ION
iodol n. m. Composé que l’on obtient en traitant le pyrrol potassé par l'iode, et qui est un succédané de l'iodoforme. Syn. de tétraiodopyrrol.
iodo-organique adj. s'applique aux composés médicamenteux qui présentent l'iode en association avec des corps organiques ; huiles, peptones, etc.
iodophtisie [fti-zt'\ n. f. Cachexie produite par l'abus de l’iode et des iodures. V. iodisme.
iodothérapie [pfj n. f. Traitement médical
par l’iode.
iodothyrine n. f. Albumine iodée extraite de la glande thyroïde et employée en médecine dans le traitement du goitre.
iodure n. m. Composé résultant de la combinaison de l’iode avec un corps simple : [iodure de potassium est d'un usage assez fréquent en thérapeutique.
— Encycl. Les iodures métalliques sont les sels de l’acide iodhydrique. La thérapeutique en utilise un grand nombre, parmi lesquels les iodures alcalins (iodure de potassium, de sodium, d’ammonium, de strontium) sont les plus usités.
Tous ces iodures sont administrés en potions, solutions ou sirops. L’iodure de potassium s’emploie à la dose de 0 gr. 20 à 1 gramme par 24 heures, et, dans certains cas, on ordonne jusqu a 8 à 10 grammes. Il est utilisé dans toutes les scléroses, et s’associe fréquemment au mercure dans le traitement de la syphilis. Les iodures donnent fréquemment de l’iodisme : aussi a-t-on tendance actuellement à les remplacer par les iodo-organiques ou par d'autres formes médicamenteuses.
On utilise l’iodure de plomb pour faire des pommades résolutives. Les iodures de mercure sont ordonnés dans la syphilis.
ioduré, e adj. Qui contient un iodure : sirop ioduré. Couvert d’une couche d’iodure : plaque photographique iodurée.
iod37Tite n. f. Syn. de iodargyrite.
lolas ou lolaos, fils d’Iphiklès et neveu d’IIéraklès, qu’il assista dans ses travaux et à l’heure de sa mort.
lÔlCOS [Tcoss], V. de Thessalie, d’où partirent les Argonautes pour la conquête de la Toison d'or.
lole, fille d’Eurytos, roi d’Œchalie, enlevée et épousée par Héraclès. C’est à l’occasion de ce mariage que Déjanii’e envoya au héros la tunique de Nessus.
iolite n. f. "Variété hleu foncé de cordiérite. ion n. m. Chim. Chacune des parties provenant de la dissociation d’un électrolyte en solution aqueuse.
— Encycl. Un électrolyte en solution aqueuse se dissocie, ainsi que l'a montré S. An-hénius. Les ions qui résultent de cette dissociation sont électrisés lorsqu’on plonge les deux pôles d’une source électrique dans la solution. L’anode chargée positivement attire les ions chargés négativement (anions) et repousse les ions positifs (cations); la cathode agit de la même façon mais inversement. Quand un ion négatif se trouve en présence de l’anode, il passe à l’état neutre et se libère; il en est de même pour les ions positifs en présence de la cathode.
Dans les gaz, sous l'influence de certaines radiations {rayon X, radium, etc.), quelques molécules sont également dissociées. V. électron.
Ion, petit-fils d’Hellen, fils d’ApoUon et de Créuse, ancêtre mythique des Ioniens.
Ion, tragédie d’Euripide, qui a pour principal personnage le héros précédent. L'intérêt de la pièce est dans la description poétique du temple de Delphes et de la vie sacerdotale. Racine s’en est inspiré dans A thalie.
Ion, poète tragique et historien athénien, né à Chio (v“ s. av. J.-C.). Ses pièces, dont il ne reste que des fragments, avaient plus d’élégance que de vigueur.
ionène n. m. Carbure C'“H*“, liquide incolore de densité 0,93, obtenu par l’action de l’acide iodhydrique sur l’ionone.
Ionie [ni), pays de l’ancienne Asie Mineure, sur la côte de la mer Egée, entre les golfes actuels de Smyrne et de Mendelia. Elle tira son nom de la tribu des Ioniens, qui, chassée de ia Grèce par les Doriens, alla coloniser la côte et les îles d Asie. Douze grandes cités y représentaient la puissance ionienne : Milet, Samos, J^hése, Colophon, Chios, Myon, Priène, Lébédos , Téos , Clazomènes , Erythrées, Phocée. (Hab. Ioniens.) Ils ont fondé de nombreuses colonies dans la mer Noire, dans la Grande- Grèce, etc. A partir du vii“ siècle, l’Ionie a subi la domination des rois de Lydie, puis celle des rois de Perse, ensuite l'hégémonie d’Athènes et celle de Sparte, pour retomber sous le joug des Perses. Les Ioniens, les mieux doués, les plus intelligents et les plus hardis des Grecs, ont tenu la première place dans l’histoire de la civilisation, des lettres et des arts.
Ionien, enne \ni-in, é-ne], nom des habitants de l'Ionie : les Ioniens. Adjectiv. De l’Ionie : les villes ioniennes. Dialecte ionien, un des principaux dialectes de la langue grecque, qu’on parlait dans l’Ionie. Philosophie ionienne, école de philosophie grecque, qui s’est attachée à ramener toutes choses à un principe unique : l’eau pour Thalès, l’infini pour Anaximandre, l’air pour Anaximène.
— Encycl. Les dialectes ioniens se distinguent des autres dialectes grecs par leur douceur, la rareté des aspirations, la fréquence des rencontres de voyelles, la substitution de l'ê ouvert long à l’a long primitif. Les principaux sont le dialecte homérique, le néo-ionien d’Asie Mineure (Hérodote, Hippocrate), l’ionien des îles, Vattique, qui rétablit l’a long primitif après i, e, u.
Ionienne (mer), partie de la Méditerranée, qui s’étend entre l’Italie et la Grèce.
Ioniennes (îles), groupe d’îles situées dans la mer de ce nom, rendues à la Grèce par l’Angleterre en 1864. Pop. 250.000 h. Les principales sont : Corfou, Leueade, Zante, Céphalonie, Theaki (Ithaque), etc.
ionique adj. De Tlonie. Ordre ionique, un des cinq ordres d’architecture, caractérisé surtout par un chapiteau orné de deux volutes latérales : colonne ionique, chapiteau ionique. V. colonne, ordre.
ionisation [za-si-on]n. f. Dissociation en ions par le courant électrique. 'Développement de la conductibilité d'un gaz, sous l’influence d'actions provoquant la formation d’ions (radiations ultra-violettes, pointe électrisée, gaz issus d'une flamne, etc.), ionisé adj. m. Se dit d'un gaz chargé d'ions.