V. n. (lat. apparere. — Se conj
comme connaître.) Devenir visible : quand la lune apparaît à l'horizon. Se montrer tout à coup ; Dieu apparut à Moïse.
Ant. Disparaître.
apparat [a-pa-ra] n. m.
(lat. apparatus). Pompe, éclat qui accompagne certaines actions : dîner d'apparat. Classification de livres, d'auteurs, d’idées, sous forme de table ou de dictionnaire : les apparats sont des répertoires. Apparat critique, ensemble des remarques critiques dont on accompagne une édition. L'Apparat royal, dictionnaire français-latin, en usage dans les écoles avant la Révolution.
apparaux \a-pa-rô'^ n. m. pl. .1/ar.Agrès destinés à effectuer des travaux de force : apparaux des ancres,
appareil \a-pa-rè, l mil.] n. m. (du lat. apparatus, apprêt). 'Préparatif de tout ce qui a de la pompe, de l'éclat : l'appareil d'une fête. Apparence, extérieur, abstraction faite de toute idée de pompe : l'appareil de la modestie. Costume : un simple appareil. Machine, assemblage d'instruments propres à exécuter un travail : appareil de sauvetage ; appareils de gymnastique. Ârchit. Mode de structure spécial que possède un édifice. Chir. Pièces nécessaires à un pansement : lever l'appareil. Anal. Ensemble des organes qui concourent à une fonction: l'appareil respiratoiJ'^.
— Encycl. Archit. Les divers appareils conn»is se classent comme suit, par ordre d'antiquité : cyclopéen, grec, romain, latin et roman.
'L'appareil cycLopèen est composée de blocs de pierre, assemblés sans équarrissage, les uns au-des sus des autre.s. Dans Yappareil pétasgique, les blocs
polygonaux, sont bien rapportés, et taillés de façon à obtenir une surface unie.
Les a)>pareils helléniques sont constitués par des matériaux, pierre ou marbre, taillés à vive arête et quadrangulaires, posés à joints horizontaux et croisés. Ils se subdivisent en appareils isodomon, pseud 'isodnmvn, emplecton, dictyothéton, et en bossage.
Les appareils romains se nomment, suivant les dispositions extérieures et intérieures des matériaux: opus incertum, opus reiiculatum, opus spicatum, dans lesquels les pierres ou briques employées formaient parement à joints horizontaux ou obliques, tandis que l'intérieur du mur était composé de cailloux noyés dans le mortier. I^uis vint le grand appareil, qui consistait à poser à joints croisés et horizontaux des pierres de taille reliées entre elles par des crochets ou crampons. Le moyen appareil et le petit appareil allongé n'étaient que des réductions du précédent.
Les appareils latins n'étaient que des combinaisons puis ou moins heureuses des appareils romains.
Les appareils romans sont, pour la plupart, des combinaisons d'appareils grecs et romains. Les appareils romans proprement diis sont: Yappareil obliqué. dans lequel les matériaux, pierres, forment des losanges ; Yappareil imbriqué, constitué par la superposition de pierres allongées, arrondies ou pointues par un bout, et formant des sortes d’écailles.
— Chir. l’our le traitement des fractures, on se servait jadis d'attelles de bois attachées aux membres par des bandes de toile, puis on employa les bandes silicatées. Aujourd'hui, on se sert surtout des appareils plâtrés, qui prennent exactement la forme du membre fracturé. Ils permettent aussi, lorsqu'il y a plaie, de surveiller la cicatrisation. Pour les appareils que nécessitent la coxalgie, les tumeurs blanches, les luxations, v. orthopédie.
APP
APP
appareil 1 a d e
[a-pa-rè. il mil. J n. 1'.
Action d'appareiller par couples les perdrix, en vue de la reproduction.
appareillage
[a-pa-rè, Il mil., a-jei n.
m. Mar. Action d'appareiller, de tout disposer pour le départ; appareillage d'un navire.
Syn. de APPAREiL- LEMEXT.
appareillement [a-pa-ri, Il mil , e-man] n. in. Action d'appareiller des objets : iappareillement d'un s-’rvice de table. Accouplement d'animaux domestiques : 1» pour le travail ; 2» pour la reproduction. (Dans ce dernier sens, on dit mieux APPARIEMENT OU APPA- RÏMENT.)
appareiller fa-
pa-)V, Il mil., V. a.
