‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 127 sur 1225 · A PT · texte numérisé non relu

A PT

d’Avignon ; 6.3.;o h. {Aptésiens ou Aptois). Confitures, faïences ; truffes. — L’arr. a 6 cant., 50 conim, 4i.75ü h. ; le cant. a 13 comm. et 12.480 h.

apte adj. (du lat. aptus, propre à). Qui a des dispositions à, qui est propre à : Venfant est apte à apprendre. Ant. Inapte, impropre, incapable.

aptère adj. (du gr. « priv., et y feron, aile). Se dit d un insecte sans ailes : phylloxéra aptère. Se dit des statues de certaines divinités antiques qui, par exception, étaient représentées sans ailes : la Victoire aptère. N. m. pl. Ordre d’insectes complètement dépourvus d’ailes : le pou est un aptère.

aptéryx [ap-té-rikss] n. ni. Genre d’oiseaux d’Australie, n’ayant que des rudiments d'ailes, des plumes ressemblant à des soies, et pas de queue.

aptitude n. f. (rad.

apte). Disposition naturelle à une chose :

aptitude pour les sciences. S'emploie aussi pour les animau.x ; aptilude à l'accroissement, à la ponte. Dr. Capacité, voir un legs. Ant. Inaptitude. Brevet d'aptitude militaire, brevet institué par la loi du 8 avril 1903, et qui confère des avantages spéciaux (accès rapide au grade de caporal ou brigadier, choix du corps d'affectation, etc.) aux jeunes gens qui en sont pourvus.

aptyalisme n. m. (du gr. a priv., et ptyalon, salive). Défaut de sécrétion salivaire.

apud m. lat. signif. Dans, chez, et qu’on emploie dans les références bibliographiques. (On l’abrège souvent Ap.)

Apulee [lé\, écrivain latin du n« siècle, né à Madaura, en Numidie; auteur du curieux roman les Métamorphoses ou V Ane d'or, où se trouve la charmante histoire de Psyché. On lui doit également une éloquente Apologie.

Apulie \U], contrée de l’ancienne Italie, qui lit d’abord partie do la Grande-Grèce, aujourd’hui la Fouille. (Hab. Apuliens.)

Apure, riv. du Venezuela, affl. gauche de l'Orénoque ; cours 9Ü0 kil.

apurement hnan] n. m. (de apurer). Vérification d'un compte, faisant ressortir les droits contestés, les recouvrements, les restes à recouvrer, etc.

apurer [ré] v. a. (rad. pur). Vérifier et arrêter définitivement ; apurer un compte.

Apurimac ou Catonga, riv. de l’Amérique du Sud, la plus importante des deux branches mères de rUcayalé; cours 800 kil.

apUS [pit.ss] n. m. Genre de crustacés branchiopodes, type d’une famille dite des apusidés, répandus sur tout le globe, dans les eaux douces et stagnantes.

■ apyre adj. (du gr. a priv., et pur, feu). Inaltérable au feu, et surtout infusible ; le cristal de roche est apyre.

apyrène adj. (du gr. a priv., et purên, noyau). Bot. Dont les fruits n’ont pas de noyau.

apyrétique adj. (de apyrexie). Qui fait tomber la fièvre. Qui n’a pas de fièvre.

apyrexie )rèk-sî] n. f. (du gr. a priv., et pur, feu). Absence, cessation de fièvre.

aquæ potoribus, mots lat. signif. Par les buveurs d'eau, allusion à cette pensée fantaisiste d’Horace (Epîtres, I, 19, 3) :

. nec vivere earmina possunt

Quæ scribuntur aquæ potoribus.

(Ils ne peuvent pas vivre, les poèmes qui sont écrits par des buveurs d’eau.)

aqua-fortiste ou aquafortiste [kou-a-for-

tis-te] n. (de Tital. acqua-jforte, eau-forte). Graveur SL Teau-forte. Pl. des aqua-f artistes ou aquafortistes.

aquamanile [koxL-a] n. m. (du lat. aqua, eau, et manuSy main). Au moyen âge, bassin pour se laver les mains avant et après les repas. Petite fontaine en dinanderie.

aquapuncture [kou-a-ponk] n. f. (du lat. aqua, eau, et 'punctura, piqûre). Chir. Révulsion obtenue par la projection brusque et violente d'un filet d'eau filiforme.

aquarelle [/coit-a-rè-^e] n. f. (ital. acquerella; de acqua, eau). Peinture en couleurs délayées dans l'eau.

