‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 140 sur 1225 · V. ARMAGNAC · texte numérisé non relu

V. ARMAGNAC

Armagnacs faction des), parti du du<^ d’Orléans, dont un des chefs principaux était le comte Bernard Vil d’Armagnac.

Il déchira la France sous Charles VI et sous Charles VII, par ses luttes avec la faction des Arme* d’Arœag-Dac. Bourguignons.Toutefois, âla différence de ce dernier parti, il ne s’allia jamais avec les Anglais ; le conflit ne prit fln qu'au traité d’Arras, en 1435. Armagnacs et Bourguignons sont deux mots restés dans la langue comme synonymes d’ennemis irréconciliables.

armaillade 'ma, il mil.) n. f. Sorte de fllet.

armaillis [ma. /^mll., rn. m. Xom donné dans la Suisse française aux bouviers de la Gruyère. (Us portent le gilet et la culotte rouges, et la petite toque ronde. Le ranz des vaches est le chant des armaillis.)

Armançon, riv. de France, qui prend sa source dans le dép. de la Côte-d'Or, passe à Semur, Tonnerre, Saint-Florentin, et se jette dans l'Yonne r. dr.j; cours 174 kil.

Armand-Dumar esq i Charles - Edouard I , peintre français, né et mort à Paris 1826-1895;; il a laissé de remarquables tableaux militaires.

armateur n. m. Celui qui arme ou qui équipe un navire à scs frais.

— Encycl. Dr. L'armateur cTioisit le capitaine du navire, compose l’équipage, et munit le navire de tout ce qui est nécessaire à la navigation. Tout propriétaire de navire est responsable des faits du capitaine, et tenu des obligations non illicites contractées par ce dernier pour ce qui est relatif au navire et à l'expédition. 11 peut, dans tous les cas, s'affranchir de ces obligations par l’abandon du navire et du fret.

Armatoles ou Klepktes n. m. pl. Tribus guerrières et pillardes du nord de la Grèce. Elles ont joué un grand rôle durant la guerre de l'Indépendance. Butzaris compta jparmi leurs principaux chefs.) — Un Armatole ou Klephte.

armature n. f. lat. armatura,. Assemblage de

liens de métal, soutenant les parties d'un ouvrage charpente, vitrail, pièce d'archiiectirre. de modelage. etc. . Pla- ^

que métallique, faisant partie des condeiiTiateurs électriques. Fig. La

Arai&tures. (Mus.)

iVjrtune, considérée comme force qui aide à soutenir la société. ( V. l'art, suivant. ) Mm. Réunion des dièse.s ou des bernois qui se trouvent à la clef et sont affectés au ton dans lequel le morceau est écrit.

Armature {V). roman de Paul Hervieu !1895), Œuvre remarquable par l'observation aiguë de la réalité, et dont le principal personnage est le baron Saffre, un riche financier. L'auteur y montre la famille, la société, le beau monde soutenus par une armature en métal, qui est l'argent. — E. Brieux a lire du roman une pièce en cinq actes 1905;.

Armbouts-Cappel, comm. du départ, du Nord, aiT. et à 48 kil. de Dunkerque ; 1.200 h.

arme n. f. (du lat. arma, armes). Instrument qui sert à attaquer du à défendre : arme offensive, défensive. Arme blanche, épée, baïonnette, poignard, etc. Arme à feu, fusil, pistolet, etc. Les différents coips de l'armée, cavalerie, infanterie, artillerie, génie, etc.: appartenir à l'arme du génie. PI. Armure : endosser ses armes. Profession de la guerre : né pour les armes. Escrime ; faire des [armes. Maître dnnnes, professeur d’escrime. Emblèmes figurés sur l'écu : les axones de Paris. CV. armoiries.) Passer quelqu'un par les armes, le fusiller. Etre sous les armes, être armé. Fig. Fournir des arixies contre soi. donner prise sur soi par ses actes, ses paroles, etc. Fait d'arntes, irait de bravoure. Faire ses prexnières armes, sa première campagne, et, au fig., débuter. Prendre les axones, se mettre sur le pied de guerre. Poser les axones, se rendre. Fig. Rendre les armes, céder. Faire axone de tout, employer tous les moyens. Fig. Tout ce qui sert à attaquer ou à se défendre : les arxnes de l'éloquence, de la beauté; l'arme de la calomnie. Miiit. Coxximandant d'armes, Tofficier le plus élevé en grade des troupes de la gai-nison. Mar. Capitaixie d'axones, officier qui a la police du bord. Loc. prov. et pop. Passer l'arme à gauche, mourir. Alli's. liïtér. : Se disputer les armes d’Achille. Patrocle couvei-t des armes d’Achille. 'V. disputer et Patrocle. Que les armes cèdent à la toge. V. cedant arma tog e.