(dc«, et pareil). Metti'e ensemble des choses pareilles : appareiller des vases. Réunir des animaux domestiques :
lo pour le travail ; 2° pour la reproduction. (Dans ce dernier sens, on dit mieux
liques développées; 2. Plâtré pour l’humérus; 3. Attelles ppliquees à la jambe; h. Pour fracture de ta clavicule: 5. Si’ tallique. pour la cuia.se; l'our mobiliser I épaule ; 7. Bandelettes appliquées au pied et à la jambe ; 8. Pour fracture de la cuisse : r 9. l'our fracture de l'humérus : extension et conti-e-extensioD avant l’application de l'appareil plâtré; lU. Pour maladies chroniques des articulations; il. Improvisé, pour l'extension de la cuisse.
APPARIER.) AnT. Dépa- il’
reiller.
appareiller
pa-ré, il mil., é] v,
(lat. apparu re). Mar. Se préparer à partir : la flotte appareille.
appareilleur [a-pa-ré, il mil., eur\ n. m. Ouvrier qui trace la coupe des pierres d'après les plans. Ouvrier qui fait le mélange des laines, des soies. Appareilleur à gaz. ouvrier chargé d'installer, de surveiller, etc., une tuyauterie à gaz.
apparemment a-pa-ra-man] adv. (de apparence). Manifestement : ce psaume est apparemment de Salomon. CVx.) En apparence, à en juger par l'extérieur : des raisins murs apparemment ; nombre de gens ne sont vertueux qu’ apparemment. (Vx.) Sans doute, vraisemblablement : si vous faites un aparté, c’est apparemment pour ne pas être entendu.
apparence fa-^a-mn-se] n. f. (du lat, apparere, apparaître). Ce qui frappe la vue ou l'esprit : il ne faut pas se fier aux apparences. Vraisemblance, probabilités : il n'y a nulle apparence. Sauver les apparences, ne rien laisser paraître qui décèle un mal. En apparence loc. adv. apparemment, extérieurement, à en juger d'après ce que l'on voit. Ant. Réalité.
apparent ^a-pa-ran], e adj. (de apparence). Visible : les mondes apparents. Evident, manifeste : une preuve apparente. Tel qu'il se manifeste à la vue. Grandeur apparente d'un objet, diamètre apparent d'un astre, angle visuel sous lequel apparaît cet objet, ce diamètre. Qui n'est pas tel qu'il semble être ; l'apparente imbécillité de Brutus. Remarquable, considérable : personne apparente. Ant. Caché, invisible.
apparentage [a-pa-ran] n. m. Le fait d'apparenter, d'être apparenté.
apparentement [ran-te-man] n. m. (de apparenter). Nom donné, dans les systèmes politiques de la représentation proportionnelle, à la faculté offerte aux listes de candidats d'une même circonscription électorale, ayant un programme analogue, de se grouper au bénéfice de la plus favorisée.
apparenter [a-pa-ran-té'\ v. a. (rad. parent). Donner à quelqu’un des parents par alliance : être honorablement apparenté. S’apparenter v. pr. S'allier à quelqu’un ; s'apparenter à la bourgeoisie.
apparesser 'a-pa-rè-sé] v. a. Rendre paresseux : l'oisiveté, les plaisirs apparessent l'homme. (Vx.) S’apparesser v. p. Devenir paresseux : s'engourdir.
appariement ou apparîment [a-pa-riman n. m. Action d'apparier, d'unir par couples ou par paires.
apparier [a-pa-ri-é] v. a. (de à. et parier. — Se conj. comme prier.) Asssortir par paires, par couples : apparier des bœufs de labour, des gants, des bas. Ant. Déparier, désapparier.
apparieur, euse [a-pa,eu-ze] n. Fam. Celui, celle qui aime à faire des’ mariages .
appariteur [a-pa] n. m. (lat. apparilor). Huissier d'une faculté. En certaines régions, nom donné à un agent attaché à la mairie, et qui est chargé de la police subalterne.
apparition fa-pa-ri-si-on] n. f. (lat. apparitio.) Manifestation subite d'un être, d’un objet : t’apparition d'une comète. Séjour d’un moment : il na fait qu'une apparition. Spectre, vision, fantôme : effrayé par une apparition. Ant. Disparition.
Apparitions ^représentations diverses d’). .-ipparition de la Vierge à saint .intoine de Paduue, tableau du Domiiiiquin, au Louvre. .Apparition de la Vierge à saint Bernard, ehefnl'oeuvre, de Filippino Lippi, à Florence. Apparition de la Vierge à saint B'mard, chef-d'œuvre de Murillo, musée royal de Madrid [v. p. 78), et .Apparition de la Vierge à saint Ildefonse, triptyque de Rubens, musée de Vienne. .Apparition de ta Vierge à saint Hyacinthe, tableau de L. Carrache (Louvre). Apparition de la Vierge à saint Luc, tableau d’A. Carrache (Louvre). Apparition de sainte Scholastique d saint Benoît, tableau d’E. Le Sueur (Louvre). V. scholastique.
