ORCHESTRER
instrumentiste [ins-fru-»naJi-tîS-fe]n.m. Musicien qui joue d’un instrument.
instudieux^ euse \ins-tu-di-eü, eu-ze] adj. Qui n’est pas studieux. Ant. Studieux.
insu n. m. fpréf. in, et su). Ignorance d'une chose. A l'insu de loc. prép., sans quon le sache, insua've adj. Qui n’est pas suave. Ant. Suave. insua'Vité n.f. Défaut de suavité. Ant. Suavité, insubmersibilité [mèr] n. f. Qualité de ce qui est insubmersible.
insubmersible [mèr] adj. Qui ne peut pas être submergé ; bateau de sauvetage insubmersible. Ant. Submersible.
insubordination [sî-on] n. f. Défaut de subordination ; esprit d'insubordination.
insubordonné, e [do-néj adj. Qui a l’esprit d’insubordination, qui manque a la subordination : soldats, élèves insubordonnés.
Insubres, peuple de la Gaule Lyonnaise, dont une tribu passa les Alpes et alla fonder Milan, dans la région de l’Italie du Nord appelée plus tard Insubrie. (On dit aussi Insubrien, enne.)
insybstantiel, elle [subs-tan-si-èl, è-le] adj. Qui manque de consistance, de solidité. Ant. Substantiel.
insuccès [swft-sé] n. m. Manque de succès, échec ; l'insuccès d'une entreprise. Ant. Succès.
insuffisamment [su-fi-za-man] adv. D’une manière insuffisante. Ant. Suffisamment.
insuffisance [sw-^-zan-se] n. f. (de insuffisant). Manque de suffisance : l'insuffisance de la récolte. Incapacité : reconnaître .son insuffisance. Méd. Etat d’un organe qui ne remplit pas ses fonctions normales : insuffisance hépatique. Insuffisance valvulaire, état des valvules du cœur qui les met hors d’état de remplir intégralement leurs fonctions. Ant. Suffisance.
— Encyol. Méd. Les valvules du eœur et des artères aorte et pulmonaire sont insuffisantes lorsqu’elles ne ferment plus, par leur adossement, leur orifice, et que, par suite, elles laissent refluer le sang dans la cavité d'où celui-ci a été lancé.
L'insuffisance valvulaire succède généralement à une endocardite ; cependant, la syphilis, l’alcoolisme peuvent être incriminés.
Le traitement varie avec la cause ; le repos, les iodures sont indiqués au début. Généralement, l’insuffisance aboutit à l’asystolie.
Insufflateurs.
insuffisant [su-fi-zan], e adj. Qui ne suffit pas : nourriture insuffisante. Qui n’a pas la capacité nécessaire pour remplir les obligations de sa cliarge; général insuffisant. Ant. Suffisant.
insuffla'tcur (SM-/Îa] n. m. Instrument servant à insuffler dans le larynx et dans les narines de l’air ou des médicaments pulvérulents.
insufflation [su-fla-sion] n. f. Action d'insuffler :
l'insufflation de l'air dans la bouche peut rappeler les noyés à la vie.
— ENOYCL.-On fait, en médecine, des insufflations de poudres comme l’alun, le tanin, etc. Mais, dans certains cas d’asphyxie, on fait des insufflations d’air dans la bouche de l’asphyxié ; il en est de même chez les enfants qui naissent en état de mort apparente. Dans certaines maladies d’oreilles, on fait des insufflations de la trompe d’Eustache par l’insufflateur de Politzer.
insuffler [su-flé] v. a. (lat. insufflare ; de in, dans, et sufflare, souffler). Introduire, à l'aide du souffle, un gaz, une vapeur dans quelque cavité du corps : insuffler de l'air dans la bouche d'un asphyxié. Gonfler en soufflant : insuffler une vessie.
insulaire [lè-re] adj. et n. (lat. insularis ; de insula, île). Habitant d'une île : les insulaires de Talti.
insularité n. f. Etat d'un pays formant une île. ou composé d’îles ; l'insularité du Groenland a été démontrée de nos jours.
