‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 161 sur 1225 · ATT · texte numérisé non relu

ATT

Er^CTCL. L'atrium romain était éclairé par une

ouverture l'cctaiigulaire du toit [compluvium' : souvent, les pentes du toit convergeaient vers l'intérieur et versaient par cette ouver turc les eaux de pluie dans un bassin central 1! m P luvium .

L'atrium était le centre de la vie de famille ; il servait aux réceptions. La plupart des chambrés donnaient dans l atrium. au fond duciuelsetrouvait le tahlimum et qui communiquait en arrière avec le péristyle, la seconde ptÿjtic essentielle de la maison romaine.

atroce adj. atrium.

(du lat . airox,

ods, noir, sombre). D’une cruauté excessive : prince atroce ; vengeance atroce. Horrible à supporter ; douleur atroce. Très laid, très mauvais : temps atroce ; vers atroces.

atrocement [man] adv. D'une manière atroce : Damiens fut atrocement puni. Excessivement ; atrocement laid.

atrocité n. f. Caractère de ce qui est atroce. Action atroce, cruelle, horrible : commettre une atrocité.

atromarginé, e adj. (du lat. ater, noir, et de marginé). Se dit des papiers 'bordés de noir à la manière des lettres de décès.

atropa ou atrope n. f. (de Atropos, l’une des Parques, à cause des propriétés vénéneuses de la plante). Genre de solanacées, dont la principale espèce est la belladone. (V. ce mot.)

Atropatène; contrée montagneuse au nordouest de l'anc. Médie ; aujourd'. Azerbaïdjan.

atroptlie [fi] n. f. (du gr. a priv., et trophê. nourriture). Med. Dépérissement d'un être, d'un organe, par defaut de nutrition. Amaigrissement excessif.

— Encyol. L’atrophie, phénomène inverse de l'accroissement, résulte de l'arrêt de la nutrition normale ; elle existe physiologiquement pour certains organes, tel que le thymus, ou d'une façon générale chez le vieillard. L'atrophie est normale ou pathologique, quand elle atteint des organes en pleine activité ; la plus connue est l’atrophie musculaire progressive, qui est due à une lésion de la moelle. Les atrophies provenant du défaut d'exercice d'un groupe de muscles à la suite de fracture ou de luxation s’améliorent rapidement par l’électricité ; les autres sont inguérissables.

atroptlié r/î-éj, e adj. (de atrophie). Méd. Très amaigri : membre atrophié.

atrophier [^-é] v. a. (Se conj. -comme prier.) Méd. Faire périr par atrophie. S’atrophier v. pr. Périr par atrophie.

atrophique adj. Qui a rapport à l’atrophie; qui s'accompagne d'atrophie : paralysie musculaire atrophique.

atropine n. f. Alcalo'ide extrait de la belladone ; l'atropine fait dilater la pupille.

— Encyol. L’atropine est très toxique : elle s’emploie comme calmant antispasmodique dans l'épilepsie, la chorée, les vomissements nerveux, la gastralgie, etc. Elle se prend par demi-milligramme, et on ne doit pas dépasser deux milligrammes par jour. Le sulfate d'atropine est employé en instillations pour dilater la pupille, dans certaines maladies de l'œil.

atropinisation 'za-si-on] n. f. introduction de l'atropine dans l’œil, pour produire la dilatation de la pupille.

atropisme Ijpis-»ne] n. m. Ensemble des symptômes causés par l'abus de l’atropine ou de la belladone.

Atropos ’poss], celle des trois Parques qui coupait le fil de la vie. Ses attributs étaient le cadran solaire, la balance et les ciseaux, ou encore une sphère et un livre dans lequel elle lit les destins.

(Myth.)

attabler [a-ta-blé] v. a.

Mettre à table : toute élection politique attable force buveurs. S’attabler v. pr.

Se mettre à table.

attachant 'a-ta-ehan\, e adj. Qui intéresse, fixe fortement l’attention : lecture attachante.

attache ’a-ta-che] nf. Ce qui attache; lien, courroie, etc. : l'attache d'un chien. Fig. Liens d'affection, de parenté, relations. Endroit où est fixé un muscle. Partie qui joint la main au bras, le pied à la jambe ; avoir les attaches fines. Fig.

