‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 159 sur 1225 · ASTRONOMIE · texte numérisé non relu

ASTRONOMIE

ObJtcLir

Oculaire

W-OtO-c

Oculaire

Sidérostal

Objectif

lueur *. 60 mètres

Ecran

Miroir

Oculaire

jlày:

PBcre ûe.

I.NsrRUMENTS ANCIENS : 1. Cad l'an solaire. — 2. Sablier. — 3. Radiomètre ou Arbalète ou Arbalestrille. — 4. Une observation à l'époque de Ptolémée. — 3. Sphère annillaire. — G. Règles parallactiques. — 7. Secteur. — 8. Quart de cercle. — 9. Gnomon. — 10. Clepsydre ou Horloge à eau. — Instrü.uents modernes ; ti. Théodolite. — 12. Cercle mural. — 13. Micromètre. — 14. Sextant. — 15. Observatoire A’erkes (Etats-Unis). — 16. Coupe de la coupole de l'Observatoii'e Verkes, avec la lunette de plus d'un mètre d'ouverture (diamètre de l’objectif). — 17. Détail de la mouture équatoriale. — 18. Observatoire populaire de la Société astronomique de France (Hôtel des Sociétés savantes, à Paris). — 19. Lunette méridienne (Observatoire de Paris). — '20. Marche des rayons dans une lunette astronomique. — 21. Marche des rayons dans un télescope. — 22. Grande lunette de l’Exposition de 1900 (Paris). — 23. Equatorial coudé (Observatoire de Paris). — 2i. Spectrograplie. — 2.5. Grande lunette de l’Observatoire Lick (Mont iiarailton, Etats-Unis). — 26. Télescope colossal de l'Observatoire du mont M'ilson (Etats-Unis) dont le miroir mesure 2“,ü0 de diamètre.

ATH

AST

astrolàtre [os-fro] adj. et n. (du gr. asîron, astre, et laircuem, adorer). Se dit d’un adorateur des astres : les Chaldéens étaient astrolâîrcs.

astrolàtrie [as-tro-lâ-trî\ n. f. (de astrolàtre . Adoration des astres. Culte rendu aux astres.

astrologie [as-tro-lo-ji] n. f. (du gr. astron, astre, et logos^ discours). Ari de prédire les événements d'après l’inspection des astres et la connaissance de leur influence.

— Encycl. a des observations judicieuses sur le mouvement des astres les Chaldéens ajoutèrent des notions conjecturales, relatives à l'influence de ces astres sur le monde terrestre et les êti'es vivants. De là dérive l'astrologie judiciaire^ fondée sur ce principe, qu’à l’heure où 1 enfant vient au monde, il subit l’influence mystérieuse des astres. (V. maison.) Pour savoir le passé et l'avenir d'un homme, il faut établir le thème de sa nativité, c'est-à-dire reconstituer l'état du ciel à l'heure de sa naissance. Née en Chaldée, l'astrologie passa en Egypte, de là en Grèce, puis en Italie, et de là dans tout l’occident de l’Europe. Persécutée au moyen âge, l’astrologie n’en jouit pas moins d'un grand prestige et atteignit son apogée au xvic siècle. Chaque prince avait un astrologue à sa cour ; celui de Louis XI se nommait Gàleotti, et celui de Catherine de Médicis Côme Ruggieri, tous les deux Italiens. Des savants comme Cardan, Tycho- Brahé, Képler s’intéressèrent encore à l'astrologie, dont la décadence date surtout du x\ui® siècle.

astrologique \as-tro'] adj. Qui appartient à l’astrologie : observaUon astrologique,

astrologiquement [«s-tro, à-e-wmn] adv. D'après l'astrologie : horoscope tiré astrologiquementastrologue [as-tro-lo~ghe] n. m. Qui s'adonne à l'astrologie.

astromancie [si] n. f. (du gr. astron, astre, et manteia, divination). Syn. de astrologie.

astromètre [as-t7'0] n. m. (du gr. astron, astre, et we/ron, mesure). Instrument servant à mesurer le diamètre apparent des astres et les petites distances entre les étoiles.

astronome [n's-zro] n. m. Qui connaît l'astronomie, ou qui s'en occupe.

astronomie \as-trQ-no~mï\ n. f. (du gr. astron, astre, et nomos, loi). Science, qui traite des astres.

