JOS
Jonzac [zak], ch,-l. d'arr. (Charente-Inférieure), sur la Seugne ; 3.210 h. {Jonzacais). Ch. de f. Et., à dlO kil. de La Rochelle. Vins, eau-de-vie. — L arrond. a 7 cant., 120 comm., et 07.410 h. ; le cant. a 20 comm., et 10.180 h.
Joppé, anc. V. de la Palestine ; auj. Jaffa.
Joram [ram], fils d'Achab, roi d’Israël, successeur de son frère Ochosias . Jéhu souleva l'armée contre lui, et le tua, ainsi que tous les siens (ix® s. av. J.-C.).
Joram [ram], roi de Juda, époux d'Athalie, successeur de son père Josaphat. Il fut malheureux dans ses luttes contre les Edomites et les Philistins (ixo s. av. J.-C.).
Jorat [ra], plissement montagneux de la Suisse, s'étendant sur un plateau, dans le canton de Vaud, «ntre les Alpes vaudoises et fribourgeoises, entre les lacs de Genève et de Neuchâtel. Le point culminant de ces collines boisées est Je mont Pèlerin (1.084 m.
au-dessus de Vevey).
Jordaens [danss]
(Jacob), peintre flamand, né etm.àAnvers(lS)93-1678).
Ses tableaux brillent par la composition, l'éclat du ■coloris, et une entente parfaite du clair-obscur. Ci~
-tons, parmi ses chefs-d'œuvre : le Concert de famille (Louvre), le Roi de la fève, ï Enfance de Bacchus, Fécondité.
Jordan (Camille),
■écrivain et homme politique français, né à Lyon, m. à Paris (1771-1821). II fut, sous la Restauration, l’un des premiers doctrinaires.
Jordan (Camille), petit-fils du précédent, mathématicien français, né à Lyon, m. â Paris (1838-1922). Membre de l'Académie des sciences (1881) ; auteur de travaux sur les intégrales abéliennes, la géométrie à n dimensions, etc.
J ordan CWilhelm), poète et littérateur allemand, né à Insterburg, m. à Francfort-sur-le-Mein (1819- 1904) ; auteur de poèmes épiques où il a fait revivre lalégende des Nibelungen.
J’ordonne {Monsieur, Madame, Mademoiselle), Fam. Qualification donnée aux personnes qui aiment à donner des ordres impérieux et fréquents.
Joret(Charles), érudit et linguiste français, né à Formigny, m. à Paris (1829-1914), auteur de savants travaux ; les Plantes dans l'antiquité et au moyen âge.
JÔrgeUSen (Jens Johannes), écrivain et poète danois, né à Svenborg en 1866. Converti au catholicisme il a écrit : Saint François d' Assise, Pèlerinages franciscains, etc.
Jornandès [déss] ou mieux Jordanès, évêque et historien goth du vi® siècle. Il a écrit en latin, sous le iMre A' Origine et histoire des Gètes, des compilations utiles à consulter pour les traditions gothiques,
Josabeth. ou Josaba^ fllle de Joram, i-oi de Juda, et femme du grand prêtre Joad. Elle figure dans la tragédie de Racine Athalie.
Josapliat [fat], un des plus pieux rois de Juda. Il régna de 904 à 889 av. J.-C., et vainquit les Moa- Lites, les Ammonites et les Arabes dans la célèbre ■vallée à laquelle il donna son nom.
Jdsapbat (vallée de) [du nom du roi ci-des- ■susj, vallée entre Jérusalem et le mont des Oliviers, arrosée par le Cédron. Le mot hébreu Josaphat veut dire Jugement de Dieu. C'est là, suivant l’interprétation abusivement donnée à la prophétie de Joël, que les morts doivent se trouver i-assemblés, au jour du jugement dernier.
Josceiin» dit le Roux, évêque de Soissons en 1182, philosophe adversaire d’Abélard.
joséiten. f. Sulfotellurure naturel de bismuth.
josepll [zèf] adj. m. Se dit d'une sorte de papier mince et transparent (inventé par Joseph Montgolfler). Coton Joseph, sorte de coton filé.
J OSBpll [zèf], patriarche hébreu, fils de Jacob et de Rachel, dont il était l’enfant préféré. Son histoire est racontée dans la Genèse. Joseph, vendu par ses frères, fut conduit en Egypte et revendu à Putiphar, intendant de la maison royale. La femme de ce dernier calomnia le jeune Israélite qu’elle n'avait pu séduire, et obligea son mari à le jeter en prison. Il y rencontra l'échanson et le panetier du pharaon, à’ qui il prédit l’avenir : heureux pour le premier, malheureux pour le second. Rentré en grâce, l’échanson se rappela son ancien compagnon de captivité, et le présenta à la cour. Joseph calma les angoisses du pharaon en lui montrant, dans deux songes qui l'avaient épouvanté, l'annonce de sept années d’abondance que devaient suivre sept années de stérilité. Le prince le combla d'honneurs, -et lui confia l'administration de toute l'Egypte. Les prédictions de Joseph se réalisèrent. Quand les années de disette arrivèrent, les fils de Jacob se rendirent en Egypte pour y acheter du blé : ils y retrouvèrent leur frère, et, de retour en Chanaan, ils racontèrent à leur père la gloire de Joseph, et le ramenèrent avec eux en Egypte, où le pharaon l’établit dans le pays de Gessen avec toute sa famille. Joseph eut deux fils, Ephraïm et Manassé, qui devinrent les chefs de deux tribus d’Israël. Allüs. littér. : Lo manteau de Joseph. La femipé de Putiphar, ayant conçu pour Joseph une passion criminelle, essaya de le séduire. Elle alla jusqu'à le saisir un jour par son manteau, et l'attirer auprès d’elle. Pour lui échapper, Joseph abandonna son manteau et prit la fuite. On fait souvent de piquantes allusions au manteau de Joseph.
