‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1129 sur 1225 · S iliaque · texte numérisé non relu

S iliaque

Le gros intestin fait suite à l'intestin grêle, dont il est séparé par la valvulve iléo-cæcale. 11 a fa.tO à

naux. animaux parasites feestodes, nématodes, trématodes). que Ton trouve dans l'intestin de l’homme et des animaux.

intimation [si-on] n. f. Action d'intimer. Sommation. Signification juridique.

intime adj. (lat. intimus, superlatif deinterior, intérieur). Intérieur et profond ; qui fait l'essence d'une chose ; nature intime d'un être. Qui existe au fond de Tâme : conviction intime. Qui a, et pour qui Ton a une affection très forte : ami intime. Secrétaire intime, qui a toute la confiance de son chef. Sens intime, sentiment de ce cpü se passe au dedans de nous. N. ; c’est mon intime, mon ami le plus cher.

intimé, e adj. et n. cité en justice, particulièrement en appel : entendre la défense de l'intimé; déclarer le défendeur bien intimé.

Intimé (T), un des personnages des Plaideurs, comédie .de Racine. C'est lui qui plaide si comiquement en faveur du chien Citron, accusé du meurtre d’un chapon du Maine. V. plaideurs.

Intimes (Nos), comédie en quati’e actes, en prose, par Victorien Sardou ; satire amusante de quelques types bourgeois égoïstes , hypocrites et ridicules (1861).

intimement [man] adv. intérieurement. Profondément : intimement persuadé; intimement unis.

intimer [mé] v. a. (du lat. intimare, introduire, notifier). Signifier avec autorité : intimer un ordre. Dr. Signifier légalement. Appeler en justice, assigner devant une juridiction supérieure, intimidable adj. Que Ton peut intimider, intimidant [dan], e adj. Qui intimide ; regard intimidant.

intimidateur, trice adj. Propre à intimider : discours intimidateurs ; mesures intimidatrices.

intimidation [si-on] n. f. Action d’intimider. Son résultat ; céder à l'intimidation.

intimider [dé] v. a. (du préf. in, et de timide). Donner de la crainte, de l’appréhension. Ant. Encourager.

intimiste [mis-te] n. et adj. Se dit des poètes et de la doctrine poétique qui se proposent d'exprimer les sentiments les plus intimes de Tâme ; se dit des peintres qui peignent des scènes d'intérieur.

intimité n. f. Qualité de ce qui est intime, essentiel. Liaison intime : vivi'e dans l'intimité des grands; Vintimité trahit les défauts de chacun.

intinction [tink-si-on] n. f. (du lat. intinclus, trempé dans). Mélange que fait le prêtre, avant la communion, d'une fraction de Thostie avec le vin consacré.

intine n. f. Bot. Couche interne de la membrane du grain de pollen.

intirable adj. Que Ton ne peut tirer, intisy [zî] n. m. Espèce d’euphorbiacées de Madagascar.

— Encycl. L’intisy est un petit arbre de 3 à G mètres de haut, qui est d’une grande importance économique. Il fournit une des meilleures, qualités de caoutchouc de Madagascar. Sa raciiie forme une série de gros tubercules, qui constituent des rései-ves d’eau, et que non seulement les animaux, mais les indigènes mêmes recherchent pour se désaltérer, intitulation [si-on] n. f. Action d’intituler, intitulé n. m. Titre d’un livre, d'un chapitre, etc. Formule en tête d’une loi, d'un jugement, d’un acte : l'intitulé d’un acte. Intitulé d inventaire, partie de l’inventaire où se trouvent indiqués les noms, professions et demeures des ayants droit et requérants.

intituler dé] v. a. (lat. intitulare ; de in. sur, et litulus, titre). Donner un titre à un ouvi’age d’esprit quelconque. Dr. Mettre une formule en tête de. S’intituler v. pr. Se donner le titre de : les Capétiens s'intitulaient rois très chrétiens.

intolérabilité n. f. Caractère de ce qui est intolérable ; l' intolérabilité des prétentions d'un fat.

intolérable adj. (lat. intolerabilis). Qu'on ne. peut tolérer, souffrir : douleur intolérable. Par e.rt. Difficile à supporter, importun : familiarités intolérables. Ant. Tolérable.

intolérablement [man] adv. D’une manière intolérable. Ant. Tolérablement.

intoléramment [ra-man] adv. Avec intolérance.

intolérance n. I. Défaut de tolérance. Haine, violence contre ceux avec lesquels on diffère d'opinion, de croyance : l intolérance de Philippe II souleva les Pays-Bas. Ant. Tolérance.

intolérant [rau], e adj. et n. (préf. in. et tolérant). Qui manque 'de tolérance, qui ne peut souffrir les opinions, les croyances d'autrui, quand elles sont contraires aux siennes; Marie Tudor fut très intolérante. Ant. Tolérant.

intolérantisme [tis-me] n. m. sentiment, manière de voir des intolérants. Ant. Tolérantisme.

intoléré, e adj. Qui n'est pas toléré ; ceVénio- i nies intolérées. Ant. Toléré. !

intonation [.st-on] n. f. (lat. intonare). Aclion : ou manière d'émettre un son musical : l’intonation fausse est celle par laquelle une note est émise trop |

haut ou trop bas. Dans le plain-chant, ton propre du morceau : psaume dont l'intonation est de tel ton. Dans le chant ecclésiastique, sorte d’introduction que chante le prêtre au début de Tantienne, du psaume, etc. Ton qu'on prend en parlant, en lisant : varier ses intonations.

intondu, e adj. Qui n'est pas tondu. Ant. Tondu, intorsion n. f. Hist. nat. Enroulement de dehors en dedans.

intOUCbable adj. Qui ne peut être touché :

argent intouchable.

intoxicant [fo/c-si-Æan], e adj. Qui produit l'empoisonnement ; gaz intoxicant.

intoxication [tok-si-ka-si-on] n. f. Introduction d un poison dans l’organisme ; l'asphyxie par l'oxyde de carbone est une intoxication. (V. oxycarbonisme.) Empoisonnement : intoxication saturnine.

intoxiquer [tok-si-ké] v. a. (lat. intoxicare). Empoisonner, imprégner de substances toxiques.

intra prép. lat. signif. Dans l’intérieur de, qui entre dans la composition d’un certain nombre de mots français. Ant. Extra.

intracé, e adj. Qui n’est pas tracé ; chemin intracé.

intracellulaire [sè-lu,-lè-re] adj. Qui se passe à l’intérieur d'une cellule.

intracérébral, e, aux adj. Qui est dans

l'intérieur du cerveau.

intracrânien, enne [ni-in, é-ne] adj. Qui est ou se passe dans l’intérieur du crâne.

intradermique [dér-mi-ke] adj. situé dans l’intérieur de la peau.

intradermo-réaction n. f. Réaction provoquée par une injection dans l'intérieur du derme, par opposition à la réaction (cuti-réaction) que donne une scarification de la peau. (Ces termes s'emploient principalement dans la tuberculinisation des animaux.)