— Encycl. L'astronomie apprend à déterminer la position relative des astres, leur configuration, et à étudier les lois de leurs mouvements. Les philosophes grecs puisèrent une partie de leurs connaissances astronomiques chez les Egyptiens ; Pythagore enseignait le mouvement quotidien de la terre sui' son axe et son mouvement annuel autour du soleil ; il rattacha les planètes et les comètes au système solaire. Au ne siècle, Ptolémée, célèbre astronome de l'école d'Alexandrie, établit un système complet qu’adopièrent toutes les nations : il admettait, contrairement à Pythagore, que la terre était placée au centre du monde et que tous les astres se mouvaient autour d'elle. Au xve siècle, Copernic, astronome polonais, démontra les erreurs de Ptolémée, et ramena la science astronomique aux idées de Pythagore. Depuis, les travaux de Tycho-Brahé, Galilée, Newton, Képler, Huyghens, Cassini, Leverrier, Arago, Lagrange, Laplace, Herschel, etc., ont fait faire de grands progrès à l'astronomie. (V. soleil, terre, lune, planète. ÉTOILE, CIEL, etc.).

Astronomie renouvelée ou Des révolutions des corps célestes, ouvrage mémorable dans lequel Copernic expose son système du mouvement de la terre sur son axe et autour du soleil (1543).

Astronomie nouvelle ou Physique céleste, le plus beau monument qui ait été élevé à cette partie de la science, par Képler (1609).

Astronomie populaire, traité élémentaire de cosmographie, par F. Arago (1856). ouvrage qui a puissamment contribué à vulgariser les connaissances astronomiques.

astroilomiqU6 [as-fro] adj. Qui concerne l'astronomie : observation astronomique.

Astronomiques [les], poème didactique de Manilius, où se trouve un bel exposé de la doctrine stoïcienne de l'âme du monde.

astronomiquement {aa-tro, ke-man] adv.

Suivant les lois de l'astronomie.

astrophysique n. f. (du gr. astron, astre, et de physique)» Etude des astres par les méthodes de la physique.

astroscope [as-tros-ko-m] n. m. (du gr. astron, astre, et skopein, examiner). Instrument destiné à faciliter la recherche des astres et des constellations.

astroscopie [As-tros-ào-pf] n. f.(de ast7'oscope). Contemplation des astres. (Peu us.)

astrostatiqu© [as-tros-ta] n. f. (du gr. astron, astre, et de statique). Statique des astres.

Astruc [as-truk] (Jean), célèbre médecin français, médecin de Louis XV, né à Sauve (Languedoc), m. à Paris (1684-1766).

Astruc (Zacharie), littérateur, peintre et sculpteur français, né à Angers, mort à Paris (1835-1907J. Sa statue en bronze, le Marchand de masques (1883, au jardin du Luxembourg), est bien connue.

astuce [as-^M-se] n. f. (lat. astutia). Finesse méchante, ruse perfide. Ant. Candeur, droiture.

astucieusement [as-tu-sî-eu-ze'7nan\ adv.

Avec astuce. Ant. Loyalement, franchement.

astucieux, ©use [as-tu-si-eà, eu-ze\ adj. Qui a, qui marque de l’astuce : hom^ne astucieux ; proposition astucieuse. Ant. Candide, droit, franc, loyal.

Asturies [as-fw-rf] des], ancienne province du nord de l'Espagne, montagneuse, couverte par les Pyrénées aslurie7X7ies. fllab. Astu7'iens.)\.pr. : Gijon et Oviedo. Elle constitua au viiie siècle un royaume qui devint plus tard le royaume d’Oviedo, puis de Léon. L’héritier présomptif de la couronne d'Espagne porte le titre de prince des Astux'ies.

Astyage [ns-rr, le dernier des rois mèdes ; sa fille Mandane épousa le roi des Perses Cambyse 1er et fut mère de Cyrus, qui détrOna Astyage en 549 av J. C.

