‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 128 sur 1225 · ART ARABE · texte numérisé non relu

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Art arabe ; 1. Coupole ogivale, au Caire. — 2. Salle des Ambassadeurs, à l'Alcazar de Séville. — 3. Vase blasonné aux armes du sultan Beibarz el-Bondoukary.

— 4. Djokan de Toman Bal. — B. Boiserie ajourée de la grande mosquée de Kairouan. — 6. Lampe de mosquée en cristal émaillé (collection Spilzer). — 7. Fontaine de la cour des Lions (Alhambra de Grenade). — 8. Mosquée des Sabres, à Kairouan. — 9. Chapiteau de l'Alhambra de Grenade. — 10. Minaret de la mosquée El-Azhar, au Caire. — 11. Minaret, à Sidi-Okba (Algérie). — 12. Tabouret de mosquée. — 13. Bordure de Koran (xv« siècle). — 14. Détail de la boiserie d un moucharabieh.

— 15. Vase de l'Alhambra. — 16. Casque sarrasin du xii' siècle. — 17. Epée de Boabdil (fin du xv' siècle). — 18. Fusils. — 19. Mosaïque (Alhambra). — 20. Entrée

de la cour des Lions (Alhambra de Grenade;. — 21. Lampe de mosquée Musée de Madrid). - 22. La Puerta del Sol, à Tolède.

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sortis au vue siècle de notre èi*e pour répandre la religion musulmane. (V. islamisme.) Sauf dans le nord de l'Afrique, où ils sont souvent métissés, leurs caractères physiques ont été remarquablement consei’vés, L'Arabe de race pure est d’une taille un peu au-dessus de la moyenne ; il a la peau halée ou brune, le crâne elliptique et allongé, les yeux noirs et vifs, le nez droit. L'élevage nomade des troupeaux est l'occupation habituelle de cette race batailleuse, superstitieuse et pillarde.

— Langue, L’arabe est le plus développé des idiomes sémitiques. Son alphabet se compose de 28 lettres, toutes consonnes-.; les trois voyelles, a, i, ou, sont des signes adventices, qu'on n’écrit qu'exceptionnellement.

Les racines, ordinairement trilittères.

sei*vent à former les verbes, noms, adjectifs, etc. La syntaxe est compliquée. L'écriture arabe actuelle {neskhi) dérive de l’alphabet nabathéen, voisin de l'hébreu. Elle sert à écrire la plupart des langues des peuples musulmans: persan, turc, hindoustani, malais, etc.

— Litlér. Avant Mahomet, les monuments littéraires sont constitués par les sept poèmes Moallakât qui unissent les genres lyrico-héroïque, élégiaque, érotique et satirique. Le Coran est l'ensemble des révélations que Mahomet disait lui, avoir été apportées par l'archange Gabriel de la part de Dieu. C'est le point de départ de la civilisation musulmane, du droit et des institutions, développés dans la Sunna ou coutume, dont l'étude donna naissance aux quatre principales écoles juridiques arabes.

La littérature historique est représentée par Tabari, Ibn Koteiba, Masoudi , Ibn-el - Athir , Aboul-Féda,

Makrizi : la géographie par Ibn- Batouta, Ibn-Djobéïr, Bekri, Edrisi.

Les apologues du livre de Bidpaï (ou Calila et Dimna) et les fables de Lokman, les énigmes et jeux de mots de Hariri, le roman d’Antar, lés célèbres Mille et une nuits, montrent le goût des Arabes pour les apologues et les beaux récits. Les Arabes empruntèrent les mathématiques et l'astronomie, les sciences physiques, chimiques, naturelles et médicales aux Grecs, dont ils traduisirent les ouvrages, qu'ils transmirent plus tard à l'Occident. Les médecins Avenzoar, Avicenne, Averrhoès sont demeurés célèbres.

— Art, On prétend souvent que les Arabes se sont interdit, pour des motifs religieux, la représentation

des êtres animés, c'est une erreur, et plus d'une fois ils ont représenté, dans leurs miniatures, ' leurs tapisseries et leurs sculptures, des animaux, parfois même des hommes. Cependant, d'habitude, leur peinture et leur sculpture se limitent à l’enjolivement des caractères d'écriture par un capricieux assemblage de fleurs, de fruits, de feuillages et de rinceaux, ce qui constitue l’art raffiné des arabesques. Mais ils ont excellé dans un genre d'architecture qui, d’abord inspiré des Romains, puis des Byzantins, s’est surtout développé en Espagne, et a produit des monuments tels que l’Alcazar et la Giralda de Séville ou l'Alhambra de Grenade. L'édifice type de l'architecture arabe est la mosquée, sanctuaire sacré, de forme carrée avec une cour centrale, une chaire à prêcher, un mihrab et un minaret. Les monuments arabes comportent des arcs de toutes formes, des pendentifs très oimés, et des motifs décoratifs d’une extrême richesse. Il faut citer les mosquées d'Egypte, de Constantinople, de Cordoue.

arabesque [6èske\ adj. Propre aux Arabes : décoration arabesque, N. f. Peint.

et sculpt. Entrelacement de feuillages et de figures de caprice, à la manière des Ai’abes.

— Encycl. V. Aüabe.

arabette [6è-(e]n.

f. Genre de crucifères, comprenant des herbes annuelles d'Europe.

arabidées n.fpl. Tribu de la famille des crucifè~ res, ayantpour type le genre arabette. S. une arabïdée-

Arabie [iif], vaste péninsule à Touest de l’Asie méridionale. Superf. 3 millions do kil. carr. ; capit. La Mecque ; 12 millions d'h. [Arabes). Le centre est un grand plateau, formé de plaines pierreuses et désertes, où règne un climat très chaud et exceptionnellement sec [Arabie Pétrée) ; les côtes, notamment le Yémen, le iledjaz, Tlladramaout, sont très fertiles et donnent : café, coton, encens, gomme, myrrhe, aloès, canne à sucre, cocotier, aromates précieux, arbres fruitiers. Au point de vue politique, l'Arabie, qui s’est soustraite à la suzeraineté de Constantinople, compte un certain nombre de petits royaumes indépendants, dont le principal est le lledjaz. A citer aussi des pays plus ou moins soumis par les Européens (sultanat de Mascate) ou de vraies colonies britanniques (Suez, Périm). — C’est de 1 Arabie que partit au vus siècle le mouvement mu¬

sulman (v. islam), grâce auquel la race arabe s’est répandue dans tout le nord et le centre de l’Afrique, dans le centre de l’Asie et, un moment même, dans le midi de l’Europe.

arabine n. f. Principe soluble des gommes végétales. Syn. ACIDE ARABIQUE, ACIDE MÉTAPECTIQUE.

Arabi-pacba, officier égyptien, né à Herya- ALPIIABET ARABE

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