V. a. (de à, et’ser
Assujettir, réduire à l'esclavage, à une dépendance extrême.
Fig. Asservir ses passions, les dompter.
Ant. Délivrer, affranchir.
asservissable
[ a-sèj'-vi-sa-ble] ad/
Qui peut être asservi.
asservissant
ra-sèr-üi-sanj, 6 adj.
Qui assei’vit : eo7idition asservissa7ite.
asservissement [a - sèr - U i-seman] n. m. Action d'asservir; état de ce qui est asservi : l'nsse7'V issement d'u7i peuple. Assujettissement^ dépendance :
l asservissement awx préjugés. ANT..Affrarchissement, libération.
asservisseur,
euse [a-sê?’-üi-stiwr.
€u-ze] n. el adj. Qui asservit: un asservisseur de co7isciences ; joug asservisseur. Ant. Libérateur, affranchisseur.
assesseur [a-sé-seitr] adj. et n. m. (lat. assessor: de assidere, supin assessum, s’asseoir auprès). Adjoint à un juge : conseiller assesseur.
assessoral ou assessorial, e, aux [a-sé-so] adj. Qui a rapport à l'assessorat.
assessorat \a-sè-.so-ra] ou assessoriat [a-sè~so-ri~a] n. m. Charge, fonctions d’assesseur, assette [a-sê-7e] n. f. Syn. de asseau. asseuler [a-sm-^é] v. a. Syn. de ESSEULER. ;,Yx.) aSSeurem.ent [a-seu-re-manj n. m. Dr. féod. Subordination à un seigneur, distincte du vasselage. Protection assurée par le roi de France pendant la diu’ée d'un arbitrage qui lui était confié.
assez [a-sé] adv, (de à, et du lat. satis, suffisamment). Suffisamment : avoir assez d'arge7it pour acheter. Passablement : femme assez jolie. Interjectiv. .•Lsse;^.' cela suffit; taisez- vous ; ces.sez. Absolum. En avoir assez, être rassasié, dégoûté de quelque chose, de quelqu'un, n'en plus vouloir.
Assezat (Jules), littérateur ffançais^ né et m. à Paris (1832-1876). 11 entreprit une grande édition des Œuvres de Diderot 'achevée par Maurice Tourneux).
assibilation [ft-si-èi-Za-si-ort] n. f.
(de assibiler). Attribution du son sifflant à une lettre qui ne l’a pas ordinairement : l'assibilation du t a l'ieu dans inertie, idiotie, assimilation, etc.
assibiler ^a-si-hi-h^ v. a. (lat. ad, à, etsibilare, siffler). Donner le son sifflant de s.
assidération [a-si, si-on] n. f. (du lat.
assidere, supin assessum, s'asseoir sur).
Méd. lég . Homicide par assidération, meurtre des enfants, surtout pai* immersion dans un bain glacé, très difficile à prouver.
assidiens [rfi-m assidéens ou hasidéens [dé-in\ n. m. pl. (de l’ai-, hasidim, pieux). Secte juive qui se distinguait par son austérité et sa ferveur.
assidu, G a-si] adj. (lat. as,sidmis ; de assidere, se tenir auprès). Exact à se rendre où le devoir l'appelle, qui se tient régulièrement à son poste : commis assidu. Qui rend des soins continuels : courtisa7is assidus. Appliqué sans cesse : assidu à l'étude. Continu : travail assidu. Ant. Inexact, négligent.
assiduité [a-si] n. f. (de assidu). Plxactitude, application : a.s'siduité au travail. Continuité de soins ; présence fréquente dans un lieu, auprès de quelqu'un : jeune fille qui agrée les assiduités d'un soupirant. Ant. Inexactitude, négligence.
assidÛmGUt [a-si-du-man]a.dv. Avec assiduité. assiGg*é, e A-si-é-jé] partie, pass. du v. assiÉGER. Dont on fait le siège : ville assiégée- Importuné : directeur assiégé de demandes, N. Personne qui se trouve dans la place au moment du siège : les assiégés. Ant. Assiégeant.
assiégeaut 'jan\ g adj. et n. Qui assiège : ai'mée assiégeante ; les assiégeants. Ant. Assiégé.
assiéger [a-.si-é-Jé] v. a. préf. ad, et lat. sedere, s'établir. — Se conj. comme aoréger.) Faire le siège d'une place. Fig. Obséder, importuner : assiéger quelqu'un de demandes.
assiette [a-si-è-te] n. f. 'de asseoiV). Manière d'être assis, placé : les nerveux changent souveyit d'assiette. Position stable d’un corps: Vassietîe d'une poutre. Situation du cavalier sur la selle : conserver^ perdre l'assiette. Pièce de vaisselle plate ou creuse, dans laquelle chacun mange ses aliments : assiette depoy'cetaine. Son contenu : assiette de soupe. Assiette montée, assiette montée sur pied, dans laquelle on dispose du dessert : petits fours, etc. ['L'assiette 77\ontée est quelquefois à plusieurs étages ; elle est dite alç>rs assiette étagère ou girandole.) Fig. Disposition de l’esprit : la vertu tie7\t Vâme dans une assiette inébranlable. Kètre pas dans son assiette, être incommodé, mal à l’aise, troublé. L'assiette de l'impôt, sa base, son fondement. Pop. Piquer l'assiette, courir après les dîners en ville, [V. piqueassiette). Avoir l'assiette au beun'e, loc. adv. Etre dans l'aisance, les honneurs.
drSSicttéG [a-.si-é-ïé] n. t. Contenu d'une assiette : manger une assiettée dé crème.
assignable [a-.si-3na-5/e] adj. Qui peut être déterminé avec précision : quantité assignable.
PraL Qui peut être sommé de comparaitre en justice* assignat [a-si-^na] n. m. Papier-monnaie dont la valeur était assig7iée sur les biens nationaux : crées enïlSO, les assignats furent supprimés e7i 1797.