Insulinde, nom donné à l'archipel Indien ou Malaisie. V. Malaisie.
insultable adj. Qui peut être insulté, insultant [tan], e adj. Qui insulte, offense ; mépris, propos insultant.
insultateur (lat. insultator) n. m. Celui qui a l'habitude d'insulter.
insultation [si-on] n. f. Action d'insulter. ("Vx.)
insulte n. f. (subst. verb. de insulter). Outrage, offense, affront, injure en actes et en paroles : rendre raison dune insulte.
insulté, e n. et adj. Personne qui a reçu une insulte : réconcilier Vinsulteur et l'insulté.
insulter [té] v. a. (lat. insultare ; de in, sur, et saltare, sauter). Offenser par des outrages en actes ou en paroles ; insulter une femme. Attaquer ; les pirates harbaresques insultèrent longtemps les côtes de la Méditerranée. CVx.) 'V. n. Faire une offense outrageante ; insulter aux malheureux, à la raison.
insulteur n. m. Qui a l’habitude d’insulter. Auteur d’une insulte.
insupportable [s«-por] adj. Qu’on ne peut supporter, souffrir : douleur insupportable. Très
importun, ennuyeux: un enfant insupportable. Ant.
Supportable.
insupportablement [su-por, snan] adv.
D’une manière insupportable. Ant. Supportablement.
insurgé, e adj. et n. Qui s’est mis en état d'insurrection : les insurgés vendéens.
Insurgé (T), célèbre roman autobiographique de J. 'Vallès, dont le récit de la Commune forme la partie la plus saisissante (1886). Il fait partie d'une sorte de trilogie, avec l'Enfant et le Bachelier. insurgence [jan-se\ n. f. Etat d'insurgé. insurgents [jan] n. m. pl. Nom donné aux Américains qui, dans la guerre de l'Indépendance, prirent parti pour les colonies contre la métropole.
insurger \jé] (s’) v. pr. (lat. insurgere ; de in, sur, et surgere, se lever. — Prend un e muet après le g devant a et o : il s'insurgea, nous nous insurgeons.) Se soulever contre une autorité, un gouvernement.
insurmontable adj. Qui ne peut être surmonté : péril insurmontable. Ant. Surmontable.
insurmontablement [man] adv. D’une manière insurmontable.
insurpassable [pa-sa-ftfe] adj. Qui ne peut être surpassé. Ant. Surpassable. (Peu us.)
insurreeteur, trice [sur-rè/f] adj. et n. se dit d’une personne qui excite une insurrection.
insurrection [sur-r'ek-si-on] n. f. Soulèvement contre le pouvoir établi : l'insurrection de juillet 1830 renversa Charles X.
insurrectionnel, elle[sMr-rêft-si-o-nêf, è-ie] adj. Qui tient de l’insurrection: mouvement insurrectionnel.
insurrectionnellement[sMr-rèfc-si-o-nê-fe-
man] adv. D'une manière insurrectionnelle.
insusceptible [sws-sêp] adj. Qui n’est pas susceptible de. Qui n’a pas de susceptibilité.
intact [ta/it’J, e adj. (lat. intactus ; préf. in, et tactus, touché). A quoi l’on n’a pas touché, dont on n'a rien retranché : la somme est encore intacte. Entier : édifice intact. Fiy. Qui n’a souffert aucune atteinte morale : réputation intacte.
intactile [tak] adj. Qui échappe au sens du tact : la lumière est intactile. Ant. Tactile.
intactilité [tak] n. f. Caractère de ce qui est intactile. Ant. Tactlllté.
intaillable [ta, il mil.] adj. Qui ne peut être taillé: diamant intaillable. Ant. Taillable.
intaille [ta, il mil., e] n. f. (de l'ital. intaglio, entamure). Pierre dure gravée en creux : l'intaille est le contraire du camée.
— Encycl. L’origine des intailles remonte aux premiers jours de la civilisation.