— Encycl. Arehéol. et milit. Il existe deux classes d'armes ; les armes offensives, les armes défensives.

On peut diviser les armes offensives en ; i» axones de ixxain : épées et toutes leurs variétés, couteaux et poignards ; 20 armes de coup ou arxnes de choc : masses d'armes, casse-tête ; 3» axones d'hast, dont le fer aigu, tranchant ou crochu, suivant les espèces, est emmanché sur un long fût ou hampe de bois : lances, piques ; 40 armes de jet, se subdivisant en deux séries selon qu'elles sont lancées à la main (javelot et toutes ses variétés), ou au moyen d'un engin bandé (arc); 5» arxxies à feu fai'mes à feu portatives : mousquets, fusils, mitrailleuses, revolvers, pistolets, et artillerie); 6» projectiles (ftèches, grenades, balles, boulets, obus, etc. .; 70 xnachines de guerre (béliers, tours de guerre, etc.).

Les armes défensives, comme leur nom l'indique, servent uniquement à défendre l'individu : boucliers, cuirasses, cottes de mailles, etc.

— Dr. Au point de vue pénal, certains instruments sont considérés comme axones indépendamment de l'usage qui en est fait, tandis que d’autres (couteaux, ciseaux de poche, cannes simples, bâtons) ne sont ainsi qualifiés qu'autant qu'ils ont servi à tuer, à blesser ou à frapper.

Le port des armes appax'entes est liciie; par exception, il est interdit dans les salles d'élections, les églises, marchés, foires et autres lieux de rassemblement. Les armes prohibées sont celles qui. à raison de leur dimension et de leur nature, peuvent être dissimulées. Tout individu porteur d'une arme prohibée peut être puni de l'emprisonnement et de l'amende. Le port d’armes apparentes ou cachées est une cil-constance aggi-avante du vol.

— Econ. doxn. Exitrctien des armes. Pour maintenir les armes en parfait état de conservation, et notamment pour les empêcher de rouiller, il faut les graisser. On obtient de bons résultats avec le mélange suivant; on fait fondre au bain-marie 40 grammes de suif frais de mouton. Quand la fusion est complète, on décante dans un vase propre. D'autre part, on incoi-porc au suif 80 gï-ammes d'huile d’amandes douces, que l'on verse peu à peu et en remuant constamment le mélange. Le suif se fige, et le tout prend l'a.spect d'une sorte de pommade, avec laquelle on graisse les armes en se servant d'une peau de chamois.

Il existe un second procédé, consistant à délayer 25 grammes de vaseline dans 26 grammes de pétrole rectifié, et à frotter les armes avec ce mélange dont on imbibe un morceau de flanelle.

Veioiis pour armes. Dissoudre au bain-marie, dans la quantité d'alcool à 90», strictement suffisante,

10 parties en poids de mastic en grains, 5 parties de camphre, o de gomme arabique et 5 de sandaraque. On obtient ainsi un liquide épais, dont on fait l'application sur les armes au moyen d'un pinceau doux ; on laisse ensuite sécher à Tair.

armé, e adj. Qui a des armes ; homme, xxavire armé. Armé jusqxCaxjtx dents, couvert de toute sorte d'armes. -4 maixi armée, par là force des armes. Force axonée, ensemble des troupes destinées à faire respecter la loi. Pourvu d'une armature de métal ; cixxient armé. Blas. Se dit des animaux, çt en particulier du lion, de l'aigle, etc., dont les griffes ou les serres sont d'un émail particulier. Se dit également d'une figure de guerrier tenant une arme, ou d’un bras (dextrochère ou sénestrochère) revêtu de son armure.