— Encyci.. S’inspirant d’une idée de Necker, en vue de secourir les finances publiques, l’Assemblée constituante (1789-1790) ordonna l'aliénation des biens nationaux pour une valeur de 400 millions et décréta l’émission d’assignats jusqu’à concuiTence des immeubles à aliéner, afin d’alimenter immédiatement le Trésor, sans attendre le résultat des adjudications. Bientôt, l'Assemblée abaissa le taux d'intérêt de 5 p. 100 à 3 p. 100 et décida que les assignats auraient non seulement cours légal, mais cours ibrcé. Mirabeau fit voter une nouvelle émission de 800 millions : peu après, l'intérêt était supprimé. De 1790 à
1796, le total des émissions s’éleva à 45 milliards 578 millions. La dépréciation des assignats devint telle qu’ils perdirent jusqu’à 97 p. 100. Toutes les mesures destinées à maintenir au papier-monnaie une valeur factice échouèrent, même la création des mandats territoriaux, échangeables au pair contre des pièces de terre. Après avoir renoncé au cours forcé, l’Etat dut abolir le cours légal, et la planche aux assignats tut brisée le 23 décembre 1796. L’émission des assignats avait ruiné des milliers de familles.
assignation [a-si-^na-si-on] n. f. Citation devant le juge : recevoir U7ie assignation au tribunal civil. Attribution de fonds à un payement ; ordre, mandat, délivré à quelqu’un pour qu’il touche la somme assignée : donner assignat io7i sur un banquier.
— Encycl. L'assignation est un acte d'huissier, par lequel une per.soime en appelle une autre en justice après l’échec d’une tentative de conciliation. En matière criminelle, correctionnelle et de simple police, l'assignation à prévenu et à témoins porte le nom de citatiim; elle porte le même nom en matière civile devant le juge de paix; elle sc nomme ajournement devant un tribunal de première instance ou
Assiettes : 1. Plate; '2. Creuse ; 3. Profonde ; J. Métallique fdu poilu); 5. A réchaud ; 6. Assiette® ornées»
Assignat de quatre cents livres, en l79ü.
ASS
— in
ASS
de commerce, acte d'appel devant une co>ir d'appel, acte de pourvoi devant la Cour de cassation.
L'assignation, premier acte d'un procès, est donnée par exploit d'huissier. L'exploit a pour but de faire connaître à la personne assignée le nom du demandeur, la qualité en laquelle il agit, l'objet de la demande. L'assignation, pour être valable, doit être remise à la personne assignée, ou à son domicile, ou, s'il n'y a personne au domicile, à un voisin, au maire ou à. son adjoint, qui viseront l'original.
Lorsqu'tm ajournement est remis à toute autre persf>nne que la partie elle-même ou le procureur de la Itépublique, il doit être délivré sous enveloppe fermée, ne porter dautre indication, d'un côté, que les nom et demeure de la partie, et de l’autre que le cachet de l'étude de l'huissier, apposé sur la fermeture du pli, à peine de nullité de la signification.
assigner [a-si-jntll v. a-Cpréf. ad, et lat. sigmitn, signe . Appeler quelqu'un en justice. Affecter un fonds à un payement. Fig. Affecter, donner, déterminer : assigner une place, un rendez-vous .
assimilabilité [a-si] n. f. Qualité de ce qui est assimilable.
assimilablë fa-szT adj. Qui peut être assimilé. Qui peut être converti en la propre substance de l'être qui s’en nourrit : totttes les substances alimentaires ne sont pas assimilables.
assimilateur, trice [a-sf] adj. Qui assimile : fonctions assimilatrices.
assimilatif, i've [a-si] adj. Qui a la faculté d'assimiler.
assimilation 'a-si, si-on] n. f. Action d'assimiler. Par ejct. Facilité de se pénétrer de certaines idées, etc., de se les approprier : la mémoire aide beaucoup à la faculté d’assimilation. Phénomène grammatical par lequel, lorsque deux mots sont appelés à en former un troisième, la consonne finale du premier s'identifie à la consonne initiale du second.
— Excycl. L'assimilation, c’est-à-dire l’incorporation par une matière organisée des matériaux dont elle se noumt, est la phase ultime de la nutrition. Elle se compose d'actes chimiques divers excessivement complexes, bien souvent très imparfaitement connus, et a pour siège les différents organes anatomiques du corps. Certains corps sont assimilés rapidement : tel est le sucre, par exemple, qui pénétre presque instantanément dans les tissus animatix ; d'autres, au contraire, ont une assimilation lente, qui demande plusieurs heures de transiormations successives : tels sont les graisses et les albuminuides.
assimilé ta-si] n. m. Nom donné aux militaires non combattants, mais ayant des grades assimilés à ceux des militaires combattants (médecins, pharmaciens, intendants, vétérinaires).
assimiler [a-si-mi-lé] v. a. fpréf. ad, et lat. similis. semblable). Rendre semblable : l'ivrognerie assimile l'homme à la brute. Etablir une comparaison. Physiol. Convertir en sa propre substance : l’organisme humain assimile ou rejette les aliments. S’assimiler V. pr. Se comparer : s'assimiler aux grands hommes. Ant. Différencier ; séparer.
assimulation [a-si, si-on] n. f. (du lat. assimutatio, feinte). Figure par laquelle un orateur feint d'hésiter à dire quelque chose.
Assilliboia, ancien territoire du Nord-Ouest canadien, qui ^ été réuni (1905) à celui de Saskatchevran pour former l'Etat de -Saskatchewan.
Assiuiboin ou Assiniboine, riv. du Dominion canadien, affl. de la rivière Rouge du Nord ; cours 1.000 kilom.