On doit aux Egyptiens quelques curieuses intailles. Les Grecs adoptèrent cette forme d’art et la portèrent, comme toutes les autres, à un haut degré de perfection. Ils furent suivis, mais d'assez loin, par les Romains. Parmi les intailles antiques, une grande partie servait de sceaux ou de cachets. Elles étaient souvent enchâssées dans le chaton des bagues. Une autre partie servait d'amulettes ou de préservatifs auxquels on attachait des vertus contre certains dangers : morsure des serpents , apparition des démons, etc. Le moyen âge ne produisit que de rares et grossières intailles. A la Renaissance, la glyptique d’intailles redevint en honneur, et a toujoui-sété cultivée depuis.
iutaillé, 6[ta, Il mU.] adj. Travaillé àTintaille: gemmes intaillées.
intangibilité n. f. Etat de ce qui est intangible. Ant. Tangibilité.
intangible adj. (préf. in, et tangible). Qui ne peut être touché. (S’emploie surtout au figuré.) Ant.
Tangible.
intarissable [n-sn-6?e] adj. Qui ne peut être tari : source intarissable. Fig. Qui ne peut s’épuiser : imagination, gaieté intarissable. Ant. Tarissable.
intarissablement [ri-sa-ble-man] adv. D'une manière intarissable.
integminé [tlgh] adj. Bot. Mot servant à désigner un ovule dont le nucelle est dépqurvu de tégument.
intégrabilité n. f. Math. Caractère d’une grandeur intégrable.
intégrable adj. Math. Qui peut être intégré, intégral, e, aux adj. (du lat. integer, entier). Entier, complet : insti-uction intégrale. Math. Calcul intégral, l’une des parties du calcul infinitésimal qui a pour but l’intégration des fonctions et des équations différentielles. (V. intégration.) N.f. Fonction trouvée par intégration. Ant. Incomplet, intégralement [man] adv. En totalité, intégralité n. f. (de intégral). Etat d’une chose entière, complète.
intégrant [gran\, eadj. (lat. integrans). Partie intégrante, qui contribue à l’intégralité d’un tout, comme les bras, les jambes, dans le corps humain.
intégrapbe n. m. instrument permettant de calculer directement les différentes grandeurs et de tracer les graphiques nécessaires à connaitre pour les travaux de terrassement.
intégrateur adj. et n. m. Se dit d'un appareil qui totalise les indications continues.
intégration [si-oni n. f. Math. Action d’intégrer : l'intégration d'une fonction. Phys. Intégration mentale, formation de la conscience une et continue, qui constitue la personnalité, la mentalité d’un être défini.
— Encycl. Math. L’intégration d’une fonction a pour but de trouver une fonction dite fonction primitive ou intégrale, qui admette pour dérivée la fonction proposée. L'intégration d’une équalion différentielle a pour but, étant donné une équation entre une fonction inconnue, la variable dont elle dépend, et une ou plusieurs de ses dérivées (équation difl'érentielle), de trouver cette fonction.
intègre adj. (lat. integer). D'une probité absolue ; incorruptible : juge, homme intègre. Ant. Prévaricateur, malhonnête.
Intaille.
INT
intègTement [man] adv. D'une manière intègre. (Peu us.)
intégrer [gré] v. a. (lal. integrare. — Se conj. comme accélérer^ Math. Déterminer l'intégrale d’une quantité différentielle : intégrer une fonction.
intégristes [gris-te] n. m. pl. Nom donné à un parti politique espagnol fondé par Nocedal, qui se sépara, en 1872, de don Carlos. (Les intégristes demandent la soumission de l’Etat à l'Eglise, sans se préoccuper de la forme de gouvernement.)
intégrité n. f. (lat. inteyritas). Etat d’une chose qui a toutes ses parties : recouvrer l'intégrité d'un dépôt. Etat d'une chose sans altération. Fig. "Vertu, qualité d'une personne intègre : l'intégrité de Michel de l'IIospital était reconnue même de ses ennemis. Ant. Prévarication, improbité,
intégromètre n. m. instrument permettant d’obtenir immédiatement des intégrales correspondant au volume d’un solide de révolution.
intégument [man] n. m. (lat. integumentum). Tégument, enveloppe.
intellect itèl-lèkt']^.. m. (lat. intelleetus). Intelligence. entendement.
intellectif, ive [tèl-lèk-tif] adj. Qui se rapporte à l’intellect : faculté intellective.
