ISOLEMENT
Isolde, forme allemande de Iseult.
isolé, 6 [i-zo] adj. (de l’ital. isolato, qui est comme une île). Séparé : maison isolée. Peu fréquenté : site isolé. Individuel, pris à part : un cas isolé. Hors de contact avec un corps bon conducteur de l'électricité.
isolement [i-zo-le-man] n. m. Etat d'une personne isolée : vivre dans l isolement. Phys. Séparation opérée entre un corps qu’on électrise, et les corps environnants. Archit. 'Vide entre deux pitiés d'une même construction. Splendide isolement {Splendid isolation), attitude longtemps observée par l'Anglôtôrrc dâJis l6 mondô, 6ii raison de sa situation insulaire.
isolément [i-zo-lé-man] adv. D’une manière isolée ; individuellement, séparément : agir isolément.
isoler [i-zo-lé\ v. a. (de isolé adj.). Séparer des objets environnants ; isoler un monument. Metti^ à l’écart des autres hommes : isoler un malade. Fig. Abstraire, considérer à part : isoler un phénomène. Chim. Dégager de ses combinaisons. Physiq. Oter au corps qu on électrise tout contact avec ceux qui pourraient lui enlever son électricité. S’isoler v. pr. Etre isolé, séparé ■. il y a des corps simples qui s isolent difficilement. Se séparer des autres hommes ; se placer dans l'isolement.
isologue [i-zo-lo-ghe] adj. (du préf. iso, et du gr. logos, discours). Chim.
Se dit des corps ayant une composition analogue.
isoloir [i-zo] n. m. Support non conducteur. Tabouret de bois à pieds de verre, sur lequel on met les corps qu’on veut électriser. (On dit aussi isolateur, tabouret ISOLANT.) Cabine où l'électeur rédige son bulletin de vote.
isomère [i-^o] adj. (du préf. iso, et du gr. meros, partie). Chim. Se dit de substances qui, tout en possédant la même composition (éléments et proportions), sont douées de propriétés différentes ; substance isomère. Substantiv. ; un isomère.
isomérie [i-zomié-rî] n. f. Cai-actère des corps isomères. ,
— Encvcl. L’isomérie s’explique par le groupement différent des éléments au sein de la molécule ; l'aldéhyde et l'acétone, de formule C“ H® O, sont isomères, leur structure étant (CH® — CH® — COH) pour la première et (CH® — CO — CH®) pour la seconde. Les éléments pouvant se comparer aux pierres d'un édifice, leur assemblage est susceptible d une infinité de combinaisons.
isomérique [i-zo] adj. Qui appartient à l'isomérie, qui en a le caractère : constitution isomérique.
isomérisme [i-zo-mé-ris-me] n. m. Condition des corps isomères.
isométrique [i-zo] adj. (du préf. iso, et du gr. metron, mesure.) Minér. Dont les dimensions sont égales ; cristaux isométriques. Perspective isométrique, celle dans laquelle les axes de comparaison sont égaux. Métr. Qui a la même mesure : vers isométriques.
isomorptie [i-zo] adj. (du préf. iso, et du gr. morphê, forme). Qui affecte la même forme. Miner. Qui cristallise dans le même système : cristaux isomorphes ; substances isomorphes.
isomorphie [fi] n. f. syn. de ISOMORPHISME, isomorphisme \i-zo-mor-fis-me] n. m. Etat des corps isomorphes. (On dit aussi isomorphie.)
Enxvcl. Les corps isomorphes non seulement
cristallisent dans le même système, mais jouissent en outre de la propriété de pouvoir se remplacer en toute proportion dans un même cristal. Ainsi, quand deux corps sont isomorphes, on peut porter un cristal de l'un dans une dissolution de l’autre ; le cristal continue à grossir sans modification de formes : tels sont les différents aluns. Enfin, deux corps isomorphes doivent avoir la même formule chimique de constitution.
ison fzon] n. m. (du gr. isos, égal). Mus. anc. Chant ou psalmodie qui ne roule que sur deux sons et ne forme, par conséquent, qu'un seul intervalle.
Se dit d'une tenue sur laquelle le chanteur doit régler son chant.
isonandre [t-zo] n. m. Bot. Genre de sapotacées de l'Inde et de la Malaisie, dont plusieurs donnent de la gutta-percha.
isonèphe adj. (du préf. iso, et du gr. nephos, nuage). Se dit d'une courbe qui réunit les points ayant même nébulosité.
isonitrosopropane n. m. v. acétonème.
isonome [i-so] adj. (du préf. iso, et du gr. nomos, loi). Cristaux isonomes, ceux qui ont des décroissements égaux, tant sur les bords que sur les angles.
isonomie [i-zo-no-mî] n. f. (de isonome). Etat de ceux qui sont gouvernés par les mêmes lois. Conformité dans le mode de cristallisation.
