I ... Quelle Jérusalem nouvelle
Soi t du fond du désert, brillante de clartés? i Entre le pauvre et vous, vous prendrez Dieu pour juge,
Vous souvenant, mou fils, que, caché sous ce liu,
' Comnie eux vous fûtes pauvre et comme eux orphelin.
K Apprenez, roi des J uifs, et n’oubliez jamais
I* Que les rois dans le ciel ont un juge sévère,
L'innocence un vengeur, et l’orphelin un père.
Athalie faisant massacrer les etifants de son fils. tableau de Sigalon 1827, Nantes) ; belle toile, qui ' produit une impression d'horreur. — Athalie chassée du temple, vaste et belle composition d’Antoine Coypel .',1701), au Louvre iv. p. 163). En pénétrant dans le temple, Athalie voit le jeune Joas assis sur le trône ; elle crie à la trahison, et le grand-prètre Joad la fait chasser.
Athamas ’mu.vs), roi légendaire d’Orchomène, en Béotie. Poursuivi par la colère de son épouse, la S déesse Néphélé, à qui il avait préféré Ino, il devint
I fou, tua son fils Léarque, vit périr Ino et son fils
l Mélicerte, et fut chassé de son royaume. f At]ia,Iiagilde, roi des Wlslgoths d'Espagne,
t de 3.34. à 366 ; père de Brunehaut et de Galswinthe. f Atliaiiase )saint\ pairlarche d’Alexandrie, cé-
ï) lèbre Père de l’Eglise ,298 ou 299-373;.. Il contribua
U à faire condamner, au concile de Nicée ,323', i'héré-
î sie arienne, qu’il ne cessa de combattre avec la plus
grande énergie, en dépit des pei'sécutions. Fête le
12 mai.
atliauasie zf) n. f. du gr. athanasia, iin- , mortalité). Bot. Genre de composées-sénécionidées,
J renfermant des arbrisseaux originaires du cap de
L Bonne-Espérance.
■ athanor n. m. Chim. anc. Sorte de fourneau à
K combustion lente.
2 athée )(é)adj.etn. (du gr. a priv., et theos,
f Dieu . Qui ne reconnaît point l’existence de Dieu.
f Axt. Déiste, théiste.
F athéisme [té-is-me] n. m. Doctrine des athées.
Axt. Déisme, théisme, polythéisme.
athélste [i.s-te) adj. Qui a le caractère de l'a-
t théisme : négation athéiste.
[ athélstique ’té-is-ti-ke] adj. Qui a rapport à
I l'athéisme: philosophie athéistique.
* Athelstan, roi anglo-saxon ^893-940', petit-fils
J d'Alfred le Grand. Il monta sur le trône en 923, et » promulgua de sages lois.
[ Athéna fgr, Athéné}, déesse grecque de la sa-
* gesse et de l'intelligence, fille de Zeiis ; divinité épof nyiiie d'Athènes, identifiée avec la Minerve des Ko-
V niaiiis. V. mixerve.
F Athenaeum [té~né~oni}, école fondée à Rome par
i l'empereur Hadrien, vers 133 apr. J.-C., dans le but r de favoriser les études littéraires et scientifiques.
F Atheuaeum, célèbre périodique anglais', fondé en
Il 1838, et qui traite de littérature, de science et de
t beaux-arts.
Y Athénagoras rass', philosophe grec ;u« s.
^ apr. J.-C.). Connu par son Apologie pour les ehré- I tiens, adressée à Marc-Aurèle et a son fils Commode. ? Athênê. Myth. V. Athéna.
athénée 'té-ne'} n. m. du gr. A (Aêné, Minerve, ï déesse des beaux-arts'. Etablissement où des sa-
» vants, des gens de lettres se réunissent pour faire
■ des eours, des lectures. N. pr. En F rance, sous la
’ Révolution, et aujourd'hui en Belgique, nom donné
' aux établissements d'instruction, analogues aux
lycées français.
Athénée, petit théâtre de Paris, d’abord aménagé pour les séances des conceids Pasdeloup (1866'. Athénée, grammairien et rhéteur grec du , III' siècle de notre ère, né à Nancratis (Egypte) ; au¬
teur d'un ouvrage curieux et précieux : le Banquet des sophistes, sorte de répertoire universel de 1 antiquité, d'une prodigieuse variété.