Etre, tenir à l'attache. Atropos

dans un extrême assujettissement. Mar. Port d'attache, port de départ et d'arrivée d'un navire ou d'un servioe maritime.

attaché ’a-ta] n. m. Membre du personnel d'une ambassade, d'une légation. Attache d'ambassade. agent diplomatique le moins élevé en grade et qui sert à l’étranger sous les ordres de l’ambassadeur ou du ministre plénipotentiaire. Attaché milrtaire, officier qui a pour mission d'étudier la situation militaire des pays où il réside, y suivre les manœuvres, etc. Attaché commercial, fonctionnaire placé auprès d’une mission diplomatique pour étudier et traiter l'ensemble des questions économiques intéressant la mission.

— Encycl. Milit. Les attachés militaires sont nommés par le ministre de la guerre et choisis en général parmi les officiers brevetés d’état-major, avec l'agré

ment du ministre des affaires étrangères, et jouissent des mêmes privilèges que les agents diplomatiques. Ils sont placés sous l’autorité du chef de poste. Il en est de même des attaches navals.

attachement [a-ta-che-man] n. m. (de attacher). Sentiment de vive affection qui unit à quelqu'un ou à quelque chose : attachement à un bienfaiteur, à un pays. Application : attachement au travail. Relevé journalier des travaux et dépenses d’un entrepreneur.

attacher ]a-ta-ché', v. a. (ded, et du bas lat. (asca, ce qui fixe). Lier, surtout au moyen d'une attache ; on attache la vigne aux échalas. Fig. Appliquer, adonner : attacher ses yeux, son esprit à un spectaele. Lier par quelque chose qui plaît, oblige. : attacher par la reconnaissance. Attribuer: attacher du prix à un objet. Ahsol. IntéTcssCT : cette lecture attache. S’attacher v. pr. S'attacher aux pas de quelqu'un, le suivre sans cesse. S'attacher à quelqu'un, éprouver pour lui de l’affection.S’af fac/ier a quelque chose, s’y appliquer. Prov. : Attacher un clou à la roue de la Fortune, être en train de s'enrichir. Attacher le grelot, se risquer le premier dans une entreprise périlleuse (allusion à la fable de La Fontaine : Conseil tenu par les rats). Ant. Détacher.

attacheur, euse [n-ffr, eu-ze] n. Celui, celle qui attache les cordes des métiers.

attacus [at'-ta-kuss] n. m. Genre d’insectes lépidoptères nocturnes, renfermant de grands et beaux papillons des régions tropicales. ÇL'atlacus atlas, qui est un papillon gigantesque [0">,13 d'envergure), vit dans la région indochinoise. 'L'attacus cynthià, qui vit sur l'ailante, a été acclimaté en France avec cet arbre.)

attagas [al-ta-ghass] n. m. fm. gr.), Zool. Nom donné par plusieurs auteurs anciens aux lagopèdes et francolins.

attagène [a-ta] n. m. Genre de coléoptères clavicornes, comprenant de pêtits dermestes répandus sur tout le globe, et qui vivent dans les débris animaux (peaux, os, plumes, lard, etc.) : l'attagène cause souvent de sérieux dommages aux fourrures.

Attale, nom de trois rois de Pergame. Le premier, roi de 241 à 197 av. J.-C., fonda la bibliothèque de Pergame et lutta avec les Romains contre Philippe. Le deuxième, qui régna de 159 à 138 av, J.-C., battit Prusias, roi de Bithynie. Le troisième, roi de 138 à 132 av. J.-C., abandonna ses Etats aux Romains.

attaquable [a-ta-ka-ble' adj. Qui peut être attaqué : place attaquable. Ant. Inattaquable.

attaquant [a-ta-kan] n. m. Celui qui attaque, attaque [a-ta-ke] n. f. Action d’attaquer, agression, Mus. Action de commencer une partie, un morceau : attaque franche, juste, fausse. Chef d' attaque, choriste chargé de faire les attaques, Fig. Accès subit d'un mal ; attaque d' apoplexie. Atteinte : les attaques de la calomnie. Pop. Etre d'attaque, être vigoureux. Ant. Défense, riposte.