intrados [do] n. m. (du lat. intra, du dedans, et de dos). Partie intérieure et concave d'une voûte, par opposition à extrados.

intraduisible [zi-ble] adj. Qu’on ne peut traduire ; texte intraduisible. Ant. Traduisible.

intraduit [du-ï\, e adj. Qui n a pas été traduit : ouvrage intraduit.

intraitable [trè] adj. Avec qui Ton ne peut traiter, et, par ext., d’un commerce difficile, inaccessible au raisonnement, à la conciliation : créancier intraitable. Qu'on ne peut traiter. Ant. Traitable.

intralobulaire [U-re] adj. Anat. Qui est à l’intérieur d'un lobule du foie.

intramarginal, e, aux adj. Qui est placé en dedans de la marge.

intramédullaire [du-lè-re] adj. Qui est au dedans de la moelle.

intramoléculaire [lè-re] .adj. Qui est au dedans des molécules.

intra-muros [ross] loe. adv. formée de deux mots latins signif. en dedans des murs, dans l'intérieur de la ville. Adjecliv. ; quartiers intra-muros.

intramusculaire [mus-lm-lè-re] adj. Qui est situé dans l’intérieur d’un muscle ; injection intramusculaire.

intransférable [trans-fé] adj. Qui ne peut être tiansféré.

intransigeance [zi-jan-se] n. f. Caractère de ce qui est intransigeant.

intransigeant [si-/an], e adj. et n. Qui ne transige pas, qui ne fait aucune concession ; parti politique intransigeant. Ant. Conciliant, accommodant.

intransi'tif, i've [zi] adj. (préf. in. et transitif . Gram. Se dit des verbes, appelés aussi neutres, qui expriment un état ou une action applicable uniquement au sujet, sans porter en outre sur un complément d'objet, comme tiager, venir, dîner, etc. Ant. Transitif, actif.

intransitivement [zi, man] adv. D’une manière intransitive. Ant. Transitivement,

in'transmissibilité [irans-mi-si]^n. f. Qualité de ce qui est intransmissible. Ant. Transmissibilité.

intransmissible [trans-mi-si-ble] adj. Qui ne peut se transmettre. (Peu us.) Ant. Transmissible.

intransmuable [tranz-mu] adj. Qui ne peut être transmué. (On dit aussi intransmutable.) Ajsit. Transmuable ou transmutable.

intransparence [trans-pa-ran-se] n. f. Défaut de transparence. Ant. Transparence.

intransparent [trans-pa-ran], e adj. Qui n'est pas transparent. Ant. Transparent.

intransportable [trans-por] adj. Qui ne peut être transporté, Ant. Transportable.

intrant [tran] n. m. (du lat. intrans, tis. qui entre). Délégué choisi par chacune des quatre nations de l'ancienne université de Paris, pour l'élection d'un recteur.

intraoculaire [lè-rê] adj. Qui est situé dans l'intérieur de l’œil.

intrapelvien, enne ]pèl-vi-in, é-ne] adj. Qui

est situé dans l'intérieur du bassin.

intrapétiolaire fsi-0-ié-?-eJ adj. Bot. Qui est situé à l'intérieur du pétiole.

intrapulmonaire [tiè-re] adj. Qui est ou ce passe dans l'intérieur du poumon.

intrarachidien, enne [di-in, è-ne] adj.

Anat. Qui est situé à l'intérieur du rachis.

intrathoracique adj. Qui est dans la cavité

du thorax.

intratropical, e, aux adj. Syn. de intertropical.

intra-utérin, e adj. Qui est dans l'intérieur de l'utérus.

intravasculaire [vas-lcu-lé-re] adj. Qui est à l'intérieur des vaisseaux.

intraveineux, euse [rè-neA, eu-zel adj. Qui est ou se fait à l'intérieur des veines : injection intraveineuse.

intraversable [uér] adj. Que Ton ne peut traverser : déserts intraversables. Axr. Traversable.

intravertébral, e, aux îvér] adj. Qui concerne l'intérieur du canal vertébral ou des vertèbres.

in-trente-deux [tran-te-deii] n. m. et adj. invar. Format d’un livre'dont les feuilles sont pliées en 32 feuillets formant 64 pages. Volume de ce format.

in- trente-six n. m. et adj. invar. Format d'un livre dont les feuilles sont pliées en 36 feuillets formant 72 paçes. Volume de ce format.

intrépide adj. (du préf. in, et du lat. trepidus, tremblant). Qui ne craint point le péril ; brave, valeureux, courageux : A'e;/ était un intrépide soldat. Fig. Ardent, entreprenant, tenace : buveur, solliciteur intrépide. N. Fam. : c'es£ un intrépide. Ant. Lâche.

intrépidement [man] adv. D’une manière intrépide. Ant. Lâchement.

intrépidité n. f. (de intrépide). Courage, fermeté inébranlable dans le péril : combattre avec intrépidité. Ant. Lâcheté.

intrication Isi-on] n. f. (du la.t. intricatus, enchevêtré). Hüt. nat. Enchevêtrement.

intrigailler [gha, il mil., é] v. n. s'occuper d'intrigues mesi|uiues.

intrlgailleur, euse [gha, Il mil., eur,eu-ze] n. Personne qui intrigaille.

intrigant [ghan], e adj. (ital. intrigante). Qui se mêle d'intrigues ; homme, caractère intrigant.

N. : la récompense due au mérite est souvent accordée à l'intrigant.

intrigue [tri-ghe] n. f. (lat. intrigo). Pratique secrète qu'on emploie pour faire réussir ou échouer une affaire : Richelieu déjoua les intrigues des grands. Différents incidents qui forment le nœud d’un roman, d'une pièce de (héâtre : l'intrigue des dernières pièces de Cortieille est souvent embarrassée et obscure. Commerce secret de galanterie : avoir une intrigue.

intriguer [ghS\ v. n. (ital. intrigare ; du lat. intricare, embarrasser). Se livrer à des intrigues : intriguer continuellement. V. a. Embarrasser. (.Vx.) Mettre en souci, en curiosité : le merveilleux nous intrigue.

intrigueur, euse [gheur, eu-ze] n. Personne qui se livre à des intrigues.

intrinsèque [sè-ke] adj. (du lat. intrinsecus, intérieurement). Qui est au ded^s d'une chose, qui lui est propre et essentiel : mérite intrinsèque d un homme. Valeur intrinsèque, celle qu'ont les objets par eux- mêmes, indépendamment de toute convention: le platine a une grande valeur intrinsèque. (En parlant des objets d’orfèvrerie, leur valeur par rapport au poids, abstraction faite du travail artistique.) Ant. Extrinsèque.

intrinsèquement [kq-man) adv. D'une manière intrinsèque.

intriguer [ké] v. n. Forme de intriguer, au début du XVII» siècle.

intro, préfixe latin, signifiant dedans, en dedans.

introducteur, trice [duk] n.Qui introduit: îinlroducteur des ambassadeurs. Qui introduit en un endroit une chose qui y était inconnue : Désiré Bois est l'introducteur en France du crosne. Introducteur des ambassadeurs, fonctionnaire du ministère des affaires étrangères chargé de présenter les ambassadeurs en audience solennelle, et qui, comme chef du protocole, règle les préséances dans les cérémonies auxquelles assiste le personnel diplomatique, ou le chef de l'Etat.