Astyanax [rts-îf-a-naA-s], fils d'Hector et d’Audromaque. 11 suivit sa nière à la cour de Pyrrhus, d'après une version adoptée par Racine, dans sa tragédie il' And7'oy7}aque ; mais, selon Virgile et Homère, il fut précipité par les Grecs du haut dos remparts de Troie. Le nom de ce malheureux enfant, dans lequel les ennemis du peuple troyen craignaient de retrouver quelque jour un vengeur, est quelquefois appliqué au rejeton d'une dynastie vaincue et détrônée.

j astyle [as-ti-Ie] adj. (du gr. a priv.. et de style . Dépourvu de style. *

astynome [ns-?/] n. m. (du gr. astu, ville, et 7ï07neus, gouverneui'i. Officier de police, dans l'ancienne Grèce.

Astypalée [as-?i], petite île de la mer Egée : auj. Stampalia.

AsuraS ou Asouras [mssl, classe de dieux souverains, dans la mythologie védique, qui finirent par être considérés comme des démons ennemis des dévas.

asyllahie [A/j n. f. (du gr. a priv., et de syllabe). Aphasie dans laquelle le malade peut lire séparément toutes les lettres d'une syllabe, sans pouvoir les assembler.

asymétrie [n-s/-wîé-frz*] n. f. (du gr. a priv., et de sy7riètrie). Défaut de symétrie.

asymétrique [n-si] adj. Sans symétrie, asymptote [a-smp] n. f. (du gr. a priv., swîi, hvcc, et piptem, tomber). Géom. Ligne droite qui s'approche constamment d'une ligne courbe sans pouvoir jamais la rencontrer ; l hyhe7'hole possède deux asy7nptotes.

asym(ptOliqu© [a-sinjr adj. Qui a rapport à l'asymptote.

asyuartète [n-s/] adj. et n. m. (gr. asitnartêtos). En métrique ancienne, se dit d’un vers lyrique composé de deux membres, dont chacun peut être considéré comme un vers particulier.

asynchrone [Aron’] adj. (du gr. O priv., et de synchrone). Qui n'est pas synchrone. Moteur asy7Xchro7ie ou moteur d'mductîon, moteur électrique alimenté par un courant alternatif, et tournant à une vitesse un peu inférieure à celle du synchronisme.

asyndète [Vs/n] n. f. (du gr. a priv.. et sundem. joindre). Wiét07\ Figure qui consiste à supprimer dans une phrase les particules conjonctives. Ex. : honwies, choses, événeynents, tout favorisa l'ambition de Bonapay'te.

asystolie n. f. Cdu gr. a priv.. et

sustoie, contraction). Ensemble des troubles dus à l'aifaiblissemcnt du cœur,

— Encycl. L'asystolie est caractérisée par la bouffissure de la face, la respiration difficile, 1 œdème des jambes, du tronc, etc. Elle est toujours sous la dépendance d'une affection cardiaque ou pulmonaire. Le traitemeni consiste dans l’emploi raisonné de la digitale et dans le régime lacté. Le pronostic, variable avec l’âge, est cependant toujours grave.

A. t., abréviation musicale pour A tempo,

A. T., abréviation de Ayxcien Testament. atabek [AèAj ou atabey [Aéj n. m. (m. arabe signif. père, seignewr). Titre donné parfois au sultan et au grand vizir.

Atacama^ prov. du Chili, agricole et commerçante; 71.000 h. Cap. Copiapo.

Atahualpa^ le dernier des Incas «du Pérou, étranglé en 1533 par ordre de Pizarre, après qu'il eut payé sa rançon.

Ataïde (Louis d’), homme d’Etat et capitaine portugais, né en 1519, m. à Goa, en 1580. H fut viceroi des Indes et triompha d'une ligue qui se proposait de chasser les Portugais de l’Asie.

Atala, petit roman de Chateaubriand. Le héros. Chactas, fait prisonnier par une tribu ennemie, est délivré par Atala, fille du chef, qui l’aime et s'enfuit avec lui. Mais Atala, qui est chrétienne, se croyant condamnée à rester vierge, s’empoisonne. C’est un épisode de la vie sauvage en Amérique, réunissant l’émotion, la nouveauté des descriptions et la poésie du style (1801).