Attaque du moulin (V), drame lyrique en quatre actes, livret de L. Gallet. d'après une nouvelle d'E, Zola, musique d'A. Bruneau Opéra-Comique, 1893).

attaquer [a-ta-ké'i v. a. (ital. attacare). Assaillir le premier : attaquer l'ennemi. Commencer, entreprendre, entamer : attaquer un sujet, un pâté. Fig. Critiquer ; chercher à détruire ; attaquer ta liberté. Intenter une action judiciaire ; attaquer quelqu'un en justice. Ronger : la rouille attaque le fer. Loc. prov. : A ttaquer le taureau par les cornes, affronter résolument une difficulté. Ant. Défendre, protéger, riposter.

Attaques (Les\ comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 36 kil. de Boulogne ; ch. de f. N. ; 1.820 h.

attaqueur [a-ta-keur] n. m. Celui qui fait ou dirige une attaque.

Attar, célèbre poète religieux de la Perse, né à Kerken en 1119, auteur du Livre des bons conseils.

attarder [a-tar-dé] v. a. Mettre en retard : il m'a attardé. S’attarder v. pr. Se mettre en retard.

Atta-Troll, poème humoristique de Henri Heine ; c’est' l'histoire d'un ours danseur, qui personnifie les méchants poètes, les faux démocrates et l'esprit allemand tout entier.

atteigueilient [a-tè-gne-man] n. m. Action d'atteindre. Résultat de cette action.

atteindre [a-tin-dré\ v. a. (lat. attingere; du préf. ad, et de tangere, toucher. — Se conj. comme craindre.) Toucher de loin : atteindre d'un coup de pierre. Joindre en chemin : atteindre celui qui était en avant. Parvenir à : atteindre une vieiltes.se avancée. \. n. (avec la prép. à. quand il y a effort, difficulté) : atteindre au plancher. Ant. Manquer.

atteint [a-tin]. e adj. Attaqué : atteint de la peste. Atteint et convaincu, coupable de fait et reconnu coupable en droit ; atteint et convaincu de vol.

atteinte [a-tin-té] n. f. Coup dont on est atteint, frappé. Fig. Dommage matériel, ou préjudice moral : atteinte du feu, de la maladie. Art vétér. Coup, plaie au paturon, à la couronne ou au boulet du cheval : les atteintes négligées peuvent se convertir en javart. Hors d'atteinte loc, adv., que l'on ne peut rejoindre, frapper, etc, ; fugitive, perdrix, réputation hors d'atteinte.

attelabe [a-te] ou attelabus [af'-fé-fa-6«ssj n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des cureulionidés, dont les larves se nourrissent de jeunes feuilles (chêne, vigne, etc.), attelable [a-te] adj. Qui peut être attelé, attelage [a-te] n. m. Action ou manière d'atteler : attelage mal fait. Bêtes attelées : un attelage fougueux.

— Encycl. On distingue quant à la manière d’atteler : l'attelage au brancard, celui où le cheval prend place au milieu des brancards de la Voiture ; attelage en flèche, celui où deux chevaux sont placés côte à côte et séparés par la llèche ou timon de la voiture ; l'attelage en file ou en tandem, celui où deux chevaux sont placés l'un devant l'autre. Tun en brancard, l’autre en volée ; l'attelage, à quatre, celui de quatre chevaux réunis par paires, dont deux de timon et deux de volée, conduits en longues guides ; l'attelage à la Daumont (ou d'Aumont), fait de quatre chevaux réunis, comme dans l'attelage précédent, et dont l’un au timon et l'autre en volée sont montés par des postillons qui remplacent le cocher ; l'attelage en arbalète, attelage de trois chevaux, dont deux de timon et un de volée, ou de cinq chevaux, dont deux de timon et trois de volée.

L’attelage est dit ; au collier, quand les chevaux sont munis d’un collier, auquel sont attaches les traits ; à la bricole, quand, chez les chevaux, un harnais (la bricole) s’applique sur le poitrail et remplace le collier ; au joug d'encolure, ou au joug frontal, quand, chez les bœufs, le joug se place en avant du garrot ou sur le front ; en file, au joug simple ou jouçuet, quand deux bœufs sont en file, un au timon, l’autre en volée.