— Iconogr. L'histoire de Joseph a été représentée dans des tableaux innombrables. Parmi les principaux, citons : Joseph vendu par ses frères, fresque de Raphaël (Loges), peinture d'II. Flandrin (Saint-Germain-des.^Prés, Paris) ; tableau de Decamps, tableau de Moya, au musée du Prado, à Madrid (v. p. 1248) ;
Jordaens.
Armes de Jonzac.
Joseph et la femme de Putiphar, fresque de Raphaël (Loges), et tableau de Marc Nattier (Louvre) ; Joseph expliquant les songes, de Ribera (Louvre) ; Joseph reconnu par ses frères, de Coypel (Marseille) ; etc .
Jose])h vendu par ses frères, tableau de H. Flandrin.
Joseph, opéi’a en trois actes de Méhul, paroles d’Alex. Duval (1807) ; livret tiré de l’histoire biblique de Joseph ; musique d'une forme ample, d’une couleur intense et d'une incomparable poésie (1807). On y remarque l’ouverture, l’air de Joseph ; Vainement Pharaon dans sa magnificence, la romance ; A peine au sortir de l'enfance, etc.
Josepll (saint), époux de la sainte 'Vierge, père nourricier de Jésus-Christ. Il exerçait le métier de charpentier. Saint Joseph a été déclaré par Pie IX, en 1870, le patron de l'Eglise universelle. Il est spécialement le patron des charpentiers. Fête le 19 mars.
— Iconogr. Saint Joseph est représenté souvent tenant à la main un bâton fleuri. Cette tradition ai'tistique vient de la légende que voici : la Vierge Marie étant en âge d'être fiancée, plusieurs prétendants se présentèrent. Il fut convenu que celui-là serait l’élu, dont le bâton, déposé avec les autres en un lieu sûr, fleurirait miraculeusement. Ce fut le bâton de Joseph qui fleurit. Saint Joseph est presque toujours représenté avec la Vierge et Jésus enfant. Parmi les plus célèbres tableaux où il figure seul, citons celui du Guerchin. (V. p. 1248.)
Joseph [prêtres, missionnaires et religieuses de Saint-), vocable sous lequel ont été fondées plusieurs congrégations d’hommes et de femmes :
prêtres de Saint- Joseph (institués en 1620 à Rome); missionnaires de Saint-Joseph ou créténistes (institués en 1643 à Lyon) ; frères de Saint-J oseph (1835) ; sœurs hospitalières de Saint-Joseph ( une congrégation fondée à Bordeaux en 1638, une autre à La Flèche en Sœur hospitalière Sœur de Saint-Joseph 1643) ; sœurs de de Saint-Joseph. de Cluny. Saint-Joseph du
P«ÿ,dites aussi du Bon Pasteur (instituées en 1650 au Puy) : sœurs de Saint- Joseph de Cluny (instituées à Chalon - sur - Saône en 1807) ; sœurs de Saint-Joseph de Bourg (instituées à Belley en 1824) ; etc.
J oseph d’Arimathie, disciple de Jésus-Christ.
Il détacha de la croix le corps du Christ, avec Nicodème, et le déposa dans le sépulcre.
Joseph. (François Le Clerc dü Tremulay, dit le Père), capucin, confident et conseiller écouté de Richelieu, surnommé l'Eminence grise, né à Paris, m. à Riieil (1577-1638). Le Père Joseph.
Il négocia en 1630 le traité
de Ratisbonne. Il avait fondé en 1606 l'ordre des Filles du Calvaire.
Joseph P'', roi de Portugal de 1750 à 1777. Paresseux et léger, il laissa le marquis de Pombal gouverner en son nom. Frappé d’apoplexie en 1774, il languit jusqu'à sa mort.
Joseph P'', (Ils aîné de l’empereur Léopold pr, né et m. à Vienne (1678- 1711), empereur d’Allemagne depuis 1708. Il continua contre Louis XIV la guerre de la succession d’Espagne pour soutenir son frère Charles, qui voulait ai'racher l’Espagne à Philippe d’Anjou ; — Joseph II ,
né et m. à Vienne (1741- 1790), fils aîné de François pr et de Marie-Thérèse, empereur d’Allemagne à partir de 1763.Esprit agité, volontaire, hardi, mais désordonné, favora- -ble aux idées philosophiques du xvmo siècle, il Joseph H d’Allemagne, tenta dans ses Etats des
réformes prématurées, qui échouèrent, et même provoquèrent l’insurrection des Pays-Bas. V. joséphisme.
