : placer son argent à 4,5 ou 6 0 10 d’intérêts. Droit éventuel à des bénéfices ; avoir des intérêts dans une entreprise. Intérêt simple, intérêt perçu sur un capital fixe non accru de ses intérêts. Intérêt composé, celui qui est perçu sur un capital formé du capital primitif accru de ses intérêts accumulés, et portant eux-mêmes intérêt jusqu'à l’époque de l’échéance. Fig. Désir du bonheur de quelqu'un, tendre sollicitude pour lui ; ressentir un vif intérêt pour quelqu'un. Ce qui, dans un ouvrage, charme l'esprit et touche le cœur : histoire pleine d'intérêt. Dommages et intérêts, v. dommage.

— Encycl. Dr. Le prêt à intérêt est le prêt à consommation dans lequel le prêteur stipule un dédommagement pour la privation momentanée de sa chose ; ce dédommagement s’appelle intérêt. 'L'usure, c'est l’exagération de l’intérêt.

Le taux de l’intérêt légal de l’argent est variable en matière civile, comme en matière commerciale ; l'intérêt conventionnel en matière civile est libre, à la condition de ne pas dépasser un certain chiffre, Aucune restriction ne limite le taux de l'intérêt en matière commerciale. La limitation du taux de l’intérêt n’atteint que les prêts d’argent ; le prix des denrées ou autres choses mobilières est donc sous le régime de la liberté absolue ; toutefois, les actes qui ont pour but de déguiser un prêt à intérêt (contrat pignoratif) sont soumis à la loi. \. USURE. . ,

Le taux de l’intérêt conventionnel doit être fixé par écrit. .

Dans les liquidations d’intérêts, 1 année est comptée conformément au calendrier grégorien, c’està-dire que chaque jour représente t/365 du taux de l'intérêt d'un an, ou 1/366 si l’année est bis.séxtile. Le point de départ des intérêts est déterminé par les conventions, jugements et autres actes d’où résultent les droits des créanciers, ou conformément à la loi.

Les intérêts, dus au moins pour une année entière, sont productifs d’intérêts lorsqu’ils résultent d'une convention spéciale ou d'une demande en justice. En matière de fermages, loyers, arrérages de rentes perpétuelles ou viagères, restitution de fruits, intérêts payés par un tiers au créancier en acquit du débiteur, la restniction n'est pas applicable ; les

I revenus échus produisent intérêts du jour de la de- I mande ou de la convention. En matière de compte i courant, le solde reporté à nouveau est productif d'intérêt quant au capital et quant aux intérêts qui y sont compris. La capitalisation des intérêts porte le nom d’ natocisme. 'V. ce mot.

Le créancier d'une somme d'argent a droit, en cas de retard, à titre de dommages-intérêts, à des intérêts de retard ou moratoires au taux légal, et sans avoir besoin de justifier d’un préjudice subi. Ces intérêts sont dus du jour de la sommation de payer, à moins que la loi ne les fasse courir de plein droit.

Si le débiteur en retard est de mauvaise foi, le créancier peut obtenir, outre les intérêts moratoires, des dommages-intérêts.

S’il n'est pas question d’intérêts dans un acte, les intérêts no sont pas dus, lors même que le débiteur payerait après l’échéance.

— Arithm. Intérêts simples, a désignant le capital placé, t le temps (en années ou fraction d'année) pendant lequel il est resté placé, r le taux, c’est-à-dire l'intérêt de 100 francs que Ton suppose placés pendant un an, I l'intérêt produit, on démontre que I c’est la formule des intérêts sim¬

ples. Elle permet de résoudre Tun quelconque des quatre problèmes qui peuvent se poser suivant que Tune des grandeurs 1, a, r, t est inconnue, les trois autres étant connues.

Intérêts composés, a étant le capital placé, r l'intérêt de 1 franc par an, n le nombre d’années pendant lesquelles le capital est resté placé, A ce qu'est devenu ce capital après ces n années, on démontre que A = a(l-l-r)“ : c'est la formule des intérêts composés.

Si le capital reste placé pendant un nombre exact

d’années n et une fraction -2. d’années, la formule

devient : A = a (1 r)“

interfasciculaire [tèr-fa-si-ku-lè-re] adj. Anat. Qui est situé entre les faisceaux.

interférence [tér-fé-ran-se] n. f. (de interfèrent). Physiq. Phénomène résultant de la combinaison de deux mouvements vibratoires ; Fresnel a expliqué le phénomène des interférences.