intellection [tèl-lèk-si-on] n. f. (lat. intellectio). Acte par lequel l'esprit conçoit.
intellectualiser [tël-Uk-tu, zé\ v. a. Elever au rang des choses intellectuelles.
intellectualisme [tèl-lèk, lis-mé] n. m. Doctrine philosophique qui affirme la prééminence do la pensée sur la sensation et la volonté.
intellectualiste [tn-lék, Us-te] adj. et n. So dit des partisans de l'intellectualisme et de ce qui s'y rapporte.
intellectualité [tèl-lèk] n. f. Qualité des choses intellectuelles.
intellectuel, elle [tèl-lèk-tu-èl, è-le] adj. Qui est du ressort de l'intelligence : faculté intellectuelle. Spirituel (par oppos. à matériel) : l'âme est une substance intellectuelle. Sens intellectuels, la vue et l’ouïe, qui nous fournissent le plus grand nombre de représentations du monde extérieur. N. Personne qui a un goût prédominant pour les choses de l’esprit.
Intellectuels allemands (Manifeste des). [Le titre allemand est : An die Kulturiuelt ! ce qui signifie aussi bien : Au monde des intellectuels que : Au monde civilisé]. Manifeste signé en octobre 1914 par quatre-vingt-treize Allemands appartenant aux sciences, aux lettres et aux arts. Ils niaient que l’Allemagne eût provoqué la guerre, qu'elle eût criminellement violé la neutralité de la Belgique, qu’elle fît la guerre au mépris du droit des gens, etc. Quelques intellectuels allemands refusèrent de signer ce document mensonger, dont la rédaction est due au dramaturge et romancier Hermann Sudermann.
intellectuellement [tèl-lèk-tu-è-le-man] adv. D’une manière intellectuelle.
intelligemment [tèl-H-ia-man] adv. Avec intelligence : interpréter intelligemment un ordre obscur. Ant. Bêtement, stupidement.
intelligence [tèl-li-jan-se] n. f. (lat. intelligentia; de inter, entre, et legere, choisir). Faculté de connaître, de comprendre : l'intelligence distingue nettement l'homme des animaux. Compréhension nette et facile : avoir l'intelligence vive. Entente : avoir l'intelligence des affaires. Action de comprendre : pour l'intelligence de ce qui va suivre. Etre intelligent : la su)^rême intelligence. Accord do sentiments, union réciproque : vivre en parfaite intelligence. Entente secrète : avoir des intelligences dans la place. Ant. Bêtise, stupidité.
— Encycl. L’intelligence est une faculté de synthèse et d’ordre, qui ramène à l’unité et à l’identité du moi les états psychologiques diffus et éphémères. Elle connaît le monde et elle-même, localise dans le temps les états passés, s’élève du particulier au général, compare les idées par le jugement, enchaîne les idées par le raisonnement, conçoit des rapports constants et nécessaires qu'on appelle lois, et constitue la science.
Intelligence (De ï), par Taine, ouvrage philosophique où se trouvent développés le système phénoméniste de l’auteur et ses théories sensationnisies sur la connaissance (1870).
intelligent [tèl-U-Jan], e adj. Pourvu de la faculté intellective : l'homme est un être intelligent. Adroit, habile : domestique intelligent. Qui indique l’intelligence : regard intelligent. Ant. Bête, sot, f stupide.
intelligenti pauca, mots lat. signif. : A qui sait comprendre, peu de mots suffisent. Devant certaines personnes, on peut parler à demi-mot.
intelligentiel, elle [tèl-U-jan-si-èl, è-le] adj. Qui appartient, qui a rapport à l’intelligence.
intelligibilité [tèl-li] n. f. Etat d'une chose intelligible. Ant. Inintelligibilité.
intelligible [téf-Zt] adj. Qui peut être facilelement entendu ou compris : parler a haute et intelgible voix; discours intelligible. Philos. Qui n'existe qu’en idée : les réalités inïeHigiftfes.ANT.InintelUgible.
intelligiblement [tèl-li, man] adv. D une manière intelligible : s'exprimer intélligiblement. Ant. Inintelllgiblement.
intempéramment [tan-pé-ra-man] adv.