L’attelage, considéré comme ensemble des animaux attelés à un même véhicule, doit être constitué de préférence .non seulement par des animaux de même espèce mais par des bêtes bien appareilléës comme taille et eomme force, afin que, travaillant de même manière, les efforts individuels s’unissent plus facilement en un effoid simultané.

atteler [a-te-lé] v. a. (du lat. ad, à, et telum, trait. — Prend deux l devant une syllabe muette : j'attelle.) Attacher des animaux de trait à un véhicule ; atteler des bœufs. Munir de bêtes de trait ; atteler une voiture. Fig. Atteler à son char, subjuguer, eniployer à son triomphe, etc. Fig. et fam. Atteler à deux, avoir à la fois deux maîtresses, deux amants. S’atteler V. pr. Etre attelé. S’attacher pour train e r. Fi g. et fam. S'associer . S'appliquer ; s'atteler a la besogne.

Ant. Dételer.

attelle

[a-té-ie] n. f.

(du lat. hasta, lance). Partie du bois du collier des chevaux, à laquelle les trait s sont attachés. Chir. Eclisse, petite pièce de bois, de ferblanc, de carton, etc., employée pour maintenir des os fracturés.

A, 13, attelles cbirurfçicales ; C, collier muni d’attelle».

attellement [a-tè-le-man] n. m. Action d'atteler. Résultat de nette action.

atteloire [a-te] n. f. Cheville mobile, qui fixe les traits du cheval au timon.

attenant [a-fe-nan] prép. A côté de : prairie attenant la rivière. Attenant de loc. prép., touchant à: loger tout attenant de l'église. Adverbial. Même sens : loge-t-il loin de l'église? — Non, il loge tout attenant.

attenant [a-te-nan], e adj. Contigu : cour attenante à la maison.

attendant [a-tan-dari] (en) loc. prép. Jusqu'à la réalisation. En attendant gueloc. conj., jusqu’à ce que.

attendre [a-tan-dre] v. a. (du lat. atlcndere, tendre). Rester dans un lieu jusqu’à ce qu’arrive quelqu’un, quelque chose : attendre l'ennemi, l'omnibus. Compter sur : je vous attends demain. Espérer ; n'attendez rien de bon d'un égoïste. Fig. Etre prêt: le dîner nous attend. Fam. Attends! attends!... attendez un peu! se dit par menace. Loc. prov. : Attendre comme le Messie, avec une vive impatience, une foi absolue, lious ne perdrez rien pour attendre, le retard ne vous sera pas préjudiciable, ou. par menace, vous n’échappeiez pas au châtiment, etc. Tout vient à point à qui sait attendre, avec du temps et de la patience, on réussit, on vient à bout de tout. Allus. hist. : J’ai failli attendre ! Paroles prononcées par Louis XI'V un jour que ses voitures n étaient arrivées qu’à l'heure, précise et qui peignent le caractère altier de ce roi. Allus. litt. :

Mais attendons la Gn,

hémistiche de la fable de La Fontaine le Chêne et le Roseau; il est imprudent de compter sur une prospérité constante.

Ne t’attends qu’à toi seul,

hémistiche de la fable de La Fontaine fA louette. ses petits, avec le maître d'un champ; si l’on ne veut pas s’exposer à des déceptions, il ne faut pas compter sur autrui. Prov. : Attendez-moi sous l’orme, se dit en parlant d’un rendez-vous où l'on ne veut pas aller, d'une promesse qu’on ne veut pas tenir (allusion à une petite comédie de Regnard). V. n. Différer : il faut attendre. S’attendre v. pr. Compter sur, espérer, prévoir : s'attendre à une faveur.

On ne s’attendait g’uère A voir Ulysse en cette affaire,

vers de la fable de La Fontaine la Tortue et les Deux canards. On les cite lorsque quelqu’un, dans un récit, etc., fait intervenir une personne d'une façon tout à fait inattendue.

attendrir v. a.Rendre tendre : la gelée attendrit les choux. Fig. Emouvoir : attendrir le cœur. S'attendrir v. pr. Devenir tendre : le gibier s'attendrit quand il se faisande. Etre ému. Ant. Durcir, endurcir.

attendrissable [a-tan-dri-sa-ble] adj. Qui peut être attendri, au pr. et au fig.

attendrissant |a-tan-dn-san],e adj. Qui émeut l’âme : paroles attendrissantes.

attendrissement [a-tan-dri-se-man' n. m.