— Encycl. Lorsqu’on met en présence des rayons lumineux émanant de deux sources voisines, il suffit de recevoir la lumière sur un écran pour constater l’existence de franges rectilignes blanches, noires et colorées. 'Un certain nombre d’appareils permettent de réaliser les conditions nécessaires à la production du phénomène ; les deux mouvements ondulatoires provenant des sources (v. ondulation) peuvent, en de certains points, donner un minimum d’intensité lumineuse, en d'autres un maximum : on dit qu'il y a interférence. Le même phénomène se produit pour certaines ondes sonores qui se propa-

fent simultanément : il se produit le phénomène de alternent, c’est-à-dire que l'intensité du son perçu est variable avec le temps.

interfèrent [Ur-fé-ran], e adj. (du lat. inter, entre, et ferre, porter). Qui présente le phénomène de l'interférence ; rayons interférents.

interférentiel, elle Itèr-fé-ran-si-el, è-fe]adj. Qui a rapport aux interférences.

interférer [tèr-fé-ré] v. n. (du lat. inter, entre, et ferre, porter. — Se conj. comme accélérer.) Produire des interférences.

interférograplie n. m. instrument pour étu- ,dier les franges d'interfe'rences.

interflbrillaire [tir-fi-bril-li-re] adj. Qui se trouve entre les fibrilles.

interfoliacé, e [tèr] adj. Se dit des fleurs qui naissent alternativement entre chaque couple de feuilles opposées.

interfoliage [tèr] n. m. Action d’interfolier

un livre.

interfoliaire [tèr, è-re] adj. Bot. Se dit des organes placés dans Tintei-valle des feuilles opposées.

interfolier [tèr-fo-H-é] v. a. (du lat. inter, entre, et folium, feuille. — Se conj. comme prier.) Insérer des feuillets blancs entre les pages d'un livre.

interganglionnaire [ttr, o-nè-re] adj. Qui est situé entre les ganglions.

interglaeiaire rtèr, è-re] adj. Se dit des formations apparues entré deux extensions glaciaires.

intérieur, e adj. (lat. interior). Qui est audedans : cour intérieure. Fig. Qui se rapporte à Tâme, à la nature morale : sentiments intérieurs. N. m. La partie de dedans : l'intérieur du corps. Partie d'une diligence, entre le coupé et la rotonde ; partie couverte d'un wagon, d'un omnibus. Partie centrale d'un pays. Pays lui-même, par opposition aux pays étrangers. Domicile privé. 'Vie de famille : aimer son intérieur. En temps de guerre, partie du territoire qui ne fait pas partie de la zone des armées. Peint. Tableau de genre, représentant les parties intérieures d’un édifice, et souvent une scène de la vie domestique, (( lions l'Intérieur d'une bergerie, par Jacque [v. p. 1167] ; l'Intérieur d'une cuisine, par Drolling [v. p. 1167]; etc.) Ant. Extérieur.

Intérieur [ministère de l'). Appelé à remplacer l’ancien ministère de la maison du roi, le ministère de l'intérieur comprend, en dehors du cabinet du ministre et de l'inspection générale des services administratifs, les grandes directions suivantes ;

Direction du personnel, dont relèvent les préfets, sous-préfets, etc., les élections, les affaires politiques proprement dites, tes institutions de prévoyance ;

Direction de l’administration départementale et communale ;

Direction de l’administration pénitentiaire ;

Enfin, direction de la sûreté générale.

Auprès de ces directions ont été constitués des conseils et comités : le conseil supérieur de l’assistance publique, le comité supérieur de protection des enfants du premier âge. le comité consultatif d'hygiène publique de France, le comité supérieur des prisons, etc.

intérieurement [man] adv. Au dedans : fpiit gâté intérieurement. Dans Tâme ; se moquer intérieurement des sottises d'un fat. Ant. Extérieurement.

intérim [rim'] n. m. (du lat. intérim, pendant ce temps-làl. Espace de temps pendemt lequel une fonction est remplie par un autre que par le titu¬

laire. Exercice d’une charge pendant l’absence du titulaire ; faire un intérim. Par intérim loc. adv., provisoirement ; ministre par intérim.