Atala {les Fuyiérailîes d'), tableau de Girodet, au Louvre (1808). Très admirée d’abord, cette toile a pu paraître depuis manquer de chaleur et d’accent, mais on ne peut lui contester la noblesse et la pureté des lignes. (V. p. 165.)

Atalante^ fille d’un roi de Scyros, célèbre par son agilité à la course. Ayant déclaré qu'elle n'épouserait que celui qui l’aurait vaincue à la course, elle dépassait tous ses concurrents et les tuait. Hippomène la vainquit, grâce à trois pommes d’or dont Vénus lui avait fait présent. Lorsqu’il se voyait sur le point d'étre atteint par Atalante, il faisait tomber une de ses pommes, que la jeune fille s’empressait de ramasser, et Hippomène put toucher le but avant elle, mais il oublia de remercier Vénus, et la déesse, irritée de son ingratitude, lui inspira un amour si violent pour celle dont il allait devenir l'époux, qu’il osa l’embrasser dans le temple de Cybèle, où ils étaient entrés à l'issue de la course. Cybèle. indignée, les métamorphosa en un couple de lions, qu’elle attela à son char. La légende ai'cadienne fait naître Atalante à Schœnée. Exposée après sa naissance, elle fut nourrie par une ourse, devint une chasseresse célèbre, et épousa Méléagre qui triompha d'elle par le même stratagème qu'llippomène. — Les écrivains font surtout allusion à l'agilité d’Atalante, à sa lutte avec Hippomène, et aux pommes d’or au moyen desquelles celui-ci la vainquit à la course.

Atalante [représentatioyis diverses d'). Le sujet d'Atalante figurée soit isolément, soit groupée avec Hippomène ou Méléagre, a été souvent traité. Citons les œuvres des sculpteurs Guillaume, Coustou. Pradier, etc. ; les tableaux de Lebrun : la Heyicoyxtre de Méléagre et d' Atalante, la Chasse de Méléagre et d'Atalayite (Louvre), et le tableau du Guide : la Course d'Atalante et d'Hippoynène (Naples), belle toile pleine de mouvement, et d’un modelé superbe. (V. p. 165.^

atAman n. m. de l'ail, hauptmanyi. capitaine . Chef de cosaques. On dit plus ordinairement hetman.

ataraxi© [?’«A'-sf] n. f. .‘du gr. a priv.. et tai'as- ^e/n. troublei’i. Etat d'une personne que rien u'émeiu : Vatay'azcie est le bxit des ynoy'ales antiques.

Atar-Gull, roman d'Eugène Sue-, remarquable par la richesse du coloaûs et la .vivacité dramatique du récit (1831). Le nègre Atar-Gull se concilie la faveur du coÿ>n \Vill, qui a jadis fait périr sou père, et sème chez lui la ruine et le malheur. — Anicet Bourgeois et Masson ont tiré de ce l’oman un di*ame très applaudi.

Ataulf Uôif. ou AtaulpllC, roi des

gfoths (4-10-HB), beau-frère d'Alario l'r. Il conquit le sud de la Gaule, et fut assassiné à Barcelone.

atavique adj. Qui se rapporté a l'atavisme : caractères ataviques.

atavisme [t-fs-ttte; n. m. idu lat. alarus. bisaïeul). Hérédité de cértains caractères venus des aïeux, des ascendants. V. hérédité.

ataxie [(«A'-si] n. f. 'du gr. a priv.. et taxis, disposition). Incoordination pathologique des mouvements du corps : ataxie locomotrice.

— E.ncycl. L'ataxie locomotrice progressive ou tabes, bien décrite par Duchesne de Boulogne, est caractérisée par des douleurs fulgurantes, de la gastralgie avec vomissements, des troubles céphaliques, auditifs, etc., mais surtout par le défaut de coordination des mouvements volontaires, principalement des membres inférieurs. Le malade lance brusquement ses jambes en avant et finit par ne plus pouvoir marcher. La durée de cette maladie, que l'on pense, dans la plupart des cas. être d'origine syphilitique, ne dépasse pas en moyenne cinq ans. mais peut aller jusqu'à vingt. Dans des cas très rares, on a signalé des guérisons. On a préconisé, comme thérapeutique, le traitement spécifique, les révulsifs, l'hydrothérapie, la gymnastique, la rééducation des mouvements, la cure thermale de Lamalou. On est souvent obligé de recourir à la morphine.

