J AC
jacaranda n.m. Genre de plantes bignoniacées.
— Encvol. Les jaoarandas ont des feuilles qui rappellent un peu celles des mimosées ; leurs fleurs sont violettes ou bleues. On en connait ti'ente espèces, de l’Amérique tropicale. La J marauda mimosæfolia fournit un buis très recherché de l'ébénisti-rie et im proprement appelé /lalissandre.
Le fruit renferme unepulpealimentaire.
j acarandine n. f. Composé colorant jaune, qui se trouve dans une espèce de jacaranda.
?* Jacaranda.
m. Nom vulgaire d'une espèce de caïman de l’Amérique du Sud.
jacasse [fta-se] n. f. (de Jacques, n. pr.). Nom vulgaire de la pie. Femme qui parle beaucoup.
jacasser [te-sii] v. n. (de jacasse). Crier, en parlant de la pie. Par ext. Bavarder, jaser, jacasserie [ka-se-rt\ n. f. Bavardage, jacasseur, euse [ka-seur, eu-ze] n. Fam. Bavard.
Jaccoud [kou] (François-Sigismond), médecin français, né à Genève, m. à Paris (1830-11113) ; secrétaire perpétuel de l’Académie de médecine,
jacée [sé] n. f. Sorte de centaurée. Nom donné à plusieurs espèces de lychnis ou de violettes.
j acent [san], e adj. (lat. jacens). Se dit d’une succession vacante ; hérédité jacente. Se dit des biens, d’une succession dont personne ne revendique la propriété : biens jaeents.
jacllère n. f. (bas lat. gascaria; de jacere, se reposer). Etat d’une terre labourable, qu'on laisse sans la faire produire de récolte : une terre, un champ en jachère ; une jachère improductive. Cette terre elle-même.
— Enoycl. La jachère, pendant la durée de lauelle la terre reçoit diverses façons (labour, scariages, hersages), a pour but de purger un sol des
mauvaises herbes et de lui permettre d'acquérir, en s’ameublissant et en s'aérant, l'état le plus favorable à l'accomplissement des transformations de toutes sortes qui en renouvellent la fertilité. Pendant ce repos, il puise une notable quantité d'azote dans l'air, ses réserves de matières organiques se minéralisent et deviennent assimilables.
La jachère est dite absolue, complète ou annuelle (on dit aussi morte ou improductive) quand sa durée est dune année entière ; la demi-jachère dure de deux à huit mois ; celle d’hiver vient après les céréales, et précède les plantes sarclées ; celle d’été précède les plantations de colza ou les semailles d'automne.
Dans la culture intensive, alors que la terre est abondamment fumée et intelligemment nettoyée, on substitue à la jachère, qui a l'inconvénient de laisser le sol improductif, des cultures de légumineuses (jachère verte), qu’on enfouit en vert.
jacllérer [ré] v. a. (Se conj.
comme accélérer.) Opérer un premier labour des terres restées en jachère.
jacinttie n. f. (lat. hyadnthus}. Genre de liliacées. Nom vulgaire de diverses autres plantes.
(La jacinthe des bois appartient au genre endymion ; d'autres, aux gènres muscari, scille, etc.) La fleur de chacune de ces plantes. Pierre précieuse. Syn. de hyacinthe.
— Encycl. Bot. Les jacinthes sont des herhes bulbeuses, à feuilles radicales plus ou moins allongées, dont la hampe florale porte une grappe de fleurs d’un parfum pénétrant. Ce sont des plantes d'ornement, dont on connaît une trentaine d’espèces, originaires du Midi Jacinlhe. et de l'Orient, et qui, par les soins
des horticulteurs, ont donné naissance à d'innombrables variétés plus ou moins précoces, dont les fleurs sont de teintes très variées.
j ack. n. m. Appareil de filature, différent de la mule-jenny.
jack. ou union-jack n. m. Pavillon anglais, qui se compose d’une série de bandes de couleurs diverses, formée par la réunion des trois croix de Saint-George (Angleterre), de Saint-André (Ecosse) et de Saint-Patrick (Irlande). 'V. les planches pavillons.
jack ou jack-knife n. m. (mot angl. signif. couteau de poche). Commutateur à cheville, employé dans les bureaux téléphoniques pour établir la communication entre deuxabonnés.
