‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1183 sur 1225 · JOT · texte numérisé non relu

JOT

jota [hro-ta] n. m. Lettre espagnole qui a la forme du j français, mais qui représente une aspiration forte et gutturale, pouvant se figurer à peu près par hr.

jota [hro-ta] n. f. Chorégr. Danse populaire espagnole fort ancienne : la jota aragonnaise.

— Encycl. La jota s’écrit a trois-quatre ou à trois-

La Jota.

huit. D'un caractère très spécial, surtout en Aragon, où elle est l'objet d’une sorte de culte de la part de ses habitants, elle est dansée sur un mouvement allégro, et ordinairement exécutée par trois personnes, qu’accompagnent deux chanteurs. Elle est de toutes les fêtes populaires, et parfois même se mêle aux fêles religieuses.

jote ou jotte n. f. Nom vulgaire de la bette ou poirée et de la moutarde des champs, jotte n. f. Mar. anc. Joue d'un vaisseau, jottereau [jo-te-râ] n. m. Mar. Nom des pièces de bois fixées au mât et sur lesquelles reposent les élongis de la hune, ou des pièces de bois qui soutiennent la guibre.

Jotuulieim. v.

lOTUNHEIM.

jouable adj. Qui

peut être joué : pièce difficilement jouable.

JOUail n. m. Mar.

Syn. de jas.

jouailler [a, il

mil., é] V. n. Fam.

Jouer petit jeu. Mal jouer d'uninstrument.

jouaillou [a. Il

mil., on] n. m. Pop.

Celui qui jouaille.

joualle n. f. Vigne plantée selon le mode dit à Joualles ou en joualles. (Les vignes sont plantées Joubarbe,

à joualles quand, à un

certain nombre de ceps : deux, trois, quatre ou cinq, succèdent des intervalles plus ou moins larges, correspondant à deux, trois, quatre, cinq biUons do terre, sur lesquels on cultive des céréales, légumes, etc.)

Jouau ou Juan

(golfe), sur la côte sudouest du dép. des Alpes- Maritimes, àl'E. d'Antibes.

Napoléon y débarqua au retour de l’île d'Elbe (1815).

Au moyen âge, célèbre abbaye fondée en 634.

Jouarre, comm. de Seine-et-Mame, arr. et à 18 kil. de Meaux ; 2.210 h.

Carrières de pierre meu- , , ,

lière. En partie détruite au Joseph Joubert.

cours de la Grande Guerre.

B. Joubert.

Jouars-Pont-Cliar'train, comm. deseineet-Oise, arr. et à 22 kil. de Rambouillet ; 1.370 h. Château construit sous Louis XIV.

jouatte ou jouate

n. f. Nom donné, dans le Midi, à un joug destiné à l’accouplement des bœufs qu on attelle à une charrue destinée à passer dans des cultures en lignes.

«arbe n. f. (des ovis barba, barbe de Jupiter). Genre de crassulaeées.

— Encycl. Les joubarhes{semperoivum) sontdes plantes giAsses, souvent acaules, a feuilles charnues, groupées en épaisses rosettes, dont on connaît une cinquantaine d’espèces de l’Europe centrale et méridionale, de l'Himalaya, etc. La plus connue est la joubarbe des toits, artichaut bâtard, barbajou, herbe aux cors, qui porte des fleurs en cymes d’un rose pâle. Les joubarbes sont ornementales.

Joubert [bér] (Joseph), moraliste français, né à Montignac, m. à Paris (1754-1824), ami de Fontanes et de Chateaubriand.

On lui doit les Pensées, d’une grande finesse d’observation, et d'une forme un peu précieuse.

Joubert ( Barthélemy), général français, né à Pont-de-Vaux, tué à la bataille de Novi (1769-1799).

Il s’était particulièrement distingué sous les ordres de Bonaparte, pendant la campagne d'Italie de 1796.

Joubert (Pietrus Jacobus), général transvaalien, né à Cango (Natal), m. à Pretoria (1831-19Ü0). Il se

Général P. -J. Joubert.

distingua en 1881 et en 1899 contre les Anglais. C’était un politique probe, un chef d'armée plein d'humanité.

Joubert (Jules-François), physicien français, né à Tours en 1834 ; a collaboré aux travaux de Pasteur sur la génération spontanée ; surtout connu par ses travaux sur l’électricité, en particulier sur les courants alternatifs.