Isonzo, fi. d'Italie, qui nait dans le massif alpestre du Terglou, arrose Gorizia, Gradisca, et se jette dans la mer Adriatique au fond du golfe de Trieste ; 180 kilom. Les bords de Tlsonzo, dont toute la vallée était encore autrichienne en 1914, ont été pendant la Grande Guerre le théâtre de nombreuses batailles entre Autrichiens, puis Austro-Allemands d'une part et Italiens d'autre part. Dès 1 entrée en guerre de l'Italie (24 mai 1916), les soldats de Cadorna ont franchi le fleuve près de son embouchure, enlevé Gradisca et Montefalcone, pris (au N. de Gorizia) le monte Nero et Plava. Se heurtant alors devant Gorizia à la véritable ligne de défense autrichienne, ils ont dirigé contre cette ville une série d'offensives qui aboutirent k sa prise par le duc d’Aoste le 9 août 1916. Un an plus tard, du 19 au 23 août 1917, la « onzième bataille de l’Isonzô » donna aux Italiens de Cadorna tout l’ensemble de la première position autrichienne sur le Carso (plateau de Bainsizza). Mais, tôt après, l’éboulement de Caporetto-Tolmino (24 oct. 1917) fit perdre aux Italiens la ligne de Tlsonzo, sur laquelle nos alliés ne revinrent qu’après leur victoire de Vittorio-Veneto, au début de novembre 1918.
isopérimètre [î-zo] adj. et n. m. (du préf. iso, et de périmètre). Se dit des figures dont les périmètres sont égaux ; polygones isopérimètres. Méthodes des isopérimètres, l'une des méthodes qui permettent de calculer le nombre it.
isopétale [i-zo] adj. (du préf. iso, et de pétale). Bot. Dont les pétales sont égaux : fleurs isopétales.
isophylle adj. (du préf. iso, et du gr. phullon, feuille). Bot. Qui a des feuilles semblables.
isopode [f-zo] adj. (du préf. iso, et du gr. pous, podos, pied). Èisi. nat. Dont les pattes sont toutes semblables. N. m. pl. Ordre de crustacés possédant ce caractère, et qui comprend les cloportes, idotées, et formes voisines.
isopolitie [i-zo, tî] n. f. (du préf. iso, et du gr. politeia. gouvernement). Egalité des droits politiques.
isoprène n. m. Hydrocarbure obtenu dans la distillation sèche du caoutchouc.
isopropylique adj. Se dit de certains com posés en C®, isomères avec les composés propyliques.
isopurpurique adj. Se dit d’un acide dérivé de l’acide picrique et employé comme colorant indus- ' triel (rose, grenat) pour les étoffes.
isopyre [i-zo] n. m. Genre de renonculacées, comprenant des plantes herbacées, annuelles, à fleurs petites, blanchâtres, qui croissent dans les climats tempérés. Min. "Variété impure d’opale.
isopyroïne n. f. Alcaloïde qui se trouve dans les racines d'une variété d’isopyre..
Isore, géant légendaire du xiii® siècle, qui serait venu mettre le siège devant Paris, et aurait été tué par Guillaume d'Orange, sur le plateau de Montsouris, actuellement quartier de Paris : la l’ue de la Tombe-issoire (XIV® arrond.) rappelle, dit-on, cette légende.
iSOSCèle adj. ’V. ISOCÈLE, isosphérique [i-zos-fé] adj. Qui se rapporte à des sphères égales. Qui suppose des sphères égales.
isospore H-zos-po-réi, e adj. (du préf. iso, et de spore). Se dit des cryptogames vasculaires qui possèdent des spores d'une seule sorte, comme les fougères, les prèles, les lyeopodes.
isostatique [i-zos-tn] adj. Mécan. Se dit des points où l’équilibre est égal.
iSOStique [i-zos-ti-ke] adj. (du pref. iso, et du gr.
stikhos). Se dit de la disposition des radicelles quand elles se forment exactement en face de faisceaux ligneux de la racine mère.
isosyllabique [i-zosil] adj. 'du préf. iso, et de syllabique). Qui a le même, nombre de syllabes.
isothécion [i-zo] n. m. Isothécion ; o, fruit. Genre de pleurocarpées, comprenant des mousses à tige grêle, vivant sur les rochers, la terre humide, dans les régions tempérées : Visothécion est commun en France.
isothérapie [pi] n. f. (du préf. iso, et du gr.