Intérim d'Augsbourg (T), règlement de pacification religieuse imposé pai- Charles-Quint aux catholiques et aux protestants d’Allemagne, promulgué à Augsbourg le 15 mai 1548..

intérimaire [mè-re] adj. Qui a lieu, qui s’exerce par intérim ; fonctions intérimaires. N. : Personne qui fait l’intérim. Ant. Titulaire.

intérimairement [mè-re-man] adv. D’une manière intérimaire.

intérimat [ma] n. m. Etat de celui qui exerce des fonctions par intérim. (Peu us.)

intériorité n. f. Qualité de ce qui est intérieur. Ant. Extériorité.

interjacent [sanj, e adj. Qui est situé entre certains objets.

inter jectif [tèr-jèk-tif], ive adj. Qui tient lieu d'une interjection : locution interjective.

interjection [tèr-jék-si-on] n. f. (lat. interjectio ; de interjicere, jeter entre). Gramm. Partie du discours, comprenant les explications qui servent à exprimer les différents mouvements de Tâme, comme ah! hélas! chut! bravo! etc. Dr. Action d’interjeter: interjection d’appel.

— Encycl. L'interjection est un terme invariable, isolé, complet par lui-même, qui n’a aucune espèce de relation avec les autres mots, entre lesquels il est comme jeté pour exprimer les mouvements vifs et subits de l'âme. Certains mots peuvent accidentellement devenir interjections ; Alerte! Allons! Ciel! Courage ! Dieu ! Malheur ! Miséricorde ! Silence ! etc.

inter jectionnel, elle [tèr-jêk-si-o-nèi, è-le\ adj. Qui ale caractère de l'interjection.

interjectivement [tèr-jèk, man] adv. Avec

interjection.

interjeter [tèr-je-tf\ v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : il interjettera.) Introduire. Dr. Interjeter appel, appeler d'un jugement. Gramm. Introduire sous forme de proposition incidente.

Interlaken, bourg de Suisse, au pied des Alpes Bernoises, entre les lacs deThoune etdeBrienz; 2.950 h. Station d'été très fréquentée et centre des excursions dans les Alpes Bernoises.

interlignage [Ùr] n. m. Action ou manière d’interligner.

interligne [tèr] n. m. Espace qui est entre deux lignes écrites ou imprimées. Ecriture entre ces deux lignes : la loi interdit les interlignes sur les minutes des actes notariés. N. f. Typogr. Lame do métal, ou de bois, qui sert à espacer les lignes composées.

— Encycl. Dr. Les interlignes sont interdits dans la rédaction des actes authentiques. Les compléments ou redi'essements font l'objet de renvois en marge, approuvés par le notaire ou par les parties ; les mots supprimés sont déclarés nuis, et le surplus conserve sa validité. Dans les actes sous seing privé, les mots interlignés écrits de la même main que le l'este de l’acte ne sont pas nuis.

interligner [tèr-U-gné] v. a. Ecrire dans les interlignes. Typogr. Séparer par des interlignes.

interlinèaire [tèr, è-re] adj. Qui est écrit dans l’interligne : traduction interlinéaire.

interlinéation [tèr, si-on] n. f. Ce qui est écrit entre les lignes.

interlobaire [tèr, 6è-re] adj. Qui est entre les lobes d’un organe.

interlobulaire [tèr, lè-re] adj. Qui est entre les lobules d’un organe.

interlocuteur, trice [tèr] n. (du lat. inter, entre, et locutum, supin de loqui, parler). Toute personne conversant avec une autre. Personne qui figure dans un dialogue : Alcibiade est un des interlocuteurs habituels des Dialogues de Platon.

interlocution [tèr, si-on] n. f. (de interlocuteur). Discours de personnes qui conversent ensemble. Dr. Jugement par lequel on prononce un interlocutoire ; arrêt d'interlocution.

interlocutoire [tèr] n. m. Décision judiciaire qui, avant de statuer sur le fond, ordonne des mesures propres à préparer la solution de l'affaire. Adj. Se dit de la preuve ordonnée : preuve interlocutoire.