introductif, ive [dMft] adj. Dr. Qui sert de commencement à une procédure : requête introductive d'instance.

introduction "iduk-si-on] n. f. (lat. introductio). Action d'introduire une personne : introduction d’un ambassadeur à la cour. Action de faire entrer une chose : l introduction d’une sonde dans une plaie. Ce qui sert de préparation à une étude. Discours préliminaire en tête d'un ouvrage. Lettre d'introduction, lettre qui facilite à une personne l’accès auprès d'une personne à qui elle est adressée. Dr. Introduction d'instance, formalités nécessaires pour évoquer une affaire devant une juridiction. Mus. Fragment symphonique plus ou moins développé, sans coupe particulière, qui, dans les œuvres lyriques, précède le lever du rideau et s’enchaîne avec le premier morceau : l'introduction a, dans beaucoup d'opéras, remplacé l'ouverture. Fragment musical de quelques mesures destiné à préparer le premier motif d'une symphonie, d'une sonate, etc., ou simplement d'un morceau de danse : introduction de polka, de valse.

Introduction à la Vie dévote, par saint François de Sales (16U9) ; recueil de conseils d abord adressés à M"»® de Charmoisy (Philothée). L'auteur s’efforce de faire connaître les règles de la piété à tous ceux qui désirent la pratiquer tout en restant dans le monde. Le langage en est fleuri et séduisant, autant que la doctrine en est solide.

introductoire [duk] adj. Qui a rapport à l'introduction. Qui sert d'introduction : forme introductoire.

introduire v. a. (lat. introducere. — Se conj. comme conduire.) Faire entrer quelqu un : il l introduisit dans le cabinet du ministre. Faire entrer une chose dans une autre : introduire la sonde dans une plaie Fig. Faire adopter : introduire une mode Dr. Introduire une instance, commencer les formMités requises pour évoquer un procès civil. S introduire V. pr. Entrer, pénétrer : voleurs qui s’introduisent dans une maison. Se faire recevoir, pénétrer '■ etntroduire dans les salons; il est difficile d epipecher les abus de s'introduire dans V administration. Ant. Expulser, chasser.

introït [tro-it’l n. m. (du lat. introitus, entrée). Prières que récite le prêtre ou que chante le chœur, au commencement de la messe.

intromission [rwi-si;on] n. f. (du lat. intromissum, supin de intromittere, introduire dans). Action par laquelle un corps est introduit dans un autre.

intrôner [né] v. a. Mettre sur le trône. (Rare.) intronisation (za-si-on'' n. f. Action d’introniser : l'intronisation d'un évêque.

introniser [zé^ v. a. (du gr. enthronizein, mettre sur le trône).' Installer un évêque sur son siège épiscopal, un roi sur son trône, etc. : introniser une nouvelle dynastie. Fig. EtahUr : introniser une mode. S’introniser v. pr. S'introduire, acquérir de l'ascendant, du pouvoir.

introrse adj. (lat. introrsum, en dedans). Bot' Se dit d’une anthère dont les fentes de déhiscence sont tournées du côté de l'intérieur de la fleur. Ant, Extrorse.

introrsion n. f. Bot. Action de se tourner en dedans.

introspectif [tros-pèk-tif], ive adj. Qui examine l'intérieur : psychologie introspective.

introspection [tros-pék-si-on] n. f. (du préf. intro. et du lat. aspicere, regarder). Etude de l'âme par elle-même, qui est, pour l'école spiritualiste, le procédé nécessaire de l’information psychologique: la méthode d'introspection a été critiquée par A. Comte.

introuvable adj. Qu’on ne peut trouver: le merle blanc est presque introuvable. Chambre introuvable, V. CuAMBRE. Ant. Trouvable.

introuvé, e adj. Qui n’a pas été trouvé. Ant. Trouvé.

intrus, O [tru, u-ze] adj. et n. (lat. intrusus ; de in, dans, et trudere, pousser). Celui qui s'introduit dans un lieu, dans une charge, dans une dignité ecclésiastique sans avoir qualité pour y être admis.

intrusif [zif], ive adj. Qui a le caractère de l'intrusion.

intrusion [zi-on] n. f. (de intrus). Action de s’introduire, contre le droit ou la forme.

intuitif, ive adj. Que l’on a par intuition. N. Personne dont l'intuition est la qualité maîtresse : un intuitif.

intuition, [si-on] n. f. (lat. intuitio ; de in, dans, et tueri, voir). Connaissance claire, droite, immédiate, de vérités qui, pour être saisies par l'esprit, n'ont pas besoin de l'intermédiaire du raisonnement; la conscience morale est l'intuition du bien. Par ext. Pressentiment : avoir l’intuition de son avenir.

— Encycl. Phil. L'intuition est un mode de connaissance immédiate, sans recours à l’expérience ni au raisonnement. Elle a principalement son origine dans le sentiment. La connaissance intuitive ou à priori s’oppose à la connaissance discursive ou obtenue par un raisonnement. La philosophie de Bergson accorde une place importante à l'intuition.

intuitionniste [si-o-nis-fe] adj. et n. Partisan d’un système où 1 intuition joue un rôle important, intuitivement [man] adv. Par intuition, intuitivisme [vis-me] n. m. Pratique assidue de l'intuition ; faculté propre aux intuitifs.

intumescence [mès-san-sel n. f. (de intumescent). Action par laquelle une chose s’enfle.

intumescent [mês-san], e adj. (lat. intumescens). Qui commence à se gonfler : chairs intumescentes.

intus et in cute, mots lat. signif. : intérieurement et sous la peau. Fragment d'un vers de Perse (Satires, III, 30) disant à son contradicteur: « Je te connais à fond et sous la peau » ; se scruter au fond du cœur,Jntus et in cute.

intUSSUSCeption [tus-sus-sèp-si-on] n. f. (lat. intus, dedans, et suscipere, recevoir). Introduction, dans un corps organisé, d’un suc, d’une substance qui sert à son accroissement : les animaux et les plantes s’accroissent par intussusception. Ant. Juxtaposition.

inulase [la-ze] n. f. Diastase qui transforme l’inuline en lévulose.

inulées [ZJ] n. f. pl. Tribu de composées ayant pour type le genre année (inula). S. une inulée.

inuline n. f. Ckim. Coi'ps composé, voisin de l’amidon, que l'on trouve dans diverses plantes (topinambour, dahlia, etc.).