Joubert (André), littérateur français, né à Angers (1843-1891). Auteur de curieuses études d'histoire locale [Invasions anij taises en Anjou aux A/y» et AV» siècles; un Mignon de la cour de Henri 111. Louis de Clermont, sieur de Bussy d' Amboise, etc.).

Joubin (Louis), naturaliste français, né à Epinal en 1861. Professeur de zoologie au Muséum d'histoire naturelle et à l’Institut océanographique. Il a participé à de nombreuses expéditions scientifiques. Membre do l’Académie des sciences (1921).

joue [joû] n. f. (du lat. gabata, jatte). Chacune des deux régions latérales dli visage : embrasser un enfant sur les deux j oues. Partie latérale de la tête d’un animal. Partie renflée do chaque côté de l’avant d’un navire. Parois latérales d'un coussinet de chemin de fer. Epaisseur des bois de chaque côté d'une mortaise. Face latérale d’une solive considérée par Tentrevous.Metîre, coucher en joue, viser avec une arme à feu. Au fig. viser : coucher en joue une dot. Joue ! pour En joue ! commandement préparatoire pour faire placer les soldats le fusil dans la direction du but.

— E.ncycl. Anat. La région de la joue s’étend entre le nez et l’oreille ; elle est limitée par Tarcade zygomatique en haut, et par le bout inférieur de la mâchoire en bas. La peau de la joue, fine chez la femme, est recouverte en partie de barbe chez l'homme.

Les plaies de la joue sont communes ; le seul danger qu’elles présentent est la section du canal de Sténon.qui peut déterminer laformationd’une fistule.

Les tumeurs de la joue proviennent le plus souvent d’une lésion inflammatoire des os sous-jacents.

jouée [jou-é] n. f. (de joue). Epaisseur du mur dans l'ouverture d’une porte, d'une fenêtre, etc. Face latérale triangulaire d'une lucarne. Etoffe qui remplit l’espace vide entre le siège et les bras d’un fauteuil et d'un canapé.

jouée n. f. (de jouer). Jeu d’une porte, d’une fenêtre. (Vx.)

JOUé-lèS-TOUrS, comm. d’Indre-et-Loire, arr. et à 5 kil. de Tours, entre TIndre et la Loire ; 2.600 h. Ch. de f. Et. Fer, vignobles.

jouelle [è-le] n.f. Sorte de joug sur lequel on attache la vigne ; mettrelavignesurjouelleooen jouelle, jouer [j'ou-é] V. n. (lat. jocare ; de jocus, jeu). Se récréer, se divertir : les enfants aiment à jouer. Par anal. S’agiter ou scintiller, en parlant des choses ; lèvent joue dans le feuillage ; le soleil joue sur les flots. Se livrer à dos jeux intéressés, à des jeux de hasard : jouer aux cartes. Th'er des sons d’un instrument de musique : jouer du violon. Fig. Traiter sans respect, sans ménagements: il ne faut pas jouer avec sa santé. Se mouvoir, fonctionner aisément : clef qui joue bien dans la serrure. Fam. Concorder: le bordereau récapitulatif et les pièces jouent. Ne plus joindre exactement : boiserie qui a joué. Se dit de jets d’eau que l'on fait fonctionner en vue de certains effets d’agrément: les grandes eaux joueront dimanche. Se servir adroitement, rapidement, vigoureusement de : jouer de l'épée, jouer des jambes, jouer des coudes. La brise joue, elle varie sans cesse de direction et d'intensité. Jouer de malheur, échouer plusieurs fois de suite accidentellement dans un projet. Jouer sur les mots, équivoquer. Jouer à la Bourse, acheter ou vendre à terme, n'ayant en vue que les différences à recevoir ou à payer. Faire jouer une mine, y mettre le feu. Y. a. Faire une partie de jeu: jouer la belle.