— Encycl. Dr. L’appel d’un jugement interlocutoire peut être interjeté avant le jugement définitif. Il est suspensif, si le jugement ne prononce pas l’exécution provisoire.

interlocutoirement [tèr, man] adv. Dans la forme des déeisions interlocutoires.

interlope [tèr] adj. (angl. interloper). Qui trafique en fraude. Qui se fait en fraude : navire, commerce interlope. Fig. Equivoque, suspect ; monde, maison interlope. N. m. ÎStavire marchand qui trafique en fraude.

interloquer [in-ter-lo-k£\ v. a. (du lat. tnterloqui, interrompre). Soumettre à un interlocutoire. Fig. et fam. Embarrasser, interdire : cette réplique l'a interloqué.

interlude [tèr] n. m. (du lat. inter, entre, et ludus, jeu). Théâtr. Ancienne espèce d’intermède, dramatique ou musical. Musiq. Partie incidente de la fugue, qui s'appelle en réalité divertissement.

in'terlunaire [tèr-Iw-nè-re] adj. Qui se rapporte à Tinterlune.

interlune [tèr] n. m. Temps qui commence un peu avant et finit un peu après la nouvelle lune, et pendant lequel l’astre reste invisible.

intermariage [tèr] n. m. Mariage entre personnes de la même famille.

intermaxillaire [tèr-mak-sil-U-re] adj. Qui est placé entre les os maxillaires.

intermède [tèr] n. m. (ital. intermedio ; du lat. inter, entre, et médius, qui est au milieu). Ce qui est placé entre deux choses, et permet à Tune d’agir sur l’autre : les nerfs sont l'intermède ^ui unit l’âme au corps. Pharm. Substance que 1 on fait intervenir dans la préparation d’un médicament, soit pour en faciliter la division, soit pour faciliter le mélange de ses composants. Divertissement (chœur, ballet, danse, cérémonie, léger ouvrage dramatique ou musical) entre deux pièces dune représentation théâtrale : intermède musical. Anciennem. petit opéra. Fig. Temps, épisode intermédiaire ;

INT

rhistoire n'est qu'une suite de scènes guerrières, avec de courts intermèdes.

intermédiaire [(ér, è-re] adj. (du lat. inter, entre, et médius, moyen). Qui est entre deux : corps intermédiaire. N. m. Moyen terme, entremise, personne

Inlermédiaire de manège.

qui s’interpose ; senir d'intermédiaire. Ce qui est placé entre deux choses, et permet à l’une d’agir sur l’autre. Mécan. Intermédiaire de manège, dispositif particulier d'engrenages permettant de transmettre aux organes d'une batteuse, à un arbre de couche, etc., le mouvement imprimé à un manège mû soit à la main, soit à l'aide de chevaux, soit mécaniquement. Phot. Petit cadre de bois, de métal ou de carton, que l'on place dans un châssis négatif, pour faire usage de plaques de dimensions inférieures à la surface entière du châssis.

Intermédiaire des chercheurs et curieux (!’), recueil ' périodique français, fondé en 1864 par Charles Read, et qui a pour objet de provoquer l’éclaircissement de points obscurs d’érudition.

intermédiairement [tèr, è-re-man] adv.

D'une manière intermédiaire.

intermédiarité [tèr] n. f. Caractère de ce qui est intermédiaire.

intermédiat [tèr-mé-di-à\, e adj. Se dit d’un intervalle de temps entre deux actions, deux termes, intermenstruation [ tèr-mans-tru-a-si-an ]

n. f. Intervalle entre les menstrues.

intermenstruel, elle [tèr-mans-tru-èl, è-lé\ adj. Qui se rapporte au temps compris entre les menstrues.

interminable [tèr] adj. Qui ne saurait être terminé. Par exagér. Qui dure très longtemps ; procès interminable.

interminablement [tèr, man] adv. D’une

manière interminable.

in terminis, loc. lat. signif. : En dernier lieu : Décision rendue in terminis, celle qui met fin à l'instance, au procès.

in'termission [tèr-mi-si-on] n. f. (lat. intermissio). Interruption, discontinuation. (Peu us.)

intermittence [tèr-mi-tan-sé\ n. f. Caractère de ce qui est intermittent: l'intermittence dupouls.

intermittent [tèr-mi-tan], e adj. (du lat. intermittens ; de inter, entre, et mittere, mettrej. Qui s’arrête et reprend par intei-valles : fontaine intermittente. Fièvre intermittente, pouls dont les pulsations sont à des intervalles inégaux. Ant. Permanent.

intermobile [tèr] adj. Se dit d’un levier dans lequel le point d'appui est situé entre la puissance et la résistance.

intermonde [tèr] n. m. Espace entre les mondes.

intermusculairé [tèr-mus-ku-lè-re] adj. Qui j est situé entre les muscles. .

internat [tèr-na] n. m. (de interne). Situation ' d’un élève interne. Ecole d'internes. Régime d'un ^ établissement de ce genre. Ensemble des internes ; l'internat d'un lycée. Fonction des internes dans l les hôpitaux. Durée de ces fonctions. Ant. Externat.