1 therapeia, traitement). Méd. Méthode thérapeutique 1 qui, comptant sur les égalités de puissance, d’action, de force, met en jeu ies moyens d’amener les éléments, les hommes, les animaux, les végétaux, en un mot les causes qui ont fait la maladie, à faire la guérison.
isothère [i-zo] adj. (du préf. iso, et du gr. theros, été). Physiq. Qui a la même température moyenne en été.
isotherme [i-zo-(é?'-tne]adj. (du préf. iso, et du gr. thermos, chaleur). Qui a la même température moyenne : régions isothermes. N. f. Ligne passant par tous les lieux de la terre qui ont la même tem- ; pérature moyenne.
! isothermique [i-zo-iérl adj. Ligne isothermique, celle dont tous les points ont la même température.
isothermiquement [ î - zo- tèr-mi-ke-man ] adv. En conservant la même chaleur.
ISS
isotonie [i-zo-to-ni] n. f. (du préf. iso, et du gr. tonos, tension). Equilibre moléculaire de deux solutions séparées par une membrane organique, et qui ont le même pouvoir osmotique.
isotonique [i-zo] adj. Qui a le même pouvoir osmotique). Sérum isotonique, nom donné au sérum artificiel dont la concentration moléculaire est égale à celle du sérum humain ou animal.
isotope i-zo] adj. idu préf. iso, et du gr. topos, lieu). Se dit de composés chimiquement identiques, mais présentant des poids atomiques différents.
isotrope [i-zo] adj. (du préf. iso, et du gr. trepein, tourner). Physiq. Qui présente les mêmes propriétés physiques dans toutes les directions.
isotropie [i-zo-Iro-pf] n. f. Distribution homogène des propriétés de l'œuf dans toutes les directions. Qualité d un corps ou d’un milieu isotrope.
— Encycl. La q estion de Tisotropie a eu comme point de départ l'ancienne théorie de la préformation, qui disait que l’œuf contient une image r^ duite de l’animal qui doit en sortir. Dans ces conditions, la partie qui contenait les pieds était (Hff^ rente de celle qui contenait la tête, et Tœuf n était pas isotrope.
Ispagnac, comm. de la Lozère, arr. et â 10 kü. de Florac, à l’entrée des gorges du Tarn ; 1.680 h. Ispahau ou Isfahan, v. de la Perse, dont
elle fuüongtempslacapitale; 80.000 h. Ch.-l.delaprov. de l'Irak-Adjémi. De son ancienne splendeur, elle a gardé de curieux monuments (la Grande-Place, la Mosquée du Roi). Son commerce est demeuré considérable. Tapis, cotonnades, velours, opium. Pendant la Grande Guerre, Ispahan a été occupée par les Russes en 1916 et, en 191'7, par des forces mixtes que commandait sir Percy Sikes.
is Dater est, quem nuptiæ demonstrant, mots lat. signif. ; Celui-là est le père, que le mariage légal désigne. Principe de droit romain, reproduit par notre code ; L’enfant conçu pendant le mariage est réputé avoir pour père le mari.
iSpra'Vnik n. m. Fonctionnaire russe, placé à la tète de la police d'un district.
Israël (mot hébreu signif. : fort contre Dieu). Surnom donné à Jacob après sa lutte contre im ange. Un des noms du peuple juif, descendant de Jacob.
Israël (royaume d’), un des deux royaumes qui se formèrent en Palestine après la mort de Salomon, et qui comprenait dix tribus. (L’autre était celui de Juda.) Il avait pour capitale Samarie. Il dura 244 ans, de 962 à 718 av. J.-C. V. Palestine.
Israël [Histoire du peuple d'), par E. Renan (6 voL [1887-1893]). L’auteur a cherché à reconstituer l’histoire politique et sociale du peuple juif, à l’aide d'hypothèses hardies et ingénieuses. C’est un admirable monument, d’un art subtii et raffiné.
Israélite [îs-ra] adj. et n. Hébreu, juif.
Israélites, descendants de Jacob ou Israël, appelés aussi Juifs ou Hébreux.
israélitisme [is-ra, tisme] n. m. Ensembie des idées religieuses du peuple juif.
Israëls (Joseph), peintre hollandais, né à Groningue, m. à La Haye (1824-1911). Il excelle dans la peinture des pauvres gens et des milieux populaires [Retour des champs. Marchand de bric-à-brac).