■ Mettre comme enjeu : jouer une fortune sur un seul coup de cartes. Jeter: jouer une carte. Exécuter un morceau de musique: jouer une valse. Fig. Exposer, hasarder : jouer sa vie. Représenter un personnage : jouer le rôle d'Athalie. Représenter une pièce de théâtre : jouer la tragédie. Tromper : Scapin joue Géronte. Simuler : jouer la surprise. Imiter : étoffe qui joue la soie. Se Jouer v. pr. S’amuser, folâtrer : se jouer sur l'herbe. Fig. Se jouer des lois, les mépriser. Se jouer de quelqu'un, le railler adroitement, le tromper. Se jouer à quelqu'un, l'attaquer. Prov. : Qui a joué jouera, la passion du jeu est incurable. Allus. mST. et littér. : Le premier président ne veut pas qu’on ie joue, phrase amphibologique attribuée à Molière. La deuxième représentation du Tartufe allait avoir lieu, quand arriva une interdiction du premier président Lamoignon. Molière, alors, aurait dit à l’assemblée : « Messieurs, nous ^allions vous donner le Tartufe, mais monsieur... », etc.

jouereau fjou-rô]ia. m. Celui qui joue petit jeu, ou qui joue mal.CVx.)

Joué-Sur-Erdre, comm. de la Loire-inférieure, arr. et à 36 kil. d’Ancenis ; 2.760 h. Forges.

jouet [jou-è] n. m. Ce qui sert à amuser un enfant : les poupées sont les jouets préférés des fillettes. Fig. Personne dont on se moque : être le jouet de tous. Ce qui est abandonné à l’action d'une force : être le jouet des vents, de la fortune.

Jouet-SUr-l’Aubois, comm. du Cher, arr.

et à 64 kil. de Saint-Amand ; 2.060 h. Ch. de f. Chaux, tréfllerie.

jouette [joM-é-te ] n. f. Trou peu profond que le lapin creuse comme en se jouant.

joueur, euse [eu-ze] n. Qui joue, qui folâtre : le jeune chat est un joueur gracieux. Qui a la passion du jeu : les joueurs parviennent rarement à se corriger. Personne qui joue, qui se sert d’un instrument : un joueur de gobelets. Beau joueur, qui risque de grosses sommes et reste impassible dans la perte ou le gain. Mauvais joueur, qui s'irrite de la perte. Bude joueur, joueur hardi, habile, etc. Fig.

Les Joueurs de boules, tableau de Meissonier.

Personne qui mène énergiquement, habilement une affaire. Adjectiv. Qui aime à s’amuser : un enfant joueur. Qui aime à jouer de l’argent : avoir un fils joueur. Prov. : La balle cherche le joueur ou La balle au joueur ou Au bon joueur la balle, les bonnes occasions se présentent surtout à ceux qui savent en profiter.

Joueur [le), comédie de caractère en cinq actes et en vers, une des meilleures de Regnard (1696). ■Valère aime Angélique ; mais, quand il est favorisé par le jeu, il oublie ses amours. Angélique finit par se lasser, et elle accorde sa main à Dorante, le propre oncle de Valère.

Joueur de flûte [la Répétition du), tableau de Gustave Boulanger (Salon de 1861 ; musée de Versailles). Le peintre a représenté la répétition de la pièce d'EmUe Augier le Joueur de flûte dans Tati'ium de la maison antique du prince Napoléon. Le personnage barbu, assis, qui tient un manuscrit, est Emile Augier ; celui qui est à demi couché sur un lit est l’acteur Got ; la femme debout entre eux est Madeleine Brohant. Au fond, Théophile Gautier converse avec Augustine Brohant. Curieuse adaptation de personnages modernes à une reconstitution des mœurs antiques. (V. p. 1261.)

Joueur de violon [le), tableau remarquable de Raphaël; palais Sciarra, a Rome. (V. p. 1248.)

Joueurs de boules [les), tableau de Meissonier (1855) ; personnages d’une taille minuscule exécutés avec une remarquable finesse.

Joueuse d’osselets [la), statue antique, au Louvre ; — statue antique, au musée de Berlin.

joufflu [jou-flu], e adj. (de joue'p Qui a de grosses joues, pleines et rebondies ; un bébé joufflu.

Jouffroy d’Abbans \froi-da-banss\ (Claude- François, marquis de ), né à Roche-sur-Rognon (Haute-Marne), m. à Paris (1751-1832) ; il conçut le premier, en 1776, l’idée d'appliquer la vapeur à la navigation.

