V. M.XMBRIN
Armide, une des plus séduisantes héroïnes de la Jérusalem délivrée, du Tasse, la Circé de l'épopée chrétienne.
Son nom est souvent employé pour désigner une femme qui fascine par ses charmes enchanteurs. On fait aussi de fréquentes allusions aux jardins, au palais d'Armidc, où la magicienne retenait le beau Renaud loin de l'armée des Croisés.
■Armide. opéra en cinq actes, paroles de Quinault, musique de Gluck (1777); l’une des œuvres les plus parfaites du musicien.
Armide et Renaud, tragédie Inique en cinq actes et un prologue ; poème de Quinault, musique de Lulli (1686).
Armide et Renaud, beau tableau de Poussin : Armide, s ' apprêtant a frapper le héros endormi, est désarmée par sa beauté. L'amour retient son bras.
Renaud.
a r m i 1laire [mii-ière] adj. (de armïlle). Sphère armillaire, assemblage de plusieurs cercles de métal, de bois ou de carton , représen tant le ciel et le mouvement des astres, et au centre desquels est placé un petit [globe figurant la Terre.
armillaire [mü-lè-re] n. f. Genre de champignons du groupe des agaricinées, qui poussent fréquemment sur les vieilles souches, et dont certaines espèces sont comestibles ; V armillaire couleur de miel est commune en automne.
armille[ff mll.,e] n.f.ldulat. armilla, bracelet). Bracelet grec, romain , gaulois , franc,etc. Instrument dont Ilipparque et les anciens astronomes se sont servis pour faire des observations astrono m i q U e s .
N. f. pl. Petites moulures qui entourent le chapiteau des colonnes doriques. (On dit aussi ANNELETS.)
armillé, e [il mil.] adj. (,de armille). Qui est entouré d'un anneau ou d'un cercle.
arminianisme [nis-me] n. m. Doctrine des arminiens.
arminien [ni-in] ou remontrant [tran] n. m. Sectateur d'Arminius, qui combattait une partie des doctrines de Calvin (xvii» s.)
— Encycl. Adoptant les idées de son compatriote Koornhert, qu'il avait été chargé de réfuter, le théologien Arminius s’éleva contre le dogme calviniste de la double prédestination et soutint que les bienfaits de la grâce étaient offerts à tous. Il eut comme adversaire Gomar, zélé calviniste. Arminius étant mort (1609), ses adhérents présentèrent (1610) aux états de Hollande un mémoire intitulé Remontrance (d'où leur nom de remontrants], où ils résumaient leurs doctrines. Les goniaristes présentèrent une contre-remonti’ance. La politique exploita ces controverses. Maurice d'Orange fit condamner les arminiens au synode de Dordrecht (1618), et les frappa de la persécution et de l’exil. Après sa mort, ils purent professer leur doctrine, qui d'ailleurs se répandit aussi en Angleterre, en Prusse, en France.
Arminius 'uss], chef des Germains, au temps d'Auguste et de Tibère, demeuré populaire en Allemagne sous le nom de Hermann. '” —
légions de Varus, l'an 9 apr. J.-C.
Arminius
(Jacques), théologien protestanthollandais ( 1 360-1609), fondateur de la secte des arminiens ou rehiontrants, qui adoucissait la doctrine de Calvin sur la prédestination et fut énergiquement combattue par les gomaristes, ou sectateurs de Gomar.
armistice
f?m's-fi-se] n. m. (du lat. arma, armes, et statio, repos). Interruption momentanée des hosti lités par accord mutuel : la signature de l'armistice, le II novembre 1918, consacra la défaite de l'Allemagne dans la Grande Guerre.
— Encycl. L'armistice est conclu par les gouvernements, tandis que la suspension d'armes ou armistice local) est conclue par les autorités militaires. L'armistice est ou général, ou restreint à une partie du théâtre de la guerre. Malgré l'armistice, les belligérants conservent l'administration des pays qu'ils occupent respectivement. Tout chef militaire qui prolonge les hostilités après avis officiel d'un armistice encourt la peine de mort, ou, en cas d'admission de circonstances atténuantes, celle de la détention.
Armiiles.
Il détruisit les