— Encycl. Pédag. L’internat existe spécialement dans les lycées de l'Etat, les collèges -communaux, et dans certains établissements libres. L’internat offre de moins bonnes conditions d’éducation normale que l'externat, qui laisse l’enfant dans la famille. dont le concours est ainsi associé à l’œuvre de l’école. En Angleterre, en Allemagne, en Suisse, on rencontre moins d’internats qu’en France. Les enfants anglais qui font leurs études loin de leurs demeures sont souvent mis en pension dans une famille honorable, et parfois dans celles des professeurs attachés à l’établissement dont ils suivent les classes.

— Méd. L’internat des hôpitaux (médecine ou chirurgie) est un concours annuel ouvert aux externes de ces hôpitaux. Il comprend des épreuves écrites (éliminatoires) et des épreuves orales. A Paris, les internes des hôpitaux, au nombre d'une soixantaine chaque année, sont nommés pour quatre ans. En sus de ce chiffre, un certain nombre de concurrents ayant satisfait à l’examen, sont nommés pour un an (internes provisoires), mais ils doivent concourir a nouveau pour obtenir le titre définitif.

Collaborateur du chef de service, l’interne examine les malades avant son maître et les lui présente. En outre, les internes d’un hôpital assurent le service journalier de garde à raison d’un interne en médecine et d’un en chirurgie, internation )/èr-na-sî-on]n.f. Action d’interner, international, e, aux [fèr-na-sij adj. Qui a lieu, qui se passe entre nations : l'arbitrage international peut prévenir de nombreux conflits. Droit international, droit qui régit les rapports entre les Etats, et qui se divise eu droit international public et en droit international privé, selon qu’il règle ies rapports des Etats ou ceux des particuliers de/nationalité différente.

Internationale, association générale d’ouvriers des diverses nations du globe, unis pour la défense de certaines revendications. (Les statuts furent discutés au Congrès de Genève de 1866. Les principaux chefs furent ; Karl Marx, Envels, Bakounine. La guerre de 1870 en arrêta les progrès.)

Internationale (II“), association d’ouvriers dont les statuts, ont été élaborés au congrès d’Amsterdam (août 1904)

Intermédiaire.

(Phot.)

Internationale (III®). celle qui se réclame des principes édictés par Lenine.

Internationale (V), chant de ralliement des travailleurs révolutionnaires de tous les pays, unis pour lutter contre le capital. Le poème est dû à Eugène Pottier (1871) ; la musique, à Adolphe Degeyter.

tonne en son cra — lè — re , C'est l'c-.-nup-tion de la

mon--de va chan-qep de ba---5e : Nous ne sommes nen.

I ^Refrtujt ^

so-^ons tout! C’est la lut — le fi--na'-*le.Groupon:

--na---le , se--»*ra le genre hu — main C'est la

lul-----le fi - -na*--*le. GrQu-pons«nou&. et de--

•••le ,

6e-*»»ra le genre hu*«*maln.

L^Intematîonale.

Interne des hôpitaux.

internationalement [tèr-na-si-o, man] adv. D’une façon internationale.

internationalisme [tèr-na-si-o- na- Us- me] n. m. Pénétration réciproque résultant des relations internationales. Opinion de ceux qui préconisent une alliance internationale des classes sociales, aux dépens de l’idée de patrie.

internationaliste [tèr-na-si-o-na-lis-te] n. Personne qui préconise l'internationalisme.

internationalité [tèr-na-si] n. f. Etat, caractère de ce qui est international.

interne [tèr-we] adj. (lat. internus). Qui est au dedans : les parois internes d'un vase. Dont le siège est au dedans du corps : maladie interne. Géom. Angle interne, angle formé par une sécante entre deux parallèles. CV. alterne.) N. Élève logé et nourri dans l’établissement. Méd. Interne des hôpitaux, étudiant en médecine qui a subi avec succès les épreuves du concours de l’internat. (V. internat.)

Sens interne, terme qui désigne laconscience, en philosophie. Ant. Externe.

interné, e [tèr] adj.et n. Se dit d’une personne enfermée dans un lieu dont elle ne peut sortir : un aliéné interné ; les internés politiques.

internement [tèr-ne-man] n. m.

Action d'interner : solliciter l'internement d'un aliéné.