Assinie, fl. d’Afrique, qui a son embouchure dans le golfe de Guinée, où est situé un établissement français qui porte le même nom ; 4.000 h.
assis, e a-si, i-ze] adj. Qui est sur son séant : assis dans un fautexiil. Situé : château assis sur une colline. Fig. Etabli : réputation bien assise. Subsiontiv. Vote par assis et levé, mode de votation usité dans les assemblées.
assise [a-si-sel n. f. (subst. partie, de asseoir). Rang de pi'eiTes posées horizontalement : poser la première assise d'une maison. Fig. Elément fondamental d'un tout méta¬
physique : les assises de la so
société. Dans certaines montagnes, gradins dont chacun est en retrait du précédent.
Géoi. Masses minérales -x 1 | ip"
comprenant ensemble Assise (oonstr.).
U n e fa une caractéristique correspondant à un âge déterminé. PL Séances tenues par les magistrats pour juger les causes criminelles : passer aux assises. Cour d'assises. tribunal institué pour juger les causes criminelles. Fam. Tenir des assises quelque part, se réunir habituellement en un lieu ; s'y faire applaudir, admirer.
— Encyci.. La cour d'assises siège ordinairement au chef-lieu de département, plusieurs fois dans l'année : elle se compose d’un président assisté de deux autres magistrats et d’un jury de douze membres ou jurés. V. COUR.
Assises d’Antioche, recueil des lois en vigueur pendant les ci-oisades dans la principauté d’Antioche et la Petite Arménie xiii' siècle.)
Assises de Jérusalem, important recueil de lois et reglements féodaux donnés par Godefroy de Bouillon au royaume de Jérusalem. Rédigé au début du xiiie siècle, il a été imprimé en 1843.
Assise, V. d’Italie (prov. de Pérouse); 1G.300 h. Patrie de Properee, de saint François d'Assise, qui y institua en 12Ü9 l’ordre des Frères Mineurs, de sainte Claire et de Métastase. Belle église double de Saint-François, avec des fresques remarquables ; église de la Portioncule, construite dans la plaine, au pied de la ville.
assistance )a-sis-tah-.se] n. f. Aide, secours : on doit assistance aux malheureux. Présence, droit de présence d'un magistrat ou d'un prêtre. CVx.) Assemblée, auditoire ; émouvoir l'assistance. .Issfstance publique, administration publique de secours et de bienfaisance. .Issistance judiciaire, institution qui permet aux indigents de faire valoir letirs droits gratuitement devant les tribunaux.
— F.ncyci.. Té assistance judiciaire peni cire accordée, en tout état do cause, à toute personne se trou-
v.ant dans l'impossibilité d'exercer ses droits en justice, soit en demandant, soit en défendant.
Toute personne qui réclame l'assistance judiciaire adresse sa demande, écrite sur papier libre, ou verbale, au procureur de la République du tribunal de son domicile. Elle peut également adresser cette demande, verbale ou écrite sur p.apicr libre, au maire de son domicile, qui la transmet immédiatement, en ce cas. an procureur de la République ci dessus indiqué. avec les pièces jiistiSeativcs. Ce magistrat en l'ait la remise au bureau établi près ce tribunal, dont les décisions ne sont susceptibles d'aucun recours.
— Assistance publique. L’assistance publique est l’ensemble des mesures et des services [lar lesq\iels l'Etat, les départements et les communes viennent en aide aux personnes indigentes et nécessiteuses. 11 y a quelques établissements d'assistance nationale, comme les Quinze-Vingts. mais l'assistance publique a surtout un caractère départemental et communal. La protection des enfants as.sistés ou moralement abandonnés, les asiles d'aliénés, l'assistaiiee médicale gratuite, l'assistance aux vieillards, a^ix infirmes et aux incurables sont des services départementaux, auxquels contribuent obligatoirement les communes, qui en outre accordent des subventions aux établissements hospitaliers et aux bureaux de bienfaisance. Les bureaux de bienfaisance, hôpitaux et hospices, sont des établissements communaux.
— Assistance médicale gratuite. Tout Français malade, privé de ressources, reçoit gratuitement de la commune, du département ou de l'Etat, suivant son domicile de secours, l'assistance medicale à domicile, ou, s'il y a impossibilité de le soigner utilement à domicile, dans un établissement hospitalier. Les femmes en couche sont assimilées à des malades. Les étrangers malades, privés de ressources, seront assimilés aux Français, toutes les fois que le gouvernement aura passé un traité d’assistance réciproque avec leur nation d'origine.
— Assistance aux vieillards, infirmes et incurables. Tout Finançais privé de ressources a droit à l'assistance : 1“ s'il est âgé de plus de soixante-dix ans; 2» s’il est atteint d'une maladie reconnue incul’able ou d'une infirmité.
L’assistance est donnée par la commune où l'assisté a son domicile de secour.s, et le domicile de secours communal s’acquiert soit par une résidence habituelle de cinq ans dans la commune, soit par la filiation, soit icn ce qui concerne les femmes) par le mariage ; il se perd par une absence ininterrompue de cinq ans. A défaut de domicile de secours communal, l'assistance est donnée par le département, et, à défaut de domicile départemental, par l'Etat.
Assistance publique (médailles d’uonneur de l’), instituées en 1903 en faveur des personnes qui se sont dévouées à la cause de l’assistance publique.
Elles sont en bronze, argent ou or, et se portent suspendues à un ruban jaune, à trois bandes verticales blanches.
Médaille de l’Assistance publique.