D’une manière intempérante.
intempérance [tan] n. f. vice opposé à la tem-
?érance. Fig. Excès en tout genre. Intempérance de angue, de plume, trop grande liberté qu’on prend en parlant, en écrivant. Ant. Tempérance.
intempérant [tan-pé-ran], e adj. Qui a le vice de l'intempérance : homme intempérant; langue intempérante, Ant. Tempérant, intempéré, e [tan] adj. Déréglé. Ant.T empéré.
intempérément [tan-pé-ré-man] adv. D’une manière intempérée.
intempérie [tan-pé-rî] n. f. (du préf. in, et du lat. temperies, saison tempérée). Dérèglement de l'air, de la température : les intempéries des saisons. Par ext. Mauvais temps : braver les intempéries.
intempestif [tan-pès-tif], ive adj.(lat. intempestivus ; de in, non, et tempestas, saison). Qui n’est pas fait dans un moment opportun : arrivée intempestive. Ant. Opportun.
intempestivement [tan-pis-tî-ve-man] adv.
D’une manière intempestive. Ant. Opportunément.
intempestivité (tan-pès-ti] n. f. Etat de ce qui est intempestif. Ant. Opportunité.
in temporalibus, m. lat. signif. : Dans les choses temporelles : la disparition de< Etats pontiheaux a supprimé le pouvoir des papes in temporalibus.
in tempore opportune, m. lat. signif. : En temps convenable : ce secours m'est venu in tempore oypoHuno.
intenable adj. Où l'on ne peut se tenir, se défendre : position intenable. Ant. Tenable.
intendance \tan\ n. f. Fonction d’intendant. Charge d’un intendant préposé à un service public. Sous l'ancien régime, division territoriale^ à laquelle un intendant était préposé. Direction, administration. Intendance militaire, corps de fonctionnaires militaires chargés de l’administration et de la comptabilité delà guerre. Bureaux de cette administration.
— Enoycl. Milit. Le corps de l'intendance a remplacé celui des commissaires des guerres et des inspecteurs aux revues. Il comprend des intendants, des sous-inlendants et des adjoints. Les intendants (un par corps d'armée) sont assimilés aux généraux de brigade. Le corps se recrute au concours parmi les capitaines et les chefs de bataillon ou d escadron de toutes armes. Le service de l’intendance comprend ceux de la solde, des subsistances, habillement, harnachement, marches, transports, etc. Ils passent des revues d'effectif, procèdent à des recensements ou inventaires de magasins, etc.
Le personnel d’exécution du service de l'intendance comporte trois catégories d'offteiers d’admi-’ nistration : ceux des bureaux de l’intendance, des subsistances, de l’habillement et campement.
intendant [tan-dan] n. m. (du lat. intendens, qui surveille). Personne qui est chargée de régir des biens, une maison. Fonctionnaire dirigeant un service public. Dans l’ancienne France, délégué civil qui exerçait dans une province l’inspection sur les divers services généraux. Intendant militaire, intendant général, officiers généraux chargés de pourvoir aux besoins, d’un corps d’armée ou d'une armée.
— Enoycl. flist. Les intendants furent, au xvn« et au «vm® siècle, les agents les plus directs et les plus effRiaces de l’absolutisme monarchique. On rapporte quelquefois à Richelieu le mérite de leur création; en réalité, il faut chercher l’origine de leur création dans les chevauchées des maîtres des requêtes organisées par les ordonnances de François I®® et de Henri II. Les maîtres des requêtes avaient commission du roi de régler en son nom et sans appel dans telle ou telle province toutes les questions d'administration, de justice, de finances, etc. Ce sont ces légats de l’autorité royale dont Richelieu généralisa l'emploi, et leurs missions, d’abord provisoires, devinrent permanentes sous le règne de Louis XIV, en même temps qu’ils recevaient leur titre officiel d’in; tendants de police, de justice et de finances, qui montre bien l'étendue et la réalité de leurs pouvoirs en face de l'autorité, devenue toute décorative,, des gouverneurs de province. Les intendants correspondaient directement avec les secrétaires d’Etat, levaient les milices, répartissaient la taille, faisaient exécuter les travaux d’intérêt public, dirigeaient la police et la maréchaussée, etc. Certains, au xvin» siècle, se firent remarquer par leur habilité administrative et leur sens de lintérêt général ; ainsi Turgot, dans le Limousin; d’Etigny, dans le Languedoc ; Bertier de Sauvigny, dans l’Ile-de- France, etc.