Jouffroy (Théodore),

philosophe spiritualiste français, né aux Pontets (Doubs), m. à Paris (1796- 1842). Il fit connaître en France la philosophie écossaise. Ses Mélanges philosophiques contiennent des pages remarquables.

jouglmupftjn. m. (lat.

jugumfi Pièce de bois Th. Jouffroy.

qu’on place par dessus la

tête des bœufs, pour les atteler. Fig. Domination : le joug romain pesa lourdement sur la Grande- Bretagne. Contrainte : le TOUS des lois, du devoir.

'pique , placée horizontalement sur deux autres fichées en terre, et sous laquelle on faisait passer les ennemis vaincus : Pontius Herennius fit passer une légion romaine sous A, Joug.

le joug. Fléau d’une balance. Bâton servant à tordre certains cordages.

— Encycl. Agric. Le joug est une pièce de bois volumineuse mais légère, préparée de telle façon que sa partie inférieure puisses'adapter sur la tête d'un bœuf.

C'est là le joug simple ou jouguet ; mais, pour les animaux appariés, on fait usage d'un joug double. On dispose le joug, par l’intermédiaire d'un coussin, sur le front ou sur la nuque des animaux ( s U ivâiit los

bitudes ré- Vaincus passant sous le joug, gionales), et

on le fixe par des courroies et des lanières de cuir à la base des cornes. En son milieu, il est percé d'un trou pour recevoir l'extréimté du timon de la charrette, que

JOU

JOU

l’on fixe à l'aide d'une cheville, ou bien il porte un anneau auquel on accroche la chaîne d'attelage du véhicule. Parfois, la partie médiane du joug (augmenté alors de longueur), au lieu d'un seul est percée de plusieurs trous, ce qui permet de rapprocher la cheville de l’animal le plus vigoureux. Rigide pour les bêtes de même taille, le Joug double peut être articulé quand on accouple deux bœufs de taille différente. Le joug simple laisse à chaque bœuf son indépendance, mais beaucoup de cultivateurs préfèrent cependant le joug double. Qu’il soit simple ou double, le joug constitue l’attelage le plus économique ; aussi est-il fort employé. En certaines régions (midi de la France par exemple), on l'applique même aux chevaux ; il est alors constitué par des traverses fixées aux colliers des deux animaux.

Jougne, oomm. du Doubs, arr. et à 19 kil. de Pontarlier ; 1.100 h. Ch. de f. P.-L.-M. Station estivale. Forges.

jouguet [ghè] n. m. Joug simple, servant soit à habituer les bouvillons à l'attelage, soit à atteler des bœufs très différents de taille.

jouière n. f. (déjoué). Chacun des murs d'aplomb avancés dans l'eau, qui retiennent les berges d’une écluse, et reçoivent les coulisses des vannes.

jouir V. n. (du lat. gaudere, éprouver de la joie). Avoir un usage avantageux, tirer avantage ou agrément : jouir d'une grande fortune. Se réjouir, être satisfait : jouir de la surprise de quelqu'un. Etre en possession de : jouir de festime publique. Eprouver un plaisir très vif. Jouir de son reste, profiter de quelques avantages que l'on va perdre.

jouiSSa,IlC6 [i-san-se] n. f. (de jouir). Libre usage, possession d'une chose : avoir la pleine jouissance de ses droits. Joie de l'âme, vif plaisir des sens. Epoque à partir de laquelle ou a droit aux intérêts ou dividendes d'une valeur. Action de jouissance. action dont le capital remboursé ne comporte plus qu’une part dans les dividendes. Usufruit, action de percevoir les fruits d’une terre, de toucher les intérêts d'une rente, les dividendes d’une action. Jouissance légale, droit qui appartient au père ou au conjoint survivant, de jouir des biens appartenant à leurs enfants n'ayant pas dix-huit ans révolus et non émancipés. V. puissance paternelle.

— Encycl. La jouissance d’un droit, aptitude légale à l’acquisition de ce droit, s'oppose à l'exercice ou faculté de mettre en œuvre cette aptitude. Ainsi, l’exercice des droits dont les mineurs ont la jouissance est généralement délégué à un mandataire.

jouissant [i-san], e adj. Dr. Qui jouit, qui a l’usage, la jouissance d'une chose ou d’un droit.

jouisseur, euse [i-seur, eu-ze] n. Personne qui ne cherche qu’à se procurer des jouissances.

joujou n. m. (de jouer). Fam. Petit jouet d'enfant. Faire joujou, jouer. Fig. Objet petit et mignon. Objet sans valeur sérieuse, mais qui amuse. Objet dont on se sert habituellement ; les télescopes, ces joujottx des savants.

