h. {Ississois). Ch
de f. Et. Carrières de blanc de Meudon ; distillerie ; couleurs. Séminaire célèbre, sur l’emplacement d’un château de Marguerite de 'Valois. “Vaste terrain de manœuvre, utilisé pour l’aviation.
Issy-l’Evêque, ch.-l. de c. (Saône-et-Loirel, arr. et à 46 kil. d’Autun ; 2.070 h. Ch. de f. Commerce de bestiaux. — Le cant. a 7 comm., et 6.280 h.
Istalif, V. d’Afghanistan, sur les flancs du Paghmân oriental ; 18.000 h.
IstambOUl. v. Constantinople.
Ister [is-tèr], nom ancien du Danube.
istlline [is-me] n. m. (gr. isthmos). Langue de terre, resserrée entre deux mers et réunissant deux terres : iisthme de Panama réunit les deux Amériques.
— Encycl.
Le mode de formation des isthmes est variable selon les régions . Tantôt, il faut rapporter à l’érosion des eaux marines le rétrécissement de ces seuils terrestres, destinés alors à disparaître pour faire place à des détroits (Gibraltar , pas de Calais); Isthme : 1. Élévation; 2.- Représenté sur tantôt, ils une carte géographique,
sont dus à des
fractures inachevées et se rencontrent sui’tout alors dans les réglons tourmentées par le volcanisme et les séismes (isthme de Kra, isthmes de Corinthe, de Panama, etc.).
istliniien, enne adj. Syn»peuus. de isthmique.
istlimique \is-mi-ké\ adj. Qui appartient à un isthme.
Isthmiques [jeux], jeux solennels de la Grèce, qui se célébraient tous les deux ans à l’isthme de Corinthe en l’honneur de Poséidon (Neptune).
Isthmiques, odes de Pindare, consacrées aux vainqueurs des jeux isthmiques.
Istib ou Cbtipllé, y. de Macédoine, sur un affluent du Vardar ; 12.000 h.
Istip, Istib OU Stip, ville de Yougoslavie, en Macédoine serbe, sur le plateau de TOvce Polje ou « plaine des brebis », près du confluent de la Bresalniea et de TOtina ; 21.000 hab. Important centre de routes ; très vieille ville.
Istoldat, positions occupées par les Turcs en Mésopotamie, aux environs de Samarra, et qui ont été enlevées par les Anglo-Hindous du général Maude avec celles de Chart-el-Adhim et de Samarra le 23 avril 1917.
Istres, ch.-l. de c. (Bouches-du-Rhône), arr. et à ■S3 kil. d’Aix, sur l’étang de Berro ; 3.680 h. Ustrens, au fém. Istrenques.) Salines ; soude. Ch. def. P.-L.-M. — Le cant. a 4 comm., et 7.610 h.
Istrio, pays d'Italie, presqu’ile triangulaire, au sol calcaire, baigné par l’A'driatique, qui y forme le golfe de Quarnero ; 345.000 h. [Istriens;. V. princ. ; Trieste, Pola.
Istrien, enne [is-tri-in, é-us], habitant ou originaire de TIstrie : les Istriens. AdjecUv. ; les grottes istriennes.
IS’VOlsk.i (Alexandre-Pavlovitch), homme politique russe, né à Moscou, m. à Paris (1856-1919). Ministre des affaires étrangères en 1906, il rapprocha la Russie du Japon, de l’Angleterre et de l’Italie ; ambassadeur à Paris (1910-1917), il resserra l’alliance avec la France.
itacisme [sis-me] n. m. Système d'après lequel l’êta (t)), en grec, se prononce comme un i {îta) : r itacisme est en usage chez les Grecs modernes.
itaciste [sis-Ie] n. et adj. Se dit d’un partisan de Titacisme.
itaconique adj. Se dit d’une acide obtenu par distillation sèche de l’acide citrique.
ita diis placuit, mots lat. signif. ; Ainsi il a plu aux dieux. Locution que l'on emploie dans le sens de ; La chose est faite, accomplie, il n’y a plus à y revenir.
ita est, mots lat. signif : Il en est ainsi. Formule de visa, mise anciennement sur les grosses, pour certifier leur confoimité avec la minute.
itague [ta-ghe] n. f. Cordage fixé par une de ses extrémités à un objet quelconque, et par l’autre à un palan servant à soulever cet objet.