Issachar [kar], Tun des douze fils de Jacob, qui donna son nom a i’une des douze tribus. [Bible.)
issaut [z-san], e adj. (part. prés, de Tanc. v. issir, sortir). Blas. Se dit de figures d'animaux dont on ne voit que la partie supérieure du corps eu haut de Téou, ou sortant d’un édifice et qu’on ne voit qu'à demi.
Issarlès, comm. de l’Ardèche, arr. et à 78 kil. de Largentière, non loin de la Loire ; 1.720 h. Lac remarquable. Source alcaline.
isse [i-se] ou issus [i-suss] n. m.
Genre d'insectes hémiptères homoptères, de ia famille des fulgoridés.
(Ce sont de petits insectes sauteurs, à ailes larges, à pattes robustes et épineuses, ordinairement jaunes, bruns et verdâtres, communs en Isse.
France ; ils vivent sur le chêne.)
Issé, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 12 kil. de Châteaubriant, sur le Don, affl. de la ■Vilaine ; 2.370 h. Ch. de f. Et.
Isseuheim, comm. du Haut-Rhin, arr. de Gucbviller ; 1.947 h. Ch. de f.
issero n. m. 'Vent du sud-est, dans le Midi. Isserpent, comm. de TAllier, arr. et à 12 kil. de Lapalisse, au-dessus du Morgon ; 1.320 h. Ch. def.
Issigeac [jak], ch.-l. de c. (Dordogne), arr. et à 18 kil. de Bergerac, sur la Banège, affl. du Drot ; 800 h. Ch. de f. Orl. 'Vignobles. — Le cant. a 20 comm., et 6.360 h.
Issik-Koul, grand lac de T.âsie centrale (Turkestan russe) ; 5.780 kil. carr.
issir V. n. (du lat. exire, même sens). Sortir. ("Vx.)
Issoire, ch.-l. d'arr.
(Puy-de-Dôme), sur la Coqze, affl. de TAllier ; ch. de f.
P.-L.-M., à 48 kil. de Clermont ; 5.660 h. [Issoriens).
Commerce important de den- Armes d’issoire. rées agricoles. Eglise Saint-
Paul, type classique du roman d’Auvergne. Patrie du chancelier Duprat. — L’arr. a 9 eant.. 117 comm., 80.260 h. ; le cant. a 16 comm.. et 12.850 h.
issois u-soi] n. m Variété de chien domestique, appelé plus souvent chien d'Artois. (C est un triple I métis, qui vient du doguin et du roquet.)
Israëls.
ITA
ISS — 1216 —
Issoudun, ch. l. d arr. (Indre), sur la Théols, s,-affl. du Cher ; ch. de f. Orl., à 28 kil. de Châteauroux ; 13.710 h. iJssoldimois ou hsondunois). Pierre lithographique. Filature, tanneries. — L'arr. a 4 cant. ,
49 cant., 48.430 h. ; le cant.
Nord a 11 comm.,et 14.110 h.; le cant. Sud a 14 comm., et 15.090 h.
issu ü-su], e adj. (part, pass. de l'anc. v. issir). Sorti, venu, descendu, tirant son origine : les Valois étaient issus d'un ftls de saint Louis. Cousins issus de germains, enfants de deux cousins germains. Fig. Qui provient, résulte de : que de vices
issue [i-.sty n. f. (de issu). Lieu par où l’on sort ; garder toutes les issues. Fig. Moyen de sortir d’embarras : se ménager une issue. Evénement final, résultat : issue d'ùn combat. A l’issue de, loc. prép., au sortir de. N. f. pl. Ce qui reste des moutures, après la séparation de la farine. Abatis et entrailles des animaux de boucherie.
Is-Sur-Tille [» mil.], ch.-l. de c. (Côte-d’Or), arr. de Dijon ; 1.810 h. Ch. de f. P.-L.-M. et E. Filature, fer. Carrières. — Le cant. a 23 comm., et 8.020 h.
Issus [i-sMss], anc. vUle de l’Asie Mineure (Cilicie), au fond du golfe Issique, où Darius Codoman fut vaincu par Alexandre le Grand en 333 av. J.-C., et où Septime- Sévère battit Pesoennius Niger en 194 apr.
Issus(te Batailled'), mosaïque antique (musée de Naples), qui permet, mieux que les fresques , d’apprécier jusqu’où les peintres grecs avaient poussé l’art de la peinture ; le dessin, la couleur, la composition, tout est remarquable. Cette mosaïque a été trouvée à Poinpéi.
Issy-les-Moulineaux \n6\ , comm.
du dép. de la Seine, arr.
de Sceaux, sur la Seine;