Athènes, capit, de l'Attique et ville principale t de l'ancienne Gi'èce, composée de deux parties :
UHfîTv H
Vue d’.Alhènes. ,A gauche, le muni Lycabelte ; un peu à droite, le palais royal ; l'Acropole est encore plus à droite. V. Acuopolb.
1® l'.4 cropofe OU haute ville, et la ville basse; 2» les trois ports {Pirée, Munychie, P ha 1ère), réunis à la ville par les Longs Murs, construits sous Périclès, qui la restaura de 460 à 429 av, J.-C., Xerxès l'ayant brûlée en 480. Elle devait son éclat à scs monuments publics et au rang intellectuel que lui valurent dans le monde antique ses hommes d'Etat, ses philosophes, ses écrivains et ses artistes. Son histoire fut glorieuse au temps des guerres médiques, où elle prit la direction de la résistance des Grecs contre la Perse. Elle y gagna de devenir une puissance maritime de premier ordre sous Thémistocle, Aristide, Cinion et Périclès. La guerre du Péloponése alfaiblit sa puissance politique au profit de Sparte, mais sans entamer sa suprématie artistique et littéraire. Un siècle plus tard, elle fut avec Dèmosthène le dernier boulevard de la liberté hellénique contre la Macédoine. Même sous la domination romaine, elle resta un des centres de la culture littéraire de l'Orient. — Athènes est aujourd'hui la eapilale de la Grèce et compte 120.000 hab. (Athéniens''. Son commerce et son industrie se développent chaque jour, et les étrangers viennent en foule visiter les ruines de ses monuments, qui ont été méthodiquement explorés : sur l’Acropole, le Parthénon et ses frises, l'Erechthéion et le temple de Minerve, le temple de la 'Victoire Aptère, et, autour de l'Acropole : le temple de Dionysos, l’Odéon d’Hérode Atticus, les ruines du Pnyx, la nécropole du Céramique, le monument de Lysicrate, î’Asclépiéion, etc. V. acropole.
La politique progerniaine du roi de Grèce Constantin a obligé la France à débarquer à Athènes, le 10 octobre 1916, une section de fusiliers marins, puis les Alliés à faire dans les rues de la ville, le 1" décembre, une démonstration pacifique. Mais les ti'oupes alliées tombèrent dans un vrai guetapens, et les II Vêpres athéniennes » (P'-d décembre) entraînèrent de la part des puissances de l'Entente des mesures de réparation, qui se terminèrent par la déposition du roi Constantin et par l’avènement au trône de son second fils Alexandre (11 juin 1917).
— Allas, litt. En raison du rôle bi'illant qu'elle a joué dans la civilisation, son nom s’emploie pour désigner toute cité où fleurissent les lettres, les arts et l’esprit ; mais c’est surtout pour désigner la ville de Paris, qui offre tant de points de ressemblance avec elle, que l'on fait usage du mot Athènes. Les Français ont souvent été comparés aux Athéniens, et La F’ontaine tenait beaucoup à cette comparaison ;
Nous sommes tous d’.Athène en ce point, et moi-même,
Au moment où je fais celle moralités
Si « Peau-d’Ane » m’était conté,
J’y prendrais un plaisir extrême.
Cet hémistiche, Sous .sommes tous d'Athènes, est souvent cité pour caractériser la légèreté de ceux qui négligent le sérieux pour s’attacher à des bagatelles qui leur plaisent.
Athènes [Panégyrique d'}, célèbre ouvrage d'Isocrate, lu aux jeux Olympiques de l'année 384 av. J.-C. C'est une œuvre des plus parfaites au point de vue du style. L’auteur y exhorte les Grecs à s'unir contre les Perses, et réclame pour Athènes la direction de cette guerre nationale.
Athènes dl-ché d’). a la suite de la prise d’Athènes par les Croisés (120.3), cette ville fut donnée en fief à un seigneur franc-comtois, Othon de la Roche. Au xiv» siècle, le duché d’Athènes appartint aux Catalans, et il prit fin par la prise d’Athènes par les Turcs 1436).