ASSiStèlllt 'a-sis-tan], 6 adj. Qui assiste, qui aide : médecin assistant. N. Personne présente à une réunion, etc. : prendre à partie un assistant. Ecclésiastique qui assiste le célébrant. Pi'üfcsseur adjoint : assistant au iluséum. Sorte de répétiteur étranger, adjoint dans les lycées aux professeurs de langues vivantes.
assisté [a-sis-té], 6 n. et adj. Qui jouit du bénéfice de l'assistance publique ou de l'assistance judiciaire : les enfants assistés.
assister A-sis-té] v. n. (préf. ad, et lat. sistere, se tenir). Etre présent ; assister à une séance. V. a. Secourir, aider : assister un malheureux. Aider dans ses fonctions: assister un chirurgien. A^r. Nuire, desservir.
associable [a-so] adj. Qui peut être associé.
associatif, ive adj. Relatif à une association ; propriété associative.
association [a-so-si-a-si-on] n. f. Action d'associer : une piquante association de mots. Union de personnes pour un intérêt, un but commun : association philanthropique ; association agricole. Association. des idées, acte psychologique par lequel une idée en évoque une autre. Sports. Une des formes du football. Méd. Réunion de plusieurs médicaments dans une même préparation phannaceutique. Ant. Séparation, isolement.
— Encvcl. Dr. Les associations se répartissent en deux classes, selon que les individus qui s’associent ont pour objet la satisfaction d’un besoin immatériel (tel est le cas des as.sociations religieuses, scientifiques, littéraires, philanthropiques, etc.', ou qu’ils ont uniquement en vue un profit, un avantage matériel (sociétés civiles ou commerciales, agricoles, assurances, etc.b
L'article 1«'' de la loi du 1®'' juillet 1901 contient la définition suivante : « L'association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun d’une façon permanente leurs connaissances ou leur activité, dans un but autre que de partager des bénéfices. » Les sociétés civiles ou commerciales, les syndicats professionnels, certaines autres associations économiques, ne rentrent pas dans cette définition, et la loi fait aux congi-égations religieuses et aux associations cultuelles un régime particulier. 'V. séparation.
Sous réserve d'avoir un objet licite, conforme aux lois générales du pays et aux bonnes mœurs, de ne lias menacer Tintégi’ité du territoire ni la forme du gouvernement, l'association peut so former librement, .sans autorisation, ni déclaration préalable ; elle peut acquérir une capacité restreinte si elle est rendue publique par les soins de ses fondateurs et déclarée à la préfecture ou à la sous-préfecture du siège social. Une fait connaître le titre et l'objet de l’association, le siège de ses établissements et les noms, professions et domiciles de ceux qui. à un titre quelconque, sont chargés de .son administration
ou de sa diceetion. Deux exemplaires des slatuts sont joints à la déclaration.
— Philos. L'association des idées est un phénomène psychologique, par lequel nos idées se suggèrent les unes les autres. Le mécanisme de Tassoeiation est régi par trois lois : ressemblance les Alpes font penser aux Pyrénées), contraste (le blanc évoque le noir), contiguïté de temps 1914 suggère l’idée de laguerrel ou de lieu CVerdun évoque les combats qui s y sont livrés). Les trois lois peuvent se ramener à une : la contiguïté de conscience, qui peut s'énoncer ainsi: deux idées tendent à s’évoquer quand elles ont fait partie d'un même groupe de conscience. Le ivde de l'association est considérable dans la vie mentale.
Association française pour l’avancement des sciences (A. F. A. S.:, fondée en 18111 pour favoriser le perfectionnement théorique et pratique des dcicnces. Elle publie le compte rendu de ses sessions annuelles.
Association philotechnique. Créée le 29 mars I8’f8 par quelques professeurs de l'Association polytechnique, qui se séparèrent de leurs collègues pour rendre Tenseignemenl plus pratique et profes.sionnel, r.kssociation philotechnique a des cours dans chacun des quartiers de Paris. Tous les cours de l'association sont absolument gratuits.
Association polytechnique. « Enseigner les sciences appliquées aux jeunes gens de la classe industrielle, à l'heure où finit le travail des ateliers », tel est, en résumé, le programme de cette association. Les premiers cours s’ouvrirent à Paris, en 1831. Après une première période de difficultés, l'Association réalisa ensuite des progrès constants. Cette société a été reconnue d'utilité publique en 18fi!i, .àu programme purement scientifique du début, elle a ajouté peu à peu des cours de langue française, de dessin, de chant, de comptabilité, d'hygiène, enfin de langues vivantes.
Association internationale africaine. Le but de l'Association, fondée en 1878, sur l'initiative du l'oi des Belges Léopold II, était d’organiser, sur un plan inteiTiational commun, l'exploration et la civilisation de l'Afrique centrale, pai' l’établissement de stations scientifiques et hospitaliéi'es, et par l'extinction progressive de la traite et de l'esclavage. L'Association organisa quatre expéditions. Mais Stanley, de retour d'Afrique, ayant vanté les immenses richesses du bassin du Congo, orienta dans cette direction les vuesde Léopold II, qui créa alors le Comité d'études du Haut-Congo. T' Association internationale africaine et le Comité d'études du Haut-Congo disparurent à leur tour, absorbés par T.ds.socfiiti'on internationale du Congo, laquelle fit place à Y Etat indépendant du Congo 11885).
SiSSOCiSltioilIlisilie 'a-so-si-a-si-o-nis-me] n.
m. Phil. Doctrine philosophique qui prétend expliquer les opérations intellectuelles, les principes de la raison, par l'association des idées. Le fondateur de l’associationnisme est le philosophe anglais Hume (xviii® s.) ; les principaux représentants. de cette doctrine sont, au xixs siècle, Stuart MOI et Spencer.
associationniste [a - so - si - a - si - o - nis - te]
n. Partisan de l’associationnisme. Adjectiv. Qui concerne cette doctrine : théorie associationniste.
associé, C [o-so' n. Personne liée par association avec une ou plusieurs autres : qui prend associé prend maitre. Adjectiv. Membre associé, dans quelques académies, celui qui participe, aux travaux sans jouir des mêmes avantages que les titulaires.
aSSOCiement [a-so-sî-man] n. m. Alliance, association. CVx.)
associer [a-so-si-ê] v. a. (préf. ad, et lat. soeiare, joindre. — Se conj. comme prier.) Donner, prendre pour aide, pour collègue : Dioclétien associa Maximien à l'empire. Faire entrer en pai’ticipation, en communauté ; associer un ami à une entreprise. Unir, joindre : associer des idées. S’associer v. pr. (Se construit avec les prép. à ou avec.) Entrer en société avec. Prendre part à, se joindre : s'associerà une protestation. Ant. Désassocier.
aSSOgue [a-so-ghe] n. m. (de Tesp. azogue, mercure). Galion espagnol, destiné à porter en Amérique le mercure servant à traiter le minerai d'ai'gent.
assoiffé 'a-soi-fâ'., e adj. Altéré. Se dit surtout au fig. : assoiffé de richesses.
assolement [a-so-le-man] n. m. Succession méthodique de cultures, pour obtenir du sol les meilleurs résultats possibles sans l'affaiblir. V. j.vchère.