Ettaxique [tak-si-kel adj. Qui appartient à l'ataxie : fièvre ataxique. N. Atteint d'ataxie.

Atayal, population autochtone du centre de l'ile japonaise de Formose, aux mœurs saut-ages ; 10.000 individus environ, coupeurs de têtes, autour du ays desquels les Japonais ont établi, au moyen de lockhaus, un véritable cordon de surveillance. Atbarah ou Tacazzé, affluent du nü : r.istaboras des Anciens.

Atchln. Géogr. V. Achem.

ateclmiB [tèk-nî\ n. f. (du gr. a priv., et tehhné, art). Défaut d'art ou de science.

atèle n. m. Genre de singes des forêts brésiliennes et guyanaises, dits singes-araignées, à cause de la longueur démesurée et de la gracilité de leurs membres.

atélestito n. f. Arséniate basique de bismuth.

atelier [H-é] n. m. (de attelle]. Lieu où travaillent des ouvriers, des artistes, etc. : atelier bien éclairé. Les ouvriers ou élèves travaillant sous un maître : atelier mutiné.

Compagnie autonome de francs-maçons réunis sous un vocable distinctif: local où ils s'assemblent ; leur réunion.

— Excycl. Byg. Il faut que les ateliers soient vastes, hauts d'étage, tou- Atèb.

jours tenus propres, bien

aérés, bien éclairés. Dans les cas où il se dégage des gaz asphyxiants ou toxiques (phosphore, oxyde de carbone), il faut, soit au moyen de cheminées d'appel, soit au moyen d'appareiis clos et étanches, empêcher la difi'iisiôn de ces gaz. Il faut, en outre, éliminer les poussières dégagées par certaines industries, et prévenir leur pénétration dans les voies respiratoires. Des mesures législatives réglémentcnt l’hygiène et la sécurité des travailleurs dans les ateliers.

— Bist. Ateliers nationaux. On désigne sous ce nom les ateliers établis à difl'érentes époques de crise, par le gouvernement, afin d’éviter le chômage aux ouvriers. Les plus célèbres furent créés en 184-8 par le Gouvernement provisoire, au lendemain de la révolution de Février. Mais cette création devint d’un fonctionnement difficile et coûteux ; le chiffre des ouvriers dépassa lOO.OüO ; les travaux manquèrent, et le salaire était, malgré tout, insuffisant. L'Assemblée constituante, sur le rapport de Falloux, décida la suppression des ateliers. La misère qui résulta de cette mesure provoqua un terrible mécohlenfement de la population ouvrière, et fut une des causes principales des douloureuses journées de Juin.

Ateliers [représentations diverses d'i. La représentation des ateliers a souvent inspiré les artistes. Nous citerons ; les tableaux de Craesbeke (Louvrci, d'Adrien Van Ostade, de Mieris -Dresde), d’Horace .^Vernet, toile pleine de vie et de mouvement dans laquelle figurent les portraits des principaux élèves du grand peintre (v. p. 166) ; de Courbet (Louvre i, vaste et robuste composition, à tendances symboliques ; de Fantln-Latour (Atelier de Manet mus. du Luxembourg), d’Adolphe Déchenaud.

Atella, V. de la Campanie ancienne aujourd'h., Avei’sa), cù fut créé le genre des atellanes.

atellanes [tèl-la-ne'. n. f. pl. Chez les Romains, farces populaires, très libres et surtout satiriques, qui, dit-on, avaient pris naissance à Atella, ville de Campanie ; au lieu d'être jouées par des esclaves ou des affranchis, elles avaient toujours pour acteurs de jeunes Romains. Les auteurs principaux A'atellanes sont Pomponius et Nævius.

atemadoulot [Zé] n. m. Autref., premier ministre des rois de Perse.

a tempo 'ttn] loc. ital. signif. à temps et qui s'abrège souvent par A. t.: elle indique que l'on doit reprendre le mouvement primitif et régulier. (En dehors de la musique, signifie à propos.) atermoiement ou atermoîment [«-tér-

7noi-ma7i] n. m. Accommodement d'un débiteur avec ses créanciers pour les payer à terme convenu. Par ext. Délai, terg-iversation (s’emploie surtout au plur.).

atermoyer [fl-?ér-ï«Oï-ïV] v. a. (de d, et teryyie. — Se conj. comme aboyer >. Retarder un payement : ateymioyer un payeyyieyit. Fig. Différer, remettre, ajourner : ateymxoyer sa répoyise. S'atermoyer v. pr. Prendre des arrangements, obtenir des délais.