Athénien, enne [?itin, è-ne], originaire ou habitant d’Athènes : les Athéniens.
Par ext. Personne, d'un goût délicat et d’une culture raffinée ; les Athéniens de Paris.
Adjeotiv. Qui appartient à Athènes ou à ses habitants :
mœurs athéniennes.
athénienne [nt-é-nejn.f.
Meuble artistique, formé d'un vase porté par trois ou quatre pieds, en usage à la fin du .xviii' siècle.
Athenodore, philosophe grec stoïcien, du l'^s. avant notre ère, né à Tarse ; il compta Octave au nombre de ses élèves, et devint, à Rome, un de ses principaux conseillers.
athérinen. f. Genre de poissons acantboptères, famille des mugilidés, dont certaines espèces habitent les côtes de France.
athermal, e, aux [fèr] adj. (dugr. «priv.. et thermos, chaleur). Se dit des eaux minérales froides. * athermane ou athermique [tèr] adj. se dit d’un corps qui ne se laisse pas ti'averser par les radiations calorifiques.
athéromateux, euse [teît, eu-ze] adj. Qui concerne l’athérome : tumeur athéromateuse. N. Personne atteinte d’athérome.
athérome n. m. (du gr. athera, bouillie). Autrefois, tumeur enkystée, remplie de matière sébacée ; vulgairement appelée loupe. Aujourd’hui ; dégénérescence de la tunique interne des artères (artérite chronique).
— Encycl. L'athérome artériel est sous la dépendance de l'alcoolisme, du saturnisme, de la syphilis, de l'arthritisme, de la vieillesse, etc. On constate chez l'athéromateux que les artères sont dures, que le pouls est brusque et tendu, etc. Le traitement consiste en l'administration des iodures alcalins, et, lorsqu'il y a une pression sanguine exagérée, les courants de haute fréquence sont indiqués.
Atherton, v. d'Angleterre (Lancastre) ; 19.000 h. Clouterie, forges.
athérure n. m. Genre de mammifères rongeurs, renfermant des porcs-épics à longue queue, qui vivent dans la région indo-malaise.
athétOSe [to-ze] n. f. .'du gr. athetos, sans position fixe). Phénomène morbide, consistant en mouvements involontaires, lents, limités généralement à la main ou au pied.
— Excycl. L'athétose peut être double ; elle s’observe alors chez les enfants, idiots ou épileptiques, mais généralement elle est unilatérale : une seule main, un seul pied sont animés de mouvements involontaires incessants. On dit alors qu’il y a hémiathétose. Dans ce cas, il existe toujours une lésion cérébrale. La durée de cette maladie est illimitée.
AthiS [îis.s], ch.-l. de 0. (Orne), arr. et à 29 kil. de Dorafront ;).2.680 h. F’ilature de coton. — Le cant. a 16 coinm. et H. 050 h.
Athis-Mons, comm. de Scine-et-Oise, arr. et à 14 kil. de Corbeil, sur la Seine ; 3.500 h. Ch. de f. O.
athlète [af-ié-îe] n. m. tgr. alhletès ; de athlos, combat). Lutteur qui figurait dans les jeux et les exercices gymniques des anciens. Homme très fort. Athlète complet, homme dont tous les muscles sont exercés, et qui réussit dans tous les sports athlétiques. Pig. Vaillant défenseur d'une cause d’un principe ; Victor Hugo fut l'athlète du romantisme
— Encycl. On distinguait, en Grèce, plusieurs espèces d’athlètes, suivant les exercices ; coureurs, lutteurs, lanceurs de disque ou de javelot : pugilistes, paneratiastes. Pour prendre part aux concours des jeux publics, il fallait être Grec de naissance, et de condition libre. Jusqu'au iv' siècle, il n'y eut pas d’athlètes de profession ; depuis lors, la participation aux jeux publics devint un métier souvent très lucratif. Les athlètes combattaient le corps nu, frotté d'huile. Les vainqueure recevaient, à l'origine, des objets précieux ou une somme d’argent ; plus tard, ils furent simplement couronnés. Ils avaient droit à une foule de privilèges : exemption d'impôts, préséance dans les jeux, etc.
