‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 142 sur 1225 · ARN · texte numérisé non relu

ARN

Armoires : I, à portes pleiues 2, à glace, à deux vantaux ; 3, à glace, à uu vantail ; 'i, à glace, à trois vantaux.

Armitage : Edward), peintre anglais, né à Londres, m. à Cambridge-Wells (1817-1890^ ; auteur de tableaux historiques et religieux,

armoire n. f. (lat. armarmn). Meuble haut, fermé d'une ou de deux portes, garni de tablettes, de tiroirs, pour serrer le linge, les yêtemcnts, etc.

— Encycl. a l’origine, l’armoire fut une cavité creusée dans le mur ; puis elle devint mobile. Sa destination première était de contenir des armes. Au moyen âge, les armoires ménagées dans les murs des monastères ou des- églises renfermaient les livres ou les objets sacrés. La Renaissance a produit de belles armoires en menuiserie, aux vantaux ornés de sculptures, de peintures, d’incrustations.

Armoire de fer (T), cachette pratiquée dans le mur d’un corridor intérieur des appartements du roi aux Tuileries, et fermée par une porte en fer. Louis XVI avait lui-même travaillé à cette cacliette,aidé par le serrurier Gamain. qui dénonça, en 1792, le secret au ministre Roland. Les documents trouvés dans Varinoire de fer contribuèrent beaucoup à la condamnation de Louis XVI.

armoiries [ril n. f. pl. (du lat. arma, armes). Ensemble des signes, devises et ornements intérieurs

et extérieurs de l’écud’im Etat, d’une ville, d’une famille noble : les armoiries datent des croisades. V. BLASON.

— Exoycl. L'origine des armoiries remonte assez loin dans l’histoire, et tient à l'usage où étaient les guerriers de faire représenter sur leur bouclier des figures symboliques ou ornementales de toutes sortes, destinées aies faire distinguer dans la mêlée ; mais le carac- " tère de ces ornementations, qui ne suit pas '• 2. Armoiries,

de règles bien déterminées, ne devient la science du blason qu’à l’époque des croisades. V. blason.

On distingue plusieurs sortes d’armoiries : 1“ les armoiries de domaine ou de soieueraineté (ce sont celles des pays, terres ou fiefs qui appartiennent à un seigneur) ; 2o les armoiries de prétention (domaines sur lesquels un prince croit avoir des droits) ; 3» les armoiries de concession (concédées par un souvei-ain) ;

4» les armoiries de patronage (indiquant une px-oteetion pariiculière; ; 6» les armoiries de famille (qui sont légitimes, vraies, pleines, puj-es. brisées, bâtardes, parUmtes, etc.) : 6» les armoiries de dignité (destinées à faire connaître les charges spéciales dont le propriétaire est revêtu) ; 7“ enfin, les' armoiries de communautés (ordres, chapitres, corporations, sociétés, etc.).

RrmoiSÔ [moi-ze] n. f.

(lat. artemisia). Bot. Genre de plantes aromatiques, de la famille des composées, comprenant l'armoise commune ou herbe de la Snîuf-J'ea»?, tonique et emménagogue. l'armoise des champs.l'armoise ahsinthe.d'où l’on tire la liqueur dite absinthe, l'armoise de Judée, qui fournit le semen-contra ivermifuge,. Techn. Syn. de akmoisin.

ArmoisôS (Jeanne des), intrig qui, grâce à une surprenante ressemblance, réussit à se faire passer pour Jeanne d’Arc, de 143G à 1441. Les frëi'es même de Jeanne d’Arc, Jean et Pierre du Lys, la reconnurent pour leur sœur. Elle profita de sa situation pour faire des. dupes, et elle épousa un noble lorrain, Robert des Armoises. Après de nombreuses aventures, elle fut sommée par le Parlement et l’Université à comparaître ; elle parvint à s’échapper. Mais, 'devant le roi de France, Charles VII. elle dut avouer sa supercherie. Elle ne fut pas inquiétée. Devenue veuve, elle épousa un personnage obscur d’Anjou, fut condamnée, on ne sait pourquoi, à la prison et graciée par le roi René en 1487. D epuis, on perdit sa trace.

