h. Ch. de f. M. Fabrication d’ouvrages en buis
— Le cant. a 22 comm. et 12.860 h.
asphaltage r as- fa i
n. m. Action d'asphalter ; son résultat : l'asphaltage d'icne cour.
asphalte [as-fal-te] n. m. (du gr. aspkaltos. bitume). Sorte de bitume compact, brun, luisant, dont on se sert, à l’état de poudre comprimée, pour garnir la chaussée des rues, et à l'état (le mastic bitumeux pour les trottoirs.
— Encycl. L'asphaltage, clù à l'ingénieur suisse Mé-
rian, a ét^é introduit en France en 1849, mais son emploi courant ne date que de 1854, à la suite de procédés perfectionnés par le même ingénieur.
La poudre, employée surtout pour les chaussées, est chauffée à 13üo dans des chaudières et étendue chau(ie sur une aire en béton, puis comprimée avec des daines en fonte chauffées, et enfin lissée avec une sorte de fer à repasser ; son épaisseur est de 0'»,04 à 0“i,0o. Le mastic d'asphalte pour les trottoirs est composé de bitume et d’asphalte; on le fond avec du sable siliceux dans des chaudières roulantes, munies d'un agitateur actionné par une manivelle. On le coule sur une aire en béton, et son épaisseur de 0m,02 à'0»n,Ô3 est régularisée au moyen d’une sorte de batte. On le saupoudre ensuite de menu gravier, pour augmenter sa résistance à l'usure. 'V. routes L'asphalte s’emploie aussi à l'état de béton pour les fortes fondations, et à l’état de briques pour les carrelages ; les briques sont réunies par un mastic bitumineux appliqué à chaud. Il a trouvé encore son application dans l’établissement des chapes et extrados des voûtes, dans la construction des forts, des ponts, etc. Les principaux gisements d'asphalte se rencontrent en France, dans la Haute-Savoie, l'Ain, le Gard et le Puy-de-Dôme.
asphalter [as-fal-té] v. a. Couvrir d'asphalte. Asphaltite (lac), v. morte (mer).
Asphodèle.
asphodèle [as-[o] n. m. gi'. asphndelos). Bot. Genre de liliacées, a belles fleurs ornementales, dont il existe différentes variétés, cultivées dans les jardins.
asphyxiant as/î/t-sian], e adj. Qui asphyxie :
gaz asphyxiant. V. g.kz.
asphyxie [as-fik-si] n.
f. du gr. a priv.. et sphu.vis, psmls). Suspension ou ralentissement de la respiration.
Asphyxie locale, maladie appelée aussi gangrène symétrique des extrémités.
— Encvcl. L'asphyxie est, à proprement parler, l'impossibilité de respirer, c'està-dire d'absorber de l'oxygène et d'expulser l'acide carbonique. Elle peut avoir lieu par submersion (c'est le cas des noyés) ou par strangulation (pendaison), et c'est abusivement qu'on applique le terme d'asphyxie aux phénomènes provoqués par le passage dans les voies res-., piratoires d’un gaz délétère (oxyde de carbone,' chlore, brome, gaz des fosses d'aisances, ypérite). L'acide carbonique (locaux étroits ou mal aérés, cuves de fermentation des moûts) provoque l'asphyxie par privation d'oxygène ; au contraire, le gaz d'éclairage et l’oxyde de carbone (poêles qui tirent mal, poêles portés au rouge, braseros, réchauds, etc.), provoquent une véritable intoxication : les globules sanguins sont détruits ; les émanations gazeuses des fosses d’aisances, des fosses à fumier, etc., provoquent de même un empoisonnement du sang et agissent en même temps sur le système nerveux. Enfin, les gaz délétères (à base de chlore) employés au cours de la Grande GueiTe agissaient à la fois comme poison du .sang et comme corrosifs des muqueuses. Pour combattre l'asphyxie proprement dite, il faut exposer le malade à l’air libre, le dépouiller de ses vêtements, insuffler de l'air dans les poumons, pratiquer des tractions rythmiques de la langue et rétablir la circulation du sang au moyen de fortes frictions ; dans certaines circonstances, une saignée au bras peut être nécessaire.