armée [xné] n. f. (deai-me). Ensemble des iroupcs régulières d'un Etat : les armées de France. Réunion nombreuse de troupes de toutes armes, sous les ordres d'un générai en chef : Carmée de l'urenxie. Gx'Oiipe d'axonées, réunion de plusieurs armées sous le commandement d'un même chef. Corps d'axonée, nom donné à plusieurs divisions d'une armée réunie en une masse isolée et obéissant à un généi-al qui, lui-même, reçoit ses ordres du général en clicf : l'axoxxée française est divisée en vingt et un cox-ps d'armée. Armée, réunion de plusieurs corps d'armee sous un seul chef : la JY<x arxnée, sous les ox'dx'cs du général Gouraud, brisa l'u/fexisive allemande en Chaxnpagxie ijuillet 1918). ['V. France’. Fig. Ensemble des personnes qui remplissent les mêmes fonctiuiis, ont les mêmes idées, eic. ; l'armée des fonctionxxaix-es ; l'armée du ci-ixxie.

— Encycl. Antiq. Orient. Hors la garde royale,

11 n'y avait pas d'armées permanentes. En Egypie, l'armée régulière se recrutait dans la classe privilégiée des guerriers ; plus tard, on recourut à des mercenaires libyens et asiatiques.

Grèce. .4 partir du vu® siècle av. J.-C., tous les citoyens doivent le sei-vice ; les plus riches forment la cavalerie ; l'infanterie des hoplites se recrute parmi la classe moyenne ; les pauvres constituent les troupes légères. L'année est commandée par des poiéxxxai’qxies, des stratèges, des lochaqes. Au IV» siècle, apparaissent les armées de métier.

ARM

ARM

Arménie.

Rome. Sous la république, l'armée se composait anicpiement. de citoyens, astreints au service jusqu'à soixante ans. L'unité militaire était la /éi/ion, divisée en centuries ou manipules. Marius institua les cohortes, et ouvrit l'armée aux non-eitoyens ; Auguste constitua des arjiiées permanentes, d'abord cantonnées sur les l'njutiéres.

I‘ériode ijauluise et fraïujue. L'armée était formée par les contingents de chaque petit Etat, réunis autour de leurs chefs ordinaires. Les levées sc faisaient selon les besoins. En cas de guerre, le roi, chef suprême de la guerre, convoquait ses leudes ; cet appel se nommait le ban.

Epoque féodale. Les vassaux s'armaient à l'appel du seigneur. De leur coté, les villes constituèrent des milices bourgeoises, sur lesquelles la royauté s'appuya contre les seigneurs féodaux. Ces milices firent glorieusement leur apparition à la bataille de Bouvines. Charles Vil, par la création des compagnies d'ordonnance, institua une année permanente.

Temps modernes. L'organisation régimentaire remonte à Charles IX. mais 1 armée moderne ne date réellement que de Louvois. Les officiers restent propriétaires de leurs compagnies, mais tous les corps sont dotés d'armes et d'uniformes. Les soldats touchent une solde régulière et sont logés dans des casernes. L'avancement est ouvert à tous, mais la vénalité des grades permet aux incapables d'exercer des commandements. Le recrutement était basé sur l'engagement volontaire. La conscription fut établie sous le Directoire. L'Empire rétablit les régiments, et créa les corps d'armée. Cette organisation s'est maintenue dans les armées modernes. Avant la Grande Guerre, les nations européennes, à l'exception de l'Angleterre, avaient adopté le régime du service obligatoire, avec passage successif dans larmée active, la réserve, l'armée territoriale et la réserve de la territoriale. La conscription fut établie en Angleterre pendant la Guerre, mais supprimée après l'armistice de 1918.

armeline n.f. (ital. armeWina',. Pelleterie blanche et fine, provenant de la fourrure de l’hermine.

armement [man] n. m. Action de pourvoir d'armes : l' armement d'une place. Ensemble des objets servant à armer : doubler T armement. Préparatifs de guerre : armement par mer. Equipement eu matériel, subsistance, etc., d'un vaisseau : armement en course. Ast. Désarmement.

Armement (minisUre de V), créé pendant la Grande Guerre pour intensifier lalabricalion des munitions (1916-1918).

Armengaud ’min-ghô] (Désiré), littérateur ei critique d'art français, né à Castres, mort à Paris (1797-1869).