Jack, roman de moeurs, d’Alphonse Daudet ; oeuvre vibrante de pitié attendrie.
C'est l'histoire d'un enfant naturel, inconsciemment délaissé par sa mère, et qui finit par mourir a l’hôpital de consomption et de désespoir (1876 .
Jackson (Andrew), homme d'Etat américain , né à 'Waxsaw (Caroline du Sud), m. près de Nashville ( 1767-18V5 ; , président des Etats-Unis en 1829 et 1837.
Son administration fut habile et énergique. Elle détermina un nouveau classement des partis : les jacksoniens ou démocrates et les wighs.
jacksonie [nt] n. f. Genre de légumineuses papilionacées. (On en connaît trente espèces australiennes, dont quelques-unes sont cultivées dans les serres des régions tempérées.)
jacksonien, enne [jak-so-ni-in, è-ne] adj. Epilepsie jaeksonienne, épilepsie limitée à un groupe musculaire, sans perte de connaissance, "et due à des lésions de l'écorce cérébrale.
Jacksonville, v. des Etats-Unis (Floride), sur le Saint-John ; 79.000 h.
jaCO n. m. 'V. JACQUOT.
Jacob, patriarche hébreu, fils d'Isaac et de Rébecea, père de douze fils, qui ont fondé les douze tribus d'Israël. Il dépouilla par ruse son frère Esaû de son droit d'aînesse, après le lui avoir acheté au prix d’un plat de lentilles. Obligé de fuir devant la colère de celui-ci, il résolut de se réfugier chez son oncle Laban. Comme il s’y rendait, il arriva dans un lieu désert : il s'endormit et vit une échelle dont le pied s’appuyait sur la terre et dont le haut touchait au ciel. Des anges montaient et descendaient le long de cette échelle et, en même temps. Dieu prédisait à Jacob que sa postérité serait nombreuse comme les grains de poussière de la terre. Il servit sept années Laban pour obtenir de lui sa seconde fille, Rachel ; mais Laban lui donna sa fille ainée. Lia. Il dut le servir encore sept années pour obtenir Rachel. Au bout de quatorze ans, il revint en Chanaan et, chemin faisant, il eut à soutenir, contre un ange, un combat dont il sortit vainqueur ; il reçut alors le nom d'Israël. Il finit ses jours en Egypte, où son fils Joseph était devenu ministre du pharaon. (Bible.) — En littérature, les allusions à l’échelle de Jacob sont fréquentes, et son combat contre l’esprit céleste sert à exprimer, dans l'ordre moral, une lutte opiniâtre, où le courage et la constance finissent par triompher des obstacles.
— tconogr. Trois fresques de Benozzo Gozzoli au Campo Sanlo de Bise et quatre fresques de Raphaël dans les Loges du 'Vatican se rapportent à l’histoire de Jacob, qui a en outre fourni les sujets de nombreux tableaux : l'Echelle de Jacob, par Lanfranc, Murillo, Ferd. Bol ; la Lutte de Jacob avec l'ange, superbe composition de Delacroix, à l’église Saint- Sulpice de Paris (V. p. 12t7) ; Jacob et Rachel. par le Giorgione, Cl. Lorrain, Arj' Scheffer; la Rencontre de Jacob et d'Esaü, par Rubens, Rembrandt ; etc.
Jacob (LE Bibliophile). ’V. Lacroix [Raid).
jacobée rséj n. f. Espèce de seneçon, qu'on appelle aussi herbe de Saint-Jacques.
