‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 158 sur 1225 · CONSTELLATION · texte numérisé non relu

CONSTELLATION

astérisq'ue [as-té-ris-ke] n. m. (du gr. asteriskos, petite étoile). Signe typographique en forme d'étoile (^^), pour indiquer un renvoi, une lacune, etc.

asternal, e, aux [ns-têr] adj. (du gr. a priv., et sternon, poitrine). Se^dit des fausses côtes qui ne s’articulent pas avec le sternum.

astéroïde [as-té-ro-i-de] n. m. (du gr. aslèr, astre, et eidos, aspect). Nom de petites planètes visibles seulement au télescope et circulant entre Mars et Jupiter. Nom donné quelquefois aux aérolithes, bolides, étoiles filantes, etc.

— EnCYCL. V. PLANÈTE.

astéroidées [as-té-ro-i-dé] n. f. pi. Tribu de plantes de la famille des composées, ayant pour type le genre aster. S. une astéroïdée.

astllélli© Wts-té-nî] n. f, (du gr. a priv., et sthenos, force). Affaiblissement fonctionnel : il y a des asthénies nerveuses, cardiaques, musculaires, etc., suivant l'organe ou le groupe d’organes ainsi atteints.

asthénique [ns-fè] adj. Qui tient à l'asOiénie. N. Atteint d’asthénie : un, utie asthénique.

asthénopie [as-té-no-pt] n. f. (du gr. asthetiès, faible, et âps, ùpos, œil). Troubles oculaires, caractérisés par un défaut d’énergie d une des parties de Tœil dans l’acte de la vision.

asthmatique [ns-mal adj. De la nature de Vasthme ; toux asthmatique. N. Qui est affecté d’un asthme : un, une asthmatique.

— Enoycl. Les asthmatiques doivent se prémunir contre les variations de la température, porter des habits chauds et légers et siahstcnir de boissons alcooliques, d’aliments trop lourds.

asthme [as-me] n. m. (du gr. asthma, respiration difflcile). Maladie caractérisée par des suffocations intermittentes ; l'asthme est fréquent chez les vieillards.

— Encycl. L’accès d'asthme débute généralement les premières heures de la nuit, et dure au moins une ou deux heures : une série d'accès constitue Vattaque d'asthme. Le traitement consiste, pendant l'accès, en injections d'antipyrine et surtout en injections de morphine, en fumigations de datura stramonium, de belladone, de papier nitré, en inhalations de pyridine. Le traitement préventif est surtout l’administration prolongée des iodures alcalins, puis de Tarsenic, etc.

asti [as-ti\ n. m. Vin blanc muscat, récolté aux environs d’Asti (Italie), et dont une partie est traitée en mousseux [moscato spumantej. Sorte d’étoiîe de soie fabriquée à Asti. 2echn. Syn. de astio (outil).

Asti, V. du royaume d’Italie (prov d'Alexandrie), sur le Barbo, affl. du Tanaro ; 33.500 h. Vins blancs. Etoffes de soie, filatures. Patrie d’Alfieri.

astic \as-tik] n. m. ''peut-être de l’angl. stick, bâton). Os de cheval, dont les cordonniers se servent pour lisser les semelles des souliers. Mélange de blanc d’Espagne, d’eau-de-vie et de savon, servant aux militaires à nettoyer les pièces de cuivre du fourniment.

AstiCO, rivière de Tltalie continentale, affluent de gauche du Bacchiglione, qui naît dans les Alpes Dolomitiques ; délimite à l'O. et au S, le plateau des Sotte Communi ou d’Asiago, dans lequel pénètre profondément le Val d’Assa, parcouru par un de ses tributaires, puis sort des montagnes et arrose la plaine de Vicenoe, jusqu’à son confluent. L'Astico, qui se grossit de la Posina sur sa rive droite, arrose dans son cours supérieur le Val d’Astioo, qu’ont envahi en mai-juin 1916, lors de leur « expédition de châtiment j>, les Autrichiens de l’archiduc Eugène, venus de Rovereto sur l’Adige.

asticot [as-li-A’oj n. m. Larve des mouches à viande.