— Encycl. Dr. L’internement a été une mesure de surveillance politique, édictée sous Napoléon III, par la loi du 27 février 1868, dite « loi de sûreté générale ». Abandonné à la décision du ministre de l’intérieur, l’internement était prononcé contre les suspects politiques. L’interné, confiné dans l'enceinte d’une ville, ne pouvait, sans autorisation ministérielle, s’en éloigner un seul jour ; en cas de contravention, il était appréhendé au corps, et s’exposait à être expulsé du territoire français.

L'internement est pratiqué en France à l’égard des étrangers qui viennent chercher un refuge sur son territoire, après avoir pris part, chez eux, à une guerre civile. Cette mesure a été appliquée aux Espagnols ayant participé aux insurrections carlistes.

interner [tèr-né] v. a. (de interne). Fixer une résidence à quelqu’un que l'on regarde comme dangereux : le Second E7npire internd à Lambessa de nombreux républicains. Enfermer dans un asile : interner un aliéné. Importer ; interner des marchandises. (Peu us. en ce sens.)

internissable Uèr-ni-sa-ble] adj. Qu’il est impossible de ternir ; éclat internissable.

internodal, e [tèr] adj .Bot. Se dit de l’espace situé entre les noeuds d’une tige de graminée.

inter nonce [tèr] n. m.,(de inter, et nonce). Envoyé du pape dans une cour étrangère, à défaut de nonce.

internonciature [térj n. f. office d’internonce.

inter nos, mots lat. signif. : Entre nous : Inter nos, ce n'est pas son esprit qui l’a fait arriver là.

internucléaire [tèr, klé-è-re] adj. Anat. Qui est situé entre les noyaux.

interocéanique [tè-ro-sè\ adj. Qui est entre les deux océans : le canal interocéanique de Panama. Qui s’étend par delà l’un et l’autre océans.

interoeulaire [té-ro-lcM-tè-rel adj. (du lat. inter, entre, et oculus. œil). Qui est placé entre les deux yeux : espace interoculaire.

interopposition [lè-ro-po-zi-si-on]n. f. Situation d objets entrelacés et opposés.

interosseux, euse [tè-ro-setJ, eu-ze] adj. Qui

est situé entre les os.

interpariétal, e, aux [tèr] adj. Anat. Qui est placé entre les pariétaux.

interpellant, e [tèr-pè-lati] n. Personne qui fait une interpellation.

interpellateur, triee [tèr-pè-la] n. Personne qui interpelle.

interpellation [tèr-pè-ia-si-on] n. f. Action d’interpeller. Demande d’explication adressée à un ministre par un membre du Parlement, et sanctionnée par un ordre du jour. Sommation faite par un juge, un notaire, un huissier, d’avoir à dire, à faire quelque chose.

— Encycl. Dr. pa^'l. Conséquence de la responsabilité ministérielle au regard des parlements, le droit d’interpellation n’a d’autres limites que la Constitution. La demande d'interpellation doit être écrite, et son objet mentionné. Le président en donne lecture à l'Assemblée, qui en fixe la date de discussion, après avoir pris l'avis du gouvernement. Cette discussion ne peut être ajournée au delà d’un mois, sauf en matière de politique extérieure, où l'ajournement indéfini peut être prononcé. Le ministre interpellé peut ne pas répondre. A la différence de la question, l’Interpellation doit être sanctionnée par un ordre du jour.

interpeller [tèr-pè-lé] v. a. (du lat. interpellare, interrompre). Adresser la parole pour demander quelque chose. Sommer (un ministre) de s'expliquer sur un fait. Dr. Sommer.

interpétiolaire [tér-pé-si-o-lè-re] adj. Qui naît entre deux feuilles opposées.

interplanétaire [tèr, fè-re]adj.Qui est entre les planètes : espace interplanétaire.

inter pocula, loc. lat. signif. : Au milieu des coupes, et qui correspond à la locution française : le verre en main.

interpolaire [tèi'-po-lè-re] adj. Qui est entre les pôles d'une püe : circuit interpolaire.

interpolateur, trice [tèr] n. et adj. Qui interpole.

interpolation [tèr, si-on] n. f. Action d'interpoler. Ce qui a été interpolé : les interpolations sont très nombreuses dans les textes anciens. Math. Construction d’une formule empirique propre à représenter exactement les résultats d’expériences faites, et à donner approximativement ceux qui correspondraient aux cas intermédiaires non observés directement.

interpoler [tèr-po-lé] v. a. (du lat. interpolare, modifier). Introduire dans un ouvi-age des passages, des chapitres entiers, qui n’appartiennent pas a la pièce originale : interpoler une glose dans le contexte. Math. Faire l’interpolation.