Jacobi [Jean-Georges), littérateur et poète allemand, ami de Goethe, né à Dusseldorf (1740 1814). On lui doit de remarquables Essais poétiques.
Jacobi (Frédéric-Henri), frère du précédent, philosophe spiritualiste allemand, né à Dusseldorf (1743-1819). Il essaya de compléter par la foi le système spinoziste et place dans le sentiment la source du bien et du beau.
Jacobi [Charles-Gustave-Jacob), mathématicien allemand, né à Potsdam, m. à Berlin (1804-1851) ; auteur de travaux de premier ordre sur les fonctions elliptiques.
jacobin, e n. Nom donné autrefois en P' rance à des religieux et religieuses de la règle de saint Dominique, dont le premier couvent était placé sous le vocable de saint Jacques.
N. m. Membre d'une association politique pendant la Révolution française (V. art. suiv.); les jacobins se signalèrent par leur ardeur révolutionnaire.
Dans la polémique courante, partisan autoritaire et violent de la démocratie, par opposition aux libéraux. N. f. Nom vulgaire de la corneille mantelée, et des colibris du genre helintrix.
Jacobins [club des), fameux club révolutionnaire, qui tenait ses séances dans l'ancien couvent des jacobins , à Paris (emplacement de l'actuel marché Saint-Honoré). Les jacobins furent parmi les plus exaltés des révolutionnaires et soutinrent jusqu’au bout le comité de
Insigne des jacobins.
Le Club des jacobins et Tarbre de ia Liberté, d’après une gravure du temps.
Salut public et Robespierre. Supprimée en 1794 après le 9-Thermidor, restaurée sous diverses formes, mais impuissante désormais, la société des jacobins fut définitivement dissoute en 1799.
jacobinière n. f. Par mépris, club des jacobins ; réunion de violents démocrates.
jaeobiniser [zé] v. n. Adopter les opinions des jacobins. V. a. Amener à partager les opinions des jacobins.
jacobinisme [nïs-me] n. m. Doctrine des jacobins. Par ext. (et dans la langue politique courante;, opinion démocratique avancée, par opposition au libéralisme.
jacobite n. m. (de Jacobus, forme lat. de Jacques). Membre d'une secte monophysite de Syrie et de Mésopotamie, fondée au iv» siècle par Jacques Baradée, évêque d'Edesse. Hist. Partisan de Jac¬
ques il et des Stuarts. Adj. : soulèvement jacobite.
— Encycl. Hist. On donna, en Angleterre, le nom de jacobites, après la révolution de 1688, aux légitiraiMes partisans de Jacques II et ,de la maison des Stuarts, qui s’opposaient à la maison de Hanovre. Les principales tentatives jacobites furent celle de Jacques II en Irlande, qui s'acheva par la défaite de la Boyne (1689), celle du comte de Mar et de Jacques III en Ecosse, qui finit par le désastre de Sheriffmuir ; enfin, en 1746, celle du prétendant < harles- Edouard, qui échoua à la journée de Culloden.
Jacobites [les), drame historique en cinq actes et en vers, de Fr. Coppée (1885). Ù’est un épisode du soulèvement de 1746. CV. art. précéd. Le pathétique des situations valut à ce drame un vif succès.
Jacobs (Chrétien- Frédéric-Guillaume), philologue allemand, né et m. à Gotha (1764-1847) ; auteur de belles Recherches de littérature ancienne et d’une édition célèbre de V Anthologie grecque.
jaeobsite n. f. Spinelle de fer, manganèse et magnésium.
jacobus [6mss] n. m. (mot lat.). Ancienne monnaie d’or d’Angleterre, frappée sous Jacques Iv et valant une guinée environ.
jaçoit queioo. conj. (de jà, soit, et que). Bien que, tfuoique. (Vx.)