Etat de l’âme émue ; mouvement de tendresse, de compassion. Ant. Durcissement, endurcissement.

attendu [a-tan] prép. Vu. eu égard : attendu les événements. Loc. conj. Attendu que, vu que, puisque. N. m. Chacun des alinéas d'une requête, d'un arrêt, etc., qui commence par les mots attendu que : accusé acquitté, mais avec des attendus déshonorants.

attenir [a-te-nir] V. n. (de tenir). ,

Avoisiner. Fig. Etre apparenté a. | - ■ | .

attentat [a-(an-taj n. m. Entre- • I -

prise criminelle contre les personnes Wa| I l

ou les choses ; Henri T'Y fut l'objet ■ I

de dix-neuf attentats. V. mœurs. Hm I • I '

attentatoire [a-tan] adj. Qui - ■ tporte atteinte, préjudice : mesure Mm ^ attentatoire. ' I'

attente [a-tan-te] n. f. Etat de- ^ ^

celui qui attend. Temps pendant • . I -

lequel on attend ; être dans l'attente. BEI J • ~ I

Pierres d'attente, pierres saillantes f tf

au bout d'un mur pour faire liai- d'«itani..'

son avec un autre mur que 1 on viendrait à construire à côté. Table d'attente, écu, panneau, plaque, pierre, planche, sur lesquels rien encore n’est sculpté, gravé ou peint.

Attblaob : 1. Au brancard ; 2. En flèche ; 3. Au joug frontal ; En file ou en tandem ; 5* A quatre ; 6. A la Paumont ou d’Aumont : 7, 8. En avbalete»

Attente (/'), tableau de Meissonler, au musée du Luxembourg (Paris), représentant un gentilhomme

L'Attente, tableau de Meissonicr.

de répoque Louis XIII, en négligé, penché à sa fenêtre ; un des chefs-d’œuvre du maître.

attenter [a-tan-té] v. n. fpréf. ad, et tenter). Coiiiiuettre une tentative criminelle : Damiens atténua à la vie de Louis X V.

attentif, ive [a-tan] adj. Qui a de l’attention, de l'application : oreille attentive; élève attentif, Ant. Inattentif.

attention [a-tan-si-on] n. f. fdu lat. attentio). Application d’esprit: l'attention double la compréhension. Fig. Soins officieux; sollicitude, égards, prévenances; une aimable attention; avoir mille attentions pour... Absol.eiinterj.: Attention ! ÿÔ3’ez attentif. Faute d'attention loc. prép., par manque d’attention. (V. inatteiNtion.) Ant. Distraction, inadvertance, étourderie, inattention.

attentionné [a-tan-si-o-né\ eadj. Qui a des prévenances ; fiancé attentionné.

attentivement a-tan, man] adv. Avec attention. Ant. Distraitement.

atténuant 'a-té-nu-an], e adj. Qui atténue, rend moins grave. Circonstances atténuantes, qui ont pour effet de diminuer la gravité d'une infraction à la loi, et d'abaisser la peine. (V. circonstances.) Ant. Aggravant.

atténuation [a-té. sî-on] n. f. Action d'atténuer. Diminution, adoucissement : obtenir une atténuation de peine. Méd. Action de i*endre fluide : V atténuation des humeurs. Ant. Aggravation.

atténué [a-té], e adj. Bot. Qui diminue de la base au sommet ou du sommet à la base : tige atténuée.

atténuer [a-té-nu-é] v. a. 'préf. ad. et lat. tennis. léger). Àmoindi’ir, affaiblir. Rendre moins grave : le repentir atténue la faute. Ant. Aggraver.