interponctuation [tèr-ponk-tu-a-si-on] n. f. Suite de points intercalés dans le discours, pour marquer notamment une réticence ou une suppression dans le texte.

interposement [tèr-po-ze-man] n. m. Action d’interposer. (On dit mieux interposition.)

interposer [tèr-po-zé] v. a. Placer entre : interposer une lumière entre deux écrans. Fig. Faire intervenir : interposer son autorité. Personne interposée, V. INTERPOSITION. S’interposer v. pr. Se poser, se placer entre. Intervenir comme médiateur : s'interposer entre deux adversaires.

interpositif, ive [tèr-po-2i] adj. Dut. Cloisons interpositives, cloisons qui naissent de deux feuilles opposées.

interposition [tèr-po-zi-si-on] n. f. situation d’un corps entre deux autres. Fig. Intervention d’une autorité supérieure. Dr. Interposition de personnes, se dit lorsqu’une personne prête son nom à une autre, pour lui faciliter des avantages qu’elle ne pourrait pas obtenir directement : l'interposition, dûment prouvée, annule les avantages concédés.

— Encycl. Dr. Toute disposition au profit d'incapable est nulle, si elle est reconnue avoir été faite sous le nom de personnes interposées. Sont « réputés personnes interposées les pères et mères, les enfants et les descendants, et l’époux de la personne incapable ».

interprétable [tèr] adj. Qui peut être interprété ; convention aisément interprétable.

interprétariat [tèr-pri-ta-ri-a] n. m. Carrière, fonction des interprètes, 'V. jeûnes de langue.

interprétateur, trice [tèr] n. et adj. Qui interprète.

interprétatif, ive [tèr] adj. Qui explique : déclaration interprétative alun traité.

interprétation [tèr, si-on] n. f. Action d'interpréter, explication : interprétation d'un songe. Traduction, commentaire critique : interprétation audacieuse. Façon dont une oeuvre dramatique ou musicale est jouée : l'interprétation fait souvent le succès d'une pièce.

interpretativement [tèr, man] adv. D’une manière interprétative. (Peu us.)

interprète [tèr] n. (lat. interpres, etis). Personne qui rend les mots d'une langue par les mots d’une autre langue : étrangers qui ne peuvent s’entendre sans le secours d'un interprète. Qui est chargé de déclarer, de faire connaître les volontés, les intentions d’un autre : soyez mon interprète auprès de... Qui interprète une œuvre théâtrale, artistique. Qui commente et explique ; les interprètes de la Bible. Interprète juré, nommé par les cours ou tribunaux pour traduire les pièces versées aux débats.

— Encycl. Milit. Au cours de la Grande Guerre, les différents Etats durent faire appel à ceux de leurs soldats qui étaient versés dans la connaissance des langues étrangères, pour les détacher auprès des formations alliées, au service des prisonniers de guerre, etc. L’insigne des interprètes dans l’armée française était une branche d’olivier ; dans l'armée anglaise, une face de sphinx.

interpréter [tèr-pré-té] v. a. (lat. interpretari. — Se conj. comme accélérer.) Expliquer ce qui est obscur : interpréter une loi. Traduire d’une langue en une autre : interpréter un discours de bienvenue. Deviner, tirer d'une chose quelque induction, quelque pçésage : interpréter un songe. Fig. Prendre en bonne ou en mauvaise part ; mal interpréter les intentions de quelqu'un. Traduire la pensée d'un artiste : graveur qui interprète bien un tableau. Interpréter les racines dfune équation, trouver dans quelles conditions certaines racines d'une équation qui ne constituent pas une solution pour le problème considéré ont été introduites par les calculs.

interradial, e, aux [tèr] adj. Qui est entre les rayons.

INT

INT

Secondes

Renviî

Septièmes

Tierces

Rocrti

Sixtes

Quartes

Renvt'

Quintes

Interrègne [Ur-rè-gne] n. m.

Intervalle pendant lequel un Etat monarchique est sans chef suprêine.

te grand interrègne, période de l’histoire d Allemagne qui va de 1250 à 1273, et qui est caractérisée par l’impuissance des empereurs.

interrogant [a-ro-ghan\, e adj. Qui a la manie d'interroger.

N. etadj. m. Typogr. Point d'interrogation : un interrogant.

interrogat \Ü-ro-gha] n. m.