Italia Jara da se, mots liai, signif. l'Italie fera par
elle-même. C’est-à-dire : L'Italie n’a besoin de personne. DictoH favori des Italiens, à l’époque où l’unité do l’Italie était en voie de formation.
Italia irredenta, mots lat. signif. l'Italie non rachetée. Expression par laquelle les Italiens désignent les pays de mœurs et de langue italiennes qui sont séparés politiquement de l’Italie (Istrie, Tessin, région de Nice, Corse, Malte).
Italiam... Italiam... [L’Italie..., l’Italie), mots qui se trouvent trois fois répétés dans le passage où Virgile {Fnéide, III, 323), dépeint le bonheur des Troyens conduits par Enée, lorsqu’ils découvrent les rivages de l’Italie, but de leurs courses.
ita,liailiS9,nt [zan], 6 adj. et n. Qui italianise.
ît3,liR,ILiScttioil [xa-si-on] n. f. Action d'italianiser.
italianiser [cé] v. a. Donner des habitudes, des sentiments italiens. Donner une forme, une terminaison italienne. ’V. n. Affecter des manières d’être ou de parler italiennes.
italianisme [ms-»ne] n. m. Manière de parler, propre à la langue italienne. Goût des choses italiennes ; la Renaissance mit l’italianisme à la mode.
Italie, Etat de l’Europe méridionale, cap. Rome.
I. Géooraphie. L’Italie a la forme d’une botte, dont la pointe, opposée à la Sicile, serait tournée vers le détroit de Messine. C’est une vaste péninsule bornée au N. par les Alpes, qui la séparent de la France, de la Suisse, de l’Autriche et de la Yougoslavie ; à l’E. par ce dernier Etat, les mers Adriatique et Ionienne; au S. et à l’O. par la Méditerranée.
Elle est arrosée par divers fleuves. Le plus important de beaucoup est le Pô, dont la fertile vallée forme, au pied des Alpes, la Lombardie. Il faut citer encore TAdige, descendu des Alpes, et, dans le corps même de la péninsule, l’Arno et le Tibre. Ses principaux lacs sont : les lacs Majeur, de Côme, d'Iseo, de Garde, de Trasimène ou de Pérouse, de Bolscna. Plusieurs péninsules considérables, celles d’Istrie, du mont Gargan, des Pouilles et de la Calabre et de nombreux caps découpent ses côtes, le long desquelles sont des îles parfois imporportantes (la Sicile, la Sardaigne, Tîle d’Elbe, Ischia, etc.). Les montagnes qui forment le relief de la péninsule sont les Alpes, au N., et les Apennins, qui la sillonnent du N. au S. Ces montagnes la divisent en trois versants principaux : Méditerranée, Adriatique et mer lonien'ne. D’une façon générale, l’Italie se trouve partagée entre deux régions absolument dissemblables ; le Nord, partie continentale, comprend une grande plaine horizontale, la plaine du Pô et de 'Vénétie, entourée par les Alpes et l’Apennin, et le Sud, constitué pai' un grand soulèvement bordé de plaines. Le Nord est de beaucoup la région la plus riche : céréales, riz, industrie des plus actives au pied des Alpes. Dans le Sud, les pâturages. les vignobles, l’olivier, les carrières et les mines (fer, soufre, marbre, etc.) forment la richesse principale du pays. La superficie est de 311.000 kil. carr. ; la population de 38.700.000 h. [Italiens). Le climat est chaud et relativement sec, surtout dans le Midi.
L’Italie est une monarchie constitutionnelle. Le pouvoir exécutif appartient au roi et à ses ministres, le pouvoir législatif à deux Chambres. Le royaume est divisé en 69 provinces.
En dehors de Rome, l’Italie possède plusieurs villes de très grande importance : Gênes, Turin, Milan. Venise dans la partie continentale du royaume, Florence et Naples dans la péninsule et Palerme en Sicile. Il faut y ajouter les ports nouvellement acquis de Trieste et de Fiume.
sont issus de l’oisiveté!
Depuis la fin du xix' siècle, l’Italie a travaillé à se constituer un empire colonial. L’Ei^ythrée, la Somalie italienne et la 'Tripolitaine (Libye), enfin Rhodes constituent cet empire, qu’ont arrondi récemment des accords passés avec la France et T-Vngleterre, investies de mandats sur les colonies allemandes. La superficie de cet empire italien d’outre-mer est d’environ 1.392.000 kilom. carrés, et la population de 1.623.000 hab.