Arménie [nf], contrée de l'Asie occidentale, au sud du Caucase, et aux . sources de l'Euphrate et du Tigre, qui forma longtemps un royaume indépendant, puis fut, au xix» siècle, partagée entre la Turquie, la Russie et la Perse.

Elle constitue aujourd'hui, dans des frontières encore indéterminées, ' une république indépendante. Erivan^ Erzeroum, Tabriz, Van, sont ses principales villes. On donne le nom de Petite Arménie au royaume fondé à l’époque des croisades par les Arméniens émigrés en Cilicie.

— Langue et littérature. La langue arménienne appartient à la famille indoeuropéenne. L'alpEabet arménien a été inventé par Mesrob à la fin du iv' siècle : il comprend 38 lettres. Le christianisme a fait disparaitre les monuments de l’ancienne littérature de l'Arménie païenne.

Le v« siècle est l'âge d'or de la littérature arménienne ; il est illustré par l'historien Moïse de Khoren. Citons ensuite : Lazare de Parb (v« s.'i, Eznig Ai» s. , Thomas Ardzrouni et Jean VI.

Catholicos iix» s.), Etienne Açoeigh IX» s.i, Grégoire Magistros et Arisdagos de La.sdivertz {xi« s.’. ■ Au xii» siècle Arménie compte un poète de

les imprimeries arméniennes de Vienne, Tiflis, Pétrograd. Madras, ne cessent de produire des livres arméniens.

Arménien, enne ni-in, é-nej, habitant ou originaire d'Arménie : les .irméniens. Adjectiv. : population arménienne. N.

m. I.angue parlée par les Arméniens.

arméniste

'ni's-fe] ou armé n i sant 'cnn;, 6 n. Qui est versé dans la connaissance de l’arménien.

a r m e n teux, euse

[man-teu, et<-ze] àdj. (du lat. armentum, troupeau). Riche de gros bétail, en parlant d’ ujn pays : contrée a rmente U s e .

.Peu us.)

A r m e ntlères [man), ch,-l. de e. (Nord), arr. et à 16 kil. de Lille, sur la Lys ; 28.620 h. [Armentiérais) ; ch. de f. N. Linge, toiles, dentelles ; distillerie. Forges, Au cours de la troisième bataille des Flandres, Armentières a dû être évacuée parles Anglais (11 avril 1918) ; la ville était devenue intenable à la suite d'émissions do gaz faites par les Allemands. Elle fut reprise quelques mois après. — Le cant.a 8 comm. et i8.7ü0 h.

armer [me] v. a. (lat. armare,. Procéder à l'armement, dans tous les sens de ce mot : armer un fort, une troupe, un brick. Lever des troupes ; Etat qui peut armer cent mille hommes. Tendre le ressort

Types arméniens.

Minuscules

to

VALEUR

Minuscules

Majuscules j

VALEUR

Minuscules

Cj

VALEUR

ui

ÎI

îy

dz

dch

P doux

r français

k doux

s dur

t dental

tz

é (et ié)

r grasseyé

r dental

è ouvert

ts

e bref

muet ou ï

ou, n, Y doux

t’ ou t fort

P’ (P fort)

dh

ch

k fort

O ef ouo

tch

kh

Sphère armillaire.

la petite

^ marque, Nersès

Glaïetsi. Aux époques suivantes, la littérature arménienne produit des oiuvres de second ordre et beaucoup de traductions des auteurs étrangers. De nos joui-s, les presses des mékhitaristes de Venise,

d'une arme à feu : unner son fusil, .\rmer chevalier. recevoir dans la chevalerie. Garnir d'une chose qui donne de la force ; armer de fer une poutre. Equiper : armer un navire pour la pêche. Fig. Fortifier, prémunir ; la philosophie nous arme contre les passions; s'armer de courage, de patience. A.xr .Désarmer.

Armeria de Madrid, célèbre collection d armes anciennes, établie à Madrid dans le palais royal. La formation de l'Armeria date de Philippe II.

a.rmet [mè] n. m. (de arme). Casque de cavalier complètement clos, et qui protégeait la,. tête et la nuque des hommes de guerre au moyen âge, : l'armet fut 'en usage du xv» au xvn» siècle.

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