Dans les cas d'asphyxie-intoxication, il faut, après avoir soustrait le malade à l’action des gaz délétères, l’asseoir (et non le coucher), puis frictionner énergiquement les membres inférieurs, pratiquer les tractions rythmées de la langue, avec sangsues, ventouses, respiration d'oxygène, mais U arrive fréquemment. si la dose de gaz absorbée a été importante, que tous ces soins restent inutiles. L’action de l'ypérite et des autres gaz délétères réclame un traitement souvent fort long.
asphyxié 'as-ftk-si-é], 6 adj. et n. Qui a subi rasphy.xie.
asphyxier 'as-fik-si-é\ v. a. Se conj. comme prier.) Causer l'asphyxie : l'acide carbonique asphyxie.
asphyxique as-ftk-si-ke] adj. Qui a rapport à l'aspliyxie.
aspic 'as pik] n. m. gr. aspis\. Nom donné par les anciens à un serpent très venimeux, probablement le naja haje, qui, par sa morsure, donna la mort à Cléopâtre. Nom vulgaire d'une espèce de vipère. Fig. Langue d'aspic, personne médisante.
aspic [as-pik') n. m. Bot. Nom vulgaire de la grande lavande. Cuis. Plat composé de viande ou de poisson froid et de gelée.
aspidie [as-pi-di] n. f. Genre de plantes de la famille des pblypodiacées, comprenant des fougères, dont l'une, dite fougère mâle, est commune en France.
aspidistra 'as-pi-dt's-fra] n. m. Genre de liliacées aspai'aginées , cultivées comme plantes d'appartement.
aspidosper-
matiue n. f. Un
des alcaloïdes retiré de l'écorce du quebracho blanc.
aspidospermine n. f. Un des alcaloïdes retirés de l'écorce du quebracho blanc.
Aspin'wall
ïas-pinf V. Colon.
aspirail
ra, l mil.) n.m.Ouvertnre pratiquée dans un fourneau, poêle, etc., pour donner passage à l'air : ménager des aspiraux.
aspiran [as-pi]
Aspidislra : i
m. Variété de cépage noir, cultivé en France dans les départements de l’Aude, du Gard et de l’Hérault.
Aspirdril [as-pV, comm. de l'Hérault, arr. et à 25 kil. de Lodève; -1.530 h. Ch. de f. M. Vins.
aspirdillt as-pi-ran], 6 adj. Qui aspire. Pompe aspirante^ pompe qui élève l'eau en faisant le vide.
aspirant [as-pi~ran], 6 n. Personne qui aspire à une chose et principalement à une place, à un emploi, à un titre : une aspirante au brevet élémentaire. Ancien premier grade d'officier dans la marine. Elève officier dans l'armée de terre.
— Encycl. Le grade d’aspirant était, jusqu’en 1910, le premier des grades d’officier dans la marine ; il a été remplacé depuis par celui (l'enseigne de deuxième classe. Le titre d’aspirant est donné aujourd'hui aux élèves officiers des écoles militaires de l’armée de terre, qui ont rang, dans la hiérarchie, entre le sergent-major et l'adjudant, ainsi qu’aux élèves soHis de l'Ecole navale, durant leur période complémentaire d'études à bord d un vaisseau d'application.
£lSpirâ,t6Ur, trice [us-pî] adj. Qui aspire, qui a rappoi’t à l'aspiration. N. m.
Appareil pneumatique, employé pour ■ l'enlèvement de la poussière dans les maisons. Nom donné à divers appareils employés en physique, chimie, médecine, etc., et dont le rôle est d'aspirer un gaz ou un liquicîe quelconque en utilisant le vide produit par l'écoulement d'un liquide. Ant.
Expirateur.
— Encycl. Ph. et ch. L’aspirateur le plus simple se compose de deux récipients cylindriques A et A’, reliés par un robinet B. A ayant été préalablement rempli de liquide, on le met par S en communication avec le récipient contenant le gaz à aspirer, et on fait écouler le liquide dans A’ par le robinet B. Pour continuer l'aspiration, il suffit de retourner l'appareil, en mettant A’ en communication par S avec le récipient contenant le gaz. - Quand on a besoin d'un aspirateur plus énergique, on se sei’t de trompes.
— Fcon.rfüm. Les aspirateurs ou nettoyeurs employés au nettoyage des parquets, tapis, murs, meubles, etc. ontété imaginés pour remplacer le
Aspirateur.
(Phys.-Chim.)