— Encycl. Dans le principe, les miniaturistes du moyen âge se servirent de couleurs délayées à l'eau pure, qu’ils appliquaient à plat sur des dessins faits à la plume : ce fut l'enfance de V aquarelle. Plus tard on aviva les couleurs en y mêlant de la gomme, et on les posa par couches successives : procédé qui reçut le nom de gouache. Toutefois, on conserva le procédé primitif, mais on se borna généralement à remploi d'une seule couleur : ce genre de couleur fut appelé lavis. A la fin du xviii® siècle, Fragonard, Moreau le jeune, etc., essayèrent de remettre à la mode l’aquarelle à plusieurs teintes, mais la véritable renaissance de ce genre s’accomplit en Angleterre en 1804. L’Anglais Bonington et le Français Géricault la popularisèrent en France. Depuis, P. Delaroche, Devéria, les Johannot, Chariot, Delacroix, Meissonier, Decamps s’y distinguèrent et, après eux, Bellangé, Eug. Lami, Valerio, Pils, de Curzon, Ziem, Harpignies, etc.

£Lqu£tr6llist6 {kou-a-rhl-lis-te] n. Peintre à Taquarelle.

aquarium [kou-a-ri-om'] n. m. (du lat. aqua, eau). Réservoir dans lequel on entretient des plantes et des animaux d’eau douce ou d'eau salée. Pl. des aquariums.

— Encycl. L’établissement d’un aquarium varie suivant qu’il est destiné à contenir des poissons en petit nombre ou de faible taille, ou, au contraire, des poissons de taille moyenne en assez grand nombre (aquariums scientifiques). Les petits bocaux qui contiennent des poissons, dans les appartements, sont les plus simples des aquariums. Ils demandent des soins constants : changer l’eau chaque jour l'hiver (deux fois par jour l’été au moyen d’un siphon pour ne pas sortir tout à fait les poissons de leur élément) ; chaque semaine, nettoyer l'aquarium complètement, en transportant les poissons dans un autre vase, sans jamais les prendre à la main, mais à l’aide

d’une petite épuisette. Les grands aquariums scientifiques permettent de conserver vivantes beaucoup d'espèces peu connues ; le plus célèbre est celui de Naples.

Aquariums.

aquatile [kou-d\ adj. (du lat. aqua, eau). Bot. Se dit d’une plante qui naît, qui vit dans l’eau, comme le lotus, le nénuphar, etc.

aqua-ti’nta [kou-a] n. f. (de l’ital. aqua tinta, eau teinte). Gravure imitant le dessin au lavis, faite à l’encre de Chine, au bistre, à la sépia. Pl, des aquatinta. (On dit aussi aquatinte. Pl. des aquatintes.)

aqua-tintiste ou aquatintiste [kou-a-tintis-te] n. Personne qui grave à l’aqua-tinta. Pl. des aqua-tintistes ou aquatintistes.

aquatique [ftott-a] adj. Qui croît, qui vit dans l’eau : plante, animal aquatique.

aquatiquement [kou-a-ti-ke-man] adv. D’une manière aquatique. Par le moyen de l’eaq.

aquatubulaire [kou-a, lè-re] adj. Se dit d’une chaudière à vapeur dans laquelle l’eau circule à l’intérieur de tubes exposés directement à la chaleur du foyer ; l’emploi des chaudières aquatubulaires permet de réduire le volume des générateurs de vapeur.

aqueduc [ke-duk] n. m. (du lat. aqua, eau, et ducere. conduire). Canal en maçonnerie pour conduire l’eau.

— Encycl. Les aqueducs sont tantôt souterrains, tantôt apparents. Les Grecs eurent une préférence marquée pour les canaux souterrains. C’est sous l’époque romaine que les aqueducs apparents, à arcades, se multiplièrent. Chaque aqueduc aboutissait

Aqueduc romaia (poot du Gard).

à un bassin terminal, appelé château [castellum), d’où l'eau se distribuait dans la ville. Quatorze aqueducs amenaient à Rome l'eau nécessaire ; trois furent réparés i)ar les papes et suffirent aux besoins de la ville. Les ruines célèbres connues sous le nom de « pont du Gard » sont des vestiges d'un aqueduc de quarante kilomètres de long, servant à l’alimentation de Niincs. L'aqueduc d’Arcueil [arculi, arches de l'aqueduc), près de Paris, réparé au xviie siècle, surélevé au xix®, a encore des parties romaines.

aqueux, euse \keû^ eu-ze] adj. (du lat. aqua, eau). De la nature de l'eau : humeur aqueuse; la partie aqueuse du sang. Qui contient de Teau ; légumes trop aqueux. Météore aqueux, météore formé par les mouvem.ents de l’eau et les diverses formes qu’elle prend : la pluie, la neige, le brouillard, etc., sont des météores aqueux.

a quiajfew-i] (loc. form. de à, et du lat. quia, parce que). Être a quia, ne plus savoir que répondre, épî'ouver un grand embarras pécuniaire ou autre.

aquiCOle [ku-ï\ adj. Relatif à l’aquiculture. Qui vit dans l'eau.

aquiculteur [ku-i] n. m. Celui qui s'occupe d'aquiculture.

aquiculture [kuA] n. f. (du lat. aqua, eau, et de culture). Culture des eaux. Art de multiplier et d'élever les animaux et les plantes aquatiques.