Joukovsky (Vasiii), poète russe, né près de Mitschensko, m. à Baden-Baden (^1783-1852) ; auteur du poème :

le Chantre dans le camp des guerriers russes. Ses vers sont d’une forme harmonieuse , mais révèlent une sensibilité excessive. Il suggéra au tsar Alexandre II, dont il fut le précepteur, la libération des serfs.

joule n. m. (du n. du phy- Joukovsky.

sicien Joule). Physiq. Unité

de travail équivalant à 10’ ergs par seconde (abrév. J.) ; le cheval-vapeur équivaut à T36 joules.

Joule (James Presoott), physicien anglais, né à Salford, m. à Sale, près de Manchester (1818-1889 . On lui doit d’importants travaux sur la théorie mécanique de la chaleur. Membre correspondant de l’Académie des sciences.

Joule (lois de), lois thermiques énoncées par Joule, relativement aux courants électriques ; l» La quantité de chaleur dégagée dans l'unité de temps par le passage d'un courant électrique dans un conducteur est proportionnelle à la résistance de ce conducteur; 20 Elle est proportionnelle au carré de l'intensité du courant.

JOupan n. m. Mot slave, qui veut dire Chef d’un district (joupa). Grand joupan, litre des anciens souverains serbes.

Jouques, comm. des Bouches-du-Rhône, arr. et à 24 kil. d’Aix ; 1.220 h. Ch. de f. S.

jour n.m. (du lat. diurnus, diurne). Clarté, lumière du soleil : pièce oû le jour entre à peine. Clarté quelconque : le gaz donne un jour blafard. Temps pendant lequel le ^ soleil éclaire l’horizon ; le jour appartient à l'action. Espace de temps réglé par la rotation de la terre sur elle-même : l’année dure trois cent soixante-cinq jours un quart. Espace de vingt-quatre heures ; être absent deux jours. Epoque, circonstance : le jour où la liberté régnera. Epoque actuelle : les hommes du jour. La vie ; sauver les jours de quelqu'un. Manière dont les objets sont éclairés, et au fig., présentés : montrer une chose sous un jour favorable.

Ouverture par où v.ent la lumière ; pratiquer des jours à un appartement.

(On appelle four de souffrance une baie qui s'ouvre soit avec le consentement du propriétaire voisin, soit même sans ce consentement s'il s'agit d’un mur non mitoyen, a condition qu'elle soit garnie, extérieurement, d'une grille et d'un châssis dormant.)

Jour où une dame reçoit : changer son jour. Grand jour, lumière crue, éclatante ; au fig., publicité. Les beaux jours, le printemps, l'été; la jeunesse, la prospérité. Jours critiques, époque des menstrues.

Fig. Eclaircissements, clarté -.jeter du jour sur une question. Apparence sous laquelle s'offre une chose. Mettre un ouvrage au jour, le publier. Se faire jour, passer à travers. Ravir le jour, la vie. Donner le jour, la naissance. Percé à jour, de part en part ; au fig., deviné, pénétré ; secret percé à jour. A jour, au courant ; comptable dont les livres sont à jour. Vivre au jour le jour, jouir du présent sans se mettre en peine de l'avenir. Beauté d'un jour, qui passe rapidement. Faux jour, lumière qui trompe la vue (au prop. et au fig.). Demi-jour, faible clarté. Plein de jours, qui a vécu longtemps. De nos jours, dans le temps où nous vivons. Au premier jour, très prochainement. Loc. adv. ; Un jour, un beau jour, à une certaine époque. D'un jour à l'autre, graduellement ; malade qui s'affaiblit d’un jour à l'autre. Du jour au lendemain, en peu de temps. Par jour, dans chaque jour. A jour, en laissant passer la lumière. De tous les jours, dont on se sert tous les jours. Loc. interj. : Jour de Dieu, juron de Charles VIII. Loc. prov. : Demain il fera jour, attendons à demain. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, les circonstances varient avec le temps. A chaque moment sa peine, les soucis, les maux du présent sont assez nombreux pour que Ton ne s afflige pas de ceux qui viendront ou ne viendront pas. Prov. :

A la Sainte-Luce,

Les jours croissent du saut d’une puce, les jours commencent à allonger à la Sainte-Luce (23 déc.). Jour férié, v. férié. Ant. Nuit.