intendante [tan] n. f. Femme d’un intendant. Supérieure de certains couvents de femmes.
intense [tan-sè] adj. (lat. intensus). Grand, fort, vif, extrême en son genre ; les froids, les chaleurs intenses de l’hiver sibérien. Ant. Faible.
intensif, ive [tan] adj. Qui a le caractère de l’intensité. Culture intensive, culture qui accumule le travail et le capital sur un terrain relativement restreint. Gramm. Qui renforce l’idée de l’action ; Verbe intensif; particule intensive.
intensifier [tan-si-fi.-é] v. a. (Se oonj. comme prier.) Rendre plus intense.
in'tensité [tan] n. f. (de intense). Degré d’activité, de puissance ; mesurer l'intensité d'un courant électrique; intensité d'une force. Intensité d'un son, qualité du son qui nous fait distinguer un son fort d'un son faible : l’intensité dun son dépend de l'amplitude des vibrations.
intensivement [tan, man] adv.D’une manière intensive.
intenter [tan-té] v. a. (lat. intentare.) Entreprendre, formuler devant la justice : intenter un procès.
intention [tan-si-on] n. f. (lat. intenliô ; de in, vers, et tendere, tendre). Dessein délibéré d’accomplir tel ou tel acte : l'intention ne suffit pas à créer le délit. Désir, volonté ; l’intention de votre père est que. À rintention de loc. prép., en l'honneur de, pour le profit de. Chir. Réunion par première intention, réunion par accollement, aussi rapidement que possible, des lèvres d'une plaie non septique et notamment d’une incision chirurgicale. Paov. ; L’intention est réputée pour le fait, l’action qu’on a voulu faire doit être considérée comme si elle était faite, au point de vue du mérite ou du démérite. L’enfer est pavé de bonnes intentions, les bonnes intentions ne suffisent pas quand aucun acte ne les suit, ou lorsqu'elles produisent un résultat fâcheux.
— Encycl. Phil. En morale, l’intention est la fin qui dirige l'action ; c’est elle et non le résultat de lacté, qui, selon Kant, fait la valeur morale de nos actions.
— Dr. En matière pénale, l'intention se confond avec la volonté, laquelle est un élément constitutif de la culpabilité. Cependant, en ce qui concerne les contraventions de simple police, le fait en lui-même constitue la contravention, abstraction faite de l'intention.
En matière civile, où ne sont en cause que des dommages-intérêts, l'intention n’est pas regardée comme l’élément essentiel de la responsabilité ; mais le fait qui a causé à autrui un dommage entraîne la responsabilité de l'auteur même en dehors de toute intention de nuire. V. quasi-dklit.
intentionnalité [taw-si-o-no] n. f. Caractère intentionnel.
intentionné [fun-.ii-o-né!, e adj. Qui a une certaine intention : bien, mal intentionné.
intentionnel, elle [tan-si-o-nèl,i-le] adj. Qui concerne l'intention, qui révèle une intention ; erreur intcntionnell-'. Ant. Involontaire.
intentionnellement [ tan-si-o-nè-ie-man ] adv. Avec intention : changer intentionnellement d'itinéraire. Ant. Involontairement.
in tenui labor, m. lat. signif. ; Mince est le sujet. Début du quatrième livre des (Jfforyiÿues, où Virgile annonce qu'il va parler dés abeilles, et il ajoute aussitôt : at tenais non gloria, mais la gloire qui en est le fruit n’est pas petite.
inter [têr] prép. lat. signif. entre, et qui est employée comme préfixe dans la composition de certains mots français.
interallié, e adj. Concernant les Alliés, les nations de l’Entente pendant la Grande Guerre ; le bureau dinformations interallié.
interambulacraire [tèr-an, hrè-re] adj. Qui se rapporte à un interambulacre.
interambulacre [tèr-an] n. m. Espace compris entre deux ou plusieurs rangées d'ambulacres ou entre des plaques ambulacraires.
in'terars [têr-ars] n. m. Partie du corps d’un cheval placée entre les deux ars.