athlétique [at-lé] adj. Qui appartient aux athlètes : formes athlétiques.
athlétiquement [at-lé-ti-ke-man] adv. En athlète ; d’une manière athlétique.
athlétisme [at-lé-tis-mé\ n. m. Ensemble des exercices corporels auxquels se livrent les atiilètes.
athlothète iat-lo] n. m. (du gr. athlon, prix du combat, et tithèmi, je place). Nom donné, chez les Grecs, à ceux qui instituaient des jeux, ou des prix dans ces jeu.x.
at home [at-hô-me] loe. angl., signif. A la maison : se trouver bien at home.
AthOPj divinité égyptienne. V. Hathor.
athoracique adj. (du gr. a priv., et de thorax). Qui n'a pas de thorax.
ATH
ATR
AthoS [(oss], montagne de la Grèce , située au promontoire'oriental de la presqu’île de Chalcidique,
Monastère du mont Athos.
qui s’avance dans l’Archipel ; 1.935 m. d’altitude. Ses couvents de moines orthodoxes renferment de très précieux manuscrits.
athrepsiant [Irè-psi-an], e adj. Méd. Caractérisé par l’athrepsie, l’insuiflsance de la nourriture : formes athrepsiantes de broncho-pneumonie.
atlirepsie [trèp-sfj n. f. (du gr. a priv., et trephein, nourrir). Défaut d’assimilation des aliments, amenant chez les enfants une dénutrition progressive.
— Encyol. L’athrepsie, dont le type clinique a été décrit par le professeur Parrot, résulte d’une, assimilation mauvaise. Elle se caractérise par de la diarrhée profuse, un amaigrissement extrême, l’absence de fièvre, la respiration pénible, la présence du muguet, etc. L’athrepsie s’observe chez les enfants nés dans de mauvaises conditions ou nouri'is avec du lait altéré, et souvent chez les nourrissons sevrés prématurément. Le traitement préventif consiste à ne donner que du lait jusqu’à huit mois, et à ne pas sevrer avant l’année accomplie. La maladie déclarée, lorsque la diarrhée est intense, on , se trouvera bien de la diète hydrique et du bouillon de légumes, lentement remplacés par du lait bouilli coupé d'ean bouillie, ou encore par l’usage du képhir durant quelques jours.
atliroïsino [a-tro-is-me] n. m. (du gr. athroisma amas, collection).;; Figure de rhétorique, plus souvent appelée accumulation.
AthuS, comm. de Belgique (Luxembourg), arr. d’Arlon ; 2.600 h.
athymie [ti-mî] n. f..(du gr. a priv., et thumos, courage). Méd. Dépression morale, tristesse.
atlmie [mî] n. f. (gr. atimia). Chez les anciens Grecs, privation des droits civils et politiques.
Atharsh, v. de Russie (gouv. de Saratov), sur l’Atkara ; 10.000 h.
AthiUSOn (Thomas ’Witlam), voyageur anglais, né dans le comté d’York (1799-18G1)'. 11 explora le centre de l’Asie, notamment le désert de Gobi.
Atlanta, v. des Etats-Unis, cap. de l’Etat de Géorgie ; 155.000 h. Grand commerce de coton.
atlante [at'] n. m. (de Atlas, n. myth.). Figure d'homme qui soutient un ouvrage d’architecture.
Atlantide , continent fabuleux, que les anciens mythographes mentionnent comme ayant existé autrefois dans l’Atlantique, à l’O.
de Gibraltar. Platon en mrle dans Critias et le Timée. Selon des géologues contemporains , l’Atlantide serait le souvenir d'un continent disparu, dont les Açores, Madère et les Canaries seraient les vestiges.
Atlantide {la Nouvelle), célèbre ouvrage de Bacon, resté inachevé ; c'est une espèce de romanscientifique àla manière de Platon, comprenant la description d’une cité idéale des sciences physiques.
Atlantides (les), filles d’Atlas, nommées aussi Pléiades, qui furent changées en étoiles. [Myth.) — Une Atlantide.
atlantique adj. Qui se rapporte à l’Atlas ou à l'Atlantique ; littoral atlantique.