— Encycl. L’inuline se présente sous forme d’une poudre blanche, de densité 1,36, soluble dans l’eau bouillante ; on peut la retirer du rhizome de l’aunée et de diverses autres composées (topinambour, dahlia, etc.).

inurbanité n. f. Manque d’urbanité, inusable (za-6Ze] adj. Qui ne peut s'user: tissu, vêtement inusable. Ant. Usabie.

inusé [zé], ©adj. Qui n'est point usé. Ant. Usé. inusité, © [zi] adj. Qui n’est pas usité : accueillir uelqu’un avec une bienveillance inusitée. Ant. site.

inutil© adj. (lat. inutilis). Qui n’est pas utile : un homme inutile à la société. Vain, infructueux : faire une démarche mutile. Ant. Utile.

inutil©ment [man] adv. D’une manière inutile. Ant. Utilement.

inutilisable [za-ble] adj. Qu’il est impossible d’utiliser : machine inutilisable. Ant. Utilisable.

inutilisé [zé], © adj. Qu’on n’utilise point. Ant. Utilisé.

inutiliser [zé] v. a. Rendre inutile : inutiliser une bouche à feu en l'enelouant. Ant. Utiliser.

inutilité n. f. Manque d’utilité : reconnaître l'inutilité d'un effort. Pl. Choses inutiles ; discours rempli d'inutilités. Ant. Utilité.

in utroque jure, mots lat. signif. : en l'un et l'autre droit. En droit civil et en droit canon : un docteur in utroque jure. tOn dit aussi par abréviation in utroque.)

invagination [si’-on] n. f. (du préf. in, et du lat. vagina, gaine). Chir. Reploiement d’une lame de tissu à l'intérieur des autres tissus : l'invagination de l'intestin cause son occlusion.

invaginer [né] v. a. Joindre par l’invagination, invaincu,© [m’nj adj. Qui n’a jamais été vaincu : héros invaincu. Ant. Vaincu.

invalidabl© adj. Qui doit ou peut être invalidé.

invalidation [st’-on] n. f. Action d invalider : prononcer l'invalidation d'une élection. Son résultat. Ant. Validation.

INV

invalide adj. (du lat. invalidus). Infirme, qui ne peut travailler : vieillard invalide. Fig. Qui na pas les conditions requises par la loi : acte, mariage invalide. N. m. Soldat que l’âge ou les blessures ont rendu incapable de servir, et qui est nourri aux frais de l’Etat à l’hôtel des Invalides. (V. mutilé.) N. m. pl. Les Invalides, hospice pour les militaires invalides. Etablissement des Invalides de la marine, établissement ressortissant au ministère de la marine et qui a en particulier dans ses attributions le paiement des pensions dites demi-solde aux anciens inscrits maritimes. Ant. Valide.

— Encycl. Invalides de la marine. Adtnin. L’établissement des Invalides de la marine administre quatre caisses, distinctes les unes des autres, savoir :

1“ La Caisse des prises, instituée pour recevoir en dépôt et conserver jusqu’au moment de la liquidation les produits des captures faites sur l'ennemi et sur les pirates. Ces produits, après payement des frais de vente et autres, sont répartis entre les équipages des bâtiments capteurs et la Caisse des invalides de la marine.

2» La Caisse des gens de mer, chargée de recueillir, pour les faire parvenir au domicile des ayants droit : 1» les sommes acquises aux gens de mer non présents au moment de la liquidation de leurs créances ; 2» le montant des successions des per-

Invalides : 1. Sous Louis XV ; 2. Sous le premier Empire ; 3. Sous le second Empire ; 4. Sous la troisième République.

sonnes décédées en cours de voyage maritime ; 3» le produit de la solde, celui de la vente des effets ou les effets eux-mêmes, conservés dans l’intérêt des familles, laissés par les agents de tout grade du département de la marine qui meurent dans nos possessions d’outre-mer ; 4» enfin, les produits de la vente des débris ou des marchsmdises provenant d’échouemeuts ou de naufrages de navires appartenant à des nationaux ou à des étrangers.

3» La Caisse des invalides proprement dite, qui a principalement pour mission de payer : l» des pensions dites demi-soldes ; 2» des o-ratifi cations renou-

Dôme des Invalides.

velables ; 3» des secours ; 4» la distribution des revenus provenant de donations et de legs faits à l’établissement des Invalides, etc.

Les pensions dites demi-soldes sont accordées aux marins réunissant vingt-cinq années soit de service pour le compte de 1 Etat, soit de navigation sur les bâtiments de commerce. Des pensions dites ■■ dérivées » sont accordées aux veuves de demi-soldiers ou de marins décédés en possession de droit à la demi-solde.

4» La Caisse de prévoyance des marins, créée au profit des marins français contre les risques et accidents de leur profession.

Il y a un trésorier général de l’établissement des Invalides de la marine à Paris, et des trésoriers particuliers dans chacun des poi-ts où il est jugé utile d’en établir.

Invalides (Hôtel ded), célèbre monument, situé à Parie, boulevard et esplanade du même nom. C’est Louis XIV qui, à l’instigation de Louvois, ordonna, en 1670 la fondation, à l’extrémité du faubourg Saint-Germain, d’un hôtel royal pour le logement, la subsistance et l’entretien des soldats invalides. Le monument fut entrepris sur les plans de Libéral

INV

Bruant, que plus tard Jules Hardouin-Mansard modifia pour agrandir l'église, couronnée par un dôme, dont la fléché s’élève à 110 mè.tres de haut. En 1840, le monument reçut les cendres de Napoléon 1er, qui furent déposées dans un sarcophage de porphyre, placé sous le dôme dans une crypte circulai re , d’après le plan de l'architecte Visconti. L'hôtel des Invalides est le siège du musée d’artillerie , du musée de

l’armée, et, depuis 1898, du gouvernement militaire de Paris.

invalidement [?nan] adv. D’une manière invalide, nulle : un homme interdit ne peut traiter de ses intérêts quinvalidement. Ant. Validement.

invaliaer [dé] v. a. Déclarer nul : invalider un testament, l'élection d'un député. Ant. Valider.

invalidité n. f. (de invalide). Manque de validité : invalidité d'un contrat, d'un mandat. Ant. Validité.

invar n. m. (abrév. de invariable). Acier au nickel (64 acier, 36 nickel), caractérisé par une dilatation infiniment petite, et que l’on utilise pour la construction des spirales de chronomètres, des pendules, etc.

invariabilité n. f. Etat de ce qui est invariable. Ant. Variabilité.

invariable adj. Qui ne change point : l'ordre invariable des saisons. Immuable : homme invariable dans ses idées. Gram. Se dit des mots dont la terminaison ne subit aucun changement : les adverbes sont invariables. Ant. Variable.

invariablement [man] adv. D’une manière invariable ; toujoui's, immanquablement. Ant. Variablement.

invariant [n'-an] n. m. Math. Fonction des coefficients ou quantités dépendant des coefficients et des variables d'une fonction algébrique, qui ne changent pas quand on passe d'un système d'axes à un autre.

invasif [zz7],ive adj. Qui consiste, qui sert à envahir : système invasif ; guerre invasive.

iUVStSlon [ii-on] n. f. (lat. invasio ; de in, dans, et vadere, aller). Irruption faite dans un pays à main armée : les invasions barbares détruisirent l'empire romain. Troupes qui envahissent. Fig. Entrée ou diffusion soudaine : l'invasion des idées nouvelles. Méd. Irruption d'une maladie dans une contrée. Début d’une maladie.