Atterbom [a-tèr-hom'] (Amédée'', poète et critique suédois, né à Asbo, auteur d’une excellente Histoire littéraire de la Suède !1790-J8o5). attereau [a-te-rô] n. m. II.4TEREAU.

atterrage [a-tè-ra-jè] n. m. Mar. Parage marilirae, voisin de la terre; son état: de V atterrage dépend l'atterrissage.

atterrant [a-tè-ran\. e adj. Qui jette de la consternation : nouvelle atterrante.

atterrement [a-tè-re-man] n. m. Action d'atterrer, de terrasser. Fig. Accablement extrême.

atterrer [a-tè-ré] v. a. (rad. terre). Terrasser, renverser : atterrer un lutteur. (Vx.' Accabler, jeter dans l’abattement : la défaite de Cannes atterra les Romains.

atterrir [a-tè-rir] v. n. (de à. et terre). Prendre terre : 7iavire. ballon, avion qui atterrit.

atterrissage ’a-tè-ri-sa-je] n. m. Action d'atierrir: les côtes basses sont d'un atterrissage difficile. Train d'atterrissage, châssis élastique muni de roues caoutchoutées sur lesquelles roule un aéroplane au départ et à l'atterrissage.

atterrissement [a-tè ri-se-man] n. m. Amas de terres, de sables apportés par les eaux : ce sont les atterrissements gui constituent les deltas, les barres, etc.

— Encycl. Dr. Les atterrissements qui se forment clans les cours d'eau navigables font partie du domaine privé de l’Etat, et sont, par suite, prescriptibles et aliénables. Dans les cours d’eau non navigables ni flottables, on suppose ciu'une ligne traverse le cours d’eau par son milieu, et les portions d'atterrissement (îles, îlots, etc.) ainsi formées appartiennent aux propriétaires riverains.

attestation 'a-tès-ta-si-on\ n. f. Témoignage ; déclaration. Affirrnation verbale ou écrite : attestation de bonne conduite. Ant. Dénégation.

attester [a-fés-féj v. a. lat. attestari ; dupréf. C7f/, à, et fe.sfis, témoin). Certifier, assurer la vérité ou la réalité d'une chose: attester un fait. Prendre à témoin : fen atteste les assistants. Ant. Nier, dénier.

Atticliy, ch.-l. de c. Oise), arr. et à 10 kil. de Compïègne, sur l'Aisne ; 800 h. -en lOli) ; ch. de fer — Le canton a 20 coinm. et 12.110 h.

atticisme [at-ti-sis-me] n. m. fgr, attüdsmos). Forme particulière au dialecte attique. Délicatesse de goût, de langage, particulière aux écrivains attiques, et, en général, urbanité fine, piquante : se piquer d'atticisme.

atticiste ’at-ti-sis-te] n. ni. Celui qui cherche à reproduire le style des écrivains attiques.

atticurge [at-ti-kur-je] adj. et n. f. 'du gr. attiJeos, attique, et ergon. ouvrage). Se disait autrefois d'un morceau d'architecture exécuté dans le style athénien:j9orf€ atticurge; une atticurge.

AttiCUS Attss) (Titus Pomponius), chevalier romain, ami de Cicéron qui lui a adressé de nombreuses lettres (109-32 av.

AtticUS (Hérode), rhéteur grec, né àJIaratlion ; fut le maître de Maro-Aurèle et de Verus ; il fut aussi archonte d'Athènes, qu'il embellit de nombreux monuments 101-177).

attiédir ’a-ti-e, v. a.

de à, et tiède). Refroidir un peu : le cent attiédit les saisons bràlantes. (Fén.) Fig. Diminuer l'ardeur : l'absence attiédit l'amitié.

attiédissement ’ a-ti-é-di-se-man n. m. Passage d'un état de chaleur à un état’ de chaleur moindre : l'attiédissement graduel du globe. Fig. : l'attiédissement de l'amitié.

attier [a-ti-é] n. va. Nom vulgaire de I anone écailleuse aux Antilles, et à File Maurice.

attifage [a-ti-fa-je] ou attifement [a-ti-feman'^ n. m. Manière d'attifer ou d’éxre auii'e ; iattifement d’une poupée.

attifer [a-ti-fé] v. a. Orner, parer arec grand soin, ou plutôt parer arec une recherche de mauvais goût. S'attifer v. pr. S'orner, se parer.

attifet [a-ti-fè] n. m. Petit bonnet de femme au xvie siècle, s’avançant en pointe sur le front : V attifet fut mis à la mode par Catherine de Médicis. Parure de femme.

attifeur, euse [a-ti. euze] n. Personne qui attife, qui fait profession d'attifer :

coiffeur, modiste, etc.

attifure 'a-tf n. t\ Action d'attifer ; manière de s'attifer.

Attignat, comm. de l'Ain, arr. et à 10 kil. de Bourg: n tr- j v .

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