Atlantique (océan), vaste mer entre l’Europe. l’Afrique et l’Amérique, superf. de près de 100 millions de kil. carrés, ün y a trouvé, au moyen de sondages, des profondeurs de 8.500 mètres, réparties en deux fosses principales. Parmi les courants qui la sillonnent, le plus important est le courant tiède du Gulf-Stream, qui, parti du golfe du Mexique, vient réchauffer les côtes occidentales de l’Europe. L’Atlantique est traversé par des câbles sous-marins, qui mettent en rapport l’Europe et les deux Amériques.
atlas [at-lass] n. m. [ic Atlas, n. myth.). Première vertèbre du cou (qui supporte la tète, de la même manière qu’Atlas supportait le monde). Adjectiv. ; vertèbre atlas. N. Recueil de cartes géo^-aphiques. Planches jointes à un ouvrage; atlas historique; atlas d' anatomie. Entom. Papillon. CV. attacus.)
Atlas linguistique de la France, par J. Gilliéron et E. Edmont (1902-1909), monument de ssfence linguistique, où sont déterminés les domaines des patois français.
Atlas [n(-lass], roi fabuleux de Mauritanie, fils de Jupiter. Ayant refusé l'hospitalité à Persée, celuici fit apparaitre à ses yeux la tête terrifiante de Méduse, et le métamorphosa en montagne. Comme cette montagne est très élevée, les mythographes ont imaginé qu’Atlas avait été condamné à soutenir le
ciel sur ses épaules. On compare quelquefois a Atlas l'homme chargé de supporter seul le poids d'un grand nombre d’affaires.
de responsabilités nombreuses.
Atlas, chaîne de montagnes au N. de l’Afrique, dans le Maroc, l'Algérie, la Tunisie. Le véritable Atlas, dit grand Atlas et moyen Atlas, s’élève dans le Maroc. Ses altitudes varient entre 2.000 et 4 . 500 m. Le Riff (chaîne marocaine littorale) et les massifs d’Algérie et de Tunisie n’atteignent même pas
Atlixeo, v. du
Mexique (Etat de Puebla), au pied du Popocatepetl ; 13.000 h.
atloïdé, e ou atloïdien, enne [at', di-in. è-ne] adj. Qui concerne la vertèbre atlas.
Atlas Faruèse (Musée de Naples.
Atme'i'dan, grande place publique de Constantinople, sur remplacement de l’ancien cirque de Septime-Sévère.
atmidomètre [at-mi] n. m. (du gr. atmis, idos, vapeur, et rnetron. mesure)) Appareil servant à mesurer la quantité d’un liquide évaporée eu un temps donné.
atmolyse [at-mo-li-ze) 'a. i. (du gi\ atmos, gaz, et luein, décomposer). Analyse des gaz.
atmomètre [nf] n. m. "(du gr. atmos, vapeur, et rnetron, mesure). Instrument destiné à mesurer l’évaporation.
atmosphère [at-mos-fê-re] n. f. (du gr. atmos, vapeur, et sphaira, sphère). Masse dair qui environne la terre. Poids d'une colonne de mercure, ayant pour hauteur 76 centimètres, et pour base 1 cent, carré (1.033 gr. environ), que l’on prend pour unité de pression dans l’étude des gaz : pression de dix, de vingt atmosphères.
— Encycl. L'atmosphère doit affecter la forme d’un sphéroïde beaucoup plus aplati que ne l’est la tei’re. On n’est pas complètement fixé sur son épaisseur, qui ne paraît cependant pas dépasser une centaine de kilomètres ; au delà, on ne trouve que des molécules très" raréfiées d'hélium et d’hydrogène. L’atmosphère exerce sur tous les corps à la surface de la terre une pression dite pression atmosphérique, qui est variable et que l’on étudie à l'aide du baromètre ; cette pression moyenne est de 1. 033.gr. par cent, carré, de sorte que la pression sur un homme de grandeur ordinaire est d'environ 17.000 kilogrammes. Si nous ne sommes pas écrasés par cet énorme poids, c’est qu’il est sans cesse contre-balancé par la réaction des fluides dont notre corps est rempli. Les couches d’air qui constituent l'atmosphère se refroidissent, à mesure qu’on s’élève, d’environ 1“ par 215 mètres environ. (V. air.) Les observations astronomiques démontrent que les planètes sont également entourées d’une atmosphère.