— Encyol. Invasion des barbares. En i-éalité, le mouvement qui précipitait les barbares (v. ce mot) et particulièrement les tribus germaniques contre l'empire romain commence avec l'expédition des Cimbres et des Teutons (113 av. J.-C.), à grand’peine exterminés en partie par Marins près d’Aix, puis dans les plaines de Verceil. Les guerres de César contre Arioviste et les Suèves, d’Auguste contre les Germains, de Trajan contre les Daces, de Marc-Aurèle contre les Marcomans, etc., furent le prélude des grandes luttes postérieures. Au iii» siècle, les P'i'ancs passent le Rhin (256), puis les Burgondes et les Vandales brûlent soixante-dix villes en Gaule avant d'être repoussés par Aurélien et Probus. En 310, Constantin arrête les Francs, qui, sous Constance, s’établissent dans la Belgique.

En 407, commencent les grandes invasions. D'inr.ombrables tribus germaines dévastent la Gaule. Les Alains, les Suèves et les Vandales pénètrent en Espagne, les Alamans s’établissent entre le Rhin et la Saône, les Burgondes dans la vallée du Rhône.

En 412, Ataulpbe, roi des Wisigoths après Alaric, s’empare de la Gaule méridionale, puis passe en Espagne comme auxiliaire de l’Empire contre les autres barbares, et reçoit d’Honorius la souveraineté de l’ Aquitaine et de Toulouse.

En 438, les Francs, conduits par Clodion, s'emparent, malgré Aétius, des pays entre le Rhin et la Somme. Ils concourent d'ailleurs, en 4B1, à repousser, dans les champs Catalauniques, la terrible invasion des lluns d’Attila, puis, après Clovis, dominent sur la totalité de la Gaule.

D autre part, des peuples gothiques s’étaient établis les uns en Espagne, les autres dans la Dacie, la Mésie, la Thrace, et sur les rives du Danube. En Espagne, les Wisigoths fondèrent un empire qui ne tomba qu'au vu» siècle, sous les coups des Arabes. En Afrique, les Vandales, sous la conduite de Genséric, avaient également, après de terribles dévastations, fondé un royaume, que Bélisaire, général de Justinien, détruisit en 533. En Italie, enSn, Odoacre, roi des Ilérules, avait en 476 renversé l’empire d’Occident. et Théodoric, roi des Ostrogotbs, y avait fondé bientôt après (488) une nouvelle monarchie barbare, renversée par Narsès en 554, et remplacée par la domination lombarde.

Les invasions barbares furent de beaucoup facilitées par la mollesse des moeurs de la Gaule et de 1 Italie sous la domination des derniers empereurs romains. Elles eurent pour résultat principal de retarder de plusieurs siècles l'épanouissement de la civilisation. V. barbares.

iuvectifjive [uèft] adj. Qui a le caractère dq^ l’invective (vx) : Alain Chartier a écrit un quadriloge invectif.

invective [uèft] n. f. jlat. invectiva [s.-ent. oratio] ; de invehere, supin invectum, se déchaîner contre). Parole amère et violente '.expression injurieuse ; apostrophe véhémente : les invectives de Cicéron contre Antoine causèrent la mort du grand orateur.

in'yectiver [ué/c-fi-t)éj V. n. Dire des invectives: invectiver contre les mœurs du siècle. V. a. Fam. :

invectiver quelqu'un. (Cette tournure est moins correcte que la précédente.)

invendable [van] adj. Qu'on ne peut vendre : marchandise invendable. Ant. Vendable.

invendu, e[van] adj. Qui n'a pas été vendu. Ant. Vendu.

invengé, e [vanj adj. Qui n’a point été vengé. in.'V’ÔIltaire [van-tè-re] n. m. (lat. inventarium). Etat, dénombrement par écrit et par articles des biens, meubles, titres, papiers d’une personne : faire l inventaire d'une succession. Evaluation des marchandises en magasin et des diverses valeurs, afin de constater les profits et pertes, et d'établir le bilan : le commerçant est tenu de faire, au moins une fois l'an, son inventaire. Bénéfice d'inventaire, faculté qu'à un héritier de ne payer les dettes d'une succession que jusqu à concurrence de la valeur des biens qu’il doit recueillir. Fig. Par ou sows bénéfice d’inventairey dans le cas où l'on y trouverait son compte.

— Encycl. Dr. L’inventaire est un acte conservatoire, que la loi prescrit formellement en matière de succession, dans le délai de trois mois et quarante jours : lo lorsqu’il y a des héritiers mineurs, interdits ou absents ; 2o en cas d'acceptation sous bénéfice d'inventaire ; 3o de succession irrégulière ; 4^ de succession vacante ; 5o d'envoi en possession des biens d'un absent ; 6» de nomination d'un exécuteur testamentaire ; 7o de substitution universelle ou à titre universel ; 8^ de décès d'un des époux communs en biens ; 9» de prorogation de délai à la femme survivante pour prendre parti.

L’inventaire est encore obligatoire : en cas de tutelle pour les biens du mineur, dans les dix jours de la nomination du tuteur ; d’interdiction pour les biens de l'interdit, d’usufruit, de faillite pour les biens du failli, dans les trois jours de la nomination du syndic.

Aux tei'mes de l'article 6 du Code de commerce, le commerçant est tenu de dresser sous seing privé, tous les ans, son inventaire ; sinon, il s’expose, en cas de faillite, aux peines de la banqueroute frauduleuse.

ill'Venter [van-té] v. a. (du lat. invenire, trouver). Imaginer le premier quelque chose de nouveau: Niepce inventa théliographie. Créer par la force de son imagination : inventer un expédient. Imaginer une chose qu’on donne comme réelle : inventer une fausseté.

inventeur, tricer^anjn. (lat. inventor, trix). Qui invente : Edison est t inventeur duphonographe. Qui découvre : inventeur de trésors ; inventeur d'épaves.

inventif, ive [van] adj. Qui a le génie, le talent d’inventer : esprit inventif.

invention [van-si-on] n. f. (lat. inventio). B'aculté, action d’inventer : l'invention du paratonnerre est due à Fratiklin. Chose inventée, fiction : les inventions des poètes. Mensonge inventé pour tromper : des inventions absurdes. Découverte, surtout en parlant de certaines reliques : l'invention de la croix. Rhét. Choix des arguments et des idées dont on peut faire usage pour traiter un sujet. Mus. Nom donné par J. S. Bach et autres compositeurs du même temps à des fantaisies ou impromptus destinées à exprimer un sentiment passager : invention à deux voix.

— Encycl. Directiondesinventions. Ce serj^ice,créé pendant la Grande Guerre, par décret du 13 novembre 1915, est rattaché au ministère de l’armement. Il devint, le 14 décembre 1916, le sous-secrétariat des inventions, puis le sous-secrétariat des inventions, des études et des expériences techniques, et avait sous son autorité directe l’ensemble des sei’vices techniques du ministère de l'armement. Le soussecrétariat fut ensuite rattaché au ministère de la guerre. Le 20 novembre 1917, ce sous-secrétariat était supprimé, et les services rattachés au ministère de l’armement. Enfin, la loi votée par la Chambre le 10 juillet 1919 a créé un Office national des recherehes scientifiques, industrielles et agricoles et des inventions, rattaché au ministère de l’instruction publique et des beaux-arts.