— Encycl. L'aquiculture recherche et applique les moyens propi’es à enrayer le dépeuplement des eaux. Les deux principaux sont : lo le repeuplement direct des eaux (pisciculture) ; 2o l’élevage en bassins fermés (ostréiculture). Dans le premier cas. les animaux sont élevés jusqu'au moment où ils sont valides et peuvent être mis en liberté : dans le second, l’élevage est continué jusqu'à ce que les animaux aient acquis la taille marchande.

Il existe en France et à l’étranger des sociétés d’aquiculture (Société centrale d'aquiculture et de pêche, à Paris) et de nombreux établissements ( laboratoires maritimes, etc.) ou les diverses questions relatives à Tèlevage des animaux aquatiques sont étudiées s ci eut i fi quement.

aquifère [ku-i]

adj. (du lat. aqua, eau, et ferre, porter).

Qui porte, qui contient de l’eau : couche géologique aquifère; niveau aquifère.

aquifoliacées [ku-i, sê] n. f. pl. Famille de dicotylédones, dont le houx est le type. S. une aquifoliacée.

ARA

aquigjène [ku-i] adj. (du lat. aqua, eau, et genesis, naissance). Qui naît ou croît dans l’eau.

Aquila (saint), disciple de l’apôtre saint Paul, né dans le Pont et mort, croit-on, à Rome (itr s.). Fête le 8 Juillet.

Aquila \kuri], en ital. Aquila degli Abruzzi,

V. d’Italie, oh.-l. de la prov. d Aquila des Abruzzes, sur le fleuve côtier Aterno, tributaire de l’Adriatique; 18.600 h. Evêché.

Aquila (Pietro), peintre et graveur italien, né à Marsala (1650-1700). Il a gravé les Loges du Vatican, d’après Raphaël.

aquilain [ki-lin] ou aquilant [lU-ian] adj. et n. m.' Se dit d’uii cheval de couleur fauve ou brune, à peu près semblable à celle de l’aigle.

aquila non capit muscas prov. lat. signif. L'aigle ne prend pas de mouches. (S’emploie pour faire entendre qu’un homme supérieur ne doit pas s’occuper de choses au-dessous de lui.)

Aquilée [ki-lé], v. considérable dans l’antiquité, port sur le golfe Adriatique, détruite par Attila en 452; aujourd’hui, bourg du royaume d'Italie; 2.000 h. (Aquiléens). Deux conciles y furent tonus, l’un en 381 sur l’initiative de saint Ambroise, l’autre, en 656, qui repoussa la décision du concile de Constantinople.

aquilifère [ku-ï\ n. m. (du lat. aquila, aigle, et ferre, porter). Soldat romain qui portait l’aigle d’une légion.

aquilin, e \kï\ adj. (du lat. aquila, aigle). Recourbé en bec d’aigle : nez aquilin. Ant. Camard, épaté.

aqullillés [ku-i-H-nd] n. m. pl. (du lat. aquila, aigle). Tribu des acoipitridés, renfermant les aigles. S. un aquiliné.

aquilon [ki] n. m. (lat. aquilo; de aquila, aigle, à cause de l'impétuosité de ce vent). 'Vent du nord, violent et impétueux ; le fougueux aquilon, Blas. Représentation de ce vent, que l’on figure par une tête d’enfant joufflue et qui souffle avec force.

Aquin ou Aquino, ville de l’Italle méridionale (prov. de Caserte) ; 2.17-5 h. Patrie de Juvénal et de saint Thomas d’Aquin.

Aquitaine [ki-tè-ne], contrée de l’ancienne Gaule, correspondant à peu près au bassin de la Garonne. Ce fut une des grandes divisions de la Gaule romaine, et, à l’époque carolingienne, un duché, puis un royaume indépendant. Possédée par l'Angleterre du xii® au XV8 siècle, l’Aquitaine fut définitivement acquise à la France en 1453. (Hab. Aquitains.)

aquitanien [ki-ta-ni-in]

n. m. Etage géologique de la période tertiaire.

aquosité [ko-si-té] n. f.

Qualité de ce qui est aqueux.

A. R. Abréviation de A Itesse royale et du lat. anno regni (Tannée du règne...).

ara n. m. Genre de grands perroquets de l’Amérique du Sud, à longue queue et à beau plumage.

araba n. f. Voiture légère, à deux roues, en

Araba.

usage dans l’Afrique du Nord pour le transport des personnes, des bagages, des vivres, etc.

Arabe^ habitant ou originaire de l’Arabie. Adjectiv. : poésie arabe. Cheval arabe, cheval de selle, très soDre et très résistant, qui est originaire de l’Arabie. CV. cheval.) Arithm. Chiffres arabes, les dix signes de la numération, qui sont : 1. 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 0. N. ra. Langue arabe. Fam. Usurier.

homme dur en affaires : quel arabe est-ce là? (Mol.)

— Encycl. Hist. v. islam.

— Ethnol. Les Arabes, qui appartiennent au groupe méridional de la g-rande famille sémitique, tirent leur nom de leur primitive résidence, d'où ils sont

Aptéryx.

habileté à : aptitude à rece-

Types arabes.

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