— Encycl. Astron. Le temps qui s’écoule entre deux passages consécutifs du soleil au méridien, c’est-à-dire entre deux midis vrais, est appelé jour vrai ou jour astronomique, ou encore jour solaire; sa durée est d'enivron quatre minutes plus grande que le jour sidéral (temps qui s’écoule entre deux passages supérieurs consécutifs d'une étoile au méridien).

La durée du jour solaire n’est d’ailleurs pas constante, de sorte que pour déterminer la durée du jour moyen nous sommes obligés d'imaginer un soleil fictif, parcourant l’équateur d'un mouvement uniforme, pendant que le soleil réel parcourt l'écliptique. En admettant que ces deux soleils partent au même instant de l'équinoxe de printemps, il sera midi moyen toutes les fois que le soleil fictif passera par le méridien. C’est ce soleil fictif qui détermine notre jour moyen ou jour civil, qui vaut exactement J joiir 3 m. S6 s., 54' de temps sidéral, et qui commence à minuit.

La différence de temps entre le midi moyen et le midi vrai est déterminée par une équation que l’on appelle équation du temps.

La plupart des peuples font commencer le jour à minuit, et le partagent en deux périodes de douze heures. Les astronomes et les navigateurs comptent le jour de vingt-quatre heures en vingt-quatre heures, de midi au midi suivant ; le passage du soleil au méridien, facile à établir, sert de vérification. Certaines administrations en France, et surtout à l'étranger, ont adopté ce dernier mode de distribution du temps en comptant 0 heure à- minuit, 12 heures à midi, etc., jusqu'à 23 heures. V. nEÜRE.

— Dr. Jours et vues. V. vue. Jours fériés. 'V. fête.

Jour et la Nuit (le), opérette en trois actes, paroles de Leterrier et Vanloo, musique de Ch. Lecocq (1881) ; livi'et gai, alerte, amusant; partition fine, fraiciie et charmante.

Jourdain [din], fleuve delà Syrie-Palestine. Il sort de TAnti- Liban, traverse le lac de Tibériade et se jette dans la mer Morte ; cours 215 kil. Le Jourdain joue un grand rôle dans Thistoire du christianisme ; c'est dans ses eaux que Jésus-Christ fut baptisé par saint Jean-Baptiste. Les accords de 1916 et le traité franco-britannique de 1920 ont partagé le Jourdain, dont les sources demeurent en Syrie de mandat français, tandis que la majeure partie de son cours, en aval du lac de Tibériade, est en Syrie de mandat anglais. Le Jourdain y sépare la Palestine (sur sa rive droite) des plateaux plus orientaux de la Transjordanie.

Jourdain (Joseph), explorateur français, né à Saint-Baussant (Meurthe-et-Moselle), m. à Murtin- Bogny (Ardennes) [1761-1840], Il fit partie de l'expédition envoyée à la recherche de La Pérouse et, au péril de sa vie, sauva d’une perte certaine, dans le n.aufrage de VHougly, les documents qui en contiennent la relation.

Jourdain (Charles Bréohillet), philosophe français, né et m. à Paris (1817-1886). Ses principaux ouvrages sont ; la Philosophie de saint Thomas d'.Aquin et une Histoire de l'üniversité de Paris au XVII” et au XVIII” siècle.

Jourdain (Calixte-Raphaël-Fi’imfs), architecte et critique d'art, né à Anvers en 1847, naturalisé. Français, auteur d’un monument à La Fontaine;— Son fils Francis, né à Paris en 1870, peintre et graveur, s'est occupé d’art décoratif ; fondateur du Salon d'automne.

Jourdain (Monsieur), principal personnage du Bourgeois gentilhomme, comédie de Molière. C’est la mise en relief des travers d'un marchand enrichi, sot et ridicule, qui voudrait faire oublier son ancien état, et qui, pour acquérir les manières d'un véritable gentilhomme, prend des leçons de toute sorte, se fait duper par tout le monde, et se prête bénévolement aux mystifications les plus grotesques.

M. Jourdain est très étonné d’apprendre par son professeur de philosophie que, depuis quarante ans qu’U parle, il fait de la prose sans le savoir. Ce type si plaisant donne lieu à de frequentes allusions.