apparoir [a-pa] v. lmp. (lat. apparere. — N'est plus usité qu'à Tinfin. et dans il appert.) Dr. Paraître, résulter ; faire apparoir son bon droit ; il appert de l'enquête que...
appartement [a-par-te-man] n. m. (ital. apparlamento). Logement composé de plusieurs pièces ; il faut assainir les appartements en y faisant péné¬
trer l'air et la lumière. Autref,, réunion de gala à la cour : la cour tint appartement.
appartenance 'a-par] n. f. Dépendance ; château vendu avec toutes ses appartenances.
appartenant [a-par-te-nan'j. e adj. Qui appartient de droit ; voilà des biens à eux appartenants ; maison à lui appartenante.
appartenir [a-parj v. n. (du lat. ad. à, et pertinere, concerner. — Se conj. comme tenir.) Etre la propriété de droit ou de fait : ce que vous avez acheté et payé vous appartient. Etre la propriété morale, la prérogative, etc. : l'avenir appartient aux sciences. Etre propre à quelqu'un : la gaieté appartient à l'enfance. Faire partie de : le pin appartient à la famille des conifères. En pari, d'une femme, se donner à quelqu'un. S’appartenir v. pr. Etre libre, indépendant. V. impers. Etre de devoir, de droit : il appartient aux parents d'élever les enfants. Par antiphr. Il vous appartient bien de, il vous sied mal.
Dr. Ainsi qu'il appartiendra, selon ce qui sera convenable.
appas [a-pa] n. m. (forme plur.
de appât). Attraits, charmes ; les appas d'une femme. Fam. Gorge de femme : de robustes appas. Fig. : les appui de la gloire.
appaSSlona^o adj. Terme italien qui indique que l'exécution d'un morceau ou d'une phrase doit prendre un caractère pa.ssionné. S'emploie, parfois au féminin : fantaisie appassionata (de Vieuxtemps). Absoium.
L' .A ppassionata, fameuse sonate de Beethoven,
appât [a-pâ] n. ni. (de ad, et du lat. pasitw, nourriture). Pâture placée dans un piège, ou fixée à un hameçon.
Fig. Tout ce qui attire : l'appât du gain.
appâter [a-pâ-té] v. a. Attirer avec un appât : appâter du poisson, du gibier. Engraisser, donner la pâture à la volaille ; appâter des oies.
appaumée [a-pô-mé] adj. f. Blas.
Se dit de la main représentée de manière qu'on en voie la paume.
appauvrir [a-pô] v. a. Rendre pauvre ; la guerre appauvrit un pays.
Fig. Diminuer la fertilité, l'abondance ; appauvrir un terrain, une langue.
S'appauvrir v. pr. Devenir pauvre.
Ant. Enrichir.
appauvrissement [a
se-man] n. m. Etat de pauvreté tombe peu à peu. Fig. Diminution de force, d'abondance ; appauvrissement du sang, d'une langue. Ant. Enrichissement.
appeau [a-p6] n. m. (de appel).
Sifflet avec lequel on imite le cri des oiseaux pour les attirer, les appeler ; l'usage des appeaux est interdit par la loi.
— Encycl. On distingue trois espèces d'appeaux : les appeaux à sifflet, les appeaux à languette, les appeaux à f rouer. — Les appeaux à sifflet servent à appeler les alouettes, les perdrix, les cailles. Un simple noyau d'abricot, percé des deux côtés et vidé, forme un excellent appeau à sifflet. Les appeaux en métal ne sont qu'une imitation de ce noyau. — Les appeaux à languette, ou pipeaux, sont destinés à contrefaire le cri de la chouette. A ce cri, détesté des oiseaux, ceux-ci accourent et viennent s'abattre sur les gluaux disposés sur les arbres. — Les appeaux à frouer imitent le cri ou le bruissement du vol des divers oiseaux. — On fait aussi jouer le rôle d'appeaux à des oiseaux élevés en cage. .-Vinsi, dans la chasse à la perdrix. on se sertd'une perdrix femelle ou chanter -Ue ; dans la chasse aux canards, de canes ou appelants.
appel [a-pèV] n. m. (de appeler). Action d'appeler, d'attirer l’attention au moyen de la voix, d un signe : cri d'appel. Par anal. : appel à la bonne foi.
à la charité. Excitation : appel à l'insurrection. Action de nommer les personnes qui doivent être présentes : répondre à l'appel ; manquer à l'appel. (.\u fig., cette dernière expression prend différents sens ;
L’appel, dans l’infaDtarie (claiioii).