Jacolliot (Louis), écrivain français, né à Charolles, m. à Saint-Thibault-le.s-'Vignes (1837-1890). On lui doit d'attrayants romans d’aventures et de voyages : les Mangeurs de feu, les Coureurs de jumj tes, les Ravageurs de la mer, etc.
Jacometti (Pietro Paolo), sculpteui-, architecte et peintre italien, né à Recanati (1580-1655).
jaconas [na] n. m. Etoffe de coton, fine, légère, intermédiaire entre la mousseline et la percale.
Jacopone da Todi (Ja-
copo Benedetti), ascète et poète itiiien, né à Todi, m. à Collazone (1230-1306) ; auteur de strophes d’un mysticisme enflammé et aussi de poésies satiriques contre Célestin te et contre Bonifaee VIH, qui le fit jeter en prison ; auteur présumé du Stabat Mater.
Jacotot [toi] (Jean-Joseph), instituteur français, né à Dijon, m. à Paris (1770-1840). Il créa la méthode d'enseignement universel, dite aussi méthode Jacotot, qui consiste principalement dans l’enseignement mutuel sans le secours du maître.
Jacquand [ja-kan] (Claudius), peintre d'histoire français, né à Lyon, m. à Paris (1805-1878). Citons de lui ; Thomas Morus, Cinq-Mars et de l'hou. etc.
jacquard \ja-kar] n. m. Métier à tisser, inventé par Jacquard.
— Encycl. Techn. Le jacquard permet de fabriquer des tissus impossibles à obtenir avec le métier ordinaire. Avec le jacquard, on a la levée automatique des lisses dés fils de la chaîne.
Dans ce métier, les lisses munies de fils ayant la même fonction sont réunies et reliées à une corde, l'arcade, et l’on fait passer chacune d’elles dans un trou correspondant de la planche d'arcade, pour l’attacher ensuite, après l’avoir enfilée dans une autre t r ave r s e percée de trous, la planche à colleta , à une aiguille verticale. Chacune de ces aiguilles est, à sa partie su périeu're , accrochée à une lame un peu inclinée, de sorte que le moindre effort transversal la décroche.
Ces aiguilles ont, en outre, à
leur partie inférieure, des crochets permettant de soulever la lisse qui doit manœuvrer les fils pairs ou impairs aux endroits n'ayant pas de dessins.
Chacune des aiguilles verticales passe dans une sorte d’œil que portent d'autres aiguilles horizontales leur correspondant une à une et qui se terminent à Tune de leurs extrémités par un ressortà boudin poussant les autres bouts contre des cartons perforés. Ces cartons s’enroulent en formant une chaîne sans fin autour d'un prisme cubique tournant sur lui-même et entraînant progressivement les cartons. L’ensemble des trous des cartons constitue le dessin du tissu que transmettent à la chaîne et à la trame, par l'entrainement des lisses, les aiguilles solidaires les unes des autres.
Jacquard [kar) (Joseph -Marie', mécanicien français, né à Lyon, m. à Oullins (1752-1834) ; inven-
Métier Jacquard.
JÂC
teur de la machine à tisser qui porte son nom, une des plus belles applications de la mécanique industrielle. Son invention fut d'abord mal accueillie par les ouvriers ; plus tard, il refusa obstinément de la vendre à l'étranger.
jaequardé, e \ja-kar] adj. Auquel on applique le système Jacquard. Etoffe fabriquée à l'aide du métier Jacquard.
Jacque (Charles), peintre et graveur français, né et m. à Paris (1813-1894); auteur de peintures et d'excellentes eauxfortes, dont les sujets sont pris en général dans la vie des champs, dans la basse-cour ou parmi les troupeaux. Jacque.
Jacqueline, comtesse de Hainaut, de Hollande et de Zélande, née à La Haye, m. à Teilingen (1401-1436). Elle abandonna en 1428 ses Etats au duc de Bourgogne.