Aspirateur puur neltoyaf^e : 1. A air comprimé : 2. KleCtrique.
balayage et l’époussetage, qui n'enlèvent qu'imepartie de la poussière et dispersent l'autre sans la supprimer. Les aspirateurs absorbent, au contraire, la totalité des poussières par le moyen d'un appareil terminé en forme de bouche, que l'on promène sur la surface à nettoyer. Une petite pompe pneuuiatique fait le vide dans cette embouchure (souvent pourvue d'une brosse), et la poussière est fortement aspirée vers un récipient, où elle est collectée.
aspiratif, iv© [as-pi] adj. Qui se prononce, qui fait prononcer avec l’aspiration.
aspiration '^as-pi-ra-si-on. n. f. Action d’aspi* rer en faisant le vide : V aspiration de l'eau par une pompe. Gy'amm. Action d’émettre un son avec un souffle • il faut une -aspiy'ation pour prononcer ha
ASP
dans hache. Fig. Elan de l ârnc. désir : nos aspirations vers le progrès. Ant, Expirât on.
aspiratoire [as-pi] adj. Uui concerne l'aspiration : mouvement aspiratoire.
aspiré, e [ns-pi] adj. Sc dit d'une lettre qui a. qui porte une aspiration : la lettre h est aspirée dans héros, hameau. N. f. Lettre qui a, qui porte une aspiration.
aspirer [as-pi-ré] v. a. tpréf. ad. et lat. spirare, respirer). Attirer les gaz aniuiants avec la bouche : aspirer l'air. Par anal. Attirer dans les fosses nasales : ffS7)irer une prise de tabac. Elever l'eau par ■ le vide. Emettre avec un souffle : aspirer la lettre h. V. n. Prétendre : aspirer aux honneurs. Ant. Expirer, souffler.
— Allus. littér. :
Et, monté sur Is faito, il aspire à descendre,
vers que Corneille a mis dans la bouche d'Auguste (C.inna. acte II, sc. P'). II peint énergiquement la satiété, le dégoût de l'homme qui a tout obtenu, qui peut tout.
aspirine [as-pf] n. f. Acide acétyl salicylique, à saveur légèrement acidulée et qu'on emploie comme succédané du salicylale de soude dans les affections rhumatismales.
asplénie [ns-pZé-nf; n. f. Genre de polypodiacées, comprenant des fougères de petite taille, dont l'une des plus connues est la rue des murailles.
aspre [os-pre] n. m. (gr. aspron). Petite monnaie d'argent turque, qui vaut 0 fr. 22 c.
aspredo [as-prel n. m. Genre de poissons jihysostoines, de la famille des siluridés.
asprelle [as-prà-le] ou asprèle n. f. Bot. Syn.
de PRELE.
Aspremont [as-^ire-mon], chanson de geste du XII' siècle, appartenant au cycle carolingien, très populaire au moyen âge, et qui avait pour sujet une fabuleuse expédition de Charlemagne dans la Calabre.
Aspres-Sur-Buëeh, eh.-l. de c. (Ilautes- Alpes . arr. et à 33 kilom. de Gap, sûr le Buëch. aftl. de la Durance : 680 h. Ch. de f. P.-L.-M. Eaux ferrugineuses. — Le cant. a 9 comm. et 3.3 VO h.
Asprières, ch.-l. dec. (Aveyron), arr. et à 29 kll. de Villefranche, près du Lot; 910 h. Truffes. Mines •de zinc et de plomb. — Le cant. a 11 comm. et 10.3» h.
Aspromonte, massif granitique d'Italie (Calabre Ultérieure), à 25 kilom. de Reggio. En 1862, Ciaribaldi y fut blessé et fait prisonnier par les troupes de Victor-Emmanuel II.
‘ Aspropotamo [as-pro], fleuve de la Grèce moderne, tributaire de la mer Ionienne, VAchéloüs des anciens ; cours 225 kilom. environ.]
asque [as-ke' n. m. (du gr. askos. outre). Cellule mère, dans laquelle se forment les spores des champignons ascomycètes.
Asquith. (Ilerbert-IIonri), homme d'Etat anglais, né à Morley en 1852. Chef du parti libéi’al, il a été premier ministre de 1908 à décembre 1916 et a dirigé la politique de l'Angleterre pendant la première moitié de la Grande Guerre.