armoiseur, euse [seur. eu-ze] n. Ouvrier, ouvrière qui fabrique l’étoffe appelée armoisin ou armoise.

armoisin ^zin] n. m. ou armoise [moî-ze]

n. f. Sorte d’étoffe de soie fabriquée à Lyonetqui fut surtout en usage du XVI' au .XVIII' s. On l’appelait ainsi à

cause des armoi- ^ v

ries quiétaient sur

latoiled’envelopp.; Armons,

de cette soierie.)

druion n. m. (lat. arte7}w). Nom de deux pièces symétriques entre lesquelles se trouve le gros bout du tiuiüu d’une voiture : l'intervalle co))ipi'is entre

igantedu xve siècle,

les armons, oii se fait V assemblage du timon, se nomme têtard.

Armor ou Arvor, nom celtique de la Bretagne, signifiant «sur mer». De là vient le mot Armorique.

armoracie [.‘.■i'j n. f. Ge.nre déplantés crucifères, abondantes dans tout le nord de l’Europe et quoi! appelle vulgairement moutarde a Allemagne . mou tarde dès eapucina.

(L’armoracie croît dans les lieux humides : ses racines sont douées de propriétés antiscorbutiques.)

armorial n. m.

Recueil d’armoiries :

l'armorial général de la France est l'œuvre de d'Bozier.

armorial, e,

aux adj. Qui a rapport aux armoiries : description armoriale.

Armoricain, e

[kin, é-?ie], habitant ou originaire de l’Armorique : les Armoricains. Adjectiv. ; anti- A.moracie.

quites armoricaines.

armorier [rl-cj v. a. (Se conj. comme prier.) Peindre des armoiries sur ; armorier sa voiture.

Armorique (de Armor, pays de la mer). Nom celtique de la Bretagne française. (Hab..4?’???oWcaf?i6-.)

armor iste [ns- te] n. et adj. Qui fait des armoiries. Qui enseigne le blason.

Armstrong (Jean), médecin et poète écossais, né à Castletown, m. à Londres (1709-1779) ; auteur d’un poème sur l'Art de conserver la santé.

Armstrong (W^îlliam George), ingéniem- anglais, né à Newcastle-sur-Tyne, mort à Rothbury (1810-1900). Il dirigea longtemps, à Woolwich, une célèbre fabrique de canons et de blindages. Inventeur d’un canon rayé qui porte son nom.

armure n. f. (lat. armatura). Archéol, Ensemble des défenses métalliques (casque, cuirasse, etc.) qui protégeaient le corps de l’homme üe guerre. Fig. : la patience est une bonne armure. Vhysiq. Plaque de fer attachée à un amiant. Agric. Appareil dont on

Arbres protég'és par des armures.

entoure les arbres pour les protéger. TecUn. Ferriu’es maintenant, fortifiant, etc., une charpente, une machine, etc. Nom donné aux combinaisons de chaîne et de trame en tissage. Mus. Syn. de armature.

— Encycl. Jusqu’au xv' siècle, les hommes de guerre ne portaient que des défenses de corps mixtes (V. adoubement). L’armure proprement dite, qui fait de l’homme de guerre une véritable statue d’acier, n’apparaît que vers 14t0 ; dès cette date, toutes les pièces essentielles se retrouvent ; ce sont : l'armet, qui renferme la tête ; la mentonnière et la crête de l'épauliére qui protègent la gorge ; l’e^icmé/ére, que prolongent le canon d'arrière-bras, la cubilière. le canon d' avant-bras et le gantelet ; le plastron, qui défend la poitrine ; la hraconnière, qui enveloppe le ventre et les hanches ; enfin, le cuissot, la genouillère, la grève ou jambière et le soleret, qui garantissent les jambes. Avec le temps, les pièces se compliquent, se renforçant et s’articulant ; certaines armures du XVI» siècle sont composées de plus do cent pièces. Certains corps d’armures étaient formés de lames articulées en queue d'écrevisse, formant ce qu’on appelait un halecret ou une anime. Sur le plastron, on ajoutait au besoin un renfort mobile à l’épreuve des balles. Dans les armures de joute, le cheval et l’homme sont armés de pièces doublées et renforcées. La tète de la bête est prise dans un chanfrein complet ; son cou est armé de bardes, dites n de gorge et de crinière » ; le poitrail a sa pissière, qui, par les fiançois, se réunit à la bande de croupe. Les armures de parade se couvraient de gravures à l’eau-forte, ou étaient ciselées, niellées, damasquinées. Les dernières armures complètes datent de Louis XIII. (V. la planche armures.)