Inter artes et naturam [Entre les arts et la nature), par Puvis de Chavannes, peinture décorative du musée de Rouen (1890), où le peintre a voulu syn¬
intercolonial, e, aux [t'r] adj. Qui a lieu
entre les colonies ; commerce intercoloniat.
intercommunion [tèr-ko-mu] n. f. Union, relations officielles entre plusieurs Eglises.
interconfessionnalisme [tèr-kon-fè-si-ona-lis-me] n. m. Union de doctrine entre divers groupes religieux.
interconfessionnel, elle rtèr;/con-/'è-si-o-
nèl, è-lé] adj.Quiarappoi’tàl'interconressionnalisme.
intercontinental, e, aux [tèr, nani adj.
Qui a lieu entre deux continents ; câble télégraphique intercontinental.
intercostal [tèr-kos-tai], e, aux adj. (lat. inter, entre, et Costa, côte). Qui est entre les côtes : muscles intercostaux ; névralgie intercostale.
intercotidal, e, aux adj. Se dit de la zone des côtes marines qui n’est couverte d’eau qu’aux grandes marées.
intercourse [tèr] n. f. Droit réciproque accordant aux navires de deux nations la libre pratique de certains ports soumis à la domination de ces puissances.
intercristal [tèr-kris-taV\ n. m. Cristal incrusté et niellé d’argent.
intercurrence [tèr-kur-ran-se] n. f. (de în-
Inter artes et naturam, peinture de Puvis de Chavannes.
thétiser les aspects de la nature normande et le caractère réfléchi des artistes et penseurs formés au milieu de cette nature.
interarticulaire [tir-ar, lè-re] adj. Qui est dans une articulation ; se dit des cartilages placés sur les surfaces articulaires des os.
interatomique [tè-ra] adj. situé entre les atomes : espaces interatomiques.
interbrancMal, e, aux [tèr] adj. Qui est compris entre les branchies.
inter cadence 'dèr-ka-dan-se] n. f. (lat. inter, entre, et cadere, tomber). Méd. Pulsation surnuméraire duj'ouls, qui se produit entre deux pulsations normales.
intercadent Uèr-ka-dan], e adj. Méd. Se dit du pouls lorsqu'il offre des intercadences.
intercalaire [tèr-ka-U-re] adj. (lat. intercalaris). Se dit du jour que l'on ajoute au mois de février, dans les années bissextiles. Lune intercalaire, treizième lune qui se trouve dans une année, de trois ans en trois ans.
intercalateur [tèr-ka] n. m. Celui qui fait une intercalation.
intercalation [tèr, si-on] n. f. Action d’intercaler. Addition d’un jour, dans le mois de février, aux années bissextiles. Par ext. Addition, après coup, d'un mot, d'une ligne, dans un acte ; d’un article dans un compte; d'un objet quelconque dans un ensemble, etc.
intercaler [tèr-ka-lé] v. a. (lat. intercalare). Ajouter un jour au mois de février, de quatre ans en quatre ans. Par ext. Ajouter après coup quelque chose dans un ensemble.
intercapillaire [tèr-ka-pi-U-re] adj. Qui est entre les vaisseaux capillaires.
intercèdent [tèr-sé-dan], e adj. 'du lat. intercedens, qui vient entre). Se dit d'un pouls qui semble disparaître par intervalle.
intercéder [tèr-sé-dé] v. n. (lat. intercedere; de inter, entre, et cedrre, venir. — Se conj. comme' accélérer.) Intervenir pour obtenir le pardon de quelqu'un ; les vestales pouvaient quelquefois intercéder pour obtenir la grâce des condamnés à mort.
intercellulaire [tèr-sè-lu-lé-re] adj. Qui est placé entre les cellules.
intercepter [tèr-s'ep-té'. v. a. (lat. intercipere ; de inter, entre, et capere, prendre). Arrêter au passage ; les nuages interceptent les rayons du soleil. S'emparer, par surprise, de ce qui est envoyé à quelqu'un ; intercepter une lettre. Math. Prendre entre : un angle au centre a même mesure que l'are intercepté par ses côtés.