Assab, V. de la côte occidentale de la mer Rouge, dans le pays d'Afar ; 5.000 h. Fait partie de l'Erythrée italienne.
assa fœtida [as-sa-fé] n. f. Résine d'une odeur fétide, produite par des ombellifères de la Perse, et qui est antispasmodique.
assagir [a-sa] v. a. Rendre sage : l'âge nous assagit. S'assagir v. pr. Devenir sage.
assagissenieut [a-sa-ji-se-man] n. m. Action de rendre sage ou de devenir sage.
assal (mot ital. signif. beaucoup). Ternie de musique qui se joint à un autre comme augmentatif : presto nssai, fort vite.
assaillant [«-sa. Il mil., an], e adj. et n. Qui attaque : armée assaillante ; les assaillants.
assaillir [a-sa, il mil.] v. a. (préf. ad, et lat. salire, sauter. — Se conj. comme tressaillir.) Attaquer vivement, en s'élançant : assaillir un camp. Importuner, harceler ; assaillir un débiteur. Fondre sur : orage assaillant des touristes. Ant. Défendre, protéger.
assainir [a-sè] v. a. Rendre sain, 'faire disparaître les causes d'insalubrité ; assainir une contrée. Fig. Purifier au point de vue moral : assainir tes esprits. Ant. Infecter, empester, empoisonner.
assainissement [a-sè-ni-se-man] n. m. Action d assainir; son résultat. Désinfection.
— Encycl. L'assainissement des agglomérations a our but d'en faire disparaître les causes d'insalul'ité ; on assainit les villes par le percement de larges avenues que l'on borde d'arbres, par l'approvisionnement abondant en eau potable et l'établissement d'une canalisation qui permette l'écoulement rapide des eaux ménagères, immondices, etc. L'assainissement des appartements est obtenu par des aérations fréquentes.
En matière d'agriculture, l'assainissement des terres humides s’obtient par le drainage ; quant à l'assainissement des étables après des épizooties, il relève de la désinfection. V. ce mot.
aSSa.iS0111ia.llt [a-sè-zo-nan]. 6 adj. Qui assaisonne. Plantes assaisonnantes, plantes savoureuses et odorantes qui servent d'assaisonnement.
assaisonnement [a-sè-zo-ne-man] n. m. Action, manière d'assaisonner les mets. Ingrédient pour assaisonner, comme poivre, sel, vinaigre, etc. P'ig. Agrément dans le discours, grâce dans l'action.
— Encycl. Les assaisonnements concourent au but final de la digestion en stimulant l'appétit et en provoquant dans la mesure nécessaire les sécrétions qui doivent agir sur la matière assimilable. Les assaisonnements simples peuvent se diviser en sept classes: t« salins (chlorure de sodium); 2» acides i, vinaigre, citron, oseille) ; 3“ âcres (genre allium : ail, poireau, oignon, échalote, civette; famille des crucifères : moutarde, radis, cresson ; câpres : fleurs et fruits de la capucine'; 4' aromatiques (.4. Indigènes, ombcllifères : persil, cerfeuil ; rosacées : pimprenelle ; labiées ; thym, romarin, serpolet; B. Exotiques : y.anillc, cannelle, clous de girofle) ; 5» aromaticoâcres (poivre, noix muscade, gingembre, piment : 6“ sucrés; 7» gi'as : huile d'olive, de noix, d'amandes douces, graisses, beurre). — Excepté le sel. véritable aliment, nécessaire partout, le choix des assaisonne¬
ments doit varier suivant les climats et les localités, suivant les conditions individuelles, d'âge, de sexe, de tempérament.
assaisonner [a-sè-zo-né] v. a. (de à. et saison). Accommoder un mets avec des ingrédients qui flattent le goût. Fig. Donner de l'agrément, du iùquant : assaisonner une faveur de paroles gracieuses.
assaisonneur, euse [«-sé-io-ne«r,eit-ce] n. Celui, celle qui assaisonne : un assaisonneur. de merluches.
Assaky, Biogr. V. Asaky.
Assam ra-soin']. prov. des Indes anglaises, entre le Tibet, la Birmanie et le Bengale; 6.130.fKXi h, {Assamois'i. Capit. Chillong ou Silang ; 3.860 h.
assamar ou assamare [e/-.s«| n. m. (du lat. assare. rôtir, et amarus. amer). Substance encore mal connue, qui communique au sucre, au pain, etc., grillés, leur saveur amère.