— Encycl. L’asticot ou ver de viande s’emploie couramment à la pèche pour escàer l'hameçon. Cette larve est aussi utilisée pour l’engraissement des faisans. Cette double utilisation a donné lieu à la production industrielle des asticots. On étale au soleil des viandes provenant de l'équarrissage des chevaux, et on les recouvre de quelques poignées de paille ; les mouches viennent y déposer leurs œufs et, au bout de quelques jours, on a des myriades de lai’ves. On conserve celles-ci dans du son, auquel on ajoute quelques morceaux de suif. Pour fixer Tasticot à l'hameçon, on enfonce délicatement la pointe de l’hameçon un peu au-dessous du gros bout de la larve et on la dirige vers l’extrémité mince.

asticoter [ms-ti-Ao-fé] v. a. Fam. Tracasser, agacer, tourmenter pour des bagatelles.

astigmate [as-tigh-ma-te] adj. Qui est affecté d’astigmatisme.

astigmatisme [as-tigh-ma-tis-ine] n. ni. (du gr. a priv., et stigma, pointe). Imperfection de l’œil due à la variation de sa courbure et telle qu’un point lumineux donne sur la rétine non un point, mais une tache de dimension spéciale. Défaut analogue d’un objectif photographique et qui produit un effet identique sur la plaque sensible ou sur le verre dépoli.

— Encycl. L'astigmatisme est très fréquent, mais en général il ne cause pas de troubles de la vue; quand il est très accentué et que les variations des courbures des surfaces de l’œil sont régulières, on le corrige par des verres cylindriques. Quand l’astigmatisme est irrégulier, il est presque impossible d’y remédier.

aïtlgmomètre [as-tigh-mo] n. m. Instrument servant à mesurer le degré d'astigmatisme.

astiquage [as-ti-ka-je\ n. m. Action d’astiquer. (On écrit aussi asticage.)

astiquer [as-ti-ké] v. a. (de astic). Faire reluire en frottant avec un astic. de l’astic : astiquer son fourniment, une semelle. Syn. de asticoter. S’astiquer V, pr. Pop. Faire sa toilette. Fig. Se battre.

AstOlphe [ass], roi des Lombards, battu par Pépin le Bref, qui constitua, avec les villes qu’il avait conquises sur lui, le célèbre patrimoine de saint Pierre (749-730).

Astolphe, prince légendaire d’Angleterre, l'un des plus célèbres paladins du Roland furieux de TArioste. Une fée lui fit présent d'un cor « dont le son était si perçant et si terrible à soutenir, qu’il n'était être vivant qui put l’entendre ». Ou fait de fréquentes allusions au cor d' Astolphe.

a.Stome [as-Iô-me] adj. idu gr. « priv., et stomu, bouche). Qui n’a pas de bouche, pas d'ouverture.

astomie [as-m-mf] n. f. (de astomej. Monstruosité consistant en 1 absence de bouche.

Aston Manor, v, d’Angleterre (comté de Warveick;, faubourg de Birmingham; 97.300 h.

Astor [ass) (Jean-Jacob), négociant et philanthrope américain, né à Walldorf (Allemagne), m. à New-York (176:3-1848) ; fit le commerce des fourrures, et fonda la bibliothèque publique de New-York dite Astor library.

Astorga [ass], V. d’Espagne ,Léon), une des plus anciennes cités de la péninsule ; 5.400 h.

Astorga (Emmanuel, baron d’), compositeur italien, né à Palerme, m. en BohèlBie (1681-i736) ; auteur de nombreuses cantates et d’un beau Stabat mater.

astragale [as-tra] n. m, gr. astragalos). Archit. Moulure qui couronne la partie supérieure d’une colonne. Anat.

Un des os du pied. Bot. Genre de légumineuses papilionacées, originaires de l’Asie,, et dont certaines espèces donnent la gomme adragante. Allus. littér, : Ce ne sont que festons, ce ne sont qu’astra-

, aslrag^ale.

gales, vers ’du premier chant de l’.-liU poétique de Boileau, que l'on rappelle quand on critique l’abus

astrakan ou astracan [as-tra] n. m. Fourrure qui est la. dépouille d’un jeune agneau caracul, et dont Astrakan fait un grand commerce. V. fourrure. Astrakan ou Astrakhan [as-tra], v. de

Russie, ch.-l. du gouvernement de ce nom, dans une île considérable de la mer Caspienne ; port près de l'embouchure du Volga ; ISO. 000 h. Important commerce de fourrures, de céréales, caviar, étoffes. — Le gouvernement d Astrakan a 1.246.000 h.

astral [as-tral], e, aux adj. Des astres ; influences astrales. Lampe astrale, dont la lumière tombe du haut en bas, sans porter d’ombre par ses appuis.

astrance [ass] n. f. Genre d’ombellifères, à fleurs en forme d’étoile, et dont une espèce esl commune dans les Alpes et les Pyrénées.

astrapéphobie [as-tra-pé-fo-bi] n.' f. (du gr. ustrapè, éclair, et phobos, crainte). Peur maladive des éclairs ou du tonnerre.