— Encyol. L'usage des assolements résulte de ce que certaines plantes ne peuvent être cultivées d'une façon indéfinie sur le même champ. Un assolement doit toujours avoir un but bien déterminé, mais il doit être conduit de telle sorte que le cultivateur retire du soi la plus grande quantité possible de produits d'une manière, durable et lucrative. Les combinaisons d'assolement qu'on peut adopter sont innombrables. L’assolement anglais de Norfolk, qui tend à la production des céréales, est quadriennal : Irc année, turneps, betterave ou pomme de terre ; 2' année, céréales d’été ; 3 ' année, trèfle et giTiminées i prairies temporaires) ; 4» année, blé d’hiver. L'assolement des grandes fermes de la Brie et de la Beauce est triennal : P' année, betterave à sucre ; 2« année, blé ; 3* année, avoine. Dans certains pays, on pratique l'assolement biennal ; pc année, chanvre, lin, tabac, ou plantes sarclées ; 2= année, froment. D'ailleurs, Tassoleinent perd de son intérêt dans deux cas ;
1 « quand Tagricultcu r a des terres viergesàsa libre dispos! tion;2»quand l'emploi des moyens de culture, les plus perfectionnés devient économiquement impossible.
assoler [a-so-/.;: v.
a. (de à, et sole). Aller- w” ner les cultures d'un champ. .Vnt. Dessoler.
Assollant [a-solan] ^Alfred), romancier français, né à Auhiisson,. m. à Paris (1827-1886) ; écrivain al.-rte et spii-iluel, auteur dos Aventures mecwilleus^s du capitaine Corcoran, de François Bàchamor, des Sevn- s de la vie aux Etats-Unis, etc.
Alfred Asaolleiti •
AST
ASS
assombrir [a-son v.a. Rendre sombre : mtarje qui assüiiibrit le ciel. FUj. : les soucis assombrissent la vie. S’assombrir v. pr. Devenir sombre, au proju'e ot au fig. Ant. Eclaircir, égayer.
assombrissemoiit [a-son~bri~se-man^ n. m.
Eiat de ce qui est assombri.
assommade [a-so-yna-de] n. f. Action d'assonimcr ; résultat de cette action.
assommant e adj. Accablant. ;vx.)
Fam, Fatigant, ennuyeux à l'^excès : travail, homme.
■d iscou rs a s s o m yn ayit.
assommement [?nan] n. m. Action d'assommer.
assommor [fl-so-mé] V. a. (de à, et somnyo . Tuer en i'rappant avec un corps pesant : assommerun bœuf. Battre avec excès : assonime/' un enfa)iî. Fig. Confondre, accabler : ai'gumeyU qui assomme l'advey'saire. Fayyi. Importuner : assommer de questions.
assommeur, euse [a-so-yneur, eu-ze] n. Qui assomme.
assommoir [a-so-??zoir]ii. m. Tout instrument qui sert à assommer. Piège pour les animaux nuisibles. Sorte de bâton plombé. Fayn. Débit de boissons de bas étage. Fig. Coup d' assoyyiyyioir, malheur imprévu et accablant.
Assommoir (/\i, roman, par E. Zola (I877i. L'histoire de la blanchisseuse CTer%'aise, que poursuit le malheur, de son amant Lantier, et de son mari Coupeau, que dégradent la paresse et l'ivrognerie, fournissent à l'auteur le prétexte d'une étude très vivante de Touvricr parisien. On reproche à l'ouvrage la crudité des détails ; mais l'intensité de l'observation en fait une œuvre maîtresse.
assomptif, ivejVï-sonp'j adj. (dulat. assuyyypîivus, tiré du dehors). Philos. Auxiliaire : jugeyyyeyit assoyyyjdif.
assomptioU [a-sonp'-si-oyi] n. f. (du lat. assuwere, supin assumpîuyyy, enlever). Enlèvement de la sainte Vierge au ciel, parles anges. Jour où l'Eglise célèbre la fête de ce miracle (15 août). [Da^is ce sens, prend une majuscule.]
Assomption (rt-.sonp-sf-oîi], v. de l’Amérique méridionale, capit. du Paraguay, sur le Paraguay ; 65.000 h. Grand commerce Iluvial.
Assomption i.île de l’). v. Anticosti.
Assomption {Religieuses ou Dames de /' , congrégation hospitalière et enseignante fondée à Paris, en 1839, par Anne-Eugénie Milleret de Brou.
Assomption [repy'ésentaîions diverses de 1' . Parmi ces œuvres, excessivement nombreuses, nous citerons la fresque du Corrège à Parme, le tableau du Titien à Venise, celui de Rubens à Bruxelles, ceux de Poussin, de Prud'lion et de Murillo au Louvre ; ce dernier tableau est appelé aussi Concepîioyi imyyyaculée de la V/erge, tableau célèbre que la gravure a rendu populaire [v. p. 120j.
assomptionniste [ a-son-psï-o-7iîs-fe j n. m.