Jacquemart [ja-ke-mar] (Jules-Ferdinand), graveur français, né' à Paris, m. à Nice (1837-1880).
Jacquemart (Henri-Alfred), sculpteur animalier, né et m. à Paris (1824-1895).
Jacquemart- André {musée), à Paris, boulevard Haussmann, n» 158; légué à l’Institut en 1912, en même temps que le domaine de Chaalis, par Mme Edouard André, née Jacquemart, peintre distingué (1840-1912). Il contient, entre autres belles œuvres, la fresque de Tiepolo : Contarini recevant Henri III à Mira ; l'Ambassade d’Hippolyte, de Vittore Carpaccio ; le Début du modèle, de Fragonard, etc.
Jacqueminot(Jean-
Ignace), comte de Ham, homme politique français, né à Naives-devant-Bar (Lorraine), m.à Paris (1745- 1813). — Son fils, Jean- François, né à Nancy (1787-1865), général français, se distingua sous l'Empire et la monarchie do Juillet, où U fut lieutenant général. Il a donné son nom à une des plus belles roses.
Jacquemont {ja-ke-mon] (Victor), voyageur et naturaliste français, né à Paris, m. à Bombay (1801- .
1832) ; célèbre surtout par l'exploration qu'il a faite de l'Inde anglaise et du Tibet.et par les lettres intéressantes qu'il écrivit pendant ses voyages.
jacquère [jakére] n.
m. Cépage à raisin blanc, de la Savoie et de l’Isère.
jacquerie [ja-ke-rii (de Jacques, sobriquet du paysan français). N. f. Association et révolte des paysans français contre les nobles, pendant la captivité du roi Jean. Par ext.
Soulèvement des classes pauvres contre les classes riches : une terrible jacquerie dévasta les provinces bal tiques en 1905.
— Encycl. La jacquerie fut le soulèvement des paysans ou Jacques de l'Ile-de-France contre l’oppression des seigneurs et des gens de guerre français, anglais et navarrals. Elle éclata le 28 mai 1358, jour de la Fête-Dieu, à la suite des misères de l’invasion anglaise pendant la captivité du roi Jean. La misère des Jacques était extrême, et les Grandes Compagnies, non contentes de les dépouiller, brûlaient leurs cabanes.
De l’Ile-de-France, la révolte se propagea dans la direction du Nord et de l’Est. Armés de couteaux et de bâtons ferrés, les Jacques se jetèrent sur les châteaux, dont ils massacrèrent les habitants, et auxquels ils mirent le feu, comme on avait mis le feu à leurs chaumières. Dans plusieurs villes, la boui'geoisie se joignit aux paysans, dont l’insurrection coïncidait avec la tentative révolutionnaire d’Etienne Mai’cel. Celui-ci envoya au secours des Jacques un contingent, sous la conduite de Jean Vaillant, prévôt des monnaies.
Etourdie d'abord et consternée, la noblesse se ravisa bientôt : Anglais, Navarrais et Français s’unirent pour venir à bout des Jacques, que Charles de Navarre écrasa près de Meaux '1358). On les massacra sans pitié, on brûla leurs villages, on mit l'Ile-de-France à feu et à sang. Le chef des Jacques, un paysan de Mello, nommé Guillaume Cale ou Karle, venu en parlementaire au camp du roi de Navarre, fut décapité avec ses compagnons, après avoir été couronné d’un trépied de fer rougi au feu.
Le mot de jacquerie, un peu détourné de son véritable sens historique, sert à caractériser toute révolte où les exécutions sanglantes et arbitraires jouent le principal rôle, et, par extension, toute tentative d’affranchissement dans l'industrie, les arts, etc., par des moyens prompts et violents.
jacquerotte \ja-ke-ro-te] ou jacquerette ja-ke-rè-te] n. f. Nom vulgaire de la gesse tubéreuse.
M“* Jacquemart-André.
