‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 123 sur 1225 · V. a. (lat. appellare · texte numérisé non relu

V. a. (lat. appellare

Prend deux l devant une syllabe muette : /appellerai.) Nommer pour faire venir : appeler la ijarde. Se servir de la voix ou d’un signe pour faire venir quelqu'un : la poule appelle ses poussins; appeler de la main. Convoquer au service militaire : appeler la réserve sous les drapeaux. Citer en justice: appeler en témoignage. Destiner à ; son mérité l'appelle à commander. Avertir : l'heure m'appelle. Désigner par un nom: appeler un enfant Jacques. Attirer des animaux au moyen d'un appeau : appeler des perdrix. Appeler les choses par leur nom., dire crûment la vérité.

C'est le chien de Jean de Nivelle..»

Il s'enfuit quand on l’appelle,

se dit de quelqu’un qui s'en va quand on a besoin de lui. Ant. Chasser, renvoyer. n. Recourir à un tribunal supérieur : ne pas appeler d'un jugement, c'est l'accepter. (On dit plus souvent en appeler.) appeler d, s’en référer, s'en référer à : en appeler à la bonne foi de quelqu'un. S’appeler v. pr. Etre désigné par un nom : s'appeler Piert'e.

appeleur [a-pej.n. m. Chass. Syn. de appelant. AppCll (Paul-Emile), mathématicien français, né à Strasbourg en 1855, auteur de savants mémoires. Membre de l’Académie des sciences (1892) et président de cette compagnie (1914) ; recteur de l’Académie de Paris.

appellatif, ive [a~pel-la\ adj. et n. m. Gram. Qui convient à toute une espèce, comme les noms homme, arbre. (On dit plutôt nom commun.)

appellation [a-pèl-la-si-on] n. f. Action d'appeler. (Peu us.) Dénomination, qualificatif : appellation ingénieuse. Manière d’appeler chacune des lettres de l'alphabet.

appendice [a-pin] n. m. (lat. oppendix). Supplément à la fin d un ouvrage. Partie qui sert de prolongement à une partie principale. Anat. Appendice vermiforme ou iléo-cæcal, petit cul-de-sac qui s’implante sur la partie inférieure du cæcum. Aérost. Manche en étoffe, adaptée à la partie inférieure d’un ballon pour permettre l’échappement du gaz.

appendicectomie [apin, sèk-to-77iî]n. f. Opél'ation chirurgicale qui consiste dans l’atlation de l'appendice iléo-eæcal.

appendicite [a-pin] n. f. Pathol. Inflammation de l'appendice du cæcum.

— Encycl. L'appendicite débute par une colique intense partant de la fosse iliaque droite, par de la constipation et par un point douloureux situé à quatre travers de doigt au-dessus de l’épine iliaque antérieure et supérieure. Les symptômes s'apaisent souvent, mais dans les cas graves ou voit apparaître de la péritonite. Au début, on dgit essayer du traitement médical consistant en purgatifs doux (calomel, huile de ricin). Plus tard, si l'appendicite récidive fréquemment, on fera l’ablation de l'appendice, quand tout phénomène inflammatoire aura disparu [opération à froid). Ce{)endant, si la péritonite devenait menaçante, l'opération à chaud peut être le seul moyen de sauver le malade.

appendicitaire [a-pm] adj. Sujet aux crises d’appendicite. N. m. : un appendicitaire.

appendiciteux, euse [a-pin, teü,eu-ze] adj. Qui tient de l'appendicite : péritonite appendiciteu.te. N. Personne atteinte d'appendicite : im appendiciteux.

appendiculaire [a-pin, lè-ré\ adj. But. nat. Qui ressemble à un appendice. Méd. Qui a rapp irt à l'appendice iléo-cæcal : colique appendiculaire.

appendicule [a-pin] n. m. Petit appendice, appendiculé, e [a-pin] adj. Qui est pourvu d'un ou de plusieurs appendices.

appeudre [a-pan-dre] v. a. (lat. appendere). Suspendre, attacher ; appendre des drapeaux.

appension [a-pan] n. f. (de appendre). Suspension d un membre à l'aide d'une écharpe.

appentis 'a-pan-ti- n. m. (de ad, et du lat. pendere, pendre). Petit toit à une seule pente, appuyé du faite à un mur, tandis que sa partie inférieure est soutenue par des poteaux. Petit bâtiment adossé contre un grand.

Appenzell [n-pên-

zèV]. V. de la Suisse, sur la Sitter ; 4.600 h.

[Appenzellois). Broderies ; commerce de bois :

élève de bétail. Le canton de ce nom est subdivisé en deux demi-cantons ; Wiodes intérieures (13.500 h.),

L’Appel des girondins, tableau de Fr. Flameng,

ch.-l. Appenzell et Wiodes extérieures (6b. 300 h.), ch. -l. 'J'ro g en et B éris au.

appert (ii). V. APPAROIR.