Joseph (le roi), Joseph Bonaparte, qui régna successivement à Naples et à Madrid. V. Bonaparte,
Joseph, archiduc autrichien, né à Alcsuth en 1872. Commandant d’armée en Russie et en Italie en 1915-1918, fut un moment régent do Hongrie en 1919.
Joséphine.
à la Malmaison,
Joseph-Ferdinand, archiduc autrichien, né à Salzbourg en 1872. Commanda en 1914 la 4® armée autrichienne ; en 1916, il fut battu près de Loutsk par les Russes.
Joseph Prudhomme. V. Prudhommb.
Josèphe (Flavius), historien juif, né à Jérusalem (vers 37 -vers 100). Prisonnier des Romains, il prédit l’empire à Vespasien, et passa au service des vainqueurs. Auteur de la Guerre juive et des Antiquités judaïques.
Joséphin.6 (Marie-Josèphe-Rose Tascher de La Paserib), née à la Martinique en 1763. Elle épousa en 1779 le vicomte de Beauharnais, mort sur l'échafaud enl794, puis le général Bonaparte en 1796. Elle devint impératrice en 1 804, montra de réelles qualités de charme et de bonté, non sans avoir au début de son mariage donné, par sa légèreté et son luxe excessif, quelque peu prise à la critique.
Napoléon, n’ayant pas d’enfant d’elle, divorça en 1809.
Joséphine mourut en 1814, à la Malmaison.
On remarque au Louvre un beau portrait de Joséphine peint par Prud’hon. (V. p. 1265.)
Joséphine vendue par ses sœurs, opérettebouffe en trois actes, paroles de Paul Ferrier et Fabrice Carré, musique de Victor Roger (1886). C’est une contre-partie burlesque et amusante de la légende biblique de Joseph vendu par ses frères. La musique est gracieuse et aimable.
joséphinite n. f. Alliage naturel de nickel et de fer.
josephiuo [jo-zé-fi-no] ou afrancesado
fsé-sa] n. m. Nom sous lequel on désignait, en Espagne, les citoyens qui, en 1808, reconnurent Joseph Bonaparte comme roi. (Des josephinos [noss], les uns suivirent Joseph en France après sa chute, les autres furent persécutés ou bannis par le gouvernement absolutiste de Ferdinand VII.)
joséphisme [fis-me] n. m. Système imaginé par Joseph II pour subordonner l’Eglise à l’Etat.
Josépin ou JoseppiU (Giuseppe Cesari, dit le chevalier d’Arpino ou le), peintre italien, né à Arpino, m. à Rome (1560- 1640). Il a trouvé dans la peinture religieuse ses meilleures inspirations :
l' Ascension, Gloire de la Vierge.
josépiUS n.m.pl. (du
n. de Joseph, époux de Marie). Membres d’une secte vaudoise qui s’abstenaient des plaisirs charnels et n’admettaient qu'un mariage s pirituel. (On dit
aussi JOSEPHITES.)
Josias [si-ass], fils et successeur d'Amon, roi de Juda de 641 à 610 av.
J.-C. Vaincu par Néchao, pharaon d'Egypte, il mourut à Jérusalem des suites de blessures reçues dans un combat.
Josiha (Nicolas), romancier hongrois, né à Torda, m. à Dresde (1794-1865) ; créateur du roman historique magyar [le Dernier Bathori, etc.) .
Josues, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 27 kil. de Blois ; 1.200 h.
Josse [Monsieur), personnage de VAmour médecin de Molière, et dont les écrivains rappellent fréquemment le nom dans cette phrase restée célèbre : ^ Vous êtes orfèvre, monsieur Josse, pour rappeler à* un homme qu’il a un intérêt direct au succès des choses dont il fait une pompeuse apologie.
Josselin, ch.-l. de c. (Morbihan), arr. et à 15 kil. de Ploërmel, sur l’Oust et le canal de Nantes à Brest ; 2.250 h. [Josselinais). Ch. de f. du Morbi-
Josépin.
Château de Josselin.
han. Beau château, ancienne forteresse dont le capitaine, Beaumanoir, fut le chef des Français au combat des Trente, livré sur la lande voisine de Mi- Voie. Marguerite de Rohan, femme du connétable de Clisson, défendit ce château assiégé par le duc de Bretagne.
Josué, chef des Hébreux après Moïse. Il franchit miraculeusement le Jourdain, s’empara de même de Jéricho, et cong^uit la terre de Chanaan. C’est lui qui, d’après la Bible, combattit contre Adonisédech, roi de Jérusalem, et ordonna au soleil de s’arrêter, pour lui permettre d’achever sa victoire de Gabaon. Le Livre de Josué raconte la conquête et le partage de la Palestine.
JOU