Jacques 'ja-ke], sobriquet du paysan fnançais. (y. Jacques Bonhomme.) Membre de la jacquerie. Pop. Imbécile : quel Jacques ! Faire le Jacques, faire le niais. Maître Jacques, personnage de l'Avare, de Molière, à la fois cocher et cuisinier d’Harpagon, type du factotum qu'on emploie à toutes les besognes.
Jacques [ja-fte] (saint), dit le Majeur, fils de Zébédée. frère de saint Jean l'Evangéliste, un des douse apôtres ; martyr à Jérusalem en l'an 44. D après le témoignage de saint Jérôme, il aurait évangélisé l'Espagne. Ses reliques, vénérées à Compostelle (Galice), devinrent le but d'un pèlerinage célèbre. Fête le 25 juillet.
Jacques (saint), dit le Mineur, fils de Cléophas. un des douze apôtres, que la tradition regarde comme le premier évêque de Jérusalem ; lapidé en 62 par ordre du sanhédrin. Fête le l«r mai.
Jacques (tour Saint-) , à Pari s , charmant spécimen de l'architecture gothique de la dernière époque ( achevée en 1522). Elle faisait jadis partie de l'église Saint- Jacques - de la-Boucherie, détruite pendant la Révolution. Haute de 54 mètres, elle a dans sa partie supérieure un observatoire météorologique municipal.
Jacques (saint), évêque de Nisibe, un des plus grands docteurs de l’Eglise syriaque (270-350). Fête le 15 juillet.
Jacques ou Jayme le
Conquérant, né à Montpellier, m. à Jativa, roi d’Aragon de 1213 à 1276. Il conquit les Baléares , ainsi que les royaumes de Tour Saint-Jacques.
Valence et de Murcie. — Jacques II, roi d’Aragon de 1291 à 1327, fondateur de l'université de Lérida.
Jacques I'”' (Stuart), roi d’Ecosse de 1423 à 1437 ; — Jacques II, fils du précédent, roi d’Ecosse de 1437 à 1460 ; — Jacques III, fils du précédent, roi d’Ecosse de 1460 à 1488 ; — Jacques IV, fils du précédent, roi d'Ecosse de 1488 à 1513; — Jacques V, fils du précédent et de Marie Tudor, roi d'Ecosse de 1513 à 1542, se signala par la fidélité de son alliance avec la France, et fut le père de Marie SU.arl; — Jacques VI, v. Jacques l'f (de Grande-Bretagne).
Jacques 1“'’ (Jacques VI d'Ecosse), fils de Marie Stuart et de Henri Stuart, lord Darnley, né à Edimbourg en 1566, roi d’Ecosse en 1567, roi de Grande- Bretagne de 1603 à 1625 ; se signala par son autoritarisme religieux et ses persécutions contre les dissidents anglais ; il se laissa dominer par son favori Buckingham ; — Jacques II, fils de Charles Ier et de Henriette de France, né à Londres en 1633. m. à Saint- Germain-en-Laye en 1702 ; roi d’Angleterre en 1685, à la mort de son frère Charles II. Prince autoritaire et violent, il s'aliéna le sentiment national anglais par sa conversion au catholicisme et son alliance avec Louis XIV ; détrôné par Guillaume de Nassau,prince d'Orange, en 1688, il finit sa vie en France , où Louis XIV l'avait magnifiquement accueilli. — Son fils, Jacques Stuart ou Jacques III, dit le Prétendant ou le Chevalier de Saint-George, né à Londres, Jacques II d’Anglelerre. m. à Albano (1688-1766), fit
plusieui's tentatives malheureuses pour recouvrer le trône. Louis XIV dut l’abandonner après le traité d’Utrecht, et le prétendant quitta la France (1713). lient pou.' fils Chai les-Edouard. (V. ce nom.)
Jacques, dit le Maître de Hongrie, aventurier et chef des pastoureaux, né en Hongrie, m. près de Bourges en l254.