Assar-Haddon, roi d’.Assyric, de 690 à 667 av. d.-C. Il vainquit Manassès et l'emmena captif.
assarmenter [a-sar-man-té'] v. a. Débarrasser une vigne des sarments, après la taille.
Assas [a-sflss] (Louis, chevalier d’), né au Vigan, capitaine du régiment d'Auvergne, qu'un fait d'armes, la veille du combat de Clostercamp, a rendu célèbre. Voici les détails de ce fait, que d'autres attribuent au sergent Dubois : dans la nuit du 15 octobre 1760, le brave d'Assas pénétra seul au milieu d'un bois, voisin du bivouac français, pour le fouiller dans la crainte d'une surprise. I,a bataille devait se livrer le lendemain . Tout à coup, il est environné de soldats ennemis, cpii lui mettent la baïonnette sur la poitrine et le menacent de mort s'il jette un seul cri d'alarme. N’écoutant que son devoir de soldat. d'Assas se sacrifie au salut de l'armée en poussant ce cri fameux, qui avertit les Français du danger : « A moi, Auvergne, ce sont les ennemis ! », et il tombe mort à l'instant, criblé de coups de baïonnette (1733-1760). ■
assassin [a-sa-sin. e adj. (ar, haschischin: de haschisch, plante enivrante (v. assa.ssins]). Qui tue. Meurtrier: fer assassin; main assassine. Fig. Qui provoque, excite: œillade assassine. N. ra. et adj. f. Petite mouche noire que les femmes se mettaient audessous de l'oeil : un assassin; une mouche assassine. N. m. Celui qui tue avec préméditation ou fuetapens. V. assassins.
assassinant [a-sa-si-nan], 0 adj. ide assassin). Fam. Ennuyeux, fatigant à l'excès : éloges assassinants.
assassinat [a-sa-si-na] n. m. ide assassiner). Meurtre commis avec préméditation ou guet-apens. Fig. : la calomnie est un assassinat moral.
— Encycl. Dr. L'assassinat est puni de mort. Les malfaiteurs de toute espèce qui, pour l'exécution de leurs crimes, ont recours à des actes de torture ou de barbarie, sont punis comme coupables d'assassinat.
assassiner [a-sa-si-nf] v. a. Commettre un assassinat. Fig. et fam. Fatiguer, importuner à l’excès : assassiner de com]iliments.
assassins [a-sa-sin] ou ismaïliens [U-in] n. m. pl. Secte musulmane de l'Asie occidentale, fondée en Perse vers 1090, par Ilasan-Sabbah, et qui, au temps des croisades, se livraient à toutes sortes de violences sous l'influence du haschisch. Ils furent exterminés en 1255 par le prince mongol Iloulagou-khan. S. un assassin ou ismatlien.
assation [«-,s«-sî'-on] n. f. (du lat. assare. supin assatum, faire rôtir). Coction des aliments ou des ihédicaments dans leur propre suc, sans addition d'aucun liquide.
assaut [fi-.sô] n. m. 'préf. ad. et lat. saltus. saut). Action d'assaillir : les assauts de la tempête, de la maladie. Attaque pour emporter une position ennemie : prendre une ville d'assaut. Combat courtois à l'escrime, boxe, etc. Fig. : faire assaut d'esprit.
— ■ Encycl. Milit. L'assaut est l'opération finale d'un siège régulier, lorsque la brèche est assez avancée, ou que l'ennemi est assez ébranlé pour ne fournir qu'une médiocre résistance. C'est toujours l'opération la plus hasardeuse pour l'assaillant, un assaut repoussé coûtant en général d'énormes perles ; c’est aussi la plus d^angereuse pour l'assiégé, car sa réussite entraîne, presque fatalement, non seulement la reddition, mais souvent le pillage de la place.
assauvagir [a-sô-va-jlr] v. a. Rendre sauvage. V. n. Devenir sauvage : faute de culture, certaines terres assauvagissent.
assavoir [n-sa] v. a. savoir. (Vx.)
Assclie, V. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles) ; 8.250 h.
AÇSO, torrent des Basses-Alpes, affl. de la Durance. aux crues terribles ; cours 70 kil.