atmosphérique [at-mos-fé] adj. Qui a rapport à l’atmosphère : pression, phénomène atmosphérique, atocie [sf] n. f. (gr. atolda, même sens). Stérilité chez la femme.
atoll ou attoll [a-tol\ n. m. (mot maldive). Ile corallienne, formant un anneau plus ou moins continu autour d'une lagune intérieure.
— Encycl. Les atolls se présentent sous l’aspect d’une plate-forme émergée, couverte de végétation et entourée d’une plage déclive. Au milieu, existe
Atoll.
une lagune, dont la profondeur et la salure varient avec chaque île. Les nombreux atolls du Pacifique sont tous établis siu' des cônes volcaniques, autour desquels les colonies de coraux semblent avoir édifié des lignes presque continues de récifs et de brisants.
atomaire n. m. Genre de coléoptères renfermant des formes minuscules qui vivent sur les racines, les débris végétaux : l'atoynaire linéaire a causé parfois des dégâts importants dans les cultures de betteraves.
atome n. m. (du gr. atomos, qu’on ne peut diviser). Corps regardé comme indivisible à cause de sa petitesse, et qui forme la plus petite quantité d'un élément pouvant entrer en combinaison. Elément des corps. Fig. Corps relativement trop petit : les hommes sont des atomes dans Vunivers.
— Encycl. Chim. Les théoi’ies modernes relatives à la constitution des coi-ps consistent à considérer ceux-ci comme formés d’une multitude de parcelles infiniment petites, indivisibles, isolées les unes des autres, et exerçant les unes sur les autres une action mutuelle ; chacune de ces parties est appelée molécule ; c’est la plus petite quantité de la matière constituant le corps considéré qui puisse exister à l'état libre. Dans les corps composés, chacune des molécules est formée d’un certain nombre d’atomes différents, alors que, dans les corps simples, la molécule comprend un certain nombre de mêmes atomes.
atomicité n. f. Chim. Atomicité d'un corps, nombre d’atomes constituant la molécule.
atomique adj. Qui a rapport aux atomes : théorie atomique. Poids atoviique, poids relatif des
atomes des divers corps. Notation atomique, notation chimique, basée sur la considération des poids atomiques. V. ch mie.
atomisme [mis-me] n. m. Système des philosophes qui prétendent expliquer la formation de l’univers par la combinaison fortuite des atomes. Hypothèse scientifique qui considère les corps comme étant formés de particules élémentaires nommées atomes.
— Encycl. Philos. Il faut distinguer l’atomisme scientifique de Tatomisme considéré comme doctrine philosophique. Le premier prolonge à la fois l’expérience et sert à l’expliquer. La conception atomistique de la matière, qui n’est qu’une- hypothèse, est d’un grand secours pour l’étude des sciences physico-chimiques. L’atomisme philosophique, au contraire, ne repose aucunement sur l’expérience et n'est qu’une explication -purement à priori des phénomènes naturels. Lucrèce, dans le poème De natura rerum, a exposé l’atomisme du philosophe grec Epicure, qui avait lui-même emprunté son système à Démocrite.
atomiste [mis -te] n. m. Partisan de l’atomisme.
atomistique [mis-ti-ke] adj. Qui concerne l’atomisme. N. f. Théorie chimique ayant l’atome pour base.
atone adj. (du gr. a priv., et tonos, ton). Fixe, immobile, sans expression, en parlant de l’œil, du regard. Sans vigueur, inerte ; une vie atone. (Balz.) Non accentué ; voyelle atone.
atonie [nî] n. f. (de atone). Manque de force, de vitalité.
atonique adj. Qui résulte de l’atonie : état atonique.
Atossa, nom de plusieurs princesses perses. Atossa, fille de Cyrus, femme de Darius et mère de Xerxôs, est le principal personnage des Perses d’Eschyle : elle voit en songe la défaite des armées de son fils.