Jacques (Jules-Marie- Alphonse, baron), général belge, né en 1858. Pendant la Grande Guerre, il a commandé sur l'Yser la <i division de fer » belge.
Jacques Bonhomme, nom sous lequel on désigne quelquefois le paysan français , quand on veut lui attaclier une idée de servage et presque d'avilissement, d'individu taillable et corvéable à merci. Ce nom vient de cc que les paysans portaient une jaque, autrefois jacque.
Jacques le Fataliste et son maître, célèbre roman de Diderot, écrit en 1774, publié seulement en 1796. Œuvre étrange, imparfaite, mais avec des passages remarquables, où Diderot s’est moqué du fatalisme. Le récit que Jacques fait de ses amours est sans cesse interrompu par d’autres récits, parmi lesquels il faut signaler la jolie histoire du marquis des Arcis et de la marquise de La Porameraye.
Jacques de Vitry, prélat, historien et prédicateur français, né vers 1178, m. à Rome en 1240.
H prêcha la croisade contre les albigeois et prit part à la 5® croisade. Ses sermons, et surtout ses lettres, forment de précieuses études de mœurs.
Jacques de Voragine (le bienheureux), hagio^raphe italien, dominicain, archevêque de Gênes, né à Voragine, près de Gênes (1230-1298) ; auteur de la Légende dorée. V . Légende dorée.
Jacques-de-l'Epée (ordre de Saint-) ou de Santiago, le plus célèbre des ordres militaires de Castille, fondé et approuvé par le pape en 1175. Il a été modifié par Alphonse XIII en 1907. Les chevaliers, soumis au vœu de a chasteté conjugale », portent un manteau blanc brodé d'une croix rouge en forme d'épée. La décoration, qui se porte en sautoir, est suspendue à un ruban rouge.
Ordre de Saint- Jacques-de-l’Epée (Espagne).
Ordre de Saint- Jacques-de-TEpée (Portugal).
JAD
En 1725, l’ordre de Saint-Jacques-de-l’Epée fut éta^ bli au Portugal. Sécularisé depuis i789 et modifié en 1862, U est devenu l’ordre de Saint-Jacques du mérite scientifique, littéraire et artistique. Quatre classes ; le ruban est violet.
En 1843, l’ordre de Saint-Jacques-de-l’Epée fut institué au Brésil, comprenant trois classes ; le ruban est violet, avec un liséré vert sur chaque bord.
jacquet [ja-ftd] n. m. Jeu de hasard et de combinaison, qui se joue à l’aide de pions (dames) ue Ton dispose sur les flèehes 'une boîte à deux compartiments.
La boite elle-même ; un jacquet en marqueterie. Zool. Nom vulgaire de l’écureuil.
— Encycl. Jeu. Le jacquet est un jeu de trictrac simplifié. Le joueur pose ses quinze dames à gauche de son adversaire sur le premier rang. Le jeu consiste à les conduire, d’après le nombre des points des dés, dans l’une des six cases à droite, après avoir fait le tour du jeu. Les dames s'en extraient selon l'ordre dans lequel elles se trouvent. Avant tout, la première dame, le courrier ou le postillon, doit faire le tour et rentrer dans l’une des six cases du compartiment de droite ; les autres sont alors mises en marche.
Les doubles comptent quadruple, et se jouent quatre fois. Le jeu consiste à bloquer les dames adverses en leur bouchant les cases libres, sauf une.
Ordre de Saint- Jacques-de-l’Epée (Brésil).
Jacquet.
qui sert pour le passage tant qu’on n’a pas une ou deux dames de retour, suivant la convention, sur la dernière case du compartiment de droite. Celui des deux joueurs qui, le premier, sort toutes ses dames du dernier compartiment, a gagné.