Apport [ap'-pèr] (Benjamin- Nicolas - Marie ) , philanthrope français, né à Paris (1797). —

Son frère, François, est l’inventeur d’un procédé de conservation des substances alimentaires ; m. en 1840,

Appert ( Félix - Antoine ) général et diplomate français, né à Saint-Remi-sur-Bussy (Marne), m, à Paris (1817-1891). Il se signala à la bataille de Cham-

Armes du canton d’Appenzell.

pigny et fut ambassadeur en Russie de i883 à 1886.

appesantir [a-pe-zan-tir] vTa.. (de à, et pesant). Alourdir : l'eau appesantit les vêtements. Rendre moins propre pour le mouvement, pour l'action : la vieillesse appesantit le corps. Fig. Appesantir son bras, sa main, châtier. Appesantir le joug, son pouvoir, rendre sa domination plus oppressive. S’appesantir V. pr. Devenir plus lourd. S'appesantir sur, frapper, accabler. Insister longuement sur : s'appesantir sur un sujet. A.nt. Alléger, allégir.

appesantissement [a-pe-zan-ti-se-man] n.m.

Etat d'une personne appesantie par l’àge.etc. Lourdeur.

appetence la-pé-tan-se] n. f. Désir instinctif. Convoitise. Ant. inappétence.

appéter [té] v. a. (du lat. appetere, désirer. — Se conj. comme aece'iér'er.) Désirer vivement; l'estomac appète tes aliments. Ant. Rebuter, repousser.

appétibilité [a-pé] n. f. Propriété de ce qui est appétible, désirable. Faculté d'appéter.

appétible [a-pé] adj. Qui excite l'appétit : mets appétible.

appétissant [a-pé-ü-sanj, e adj. Qui excite l'appétit, les désirs. Ant. Rebutant.

appétit [a-pé-tï\ n. m. (du lat. appeiitus, désir). Inclination qui porte à désirer une chose pour la satisfaction des sens (en ce sens, s’emploie presque toujours au pluriel) ; il ne faut pas se laisser gouverner par ses appétits. Désir, besoin de manger : l'exercice donne de l'appétit. N. m. pi. Nom donné à certaines plantes excitantes ; ciboule, ciboulette, cive, civette, échalotte, oignon, ail, persil, cerfeuil ; aux harengs salées et fumés à demi, etc. Prov. : L'appétit vient en mangeant, plus on a de biens, plus on en veut avoir. Ai.l. littér : Bon appétit, messieurs, célèbre hémistiche de 'Victor Hugo dans Bug Blas (acte III, sc. ii). Ant. Anorexie, inappétence, satiété.

— Encycl. L'appétit est surtout accentué dans le jeune âge, pendant l'hiver ou après le travail corporel non excessif. S'il devient très impérieux, il prend le nom de faim. Pour le réveiller, il est bon parfois de prendre quelques amers.

appétitif, itte [a-pé. adj. (de appétit). Qui fait désirer vivement, en parlant des besoins positifs, appétition [a-pé-ti-si-on] n. f. Vif désir. Appian (Adolphe), paysagiste et graveur français. né et m. à Lyon (1819-1898) ; sut tirer de la lumière des effets surprenants.

Appiani (Andrea), peintre de fresque italien, né et m. à Milan (1764-1817). 11 fut le peintre de la cour de Napoléon l'r, perdit sa situation avec la chute de l'Empire et finit dans la misère.

appiécement \a-pi-é-se-man\ n. m. Syn. de

RAPIÉCKMENT.

Appien [ap-pi-en], historien grec du iia siècle de notre ère ; auteur d'une précieuse Bistoire romaine, où les faits sont groupés par nation.

Appienne (voie), route magnifique qui allait de Rome à Brindes, et fut commencée par Claudius Appius (312 av. J.-C.). Elle était bordée, prés de Rome, de somptueux monuments funéraires ; celui de Cecilia Mctella subsiste encore.

appiler 'a pi-lé' v. a. Mettre, rassembler en pile. appla'Udir [a-plo] v. a. tlat. applauderei. Battre des mains en signe d'approbation : applaudir une pièce, un acteur. Approuver, louer. V. n. Applaudir à, témoigner son approbation ; j'applaudis à tout ce que vous dites. S’applaudir v. pr. Se glorifier, se féliciter, se réjouir : s'applaudir d'avoir pris une résolution. Ant. Huer, siffler, blâmer, réprouver.

applaudissemeilt [a-plô-di-se-man] n. m.