Invention [De l'), traité didactique de Cicéron, composé vers 70 av. J.-C., œuvre de jeunesse, dont nous ne possédons que les deux premiers livres.

invBïltoricr [yan-to-ri-é] V. a. (Se conj. comme prî'er.)Faire inventairede: inventorierune succession.

invérifiable adj. Qui ne peut être vérifié : assertion invérifiable. Ant. Vérifiable.

invérifié, e adj. Qui n’a pas été Tériflé. InverneSS, ch.-l. du comté homonyme (Ecosse septentrionale), a l’issue du canal Calédonien, dans le golfe de Murray ; 22.300 h. — Le comté à 87.000 b.

inversable [nérj adj. Qui ne peut verser: voiture inversable. Ant. Versable.

inverse [uêr-se] adj.(dulat. inversus, renversé). Qui va dans un sens opposé à la direction actuelle ou naturelle des choses : Us objets apparaissent dans l'eau dans un sens inverse. Dont les termes sont dans un ordre renversé : proposition, construction inverse. Raison inverse, rapport dont un terme croît quand et comme l’autre décroît.Jfaf/i. Nombres inverses, se dit de deux nombres qui ont pour produit

l’unité; si l’un est A, l’autre est j. Opérations inverses, deux opérations telles que, lorsqu'une grandeur les a subies successivement, elle revient à son état primitif., Figures inverses, deux figures dont l'une est déduite de l'autre par inversion. (V. vecteurs réciproques.) N. m. Le contraire : faire l'inverse.

inversement [vèr-se-man] adv. D'une manière inverse : quantités inversement proportionnelles.

inverser [nér-sé] v. n.

Changer le sens d'un courant électrique qui prend une dii'ection inverse.

inverseur [uér] n. m.

Appareil servant à inverser le sens d'un courant électrique : les principaux inverseurs sont : l'inverseur à mercure et l'inverseur à manette. Adjectiv. Levier inverseur. pièce qui, dans la télégraphie électrique, sert à déplacer la roue des types et à changer la série des caractères imprimés.

Inverseur à manette.

INV

inversible [vèr-sî-hle] adj. Bot. Se dit des feuilles susceptibles de s'appliquer face à face l'une contre l’autre par leur partie supérieure, quand on. les^dirige vers le sommet de la tige.

inversif, ive [uérj adj. Gram. Qui a rapport à Finversion : consti'uction inversive.

inversion [uèr] n. f. (lat. invertio). Gram. Figure de construction, où l’on donne aux mots un autre ordre que l’ordre direct : l'intery^ogation se marque, par i inversion du sujet et du verbe, ex. : Où est-il ?(L’inversion est aussi appelée hyperbate.) Chim. Tranformation du sucre non fermentescible (saccharose) en sucres fermentescibles (glucose, lévulose), sous l’influence de l'invertine ou sucrase. Méd. Déviation d'un organe de sa position naturelle. Inversion sexuelle, état d’un individu, homme ou femme, qui n'éprouve d'affinité sexuelle que pour une personne de son propre sexe. Math. V. vecteurs réciproques. Milit. et mar. Diposition de troupes ou des unités d’une escadre dans un ordre inverse de l’ordre primitivement adopté.

invertasB n, f. Syn. de sucrase.

invertébré, e [uér] adj. et n. Se dit des animaux qui n'ont point de colonne vertébrale, comme les insectes, les crustacés, etc. Ant. Vertébré.

inverti* e [vèr] adj. Chim. Syn. de interverti, en parlant du sucre. N. Personne qui éprouve des passions pour une personne du même sexe, invertine n. î. Syn. de sucrase.

invertir [uér] v. a. (lat. invertere). Renverser symétriquement : invertir le sens d'un courant électrique; les miroirs invertissent les objets. Disposer en inversion : invertir des troupes.

investigateur, trice [vès-ti-gha] n. (lat. investigator, trix ; de in, sur. et vestigium, trace). Qui fait sur un objet des recherches suivies. Adjectiv. ; jeter des regards investigateurs.

investigation [vès-ti-gha-si-on] n. f, (lat. inuesfiÿafio). Recherche sur un objet i poursuiure ses investigations.

investir [rés-tir] v. a. (lat. investire ; de in, dans, et vestire, vêtir). Mettre, avec de certaines formalités, en possession d'un pouvoir, d'une autorité quelconque : investir quelqu'un d'un fief, Fig. : investir quelqu’un de sa confiance, se flèr a lui entièrement. Environner de troupes une place de guerre : César investit .ilésia. Anglic. Placer (des fonds).

investison [vès-ti-zon] n. f. Nom donné par les ouvriers mineurs à la masse minérale servant de limite commune à des concessions contiguës.

investissement [vès-ti-se-man] n. m. Action d’investir une place.

investiture [ués-ti] n. f. Mise en possession d’un fief, d’une dignité ecclésiastique.

investitures [querelle des), lutte entre les papes et les empereurs d’Allemagne au sujet de la collation des titres ecclésiastiques, de 1074 à 1122. Elle fut vive surtout sous le règne du pape Grégoire VII et de l’empereur Henri IV, et aboutit (Concordat de Worms, 1122) au principe de la séparation des deux pouvoirs, l’investiture temporelle relevant du roi seul, et l’investiture spirituelle du pape seul. (V. Canossa.)

invétéré, O adj. (de invétérer). Fortifié par le temps, enraciné : mal invétéré; scélérat invétéré.

invétérer [ré] (s’) v. pr. (lat. inveterare ; de in, dans, et vêtus, eris, vieux. — Se conj. comme accélérer.) Devenir ancien et difficile à guérir. V. n. (et à l’infinitif seulement) : laisser invétérer une mauvaise habitude.

inviable adj. Qui n’est pas viable. Ant. Viable, invigilance n. f. Défaut de vigilance. Ant. Vigilance.

invigilant [lan], e adj. Qui n’est pas vigilant : gardien invigilant. Ant. Vigilant.

invigoration [si-on] n. f. (du préf. in, et du lat. vigor, vigueur). Physiol. Dernier développement des tissus, qui complète leur vigueur.

invination [si-on] n. f. (du préf. in, et du lai. vinum, vin). Fait par lequel, suivant certains hérétiques, le vin consacré deviendrait le sang de Jésus- Christ, tout en gardant la substance du vin.

invincibilité u. f. Caractère de ce qui est invincible.

invincible adj. (lat. invincibilis). Qu’on ne saurait vaincre : une armée mvincible. Fig. Que l’on ne peut déti'uire : argument invincible. Que l'on ne peut maîtriser : sommeil invincible. ThéoL. Ignorance invincible, ignorance de ceux à qui manquent les moyens d'atteindre la vérité.

invinciblement [man] adv. D’une manière invincible.

in-vingt-quatre [in-vint'-ka-tre] n. m. et adj. invar. Se dit d’une feuille d'impression formant 24 feuillets ou 48 pages, et du format obtenu avec cette feuille.

in vino veritas, mots lat. signif. : La vérité dans le vin, c’est-à-dire : L’homme est expansif quand il a bu du vin ; la vérité, qu’il ne dirait pas à jeun, lui échappe alors.

inviolabilité n. f. Qualité de ce qui est inviolable : les députés jouissent de l'inviolabilité pendant les sessions parlementaires, hors le cas de flagrant délit. Ant. Vlolabilité.