Membre d'une congrégation, fondée en 1850 par l'abbé d'Alzon au collège de l'Assomption, à Nîmes, et consacrée aux œuvres de pèlerinage et de pi*opagande. (On les appelle aussi Pères augustins de l'Assomption.) V. religieux (costumes).
Asson, comm. des Basses-Pj’rénées, arr. et à 24 kil. de Pau; 2.530 h. Carrières, mouchoirs de fil.
assonance r^r-so; n. f. (du lat. assoyyare, faire écho'. Rime imparfaite, reposant seulement sur l'identité de la dernière voyelle accentuée, comme : ■soyyybre. toyidre; pemdy'e, peinh'e; «nie, âge, etc. Ant. Dissonance.
— Encycl. L’assonance consiste dans la répétition d'un même son (voyelle ou diphtongue), portant i'accent tonique; elle diffère de la rime en ce qu'elle ne tient pas compte des consonnes qui suivent la voyelle ou diphtongue accentuée. Elle forme, avec l'ailitération. la base de la versification des anciens peuples du Nord. Nos plus anciens poèmes, tels que la Chanson de Roland, ne connaissent que l'assonance. Certaines écoles contemporaines ont remis en faveur l'assonance.
assonant [a-so-yxayi\, e adj. Qui produit une assonance : peintre et peindre sont deux yiiofs asso- 7iayits. Ant. Dissonant.
Assorath, livre sacré des mahométans, nommé aussi Assonau et Sonna.
assorti, e [«-sorj adj. Qui se convient : époxx.v .assoy'tis; couleuy's assoi'ties. Riche en objets de différentes sortes : yyyagasin bien assorti. Dessert assorti. . dessert composé.
assortiment [«-sor-ff-nmii] n. m. Convenance : assortiynent agréable de couleurs. Assemblage comlet de choses qui vont ensemble : assortimeyit de ijoux. Collection de marcliandises du uiéme genre : foyids d'assoy'timenî. Livre d'assortiyyxeyit, livre qu'un libraire tire d'autres éditeurs, par. opposition à ceux qu'il public lui-même. Réifiiion de charcuteries va- liées ; tm quart d'assorthyyeyit.
assortir [«-sor] v. a. (de «, et sort). Réunir des personnes, des choses qui se conviennent : assortir des étoiles, des coyivives. Appi'ovisionner de choses assorties : assortir un yyiagasin. S’assortir v. pr. Se eonvenir: ces couleui'S s’«sso?’/isseîU. Ant. Désassortir.
assortissant [«-sor-ï?-s«n], © adj. Qui assortit bien, qui va bien : couleur assoidissayite ù une autre.
assortissoire [a-sor-tî-soî-re] n. f. Caisse ou boite qui renferme un assortiment de marchandises ou denrées.
assoter v. a. v. asoter.
ASSOUan, v. de la Haute-Egypte, sur le Nil. au S. de la in'cmière cataracte, en face de l'ile de DJézirch (autref. Eléphantiyiej ; 6.40U hab. Ruines de l’antique Syène. Carrières de granit rose. De 1899 à 1902, les Anglais ont construit à Assouan un barrageréservoir. qui traverse de part en part la première cataracte du Nil un peu en aval de la célèbre île de Pliilœ. Ce barrage mobile, long de L9üG m., sert à la régularisation des eaux du fleuve, et permet de eai)ter dos eaux destinées à l'irrigation de la vallée du Nil plus en aval. Des barrages de même nature, mais moins considérables, se trouvent en d'autres i)oints ■du cours du fleuve (Assiout, etc.). Victoire des Français sur les Mamelouks (1799).
assoucîieiïient ^a-sou-che-ynayi] n. m. de souche . Pierre formant la base du triangle d'un fronton.
Assouci 'Charles Coypeau d’), poète burlesque, né à Paris (JG0o-î6/5;, tourné en ridicule par Boileau. Il eut une existence fort désordonnée. Auteur de parodies \Oi'idc en belle Inuyyeur, etc.), il se donnait lui-même le surnom d'PmpereiO’ du burlesgue.
assoupir [«-soiC v. a. ipréf. ad, et lat. sopire, endormir,. Endormir à demi : l'éther assoupit. Fig. Calmer, empêcher l'éclat d'une chose fiicheuse ; assoupir la douleur, ime affaire. S’assoupir v. pr. S'endormir à moitié. Ant. Réveiller.
assoupissant [a-sou-pi-sayi], 6 adj. Qui assoupit.
assoupissement ^a-sou-pi-se-yyiayy] n.m. Etat d'une personne assoupie. Fig. Nonchalance extrême : l'assoupissemeyit des Asiatiques.
assouplir («-.«ÎOU] v. a. Rendre souple ; assouplir uyie étoffe, les niuscles. Fig. : assouplir le caractère. Ant. Raidir ou roidir.
assouplissage [a-sou-pli-sa-je] n. m. Traitement que l'on fait subir aux fils de soie pour les assouplir.
assouplissement [a-sou-pli-se-inayi] n. m. Action d'assouplir : exercices d'assoiiplissemeyit. Fig. : assouplisseynent du caractère.
assourdir ^a-souy']y. a. (de à. et .voiu/y/ . Rendre comme sourd : le cayyoyi assourdit. Rendre moins éclatant : assourdir un soyi. des couleurs.
assourdissant [a-souy'-di-sayi], e adj. Qui as: sourdit ; by'uit assourdissayit.
assourdisssment [a-souy'-di-se-yyyayil n. m. Action d'assourdir ; résultat de cette action.
aSSOU'Vir [a-sou] v. a. (autre forme de assoupiy'). Rassasier pleinement : assouvir sa faim, sa vengeayice.
assouvissement n. m. Ac¬
tion d'assouvir ; état de cé qui est assouvi : Vassouvisseyyient des désirs.