Battement de mains qui manifeste l'approbation ; acclamations. Eloge. Ant. Huée.

applaudisseur [a-plô-di-seur] n. m. Qui applaudit beaucoup, et surtout, qui affecte d'applaudir avec ou sans motif.

apple-cake n.m. (angl. apple, pomme, et cake, gâteau;. Gâteau anglais, qui se mange avec le thé.

applégeinent n. m. Dr. anc. Constitution, en justice, de pièges ou cautions.

appléger v. a. (Se conj. comme abréger.) Dr. anc. Cautionner.

appli la-pli] n. m. Objet quelconque du matériel d'attelage des bêtes de somme.

applicabilité [a-pH] n. f. Qualité de ce qui est applicable.

applicable [a-pli] adj. Qui peut ou doit être appliqué. Géom. Surfaces applicables, (jui peuvent s'appliquer l'une sur l'autre, Ant. Inapplicable.

applicage [a-pU] n. m. Action d'appliquer pour la décoration ou la solidité.

applicata [a-nli] n. m. pl. (mot lat. sigiiif. choses appliquées). Tout ce qu'on applique à la surface du corps (vêtements, cosmétiques, etc.).

application [a-pH-ka-si-on] n. f. (lat. applicatiu). Action de poser une chose sur une autre, de façon qu'elles adhèrent : application d'or sur du cuivre. Dentelle d'application, dentelles dont les motifs d'ornement qui la composent, exécutés séparément, d'abord à l'aiguille ou aux fuseaux, sont ensuite appliqués et cousus sur le fond de tulle à la mécanique. Broderie d'application, manière de broder sur double fond, de telle sorte que le dessin, après avoir été découpé dans Tun des fonds, se ti-ouve appliqué sur l'autre. (Parfois, les dessins se composent de découpures de drap, de velours, etc., cousues sur l'étoffe.) Attention soutenue : application à l'étude. Action d'adapter une maxime, un précepte, eic. ; application d'un article du code Adaptation d'un procédé, d’une méthode : V application de l'algèbre à la géométrie. Ecoles d'application, v. écoles. Ant. Inapplication.

applique [a-pli-ke] n. f. Tout ce qu'on applique sur un objet pour Torner.

Candélabres à une ou plusieurs branches, qui se fixe au mur.

appliquer [a-pH-ké] v.

a. (lat. applicare). Mettre une chose sur une autre :

appliquer des couleurs. Donner : appliquer un soufflet.

Diriger avec attention ; appliquer son esprit à. Employer ; appliquer un remède une loi, une règle, etc.

Faire servir : appliquer l'algèbre à la géométrie. S’appli- Applique,

quer v. pr. Mettre toute son attention ; s’appliquer à bien faire. Prendre pour soi : s'appliquer des louanges. Convenir à, viser : observation qui s’applique à tout le monde.

appliqueuse [a-pH-keu-se] n. f. Ouvrière chargée d'appliquer les fleurs sur les dentelles dites d'application.

appogiature [a-po] ou appoggiature

[a-po-dji-a] n. f. (ital. appogiatura). Mus. Petite note d'agrément que Ton place devant une , 0 „ J i n O t e principale , ^

à un degré (un ton ou un demi -tou) au - dessus ou , audessous de cette note ; l'appogiature simple enlève ordinairement à la note principale la moitié de sa valeur. — L'appogiature est brève quand elle est faite d'une petite croche à queue barrée ; on l'appelle alors acciacatura : elle n'a pas de valeur, et on l'exécute rapidement. L'appogiature est double quand elle est formée de deux petites notes placées Tune à un degré au-dessus, l'autre à un degré au-dessous de la note principale.

Appoigny, comm. de l'Yonne, arr. et à 8 kil. d’Auxerre, sur l"Yonne ; 1.330 h. Eaux ferrugineuses.

appoint [a-poin] n, m. Somme qui solde un compte : payer un achat par un billet à ordre et par un appoint. Menue monnaie, complétant une somme qu'on ne peut former exactement avec les pièces principales. Faire l'appoint, ajouter à une somme le complément nécessaire pour parfaire le prix, appointage n. m. Action de rendre pointu, appointé, e [a-;)om] adj. Qui reçoit des appointements. Blas. Se dit des pièces qui se touchent, ou qui convergent vers un point.

appointements [)na?i] n. m. pl. salaire fixe pour un emploi. Etre aux appointements, recevoir des appointements. Dr. anc. .Jugement interlocutoire par lequel le juge demandait les conclusions et les productions des parties sur un point obscur du procès.

appointer [a-poin-té] v. a. Donner des appointements : appointer un fonctionnaire.

appointer [a-poin-té] v. a. (préf. ad, et pointe). Tailler en pointe : appointer un crayon, un bâton, Ant. Emousser, épolnter.

appointeur, euse \a-poin, eu-ze] n. Personne qui appointe.

appointir [a-poin] v. a. Rendre pointu : appointir des aiguilles.

appointissage n. m. Action d'appointir.

appondure [a-pon] n. f. Perche ajoutée au bout d'une autre, pour maintenir et rendre plus solide un train de bois flotté.

appontement [a-pon-te-man] n. m. Consiruotion en bois ou en fer, destinée à pcrmetlre le chargement et le déchargement des navires et bateaux.

Appog^iature.

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