ASS6 ( Louis - Eugène - Auguste ). littérateur et historien français, né et m. à Paris (1830-1901); auteur d'études sur le XVIII' siècle,
asseau [n-,sclj n. m. (du lat. ascia.
martc.au . Marteau de couvreur, servant à couper et 'à clouer les lattes et les ardoises. (On dit aussi assette. i Assebrouck, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Bruges ; 3.000 h.
assec [a-séA', n. m. (de à, et sec). Temps pendant lequel un étang reste à sec après la pèche, et [(eut être livré à la culture.
assèchement \a-sé-che-man] n. m. Action d'assécher. Etat de ce qui est asséché.
assécher [a-sé-ché[v. a. (Se conj. comme «ccélérer.' Priver d'eau, d'humidité : assécher des terres. Mettre à sec : assécher un étang.
ASSeline Louis', littérateur, journaliste et homme politique français, né à Versailles, m. à Paris 1829-1878 .
ASS
Asselineau (Charles), littérateur et érudit français, né â Paris, m. à Cluâtel-Guyon 1821-1874). A écrit : Histoire du sonnet ; l'Enfer du bibliophile ; Bibliographie romantique ; etc.
Asselyn [/m] (Jean;, paysagiste français, né à Dieppe, m. à Amsterdam (1610-1652),
assemblage [n-snn] n. m. Action d'assembler.
( Réunion de plusieurs choses, soit au physiqiie, soit au moral : assemblage de vices et de vertus. Menuis. Manière de joindre ensemble des pièces de bois. Impr. et rel. Mise en ordre des feuilles imprimées. Atelier où s’exécute ce travail.
— Encycl. Techn. On distingue les assemblages en bois et ceux en métal. Les premiers sc subdivisent en assemblages de charpente et de menuiserie. Les autres en assemblages de charpente en fer ou en fonte, de chaudronnerie, de tuyauterie et mécaniqzies.
Pour les charpentes en bois, la manière dont deux pièces do bois se rencontrent déterminent diverses dispositions qui se ramènent aux cas suivants : l'extrémité d'une pièce peut porter verticalement ou obliquement sur un point de la longueur de l'autre. Cela donne lieu à différents assemblages : à tenons
et à mortaises, droits ou obliques ; on a, dans ce dernier cas, des assemblages par embrèvement ou par encastrement. On distingue aussi V assemblage sur l'arète. Si l'on veut s'opposer à l'écartement de deux pièces, on a recours à.\' assemblage ii queue d'aronde. ou d'hironde. qui se fait à mi-bois. Quand les pièces se joignent par leur bout, sans sc dépasser, ce sont alors des assemblages d'angle et ceux à anglets ou onglets. Lorsque les pièces se croisent et s'assemblent par entailles, on emploie les assemblages à mi-bois simples et à mi-bois par embrèvement. Deux pièces se joignent-elles en ligne droite ou bout éi bout, on a les entures verticales ou horizontales ; les premières sont dites « mortaise et tenon éi 7ni-bois, les autres à queue d'aroixde à mi-bois. On a aussi le trait de Jupiter avec clef . Si deux pièces s'ajustent longitudinalement, on les dits juxxielées ; les assemblages usités alors sont à adents carrés ou triaxigulaix'es. Les nioi'se.s.qui vont toujours deux par deux, sont jumelées.
Les assenîblages de menuiserie sont identiques à ceux de charpente, ou ils en sont les dérivés : c’ést ainsi que l'assemblage t'i ramure et ci languette n'est autre que celui à tenon et à mortaise.
Les assemblages de la fonte sont très variés ; les principaux ressemblent à ceux en bois d'angle ; ils se disent assemblages à ox’eilles, à queue d'aronde. à mi-fonte. On trouve aussi des assemblages bout à bout à oreilles, retenus par des boulons, des joues latérales, etc.
Les assemblages de fer ressemblent encore plus à ceux du bois ; tels sont ceux ci embrasse, l'i oreilles, à queue d'aronde, à trait de Jupiter avec clef, ou « manchon et à clef, à tenon et mortaise souvent filetés.
Les assemblages des tôles se font au moyen de 7’ivets posés à chaud, en intercalant des couvre'-joints. Pour les assemblages d'angle, existent les fex'S l't T simples ou doubles, les cornières, les fers en U.
assemblé [«-snn] n. m. Un des pas de la danse.
assemblée [a-san-blé] n. f. Réunion de personnes dans un même lieu : assemblée d'actionnaix-es. Ensemble des personnes qui forment un même corps : assemblée nationale. Dans plusieurs provinces (Normandie, Poitou, etc.), foire avec divertissements, surtout à l'occasion de la fête patronale : danser à l'assemblée. Assemblée de créanciers, réunion provo¬
quée par un débiteur pour y exposer ses affaires, éviter une faillite, etc. Batterie ou sonnerie avertissant les soldats qu'ils doivent s'assembler sur un point déterminé.