Jourdan (Mathieu Jouve), dit Jourdan Coupe- Tête, un des plus féroces terroristes de la Provence, né à Saint-Just, m. sur l’échafaud à Paris (1749-17‘Ji-).

Jourdan (Jean-BapUste), maréchal de France, né à Limoges, m. à Paris (1762-1833) ; vainqueur à Fleurus (1794), puis à Allenkirchen et à Stockach ; ministre des affaires étrangères, puis gouverneur de Thôtcl des Invalides sous Louis-Philippe.

jourd’hui ou jourd’huy n.m. Jour actuel. Usité dans l'expression de palais : ce jourd'huy.)

journade n. f. Saye à longues manches, qui se portait, à la fin du xv” siècle, par-dessus les armes.

journal n. m. (du lat.

diurnalis, journalier). Ecrit où Ton relate les faits jour par jour ; tenir le journal de sa vie. Publication périodique qui donne des nouvelles politiques , littéraires , scientifiques, etc. : la « Gazette de France » de Théophraste Renaudot fut h premier en date des journaux français. Journal du bord, registre sur lequel on inscrit les événements intéressant la marine. Ancienne mesure indiquant la quantité de terrain qu’un homme pouvait labourer dans un jour. Registre sur Journade (.xvi« s.), lequel un marchand écrit jour

par jour tout ce qui a rapport à son commerce. (On dit aussi livre-journal.)

— Encycl. C’est de 'Venise, où le journal existait déjà à l’état rudimentaire, que Théophraste Renaudot rapporta l’idée de la première gazette. Cette gazette eut pour collaborateurs Richelieu et Louis XIII. En 1762, la Gazette prit le nom de Gazette de France et devint le journal officiel. Avant la Révolution, outre certains périodiques s'occupant d'érudition et de littérature, quelques journaux politiques se publiaient à Paris, tels que le Journal de Paris, véritable ancêtre de la presse quotidienne. Toutefois, c'est de la prise de la Bastille que date véritablement le journal tel que nous le comprenons aujourd'hui. Alors, parurent une foule de feuilles de tous les partis. Le Directoire, le Consulat et l'Empire supprimèrent un grand nombre de journaux : en 1810, six seulement subsistaient ; le Moniteur, le Journal de Paris, les Débats (devenu Journal de l'Empire), la Gazette de France, le Publiciste et le Mercure. Sous le gouvernement de Louis-Philippe, Emile de Girardin, avec sa Presse, fait du journal un organe d'affaires, en mettant à la portée de la spéculation la publicité sous toutes ses formes ; annonces, réclames, faits divers et même .articles tendancieux. C’est lui qui ajoute au journal Tattrait du roman-feuilleton, en même temps qu’il abaisse le prix de l’abonnement. La République de 1848 voit paraître un nombre énorme de journaux. Sous l’Empire, toute une presse fleurit, exclusivement littéraire et mondaine, dont le Figaro est le prototype. Pendant le siège de Paris et la Commune, en 1870-1871, une foule de feuilles, violentes le plus souvent, se montrent, pour disparaître aussitôt. Avec la troisième République et la liberté de la presse (1881), les journaux se sont particulièrement multipliés, aussi bien en province qu'à Paris.

Nous citerons, parmi les journaux parisiens : l'Action française, l'Autorité, la Croix, les Débats, l'Echo de Paris, l'Eclair, Excelsior, le Figaro, le Gaulois, le GU Blas, l'Humanité, l'Information, l'Intransigeant, le Jow-nal, le Journal officiel, la Lanterne, la Liberté, la Libre Parole, le Matin, l'Œuvre, le Petit Journal, le Petit Parisien, la Petite République, la Presse, la République française, le Siècle, le Soir, le Temps, ta Victoire, etc. Parmi les journaux de province : la Dépêche de Toulouse, la Petite Gironde, la Gironde, le Petit Marseillais, le Petit Var, le Petit Provençal, le Lyon républicain, le Progrès de Lyon, le Progrès du Nord, La presse, qui a pris aussi un grand développement à l'étranger, est représentée en Allemagne par : le Berliner Tageblatt, la Gazette de Cologne, la Gazette de Francfort ; en Angleterre par : le Times, le Daily Mail, le Daily News, le Daily Telegraph, le Standard ; en Autriche, par la Nouvelle Presse libre; en Belgique, par Y Indépendance belge ; en Suisse, par le Journal de Genève, la Gazette de Lausanne, le Bund ; en Espagne, par Y Imparcial, la Epoca ; en Italie, par le Corriere délia sera, le Secolo, le Popolo romano, la Tribuna, la Stampa ; en Russie, par les Novosti, les Novoié Vremia, le Journal et la Gazette de Saint-Pétersbourg, laPravda,YJsLestia; aux Etats-Unis, parle 'World, le New York Herald, Y American,YEvenirw Journal, le New Foi-A’ Times ; en Argentine, par la Prensa ; au BrésU, par le Jomal do Commercio ; etc.