interception [tèi^sép-si-on] n. f. (de intercepter). Interruption du cours direct d’une chose.
intercesseur [fèr-sè-seur] n. m. (lat. intereessor). Qui intercède.
in'tercession ftêr-sè-si-on] n. f. (lat. intercessio). Action d’intercéder : l'intercession des tribuns de la plèbe, à Rome, empêchait le vote des lois.
intercbangeable [tèr, ja] adj. se dit des choses qui peuvent être mises à la place les unes des autres : machine à pièces interchangeables.
intercident, e adj. Syn. de intercadent, e. inter circulation n. f. Ch. de f. Circulation entre les compartiments d’une voiture ou entre les voitures d’un train.
intercis [tèr-si] adj. (lat. intercisu.s^. Se disait des martyrs dont le corps avait été dépecé ; Saint Jacques l' Intercis.
interclaviculaire [tèr, lè-re] adj. .Inat. Qui est placé entre les clavicules.
interclubs ttèr-kleub] adj. invar. Se dit d'une épreuve à laquelle participent plusieurs clubs ; crosscountry interclubs.
tercurrent). Alternatives, variations : les intercurrences des vents d'est et d'ouest.
intercurrent [tèr-kur-ran], e adj. du lat. inter, entre, et currens, qui court). Qui survient pendant la durée d’une autre chose. Méd. Maladie intercurrente, qui se déclare au coui's d'une autre maladie.
intercutané, e [tèr] adj. (du lat. inter, entre, et cutis, peau). Qui se trouve entre la chair et la peau.
interdentaire [tèr-dan-tè-ré] adj.Qui est entre les dents ; espace interdentaire.
in'terdépartemental, e, aux [tèr, man]
adj. Qui a heu entre plusieurs départements.
interdépendance [tèr-dé-pan] n. f. situation des Etats dont un droit d’indépendance se trouve limité par suite des exigences de la communauté internationale.
interdiction [têi^dik-si-on] n. f. (lat. interdictio). Défense, prohibition : interdiction d'un genre de commerce. Dr. Etat d'une personne majeure qui a perdu par suite d’un jugement la libre disposition de ses biens ; demander l'interdiction d'un prodigue. Interdiction légale, jirivation de l'exercice des droits civils. Ant. Permission, autorisation.
— Encycl. Interdiction civile oa judiciaire. L’interdiction civile est une mesure de précaution prise dans l'intérêt même de ceux qu’elle frappe.
Peuvent être interdites les personnes qui sont dans un état d’imbécillité, de démence ou de fureur.
Les personnes qui peuvent requérir l’interdiction sont, en général, les membres de la famille, les parents, héritiers présomptifs ou non des malades qu'U. s’agit de faire interdire. Le ministère public lui-même doit réclamer l’interdiction quand il s'agit de fous furieux, l’ordre public étant intéressé en pareil cas à ce qu'il soit pris des mesures de sûreté.
Le parent qui provoque l’interdiction doit présenter à cette fin une requête au tribunal de la personne qu’il veut faire interdire.
L'individu frappé d’un jugement d'interdiction est assimilé à un mineur. L’administration de ses biens et la garde de sa personne sont confiées à un tuteur, qui le représente dans tous les actes de la vie civile. Le mari est de droit tuteur de la femme interdite ; la femme peut être nommée tutrice de son mari. Toute personne autre que les époux, les ascendants et les descendants peut se faire décharger de la tutelle au bout de dix ans. L'incapacité de i'interdit est complète, et elle vicie tous les contrats quelconques qu'il a pu passer, tout testament qu'il a pu faire, sans qu'il y ait à rechercher si ces contrats l'ont ou non lésé. L’interdiction cesse avec ies causes qui l'ont fait prononcer, à la suite d’une procédure identique. Ce n'est qu’après le jugement ordonnant la mainlevée de l'interdiction, que l’interdit reprend l'exercice complet de ses droits.
Quant à la demi-interdiction, qui consiste à donner à une personne un conseil judiciaire, v. conseil