Assèmblée constituante, assemblée élue au suffrage universel apres la révolution de
I nsîfçue lies députés luslçuf déS Iniijçne dés dé-
dé l'Aséembléé inembréa dé la I.égisla- putés d.* la I.é-
consliluaote (18(8). Uve (1791). (çislaliié (1819)-
4 mai 1848 au 26 mai 1849, et eut à réprimer la terrible insurrection populaire de juin 1848.
Assemblée législative, assemblée qui succéd.a à l'Assemblée nationale constituante le 1" octobre IJ'.'l et fut remplacéepar la Convention le 21 septembre 1792.
A BOdU.
ASS
Klle vota la guerre avec rAutriche, suspendit, îiprèa la jouraée du K) août, les pouvoirs de Louis XVI, qui fut emprisonné au Temple, et convoqua la Convention nationale.
Assemblée législative, assemblée qui succéda à la Constituante le 28 mai 184-9, et qui fut dissovite par le coup d'Etat du 2 décembre ISoi. Elle avait voté la loi Falloux sur la liberté de l’enseignement.
Assemblée nationale, nom que prirent les Etats généraux le 17 juin 1789, et qu’ils cliangèrent le 9 juillet en celui à' Assemblée nationale constituante, qu'ils méritèrent en proclamant la Déclaration des droits de l’homme et en votantla Constitution de 1791. La Constituante abolit les privilèges féodaux (nuit du 4-- Août),
P r O c 1 a m a la souveraine t é nationale, la sépai*ation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, l’admissibilité de tous les citoyens aux emplois publics. leur égalité devant la loi, la liberté des cultes, institua les actes de l'état civil, divisa la France en départements, réforma la magistrature, le système des impôts et vota la Constitution civile du clergé. Elle fit place à l'Assemblée législative, le 30 septembre 1791.
Assemblée nationale, assemblée élue en 1871, pendant la guerre franco-allemande, et qui siégea jusqu'en 1875. Elle ratifia le ti’aité de Francfort, vota l'emprunt de 3 milliards destinés à la libération du territoire, renversa en 1873 le président Thiers et vota, à une voix de majorité, la Constitution républicaine du 25 février 1875, après avoir vainement tenté de restaurer la monarchie en la personne du comte de Chambord.
Insjgni? des députés de l’Assemblée natiunale ^187I).
Carte des
députés de l’Assemblée constituante (I7b9).
Assemblée nationale, réunion du Sénat et de la Chambre des députés. L’Assemblée nationale tient ses séances à Versailles, sous la présidence du président du Sénat, pour élire le président de la République ou reviser la Constitution. (On l’appelle aussi Coiigrès.)
Assemblée des dieux (Z’), dialogue de Lucien, dont les interlocuteui’s sont Jupiter, Momus et Mercure. Momus déplore l’envahissement de l'Olympe par une multitude de nouveaux dieux et réclame une vérification de titres. Le scepticisme de l'auteur se donne carrière et n'épargne aucune divinité, (lie s. apr. J.-C.)
Assemblée des femmes (V) ou les Harangueuses^ comédie d’Aristophane, satire spirituelle et brillante des utopies communistes de . Platon (393 av. J.-C.). A l'instigation de Praxagora, les femmes athéniennes ont décidé de prendre la direction des affaires et d'instituer une législation nouvelle, qui fournit l'occasion, de situations comiques.
Assemblée, nom que l’on donne à des tableaux groupant des personnages. Telles sont : V Assemblée des gardes civiques, chef-d’œuvre de Oovaërt Flinck (16V8), musée d’Amsterdam, réunion de personnages vifs et animés, peints à la manière de Rembrandt; l'Assemblée des bourgmestres, chef-d'œuvre de Tb. de Keyser (La Haye.} [dans cette toile, belle de simplicité, de force et d'harmonie, les personnages, au nombre de cinq, sont admirables d'expression et de vie]'; l' Assemblée des dieux, fresque de Raphaël, à la Famésine iRome).
assemblement [a-san-hle-man] n. m. Action d'assembler.
assembler [a-sfm-6Zë] v. a. (du lat. ad, à, et simul, ensemble). Mettre ensemble, réunir : assembler des troupes, les feuilles d'un livre. Joindre : assembler des pièces de charpente. Convoquer, réunir : assembler le Sénat. S’assembler, v. pr. Se réunir. pROv. ; Qui se ressemble s'assemble, ceux qui ont les mêmes idées, les memes goûts se recherchent. (Presque toujours en mauv. part.) Ant. Disperser.
assembleur, euse [a-san, eu-ze] n. et adj. Qui assemble : Jupiter assembleur de nuées. Impr. et rel. Qui fait l’assemblage des feuilles imprimées.