Atesh-Kédé, recueil bibliographique et anthologie des principaux poètes persans jusqu'en JT99, par Louthf-Ali-Beg.

AteSSa, v. d'Italie (prov. de Chicti; ; lü.'iUù h. 'Bestiaux, fruits.

ateuchus [A'i/ss] n. m. Genre de coléoptères lamellicornes, renfermant de gros' bousiers des régions chaudes de l'ancien monde : l'aieuchus est le scai'ahée saci'é des aixcieyis Egyptieyis.

Atll [at'\ V. de Belgique (Ilaiiiauth ch.-l. d'arrond., sur la Deiidre, affl. de l'Escaut : 1 i.r.tK» h. Toiles.

ATH

ATll

• AthabaSCaj rlv. du Dominion canadien (cours Y l.itX) kil.\ qui naît dans le territoire d'Alberta, et . finit dans le iac d'Athabasca (V.ÜOÜ kil. carr.}.

ÿ- Athalaric, roi des Ostrogoths d'Italie, né vers î 511». 11 régna de j2fi à 53t.

t Athalie 'li\ reine de Juda, fille d'Achab et de ? Jézabel, célèbre par ses crimes et son impiété. Elle

• épousa .Jcjram, fils de Josapliat. A la mort d'Ocliozias,

• son fils, elle monta sur le trùne, après avoir fait périr

t les fils de ce roi, excepté Joas, que le grand prêtre

■5 Joad recueillit et rétablit sur le trône. Elle fut mas-

E sacrée par le peuple i,ix« s. av. J.-C.'. On rappelle

ar .quelquefois le nom d'Athalie pour désigner ces

{princesses cruelles qui immolent leurs proches à leur ambition.

Atbalie, tragédie en cinq actes et en vers, de Hacine, appelée par Voltaire le chef-d'cetivre de l'es- » prit humain. Le sujet en est la conspiration du grand t prêtre .load, l'avènement de Joas, et la mort de la \ reine. Elle avait été composée pour les demoiselles de ^ Saint-Cyr, à la prière de >1““ de Maintenon, et ne

T fut représentée pour la première fois en public qu’en

4 1702, chez la duchesse de Bouillon. Les chœurs ont

1 été mis en musique par J.-B. Moreau, et, de nos

t jours, par Mendelssohn, J. Cohen. On trouve dans

" ■ cette tragédie de nombreux vers qui. par la beauté

f de la pensée et la noblesse de l'expression, ont eu le jé privilège d'être souvent cités :

P. C«l<u <(ui met un freia à la fureur des flots,

^ Swit aussi des méchants arrêter les complots.

^ Jt? crains Dieu, cher .Abner, et n’ai pas d autre crainte.

* La foi qui u’agit point, est-ce une foi sincère?

J' Et quel temps fut jamais si fertile en miracles?

r ... cet esprit d’imprudence et d’erreur

. * De la chute des rois funeste avant-coureur.

^ t'n son^e, me devrais-je inquiéter d’un songe?

t . C’était pendant l'horreur d'une profonde nuit...

w . . cet éclat emprunté,

a' Dont elle eut .soin de peintire et d'orner son visage,

^ Pour rt'parer des ans l’irréparable outrage.

^ Qu'importe qu’au hasard un sang vil soit versé?

Il Dieu laissa-t-il jamais ses enfants au besoin ?

Aux petits des oiseaux il donne leur pâture,

. Et sa bonté s'étend sur toute la nature.

’ Le bonheur des méchants comme un torrent s’écoule.

. deux, écoutez ma voix; terre, prête l’oreille :

Ne dis plus, ô Jacob, que tou Seigneur sommeille.

Comment en un plomb vil l’or pur s’est-il changé!

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