Assuérus [a-sxi-c-ymss], nom biblique d'un roi de Perse (Xerxès, suivant les uns, Darius pr ou Artaxerxès, suivant les autres qui épousa Esther, nièce du Juif Mardochée, après avoir répudié l’orgueilleuseVasthi (Livre dEsther . Il est mis en scène dans la tragédie de Racine : Esther.
assujettir [a-su-jé-Hr] ou assujétir [«-sw] V. a. Rendre sujet; soumettre, asservir, subjuguer : assujettir un peuple. Astreindre : assujettir à l'obéissance. Fixer : assujettir loxe porte. Ant. Délivrer, dégager.
assujettissant ou assujétissant [«-sxijé-ti-sayy], 6 adj. Qui gène, assujettit: travail assujettissaiit.
assujettissement ou assujétissement
[a-su-jé-ti-se-man'. n. m. Action d'assujettir. Etat de dépendance, de soumission. Fig. Contrainte, sujétion : la grayideur a ses assujettisseyyyents.
assumer [a-su-yyyé] v. a. fpréf. ad, et lat. suyyyere, prendre). Prendre sur soi. se charger de : assxtmer une respoyisabilité. Ant. Récuser, rejeter, se décharger.
Assur, le dieu suprême du Panthéon assyrien, qui représente Télémcnt mâle de la création. Pays d'Assur, l’Assyrie.
assurable [a-std adj. Qui peut être assuré, garanti par une compagnie d’assurance.
assurance ^a-su n. f. Confiance, sécurité : répoyidre avec assui'ayyce. Certiliuie : j'ai l' assui'ance que... Garantie, gage, promesse formelle : je vous donyie V assurayice que voussey'ez satisfait. S’emploie dans ce sens comme formule de politesse à la fin des lettres : veuillez agréer V assurayyce de w« coyisidératioyy. Fermeté, hardiesse : parler avec assm'ance. Cortypagnie d' assur ance, société qui, moyennant le paiement d'une prime fixe et régulière, garantit ses membres contre les risques d'incendie, grêle, inondation, naufrage, etc, Ant. Incertitude, cloute, hésitation.
— Encycl. La division fondamenfale dos assurances est la suivante : assurances yninntimes. ayant pour objet de garantir contre les fortunes de mer ; assurances terrestres, ayant pour objet de garantir contre les risques ou sinistres do terre (incendie, gi-êlo. inondafion, mortalité des bestiaux, faillites, procès, maladie, la vie humaine, accidents du travail, etc.'.
Qu'il s'agisse d'assurances maritimes ou terrestres, il existe deux modes distincts d'assurances ; les assurances à primes, et les assuiances nmtuelles. Habituellement, l'assureur stipule, pour prix du risque qu’il prend à sa charge, une so.mme fixe et à forfait, que l'assuré s’engage à lui payer, epoi qu’il arrive, c’est-à-dire qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas de sinistre : cette somme, qui est le coût de l'assurance, s'appelle et c'est en ces circonstances que
l'assurance est dite assurance à primes.
Les assurances ynutuelles sont celles dans lesquelles plusieurs personnes, exposées aux mêmes risques, s'associent pour se garantir réciproquement ces risques ; en ce cas. chaque assuré, étant en même temps assureur et assuré, n'a aucune prime à payer ; il n'est débiteur que s'il y a sinistre, et abirs, c'est proporlioniiellemcnl à la valeur de l'objet qu'il a fait assurer, qu’il contribue à la réparation des dommages éprouvés par ses coassurés. C'est ainsi que fonctionnent les assurances mutuelle'^ agricoles contre la mortalité du bétail, contre la gelée, la grêle, rincendie, etc.
On nomme po/ice d'assurance l’acte qui constate le contrat d'assurance et qui est la preuve du contrat. La police doit être rédigée sur papier timbré, et signée par l'assureur et l’assuré. L'acte modifiant ultérieuremenl la police ou l'annulant, par la volonté des parties, poi'le le nom d'averiayii.
Les assuy'ances ,sur la vie présentent deux types principaux. L'assureur s'engage ; lo ou bien à verser telle somme à une personne délcruiinée si. à l'époque fixée par la convention, cette personne est encore en vie ; cette assurance est dite assuy'ance en cas de vie; 2o ou bien à remettre, au décès de telle personne, une certrâne somme à un bénéficiaire désigné ; cette assurance est dénommée assurunce eyi cas de décès. Dans rassurance x>our la vie eu //ère. le cai)i1al est payable aux héritiers ou autres ayants droit dès le décès de l'assuré, à quelque époque qu'il survienne. Si la prime est viagère, elle est payable jusqu'au décès de l'assuré ; si elle est temporaire, elle cesse au décès de l'assuré ou au teruxe
fixé d'avance. Dans l'assurance yyiîæîe, le capital est payable soit à l'assuré lui-iuème. s'il vit au terme convenu, soit aux personnes qu'il a désignées si son décès survient avant ce terme.
La yuûme varie suivant l'âge de l'assuré, l’époque du payement du capital soit à l’assuré, soit à ses héritiers ; elle diffère aussi selon les compagnies.
Les assurances qui concernent spécialement le travail sont dites assurances industrielles ou ouvy'ièy'es : assurances contre le chômage et surtout contre les accidents du travail (mort, infirmité permanente, incapacité temporaire de travail). Les assurances contre les accidents du travail peuvent être organisées : soit par des sociétés ou comy/a-
gnies spéciales, auquel cas Tassui’ance est individuelle, c'est-à-dire souscrite par l'ouvrier traitant directement avec la compagnie, ou bien (ce qui est plus fréquent ou pratique), collective, c’est-à-dire contractée par le patron pour le personnel qu'il emploie ; 2o soit par les intéressés eux-mémes, à l'aide de caisses de secours spéciales ; 3® soit yiar l'Etat. Il existe une Caisse yiationale d'assuy'ances eyi cas d'accideyiî, gérée par la caisse des dépôts et consignations.