Ass en, v. de Hollande, ch.-l. de la province de Drenthe, sur le Horn-Diep ; 9.200 h. Eaux minérales.
Assenede, v. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Eecloo) ; 5.600 h. Etoiles de laine, brasseries, teintureries.
assener [a-se-në] v. a. (du lat. assignaj'e, désigner. — Se conj. comme amener.) Porter avec violence : assener un coup de bâton.
Assens, v. de Danemark (Fionie), port sur le Petit-Belt ; 4.100 h.
assentement [a-san-te-man] n. m. Ckass.
Odeur qui frappe le nez du chien et le fait se rabattre sur les voies de la bête.
aSSSntiment [a-san-ti-man] n. m. Consentement volontaire ; approbation, acquiescement : donner son assentiment. Ant. Désaveu, refus.
asS6ntir [a-san] v. n. Donner son assentiment. (Vx.î (Jhass. Se dit de la sensation qui vient au chien par les émanations du gibier : asseyitir du cerf.
asseoir [a-.soir] v. a. (lat. assidere. — J'assieds, tu assieds, il assied, nous asseyo'yis, vous asseyez, ils asseyent, ou /assois, tu assois, etc. J'asseyais, nous asseyions ou j'assoyais, etc. J'assis, nous assîmes. J'assiéj'ai, nous assiérons, ou j'assoirai, 7ious assoirons, etc. J’assiérais, 7ious assiério7is, ou j'assoirais, 7101CS assoirions, etc. Assieds, asseyons, ou assois,, assoyons, etc. Que j'asseye, que nous asseyio7i.% ou que j'assoie, que nous assoyions, etc. Que j'a-Ksisse, que nous assissions. Asseyant ou assoya7it. Assis, e. On dit toujours au fig. : j'assois, j'assoyais, j^a.^soirai, j'assoii'nis, etc.) Mettre sur un siège : asseoir un enfant à table. Poser sur quelque chose de solide : asseoir un fort sur le ?*oc. Fig. Etablir ; asseoir un prince sur le trône ; asseoir son crédit. S’asseoir V. pr. Se mettre sur son séant. Pop. A llez vous asseoir, vous m'ennuyez, laissez-moi tranquille. S'as¬
ASS
seoir entre deux chaises, le cul par îO'i'e, entre deux partis avantageux, choisir un moyen terme ridicule. Axt. Renverser, ruiner.
Asser, docteur juif, auteur du Talmud de Bahylone (353-427).
AsséraC, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 28 kil. de Saint-Nazaire, non loin de la mer; 1.270 h. Ch. de f.
assereaux [a-se-rdj n. m. pl. J/in. Faille d'une couche ardoisière. (Le sing. assereaw est peu us.)
assermenté, e [a-sè7^-man] adJ. Qui a prêté serment au gouvernement, à la Constitution : fonci'ionnaire asserme7ité. Qui a prété serment devant un tribunal : expert assermeyité. Prêtre, curé, évêque asserme7ité, prêtre, euré, évêque qui, en J 789. avait prêté serment à la Constitution civile du clergé, par opposition au clergé réfractaire.
assermenter [a-sèï’-man-^éj v. a. Faire prêter serment : asserme7iter un fonctionnaire, un témoin.
assertif, ive [a-.<îér] adj. Qui ale caractère, de l’assertion : proposition assertive.
assertion [a-sér-si-on] n. f. 'du lat. as.<ferere, supin assertum, affirmer). Affirmation, proposition qu'on soutient vraie.
aSSertoriQUe adj. Nom donné, depuis Kant, au jugement dans lequel l’affirmation est vraie sans être nécessaire :
« L'homme est doué de raiso7i n est un jugement assertorique.
asservir [a-sèr]