Atotolnieo, v. du Mexique (Etat de Jalisco) ; 14.000 h.
atour n. m. (de atourner). Primitiv. Coiffure delà catégorie des hennins, portée au moyen âge par les femmes nobles, par opposition au chapeau, dont l’usage était réservé aux bourgeoises. Tout ce qui sert à la parure des femmes (ne s’emploié qu’au plur.) -.jeune fille parée de ses plus beaux atours. Fi lie, femme d'atours, chargée de garder les robes et parures des princesses. Dame d'atours, chargée de présider à „ -o- j- , / . >
la toilette dhne prin- D»”» ^ aiour. (xv siede)
cesse. Chambre dutours (vx.) cabinet de toilette, atourner [n£\ v. a. (de à, et tourner). Parer. CV'x.) atout [tou] n. m. (de à, et tout) Carte de la couleur qui retourne : jouer atout. Fig. etfam. Avoir tous les atouts dans son jeu, avoir toutes les chances pour soi. Fam. Coup : donner, recevoir un atout. Malheur, revers : un incendie, quel atout!
atoxique [tok-si-ke] adj. (du gr. a priv., et toxîkon, poison). Qui n’a point de venin.
atrabilaire [lè-re] adj. et n. D’humeur noire. Qui marque la mauvaise humeur, ou en est le rA sultat : visage atrabilaire; le « Misanthrope » de Molière s'intitula d' abord « l'Atrabilaire amoureux ».
atrabile n. f. (du lat. atra, noire, et bilis, bile). Méd. anc. Bile noire, mélancolie. Une des quatre humejirs de Galien.
atrabilieux, euse [li-e&, eu-ze] adj. Produit par Tatrabile.
atracllèle [kè-le] adj. (dugr. a priv., et trakhêlos, cou). Qui n’a pas de cou.
atractyle ou atractylide n. f. Bot. Genre de composées cynaroïdées, ressemblanfau chardon; et qui vivent dans les régions chaudes de l’Ancien monde. (La racine en possède des propriétés toxiques.)
atramentaire [man-tè-re] adj. (du lat. atramentum, encre). Qui a la couleur ou la saveur de l'encre. N. f. Sulfate de fer.
Atrato, fleuve de la Nouvelle-Grenade, se jetant dans le golfe de Darien ; cours 665 kil.
âtre n. m. (anc. allem. astrih). Foyer de la cheminée : les cendres de l'âîre. La cheminée même : s'asseoir au coin de l'âtre.
Atrébates, peuple de la Gaule Belgique, au temps de César. Arras était leur capitale.
Atrée [a-tré], fils de Pélops et roi de Mycènes, fameux dans les légendes grecques par sa haine contre son frère Thyeste et par l'épouvantable vengeance qu’il exerça contre lui : il massacra Tantale et Plisthène, fils de Thyeste, et les servit au père dans un banquet. Il fut tué par Egisthe, autre fils de Thyeste.
Atrée et Thyestë, tragédie de Crébillon (1707), où se marque un naïf souci de sauvegarder les convenances dans un sujet atroce et révoltant.
atrésie [zî] n. f. (du gr. a priv., et trésis. action de trouer). Etat d’imperforation d’un orifice ou canal naturel.
Atri, v. d’Italie (prov. de ïeramo) ; 10.600 h. atricllie [k!] n. f. (du gr. a priv., et thrix, trikhos, poil). Absence de cheveux ou de poils (calvitie). Bot. Genre de mousses vivant dans les endroits humides et ombragés.
AtrideS, nom sous lequel on désigne les descendants d’Atrée, particulièrement Agamemnon et Ménélas. On fait de fréquentes allusions aux At rides, et aux crimes atroces qui désolèrent leur famille. — Un Atride. Adjectiv. : princesse atride.
atriplicées [sê] n. f. pl. (du lat. atriplex, icis, aiToclie). Bot. Syn. de spinacées. S. une atriplicée.
atrium [om'] n. m. (m. lat.). Sorte de portique couvert, de cour intérieure, qui formait la pièce principale dans la maison romaine. Vaste salle centrale d'un édifice : l'atrium du casino de Monte- Carlo. Pl. des atria.
ATR