Journal (le), feuille quotidienne fondée à Paris en 1891 par F. Xau et qui dut son succès à son caractère à la fois politique et littéi'aire.

Journal de Pierre de TEstoile, recueil impartial de renseignements originaux sur les règnes de Henri III et de Henri l'y (1574-1611).

■Journal de la cour de Louis XIV ou Mémoires du marquis de Dangeau, mémoires volumineux et pleins d’intérêt sur la vie de la cour pendant le règne de Louis XIV (de 1684 à 1720).

Journal ofticiel, publication officielle, qui a succédé, en 1868, au Moniteur universel. Exploité en régie, sous le contrôle du ministère de l'intérieur, le Journal officiel publie, chaque jour, les lois, décrets, actes, documents administratifs émanant du gouvernement, des renseignements économiques, etc., ainsi que le compte rendu in extenso des débats des deux Chambres. Une édition spéciale du Journal officiel est envoyée obligatoirement, pour être affichée, à toutes les communes non chefs-lieux de canton.

Journal des savants, recueil littéraire, fondé à Paris en 1665 par D. de Sallo, conseiller au Parlement, la première publication de ce genre que TEurope ait possédée. H cessa de paraître de 1792 à 1816. Rédigé par les membres de l'Institut et imprimé à l'Imprimerie nationale, ce journal publie un grand nombre de travaux d'érudition et de comptes rendus critiques de premier ordre. A partir de 19U2, la publication du Journal des savants, abandonnée par l’Etat, fut continuée aux frais de. Tlnstitut.

Journal historique et anecdotique du règne de Louis XV, par Tavocat Barbier, mémoires pleins de renseignements utiles et intéressants de 1718

journaleux [lefi] n. m. Par dénigr. Mauvais journaliste. Rédacteur d’une feuille insigiiiüanle.

journalier [/i-él, ère adj. (lat. diumialis). Qui a lieu, qui se renouvelle chaque jour ; les besoins' journaliers. Fig. Incertain, changeant, inégal . le sort des anyies esl journalier. (Vx.) N. m. Homme qui travaille k la journée.

Maréchal J. -B. Jourdan.

Lutte de Jacob et de l'Ange 'Delacroix', v. p. 1224. I.AR. UXIV.. 2 V. — T. I.

Jésus chassant les vendeurs du Temple (Jordaens), v. p. 1238.

St-Joseph (Le Guerchin), v, p. 1214. Jeune fille (Flandrin), v. p. 1240. Jeune fille (Cliaudel), v. p. 1240. Joueur de violon (Haplial), v. p. 1245.

Le Serment du Jeu de Paume (David', v. p J 239,

La Joconde (Léonard de Vinci), v. p. 124-1. Joseph vendu par ses frères (Moya), v. p. i24-4-.

J ou

De Jouy.

do la Grande-Ceinture.

sur un aflluent de l'Aisne : 170 h. en 191i. Progrès des Fronçais au N. de l'Aisne le 19 septembre 1913, pendant la poussée vers la position llindenburg. Entièrement détruite.

Jouy (Victor-Joseph Etienne, dit de), littérateur français, né à Jouy, près de 'Versailles, m. à Saint - Germain - en - Laye 0704-18tl> • On lui doit de nombreux livrets d'opéra, des drames , des comédies, etc. 11 fut notamment le librettiste de la. Vestale et de Guillaume Tell.

Jouy {toiles de). Toiles imprimées analogues à celles qui se fabriquaient jadis à Jouy-en-Josas, dans les ateliers d'Oberkampf.

Jouy - en. - Josas,

coinm. de Seine-et-Oise, arr. et à 7 kil. de Versailles , sur la Bièvre ;

Page 1