II. Histoire. L'histoire de l’Italie se confond avec l’histoire même de l’Europe (v. ce mot) jusqu'en 393. A cette époque, lors du partage de l’empire par Théodose, l’Occident, dans lequel était enclavée l’Italie, échut à Ilonorius. Survinrent les invasions barbares ; Odoacre se proclama roi de la péninsule en 476, après avoir mis fin à l’empire d'Occident en détrônant Romulus Augustule, le dernier empereur. En 493, Théodoric conquit avec ses Ostrogolhs toute l’Italie, mais, à sa mort,' la décadence du vaste empire qu’il avait fondé fut rapide. A la domination des Goths succéda celle des empereurs de Byzance, qui se firent représenter en Italie par un exarque sié géant à Ravenne. Dès 368, les Lombards, conduits par Alboïn, envahirent la péninsule et la partagèrent en un certain nombre de duchés, partage qui prépara le régime de la féodalité en Italie. Ce pays comptait alors trois capitales : Pavie, siège de la domination lombarde ; Ravenne, siège de l’exarchat byzantin ; Rome, résidence des papes. Au viii® siècle, grâce à la protection des souverains carolingiens, se constituait l’Etat pontifical. Au xiie siècle, les papes et lesvilles lombardess’unirent contre l'Allemagne, mais lorsque les guelfes eurent triomphé des gibelins, l’Italie, délivrée des empereurs , demeura en proie aux rivalités locales.
Florence, Pise, Lucques,
Gênes, Venise, républiques puissantes, dominaient en Lombardie. Au S., le royaume de Naples était disputé entre Français, Aragonais et Allemands. Au xv» et au xvi® siècle, pendant les guerres d'Italie, la péninsule servit de champ de bataille aux Français, aux Espagnols, aux Allemands; finalement, la France, au traité de Cateau-C’ambrésis, renonça à ses prétentions au delà des Alpes, et les Espagnols, héritiers de Charles - Quint en Italie, restèrent les maîtres, et cela pendant deux siècles. Les efforts des princes étrangers imposés à l'Italie par les traités d’Utrecht (1713), de Rastadt (1714), de Vienne (1738), etc.), ne purent lui donner ce qui lui manquait : l’unité. Cependant, il se formait dans le nord de l’Italie une domination plus puissante que les autres, celle des ducs puis des rois de Savoie, qui étendaient peu à peu leur autorité sur le Piémont, la Lombardie et la Sardaigne. Les guerres de la Révolution, pendant lesquelles Bonaparte didirlgea dans l’Italie du Nord deux admii-ables cam-
Armoiries de l’Italie.
Soldats italiens : 1. Cavaliers ; 2. Infanterie (soldat) ; 3. Bersaglier ; 4. Alpin ; 5. Officier ; 6. Sapeur.
pagnes, aboutirent, en 1797, à la fondation de la république Cisalpine, qui devint en 1806 le royaume d’Italie, mais les traités de 1813 rendirent la Lombardie à l’Autriche, qui, malgré des tentatives d’insurrection nationale, poursuivies en 1848 et 1849 avec l’appui des rois de Sardaigne, conserva cette conquête jusqu’à ce que Napoléon III la lui enleva en 1839, à la suite d’une courte guerre, pour la donner au roi de Sardaigne. Cette date marque le débvit d’une nouvelle période pour l’Italie, dont l’unité, préparée par Cavour, presque réalisée par la conquête du royaume de Naples et de l’Etat pontifical par Garibaldi, fut définitivement achevée en 1870 par Victor-Emmanuel, dont les armées occupèrent Rome. Depuis cette date, l’Italie n’a cessé de développer ses ressources économiques et militaires, malgré une tentative malheureuse de colonisation en Abyssinie. Elle est entrée dans la Triple Alliance, mais le souci de ses intérêts commerciaux l’a de nouveau poussée à se rapprocher de la France, qui l’a laissée maîtresse d’agir en Tripolitaine pendant la guerre italo-turque (1911-1912) et lui a de plus d’une manière, avant 1914, manifesté son amitié.
Lorsque la Grande Guerre s’est déchaînée, l’Italie a commencé par proclamer sa neutralité. Après avoir hésité pendant près d’un an, elle est enfin
Lirousse uxiversel.
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