armurerie [rf] n. f. Profession d’armurier. Commerce d’armes. Atelier, fahiique d’armes ; les armureries de Saint-Etienne.

armurier (ri-ej n. m. Qui fabrique, qui vend des armes.

— Encycl. Au moyen âge, Abbeville, Montpellier, Marseille avaient des armuriers qui travaillaient même pour l'étranger. Mais les armuriers français ne tardèrent pas à être supplantés par leurs rivaux d’Italie et d’Allemagne, et cet art disparut presque complètement de France au xvii» siècle. Au xiv' siècle, on recherchait surtout les fameuses lames de Solingen et de Passau, en Allemagne ; plus tard, la vogue allait aux lames de Tolède, surtout entr.e 1500 et 1650. Les plus fameux armuriers d’Italie furent les Missaglia d’Ello, les Negi'oli de Milan, fournisseurs de Charles-Quinl, les Picinini. C'est à tort qu'on attribue des pièces d’armures à Benvenuto Cellini, En Allemagne, les maîtres de Solingen, les Colman d’Augsbourg, Wolf de Landshut, Lochner, ■Worms, les F'rauenbries eurent le plus de renom, Arnac— la-POStB, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 35 kil. de Bellal ; 2.100 h. Ch. de f.

Arnae-Pompadour, comm. de la Corrèze, arr. et à 38 kil. de Brive ; 1.750 h. Haras national. Conserves.

Arnal (Etienne), acteur comique français, né à' Meulan, m. à Genève (1794-1 872 j. Il excellait dans la naïveté ahurie et dans la niaiserie excentrique.

Arnaud (Daniel), troubadour françois, né à Ribévac, m. vers 1189, Il inventa une sorte de poésie nommée sestine et excella dans les bouts-rimés.

Arnaud de Brescia inâ], réformateur politique et religieux italien, né à Brescia, m. à Rome (vers 1 100- 1115). Elève d’Abélard, il voulut supprimer les biens temporels du clergé, obligea le pape Eugène III à quitter Rome et institua dans cette ville un nouveau gouvernement ; mais il fut livré par l’empereur Frédéric Barberousse à ses ennemis, qui l’étranglèrent, brûlèrent son corps et jetèrent ses cendres dans le Tibre.

Arnaud de Cervole, célèbre chef de routiers, surnommé l'Archiprètre, né en Périgord vers 1300. Charles ’V l’employa à combattre les tard-venus ; il fut tué par un de ses soldàts en 1366.

Arnaud de 'Villeneuve, alchimiste et médecin, né en C’aialogne vers 1240, m. en 1311. Excommunié pour avoir tenu des propos peu orthodoxes, il se réfugia en Sicile. Quelque temps après, appelé en France pour soigner le pape Clément Y, il périt dans la traversée, près de Gènes.

Arnaud (Henri), pasteur et chef des vaudois du Piémont, qu’il tenta de rétablir dans leurs vallées, d’où ils avaient été chassés comme protestants ; né près de Die, m. dans le Wurtemberg (1641-1721).

Arnaud ( François- Thoinas-Marie de Baculard d’), auteur dramatique et poète français, né et m. à Paris (1718-1805).