(La première mesure et le premier .sol de la deuxième conaliluent le demi-appel. )
être mort, s'être égaré, etc.) Dans l'armée, roulement de tambour, sonnerie de clairon ou de trompette qui donne le signal de cette action : sonner l'appel. Action d'appeler les conscrits sous les drapeaux : rappel de la classe. Dr. Recours à un juge, à un tribunal supérieur : interjeter appel. Appel comme d'abus, v. abus. Escr. Battement du pied droit, sans marcher. Appel de fonds, demande de nouveaux fonds à des actionnaires, souscripteurs, etc.
— Encycl. Dr. L'appel des jugements des juges de paix est porté devant les tribunaux de première instance : l'appel des jugements de ces derniers est porté devant les cours d’appel, qtii statuent égalelement sur les jugements en premier ressort des tribunaux de commerce. L'appel est suspen.sif, c'està-dire qu’il a pour conséquence d'arrêter l'exécution du premier jugement. Il y a, en France, vingt-sept cours d’appel ; en voici l'énumération, avec les départements qui ressortissent à chacune d'elles ;
Agen . Gers, Lot, Lot-et-Garonne.
Aix . Alpes-Maritimes, Basses--41pes, Bou¬
ches-du-Rhône, Var.
Amiens . Aisne, Oise, Somme.
Angers .... .Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe. Bastia . Corse.
Besançon . . . Doubs, Jura, Haute-Saône, Territoire de Belfort.
Bordeaux. . . Charente, Dordogne, Gironde. Bourges. . . . Cher, Indre, Nièvre.
Caen . Calvados. Manche, Orne.
Chambéry.'. . Savoie, Haute-Savoie.
Colmar .... Haut-Rhin. Bas-Rhin, Moselle.
Dijon . Côte-d’Or, Hte-Marne, Saône-et-Loire.
Douai . Nord, Pas-de-Calais.
Grenoble. . , Drôme, Isère, Hautes-Alpes.
Limoges. . . . Corrèze, Creuse, Haute- 'Vienne.
Lyon . Ain, Loire, Rhône.
Montpellier. Aude, Aveyron, Hérault, Pyrénées- Orientales.
Nancy . Ardennes, Meurthe-et-Moselle, Meuse,
Vosges.
NtMES . Ardèche, Gard, Lozère, Vaucluse.
Orléans . . . Loiret, Loir-et-Cher, Indre-et-Loire.
Appâts arliüciels.
’.-po-vriié où l'on
bécasse
bécassine
grive . merle
vanneau
canard
Appeaux.
Paris .
Marne, Seine, Seine -et- Oise,
. Aube, Eure-et-Loir,
Seine -et -Marne,
Yonne.
Pau . Landes, Basses -Pyrénées, Hautes -
Pyrénées.
Poitiers . . . Charente- Inférieure, Deux -Sèvres, Vendée, Vienne.
Rennes .... Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine, Ijoire-Inférieure, Morbihan.
Riom . Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-
Dôme.
Rouen . Eure, Seine-Inférieure.
Toulouse. . . Ariège, Haute-Garonne, Tara, Tarnet-Garonne.
APP
APP
Appel au peuple {comité et parti de /'), comité et parti bonapartiste, qui se constituèrent au début de la troisième République, sous la présidence de Rouher, en vue du rétablissement de l'empire.
Appel des dernières victimes de la Terreur {V), tableau de Ch.-L, Muller (musée de Versailles). Vaste toile représentant la prison de Saint-Lazare, où sont groupés d'une manière dramatique les condamnés du commencement de thermidor 1794. C'est une véritable galerie de portraits historiques, parmi lesquels on voit A. Chénier assis au centre, le poète Roucher, disant adieu à son fils, etc. Une impression d'horreur se dégage du coloris triste et du sentiment d'épouvante qui se peint sur les visages [v. p. 119].
Appel des girondins (/’), tableau de Fr. Flameng (1879; inspiré par la légende du dernier banquet des girondins (30 octobre 1793) ; expression sobre, contrastes saisissants dans les couleurs et les attitudes.
Valazé, qui s est poignardé, gît sur un brancard.
appelable [a-pe] adj. Dr. Dont on peut appeler.
appslant [a-pelan], e adj. etn. Dr. Qui appelle d'un jugement ; la partie appelante.
Chass. Oiseau captif que l'on poste sur un point où viendront ses congénères, attirés par ses appels. N. m. pl.
Nom donné, au début du xviiii! siècle, aux évêques et aux prêtres qui avaient interjeté appel de la bulle Vnitienitus au futur concile.
appelé adj. et n.
m. Se dit d'un soldat appelé à rejoindre son corps : réserviste appele ; les appelés de la classe. V. élu.
appeler in-pe-W]