Assurbanipal ou Assour-Banabal, roi
d’Assyrie de GG7 à environ G2G av. J.-C.
assure [«-su-rej n. f. Trame des tapisseries de haute lisse.
assuré [«-sw-ré], e adj. Ferme, hardi : pas. air, y'egard assuy'é. Certàin, garanti : succès assuré. N. Qui est garanti par un contrat d'assurance.
assurément {a-su-y'é-yyyan adv. Certainement. Ant. Eventuellement, peut-être.
assurer [a-su-ré\ v. a. (de «, et si7r). Rendre sûr, durable : assurer le boyiheur de quelqu'uyx. Rendre stable:«ssMrer Garantir ; assure ruixe cy'éance.
S'engager à rembourser les y>ertcs : assiu'er xnxe y'écolte. Affirmer : assuy'er xm fait à quelqu'uyx. Mettre dans un état de certitude : assuy'er quelqu'uyx d'une chose. (AssifW’, au sens d'affirmer, ayant un nom de personne tantôt pour complément direct, tantôt pour complément indirect, il faut écrire ; il nous a assuy'és de sa veyiue et il yxous a assuré qu'il viexidrait.) S’assurer v. pi*. Se procurer la certitude : yxous soiyxyyxes assurés que... Arrêter: s'assu'rer d'ioi coupable. Passer un contrat d’assurance.
assureur [«-sit] n. m. Celui qui assure un navire contre le naufrage, une maison contre Tincendie. etc.
assurgent [a-suy'-jan], 6 adj. Syn. de ascendant. DRESSÉ.
Assyrie [a-si-yp. Etat de l'ancienne Asie, qui occupait le cours moyen du Tigre. (Hab. Assy/y'ieyxs.)
— Encycl. i/îs/. L'histoire de l'Assyrie comprend trois phases principales, indiquées par les trois capitales successives de ses rois : El-Assur, Calach et Niyyive. Ses premiers souverains connus vivaient au milieu du xixe s. avant Jésus-Christ. C'est vers la fin du xie s. que le centre de gravité du pays passa d'EL Assur à Calach, Cette nouvelle période, à laquelle appartiennent notamment Salnianasar IIL Tiglatphalasar III et Salnianasar lY, se termine en 721, lorsque Sargon fonde la dynastie des Sargonides et établit sa capitale près de Ninive, à Tendroit appelé aujourd'hui Khorsabad, Ses descendants : Sennachérib, Assarhacldon. Assurbanipal (qu’on a idem tiflé sans preuves décisives avec Sardanapale) régnèrent sur l'Assyrie jusqu'à ce qu'elle succombât sous les coups des Iraniens (vue s. av. J.-C.). .
Civilisatioyi. Les Assyriens avaient d'abord été vassaux de la Chaldée. et la civilisation de l'Asie occidentale se propagea en remontant le cours du Tigre et de TEuphrate. L'Assyrie ne fut qu'un empire militaire, qui ne vécut que par les armes et pour la guerre. Après avoir secoué le joug de Babylone, les Assyriens réussirent à se rendre indépendants et imposèrent leur domination au reste de l'Asie occidentale et à l'Egypte.
Ils avaient une religion polythéiste, avec Assur au sommet de la hiérarchie des dieux, et leur gouvernement avait la forme d'une théocratie militaire. Leur civilisation était d'origine chaldéenne. Ils employaient une écriture cxuxéifoy'me. (V. ce mot.)
L’Assyrie ne fut pas le seul Etat qui se développa dans la vallée du Tigre et de l'Euphrale : on y trouve aussi TElam ou Susiane et la Chaldée., V. El am,
ClIALDÉE.)
Assyrien, enne [a-si-ri-in, è-yxe], habitant ou originaire de l'Assyrie les Assyriexis. Adjectiv. : ayiti qu i té as sy r i exx yx e.
— Encycl. Art assyriexx. Il atteignit sous Assurbanipal un haut degré de perfection. Le palais assyrien se coinj)©se d'une série de grandes salles et de couloirs d'un ensemble assez peu varié. Mais la sculpture y était répandue à profusion : des taureaux ailés et des figures colossales apparaissaient à rextérieur : à l'iiuérieur se déroulaicaî. en de multiples bas-reliefs, les chasses et les victoires du prince. Les figures humaines, qui. en général, se préscnlenl de profil, sont de véritables portraits. Les animaux, taureaux, lions, sont reiirésentés avec beaucoup de talent et de vérité. I^e paysage manque tolalciucnt de perspective. De remarquables effets décoratifs étaient obtenus par l'emploi de briques émaillées et l'usage de peindre les bas-reliefs. L’ameublement et la bijouterie des Assyriens ont produit des œuvres d'une grande perfection. La glyptique atteignit à une réelle perfection, et les musées yuiblics comptent de beaux camées.
aSSyriologie [«-Si, 7^] n. f. science qui s'tiCcupe des antiquités assyriennes,
assyriologue [a-s/, lo-ghe] n. m. Celui qui étudie les antiquités assyriennes.
Ast 'Georgeâ érudit et philologue alh-mand. né à Gotha, in. à Munich (177S-1841 .
RStacidéS '«s, dé] n. m. pl. Famille de crustacés décapodes macroures, renfermant les formes dont les pattes de la première jiaire antérieure sont armées de pinces didactyles. S. un astacidé.
astacus [as-ta-kuss] n. m. Nom scientifique de Técrevisse, type de la famille des aslacidés.
Astaffort ch.-l., de c. (Lot-ct-Ga-
ronne'. arr. et à 19 kil. d'Agen, sur le Gers • j.SGO h. Ch. de f. M. Prunes. — Le caut. a 8 comm. et G.98U h.
AstaraC [as-ta-x'iik]. pays de l’ancienne France, au S.-E. de l'Armagnac. Ch.-l. Miraxide : auj. tlaua le dép. du Gers. Eaux-de-vie renommées. ;Hab. Asiaraquois.)