Arnauld \nô] (Antoine), nommé le Grand Arnauld, célèbre docteur en Soi’bonne et théologien français, fils d’un fameux avocat au Parlement, né à Paris, m. à Bruxelles (1612-1694); contre les jésuites. H a fréquente communion ; avec Nicole, en 1662, la Logique de Port-Royal, et avec Lancelot, en 1664, la Grammaire générale et raisonnée. — Arnauld d'Andillg, son frère aîné, né à Paris, m. à Port- Royal -des -Champs, traduisit des ouvrages religieux (1588-1674) ; il eut pour fils Ai-nauld de Pomponne ( V. ce nom. ) —

Angélique , leur sœur , fut abbesse dePort-Royaldes-Champs dès l'âge de quatorze ans et réforma son abbaye à dix-sept.

Elle y introduisit le jansénisme. Elle a lais.sé divers écrits et un recueil de lettres (1591-1(>61 — Jeanne-Catuerine-Agnès, sœur des précédents )I393- 1671), plus connue sous le nom deMère Aynès, fut aussi abbesse de l’ort- Royal.

Arnault [ nô ] (Anloine - Vincent ) , poète tragique et fabuliste français, né à Paris, m. à Goderville (1766-1834'; ; auteur de tragédies:

J.uo'éce ; Marins à Minturnes. 11 a laissé d’inléressants mémoires : Souvenirs d'un sex((gé7iairf‘.

— Emilien - Lucien, son fils, composa aussi des tragédies : Bégulus ; (hisiave-Adolphe (1787-1863).

Arnauné iFrahçois-Auguste), économiste français, né à Toulouse eu 1855. 11 a publié d'importants ouvrages : la Monnaie, le Crédit et le C/ia?iÿeJ1894/ ; le Commerce extérieur et les Tai'ifs de douanes [idii). Membre de l’Académie des sciences morales et politiques (1912).

Ariiautes [nô-te] ou Arnaoutes, nom donné aux Albanais par les Turcs. — S. un A rnuute ou Arnaoute.

A.rnay-le-Duc [né-le-duk\, ch.-l. de c, (Côte-

d’Or), an*, et à 34 kilom. de Beaune, sur TArroux; 2.780 h. Ch. de f. P.-L.-M. Bi*asseries, tanneries, toiles. En 1670, le maréchal de Cossé-Brissac et les catholiques y furent vaincus par Coligny. Le 3 décembre. 1870, un combat entre Français et Allemands y eut lieu. — Le cani. a 20 comm. et 10.290 h.

Arndt (Ernest -Maurice), poète allemand, né dans l'ile de Rügen, ni. î^g^Bonn :17G9-I86ü): connu surtout par des chants de guerre, qui contribuèrent en 1812, a soulever l'Allemagne contre Napoléon,

Aiiloiae Arnauld,

défenseur des jansénistes composé le traité De la

Angélique Arnauld.

A.'^'. Arnault.

AI5.M l RES

ARMURE du XV^siècle

Crôte ^

Timbre

Vue - -

Ventaille - 5

Casque

Panache

■auvre-nuque

Epaulière

Brassard^

Faucre^ -

Cuirasse — ^

Cubitière — BraconnièreJlv

Gantelet

Tassette

\ Cotte de mailles

Soleret

Poulaine

If

wli

pi 1

Cuissard

Il 1

Genouillère

Jambière

1. 2. Armures du xiv* siècle. — 3. Ilarnois complet du xvf siècle. — 4. l’arties diverses d'une arinuro du .\vf siècle. — S. Armel du xv« siècle. — 6. Annurc. Xvi' siècle. — 7. Armure, xvii' siècle. — 8. Armure. xiv<' siècle de iHi liuescliii ,. — Armure de joute, xvi'' siècle. — 10. Casque de p.nn ment, xv!!- siècle. — 11. Armure à tonne, xvi' siècle. — 12. Armure de i.arement. xvif siècle. — 1.3. Armure maximiliennc, xvi' siècle. — 14. Bras gauche d une armure, wi'' siècle. — 15. Soleret à grande poulaine. xv' siècle. — IG. Ilarnois de joute, xvf siècle. — 17. Armure du xvi» siècle Bayard .

lAR. UI«V., 2 V. —

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