— Encycl. Dr. L'inviolabilité des représentants du peuple, décrétée dès le 23 juin 1789 par l’Assemblée nationale, a été inscrite dans les articles 13 et 14 de la loi constitutionnelle de 1875. Le Code pénal punit de la dégradation civique les magistrats qui y porteraient atteinte.

Quant à l’inviolabilité des lieux où délibèrent le Sénat et la Chambre, elle est protégée par l’attribution à leurs présidents du droit de requérir la force armée et toutes les autorités dont ils jugent le concours nécessaire.

L’inviolabilité est, avec l’exterritorialité, le privilège des agents diplomatiques. Elle s’applique à leur personne et à tout ce qui assure l’exercice régulier de leurs fonctions : correspondance, archives, valise, etc.

inviolable adj. (lat. inviolabilis). Qu'on ne doit jamais violer, enfreindre : serment inviolable. Que la Constitution met à l’abri de toute action violente, de toute poursuite : la personne des ambassadeurs est inviolable. Ant. Violable.

inviolablement [man] adv. D'une manière inviolable : secret inviolablement gardé.

INV

inviolé, e adj. Qui n’a pas été violé, outragé, enfreint ; sanctuaire inviolé; loi inviolée.

inviscant [uis-AranJ, e adj. Qui invisque : le mucilage est inviscant.

inviscation {vis-ka-si-on\ n. f. Action d'invisquer.

invisibilité [zi] n. f. Etat de ce qui est invisible. Ant. Visibilité.

invisible [zi-ble} adj. Qui échappe à la vue par sa nature, sa petitesse ou sa distance : le plus ^and nombre des étoiles est invisible à l'oeil nu. Qui se dérobe et ne veut pas être vu : un ministre invisible. Ant. Visible.

invisiblement [zi-ble-man] adv. D’une manière invisible. Ant. Visiblement.

invisquer [uis-W] v. a. (lat. inviscare). Engluer, enduire d’une matière grasse, visqueuse.

invita Minerva, mots lat. signif. : En dépit de Minerve. Ecrire en dépit de Minerve, rimer malgré Minerve. Expression d’Horace. (Art poétique, 385.) Se dit d’un auteur sans talent, sans inspiration, qui s’obstine à vouloir écrire quand même.

invitant [tan], e adj. Séduisant, engageant, invitatif, ive adj. Qui invite ; proclamation invitative à la paix.

invitation [si-on] n. f. (lat. invitatio). Action d’inviter : accepter, refuser une invitation. Exhortation, incitation ; les invitations des partis.

invitatoire adj. (lat. invitatorius). Liturg.Adj. Antienne invitatoire, antienne qui se chante à matines, avec le Venite. exultemus. Lettre invitatoire, lettre que le pape adresse aux évêques, pour les inviter à venir à Rome, le jour anniversaire de son élévation au trône pontifical. N. f. Lettre invitatoire.

invito n. f. Carte que l’on joue pour indiquer les éléments de son jeu à son partenaire. Fig. Ce qui invite à faire quelque chose, invité, e n. Qui a reçu une invitation, invitement [manj n. m. Action d'inviter. (Vx.) inviter [té\ v. a. (lat. invitare). Convier, prier de se trouver quelque part, d’assister à : inviter des amis à dîner. Fig. Engager, exciter : le crépuscule invite à la rêverie. V. n. Jeu. Faire une invite. S'inviter V. pr. Fam. Se rendre, se trouver quelque part sans y avoir été convié : le parasite s'invite partout. Se faire réciproquement des invitations, inviteur n. m. Celui qui invite, in vitium ducit culpæ fuga, mots lat. signif. ; La crainte d'un défaut fait tomber dans un vice. Pensée d’Horace (Art poétique, 31), à propos des lois de l'esthétique. BoUeau a dit presque dans le même sens :

Souvent, la peur d’un mal nous conduit dans im pire.

in vitro, mots lat. signif. : Dans le verre. Expression désignant toute réaction physiologique qui se fait en dehors de l’organisme (dans des tubes, des éprouvettes, etc.) : constatations faites in vitro.

in vivo, mots lat. signif. ; Dans l'être vivant. Expression désignant toute réaction physiologique qui se fait dans l'organisme : expérimentation in vivo.

invocabit (Dimanche de l’), premier dimanche de carême (parce que l’introït commence par ce mot).

invocateur adj. et n. m. Qui invoque ; enchanteur, sorcier. (Vx.)

invocation [si-on] n. f. (lat. invocatio). Action d'invoquer ; l’invocation des saints. Prière que le poète adresse à une divinité, au début d'un ouvrage. Liturg. Dédicace, protection : église sous l'invocation de la Vierge.

invocatoire adj. Qui appartient à l’invocation : forme invocatoire.

involontaire [tè-re\ adj. Fait sans le consentement de la volonté : erreur involontaire. Ant.

Volontaire.

involontairement [tè-re-man] adv. Sans le vouloir. Ant. Volontairement.

involucelle [sé-ie] n. m. Petit involucre. involucellé [sé-ie], e adj. Qui est muni d’un involucelle : ombellule involucellée.

involucral, e, aux adj. Qui naît sur l'involucre : épines involucrales,

involucre n. m. (du lat. involucrum, enveloppe). Bot. Ensemble de bractées, d’organes foliacés rapprochés autour de la base d’une fleur ou d’une florescence, spécialement d’une ombelle ou d’un capitule.

involucré, e adj. Bot.

Qui est pourvu d’un involucre :

fleurs involucrées.

involUté,eadj.Bot.Roulé en dedans.

involutif, ive adj. (du

lat. involutus, enroulé). Bot. Se dit des feuilles qui se roulent de dehors en dedans.

involution [si-on] n. f. involucre.

( lat. involutio ) . Assemblage d'embarras, de difficultés. Bot. Etat d'un organe involuté. Biol. Syn. deiNVAOiNATioN.ÏI/éd. Involution utérine, phénomène par lequel l’utérus, après l’accouchement, reprend peu à peu son volume normal.

— Encycl. Math. On dit que six points A, B, C, A', B', G', en ligne droite, sont en involution. lorsqu’on peut les grouper en trois couples, de façon que l'on ait la relation :

involvant [van], e adj. (lat. involvens). Hist. nat. Qui enveloppe et protège : calice involvant.

invoquer [fcd] v. a. (lat. invocare; de in, dans, et vocars, appeler). Appeler à sou aide, à son secours : invoquer les saints, sa muse. Fig. Giter en sa faveur : invoquer un témoignage.

in’vraisemblable [urê-san] adj. Qui n’est pas vraisemblable ; les premiers événements de l'histoire romaine, tels que les raconte Tite-Live, sont invraisemblables. N. m. Ge qui est invraisemblable. Ant. Vraisemblable.

invraisemblablement [uré-san, man] adv.