Ensemble des questions adressées en Justice à l’une des parties.

interrogateur, trice [tè-rogha] adj. et n. Qui interroge ; jeter un regard interrogateur. Examinateur : répondre aux questions des interrogateurs.

interrogatif, ive [tè-ro-gha] adj. Gram. Qui marque interrogation : point interrogatif.

interrogation [tè-ro-gha-sion] n. f. Question, demande ; interrogation indiscrète. Point d'interrogation, qui marque l’interrogation (?).

— Encycl. Gram. On appelle interrogation indirecte une proposision subordonnée qui commence par un pronom ou un adverbe interrogatif :

dites-moi qui est venu ; je ne sais oh il est.

interrogativement [ tè-rogha, man] adv. Par interrogation.

(Peu us.)

interrogatoire [tè-ro-gha] n. m. Questions qu’un magistrat adresse à un accusé, et réponses de celui-ci : interrogatoire serré. Procèsverbal où sont consignées ces questions et ces réponses : l'accusé signe son interrogatoire.

— Encycl. Proc. civ. Interrogatoire sur faits et articles. On nomme ainsi l'interrogatoire ayant pour objet d’obtenir d'une partie des aveux sur les faits qui ont donné lieu à une contestation. L’interrogatoire sur faits et articles constitue, avec la comparution personnelle des parties, les deux modes d’instruction prévus par le Code de procédure civile pour obtenir un aveu. 'V. instruction.

Ce mode d'instruction peut être ordonné en tout état' de cause par jugement du tribunal. Une des parties est interrogée par le juge à l’audience ou en chambre du conseil, hors la présence de l'autre.

interroger^ [tè-ro-j^ v. a. (lat.

interrogare ; de inter, entre, et rogare, demander, piùer. — Prend un e muet après le g devant a et o : il interrogea, nous interrogeons). Questionner avec autorité ; interroger un inculpé, un candidat. Fig. Consulter, examiner : interroger l'histoire.

interroi [tèr-roi] n. m. (lat. interrex). Magistrat romain chargé d'exercer sous la république une magistrature, en attendant l’installation dun nouvel élu : l'interroi était tiré au sort parmi tes sénateurs.

interrompre [tè-ron-pre] v. a. (lat. interrumpere). Rompre la oontituité d’une chose ; interrompre un courant électrique. Couper la parole à quelqu’un. Sans vous interrompre, formule de politesse par laquelle on s’excuse de couper la parole à quelqu’un. Propos interrompu, discours sans suite; jeu de société où l’on tient des propos de ce genre. Bot. Se dit de certains corps, dont les parties sont entrecoupées d'espaces vides : épi interrompu. S’interrompre V. pr. S’arrêter momentanément. Cesser de faire ce qmon faisait.

interrupteur, trice [tèr-rup] adj. et n. Qui interrompt : des mui-mures interrupteurs ; faire taire les interrupteurs. N. m. Appareil qui a pour fonction d'interronmre un courant électrique.

— Encycl. Physiq. Le plus simple des interrupteurs est le bouton de sonnerie électrique, qui comprend une pièce métallique fixe et, en regard, une autre pièce métallique mobile tenue écartée de la première par un ressort, mais pouvant être amenée à son contact quand on appuie sur un bouton qui fait fléchir le ressort. Pour les bobines de Ruhmkorff on utilise des interrupteurs puissants, dont les types sont l'interrupteur Ducretet, dans lequel la rupture se fait au moyen d’un électro-aimant, et l’interrupteur Wehnelt, fondé sur la décomposition gazeuse d’un électrolyte, chaque bulle de gaz dégagée sur une électrode produisant une interruption.

interruptif, ive [tèr-rup) adj. Qui produit l’interruption : acte interruptif de prescription.

interruption [tèr-rwp-si-on] n. f.

(lat. interruptio). Action d’interrompre.

Etat de ce qui est interrompu : interruption de travaux. Bruit, exclamation, paroles prononcées pour interrompre : une véhémente interruption. Rhét. Suspension, réticence.

inter scapulaire [tèr-skapu-lè-re] adj. Qui est situé entre les deux épaules.

interscapulum [tèt^ska-pu-lom'] n. m. Région située entre les deux omoplates ou scapulums.

interscolaire [lèr-sÆo-lè-re] adj. Se dit de ce qui a rapport à plusieurs écoles prises ensemble.

intersécanee [lèr] n. f. (du lat.

Tableau de la composition et des renversements des intervalles.

Diminuée

enharmonie

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Majeure

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Augmentée

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