Astrate, une des meilleures tragédies de Quinault, dont plusieurs passages ont un certain charme élégiaque. Les principaux personnages sont Elise, qui régne à Tyr sur un trône usurpé, et Astrate, quelle aime et qui est l'héritier légitime. (1663).

astre [as-tre] n. m. (gr. astron). Corps céleste ; les étoiles, les planètes, les comètes, sont des astres» Fig. Personne fort belle ou très illustre : les astres de la scène, de la littérature. Jusqu'aux astres, en un lieu ou à un degré très élevé. Castre du jour, le soleil. L'astre des nuits, l'astre d'argent, la lune.

astrée [as-tré\ ou aStræa [as-tré-a\ n. f. Genr de madrépores, type de la famille des astréidés.

Astrée [as-tré], fille de Jupiter et de Thémis, déesse de la justice ; elle séjourna parmi les hommes pendant l’àge d’or. Au temps d'Astrée, c’est-à-dire quand le bonheur régnait sur la terre.

Astrée ((’), célèbre roman pastoral, d’IIonoré d'Urfé (1610-1627). La scène se passe au vue siècle, sur les bords du Lignon, petit ruisseau du Forez, que l’auteur a popularisé. Les amours romanesques du langoureux Céladon et de la trop vertueuse Astrée forment le sujet principal, sur lequel se greffent une quarantaine d’épisodes. Cette œuvre maniérée, où se trouvent, à côté d’une psychologie souvent juste et fine, de jolies descriptions de la nature, a, par son charme pénétrant, exercé une influence profonde et durable. D’Urfé étant mort avant l’achèvement de son roman, les deux dernières parties furent rédigées par son secrétaire Baro.

astréidés [as, dé] n. m. pl. Famille de madrépores, dont le genre astrée est le type. S. un astréidé.

astreindre [as-trin-dre] V. a. )'du lat. aslringere, lier, attacher. — Se conj. comme craindre.) Obliger, soumettre, assujettir. S’astreindre v. pr. S’assujettir à ; s'astreindre à des occupations, à des travaux. Ant. Dispenser, exempter, astreinte [as-trin-té] u. f. Syn. de contrainte. astrictif, i've las-trik] adj. Qui est astringent : remède astrictif ; substance astrictive. Ant. Laxatif.

astriction [as-tnA-si-ore] n. f. Effet produit par uii astringent. Chir. Action de serrer : Tastrietion du bandage.

astrild [ass] n. m. Zool. Syn, de bengali. astringence [as-trin-jan-sé] n. f. Qualité do ce qui est astringent : l'astringence du quinquina.

astringent tas-trin-jan], e adj. (du lat. astrin gere, resserrer). Méd. Qui resserre ; remède astrin gent. N. m. : un astringent. Ant. Laxatif.

— Encycl. Les astringents produisent sur la langue une saveur d’âpreté caractéristique, dite aussi siyptique. Employés intérieurement à faible dose, ils diminuent la sécrétion intestinale et la transpiration ; extérieurement, sur la surface des plaies, des muqueuses, ils empêchent les écoulements. Les astringents minéraux les plus importants sont : les préparations de zinc (chlorure ou sulfate), de plomb (acétate, eau blanche;, de fer (perchlorure), l'alun, etc. Les astringents végétaux doivent leurs propriétés au tanin ; ce sont : les cachous, kinas, les écorces de chêne, de quinquina, de ratanhia, les feuilles de noyer, d'arbousier, d'aigremoine, de ronces, le jus de citron, etc.

astrodynamique [as-fro] n. f. Dynamique des astres.

astrognosie

astron, astre, et gnâsis, connaissance). Science des phénomènes qui se rapportent aux étoiles fixes.

astroïde [as-

tro-i-de] n. f. i.du gr.

astron, astre, et eidos, image). En forme d’astre, d’étoile.

astrolabe [astro] n. m. (du gr.

astron, astre, et lambanetn, preudre). Instrument pour mesurer la position des astres et leur hauteur au-dessus de l’horizon.

[as-trogh-no-zî] n. f. (du gr.

Page 1