Jacquet (Jules), graveur français, né et m. à Paris (1841-1913), Il a gravé d’après A. Carrache, le Titien, Millet, Meissonier, etc. — Son frère, Achille, né à Courbevoie, m. à Paris (1848-1908), membre de l’Institut, a gravé d’après Bouguereau, Cabanel, etc.
Jacquet-DroZ (Pierre), mécanicien suisse, né à La Chaux-de-Fonds ; m. à Bienne (1721-1790). Il imagina un pendule compensateur. — Son fils,. Henri-Louis, né à La Chaux-de-Fonds, m. à Naples (1752-1791), habile mécanicien, construisit des automates.
jacquez [ja-kèz] n. m. Cépage américain à fruit noir, qui a été employé dans la reconstitution des vignobles français comme producteur direct et comme porte-greffe : le jacquez a été peu à peu abandonné parce que sa résistance au phylloxéra n'est pas '.suffisante, et qu'en outre il est sujet au mildiou.
jacquier n. m. Bot. Syn. de jaquier.
JacquiU (baron Nicolas-Joseph), botaniste hollandais, né à Leyde, m. à Vienne (Autriche) [1727- 1817].
jacqulnie \ja-ki-nî\ n. f. Genre de primulacées, comprenant des arbrisseaux de l’Amérique tropicale. (On en connaît six espèces, cultivées dans les serres chaudes.)
jacquot [ja-ko] ou jacot [fto] n. m. Nom vulgaire du perroquet gris de l’Afrique occidentale, que l’on donne aussi à d’autres perroquets : as-tu déjeuné, jacquot ?
Jacquot (Georges), statuaire français, né à Nancy, m. à Paris (1794-1874). On lui doit des basreliefs de l’are de triomphe de l’Etoile et des cariatides au Louvre.
jactance \jak) n. f. (lat. jactantia). Hardiesse à se vanter, à exprimer la haute opinion qu’on a de soi-même : parler avec jactance. Vanterie, paroles emphatiques do quelqu’un qui agit ainsi : railleries jactances d'un orgueilleux.
jactancioux, euse fjak-tan-si-eû, eu-ze] adj. Qui a ou qui exprime de la jactance.
jacta'tion [jaA-Ia- z-on] n. f. (du lat. jactare, lancer fréquemment). Trouble nerveux qui se traduit par des gestes désordonnés. (Peu us.)
jacter [jak-t£] v. n. Arg. Parler, et partie.. Parler avec aplomb. V. a. Raconter : jacter un boniment.
jaculation [si -on] n. f. Antiq. Exercice du javelot, de l'arc, etc.
jaculatoire adj. (du lat. jaculari, lancer). Se dit d'une fontaine dont l’eau s’échappe en un ou plusieurs jets. Oraison jaculatoire, se dit d'une prière courte et fervente.
jadaique adj. Qui a rapport, qui ressemble au jade : pierre jadaique.
Jadar ,le), rivière de la Yougoslavie (Serbie), sortie du mont Tser et confluant avec la Drina sur sa rive droite, en amont de Lechnitsa. On donne le nom de bataille du Jadar (ou du Tser) à la bataille livrée du 16 au 25 août 1914 entre Serbes et Austro- Hongrois dans la région délimitée par la Save, la Drina et le Jadar ; ce fut une victoire pour les Serbes du voïvode l’utnik.
Jaddus [dussj ou Jeddoa, grand prêtre des Juifs, au temps d’Alexandre, qu’il aurait, dit la tradition, reçu au temple de Jérusalem.
jade n. m. Pierre fort dure, d’une couleur verdâtre ou olivâtre, qui est un silicate naturel d’alumine et de chaux ; le jade est employé en Chine et dans les Indes orientales pour faire des objets d'art. Jade de Saussure, v. saussurite.
jadéite n. f. silicate naturel d’alumine et de soude avee de la chaux, de la magnésie et du protoxyde de fer, que l’on trouve en Birmanie et en Chine, et qui sert à faire des statuettes et des objets d’art dit de jade.
JAD