Dune manière invraisemblable. Ant. Vraisemblablement.

invraisemblance [urè-san] n. f. Défaut de vraisemblance : souligner l'invraisemblance d'un récit. Ant. Vraisemblance.

invulnérabilité n. f. Qualité de ce qui est invulnérable. Ant. Vulnérabilité.

invulnérable adj. (lat. invulnerabHîs ; prêt, in, et vulnus, eris, blessure). Qui ne peut être blessé ; Achille, raconte la Fable, était invulnérable, sauf au talon. Ant. Vulnérable.

invulnérablement [man] adv. De manière à être invulnérable. (Peu us.)

Inzinzac, comm. du Morbihan, arr. et à 16 kil. de Lorient, près du Blavet, 4.870 h. Distillerie.

lo, fille d'inachos et prêtresse de Junon, séduite par Jupiter, qui la visitait sous la forme d'un nuage. Elle fut transformée en génisse par Junon, qui voulait la soustraire aux poursuites de son époux, et qui la fit garder par Argus; Mercure la délivra en tuant Argus, mais Junon attacha à ses flancs un taon. Pour en fuir les piqûres incessantes, lo parcourut, dans uné course vagabonde, une partie de la Grèce, de la Scythie, etc., et vint aborder en Egypte, où Jupiter lui rendit la forme humaine. (Mythol.)

— Iconogr. La plus belle image qui ait été faite d'Io est due au Corrège (musée de Vienne). V. p. 1167.

Citons aussi le tableau de J. -B. Rognault : lo enlevée par Jupiter; celui de David Teniers le Vieux : Jupiter priant Junon de rendre à lo sa forme primitive ; celui de Verdier, au grand Trianon ;

10 métamorphosée en vache.

iodalbumine n. f. Albumine iodée, iodargyrite n. f. lodure naturel d’argent.

Syn. lODARGYRE, lODITE, lODYRITE.

iodate n. m. Sel de l’acide indique, iode n. m. (du gr. iodés, violet). Corps simple, d'un gris bleuâtre, de densité 4,94, volatil à une température peu élevée.

— Encycl. L’iode tache la peau en jaune; il fond à 113», et bout à 185»; il émet des vapeurs violettes, de densité 8,7, même à la température ordinaire. Son symbole chimique est I ; il est monovalent. 11 est soluble dans l’eau, dans l'éther, l'alcool ; sa solution dans l'alcool à 90“ (1/13 de son poids d’iode) constitue la teinture d'iode. Il donne avec l'oxygène et l'eau plusieurs composés : Vac'ide hypoiodeux lOH, '^anhydride iodique PO, l’acide iodique IO“H etl’acide périodique IO‘H ; il donne avec l'hydrogène l'acide iodhydrique HI. Il se combine aux métaux en donnant des iodures. L’iode existe à l’état naturel dans l’eau de mer, qui en renferme environ 2,2 milligrammes par litre ; il se trouve également dans de nombreuses eaux minéralisées, dans les végétaux marins, etc. On l’extrait des cendres de varech, des eaux -mères des nitrates de soude, etc. L’iodure d’argent est employé en photographie ; on emploie l’iode en médecine comme révulsif, sous la forme de teinture d’iode ou de coton iodé; c'est aussi un bon antiseptique. On l'utilise pour faire avorter un furoncle, une engelure au début. Dans certains cas, on l’utilise pour provoquer une inflammation curative, en l'injectant dans les kystes ou les trajets fistuleux.

L’iode peut provoquer certains accidents par intoxication. V. IODISME.

Conservation de la teinture d'iode. On conserve toutes ses qualités à la teinture d'iode : 1“ en tenant le flacon hermétiquement clos ; 2“ en plaçant le flacon en pleine lumière, au lieu de le maintenir dans l'obscurité, qui altérerait la teinture beaucoup plus rapidement que la lumière vive.

Employer de préférence de la teinture récente, au lieu de la teinture vieille, qui s'est partiellement transformée en acide iodhydrique. On reconnaît que la teinture est ancienne lorsque, en agitant le flacon, il se forme un peu d'écume à la surface du liquide, iode, e adj. Qui contient de l’iode ; eau iodée. ioder [dé] v. a. Gouvrir ou mêler d’iode : ioder une plaque de photographie.

iodliydrate [di] n. m. Sel de l’acide iodhydrique. (Ce terme sapplique surtout aux composés organiques : iodhydrate de morphine.) — Pour les composés minéraux, on dit iodure.

iodliydrilies n. f. pl. classe d'alcools polyatomiques, dans lesquels l'iode est substitué à un groupe ment alcool : le glycol C> H‘ (OH )» a pour monoiodhydrine C“H* (OH)I. S. une iodhydrine.

iodhydrique adj. m Se dit d'un acide HI formé par la combinaison d’iode et d'hydrogène, et qui se présente sous forme de gaz incolore, d'odeur suffocante, de densité 4,37 ; il bout à — 36“ et fond à — 51“ ; il est très soluble dans l’eau.

iodifère adj. Qui contient de l’iode ; sel iodifère. iodique adj. m. Se dit de l’anhydride I>0 et de l’acide lO’H, résultant de l’oxydation de l’iode.

iodisme [dis-me] n. m. Intoxication produite par l’abus de l’iode ou de ses dérivés.

— Encycl. C’est principalement l'emploi de l'iodure de potassium ou de l'iodoforme à l’intérieur qui détermine les accidents de l’iodisme. Il y a d'abord de la céphalalgie frontale, du larmoiement, du coryza avec écoulement séreux, de l'irritation de la gorge, de la salivation, etc. Puis on observe des éruptions cutanées, de l'œdème, des éblouissements, des bourdonnements, etc.

Dans les cas graves, on a recours aux vomitifs et au lavage de l'estomac ; généralement, il suffit de pratiquer des ingestions d’eau albumineuse, et des inhalations de nitrite d’amyle ; enfin, le plus souvent,

11 suffit de cesser d’absorber le médicament.

* iodite n. f. Syn. de IODARGYRITE.

iodobromite n. f. Mélange naturel de chlorure, bromure et iodure d’argent.

lodoforme n. m. Composé CHP, que l’on obtient en faisant agir l'iode sur l'atlcool, en présence du carbonate de potassium, ou bien en traitant l’acétone par l'iodure et l’hypochlorite de potassium : l'odeur de l'iodoforme est tenace et désagréable. (Il est employé surtout comme antiseptique.)

— Encycl, L'iodoforme a été surtout utilisé au début de la période chirurgicale d’antisepsie. On recouvrait alors largement toutes les plaies avec de la poudre d'iodoforme. Depuis l’asepsie, son emploi est devenu très rare, surtout après la découverte de certains dérivés comme le diiodoforme, l'iodol, etc., qui jouissent des mêmes propriétés désinfectantes, et n’ont pas son odeur insupportable.

iodoformé, e adj. Qui contient de l’iodoformo : gaz iodoformé.

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